Minorité

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Sur les autres projets Wikimedia :

La minorité est

  1. l’état d’une personne qui n’a pas encore atteint l'âge légal et ne peut pas être considérée comme pleinement responsable de ses actes, n'étant pas majeure. Voir Majorité civile ;
  2. un état d’infériorité (sens moins courant) ;
  3. dans un groupe donné, le regroupement du plus petit nombre face au regroupement du plus grand nombre, la minorité s’opposant à la majorité : la minorité du parti, du Parlement.
  4. « l'incapacité de se servir de son entendement sans la direction d'autrui » (Kant)

Les minorités nationales[modifier | modifier le code]

On a longtemps parlé de minorités nationales, notamment à propos des pays et des populations inclus dans l’Empire austro-hongrois d’avant 1918, même s’il était évident que cette situation concernait également des peuples d’autres États. Cette terminologie n’a pas été retenue en droit international mais le concept de minorité a été adopté et est largement utilisé. La Communauté européenne a cependant confirmé la recommandation 1201 du Conseil de l'Europe concernant les minorités nationales.[citation nécessaire]

Les minorités en droit international[modifier | modifier le code]

En droit international, une minorité est un groupement de personnes liées entre elles par des affinités religieuses, linguistiques, ethniques, politiques, englobées dans une population plus importante d'un État, de langue, d'ethnie, de religion, de politique différentes. Le droit des minorités est reconnu et décrit dans diverses chartes ou déclarations internationales (Pacte international relatif aux droits civils et politiques, Déclaration des droits de l'enfant, Convention-cadre pour la protection des minorités nationales etc.). On parle donc, dans les textes internationaux de l’ONU et de l’UNESCO, des droits des minorités ethniques, linguistiques, religieuses.

Droits des minorités[modifier | modifier le code]

Les droits des minorités sont reconnus, au moins officiellement, par divers États selon les recommandations des instances internationales, principalement de l’ONU et de l’UNESCO. En Europe, ce n’est le cas ni de la France, ni de la Grèce et ni de la Turquie. Mais la doctrine favorable en droit international désigne deux classes de droits, l'une est le droit matériel et l'autre est appliquée au droit moral. Et l'article 27 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques affirme la protection des droits des minorités religieuses, ethniques et linguistiques et l'article 5 de la Convention concernant la lutte contre la discrimination dans la domaine de l'enseignement protége le emploi ou l'enseignement de leur propre langue.

Minorité et philosophie[modifier | modifier le code]

Selon Kant, la minorité est « l'incapacité de se servir de son entendement (pouvoir de penser) sans la direction d'autrui » (Qu'est-ce que les Lumières ?, Kant).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Selon la définition donnée dans la recommandation 1201 du Conseil de l'Europe concernant les minorités nationales
  2. Site parlant des minorités :http://www.eurominority.org/version/fra/minority-type2.asp?id_classification=1

    « Une "nation sans État" est synonyme d'une nation sans bénéficier de structures étatiques propres. Elle est donc le plus souvent en situation minoritaire et définie comme une "minorité nationale". L'expression "minorité nationale" désigne un groupe de personnes qui rassemble au moins les critères suivants :- des facteurs culturels (langue, religion, histoire, usage...),
    - des structures spatiales (territoire),
    - une identité sociale (sentiment d'appartenance). »

  3. Mais en effet, on peut nier le fait que les Bretons soient une minorité nationale :

    « Qu'un des peuples français se permette d'avoir une personnalité qui dans tous les pays du monde se traduit par l'expression " minorité nationale " ou " minorité ethnique ", l'esprit, ici, le censure. Ce n'est pas un crime, pas même une étrangeté : à force de tabous, ce n'est plus rien. »

    Morvan Lebesque : Comment peut-on être Breton ? (1970)
  4. « Alors que des expressions telles que « minorité nationale » ou « nation sans État » sont employées hors de France pour analyser des réalités comparables à celles de la Bretagne, en France elles sont disqualifiées parce qu’elles paraissent suspectes d’être empreintes de nationalisme et d’intolérance. Seul le mot de « région » trouve grâce en France pour parler de la Bretagne, alors qu’il relève d’un genre mineur et limité, qui ne recouvre pas la totalité du champ de la question bretonne. »

    http://www.breizh.net/identity/galleg/moditernite_aigue.htm
  5. On peut aussi avancer une démonstration par l'absurde :
    Voir l’opinion de M. Batteux, maire de Saint-Nazaire, sur la nature du Gwenn-ha-du, le drapeau breton. En effet c’est parce que le drapeau breton est le symbole de l’identité nationale bretonne qu’il n’avait pas, selon M. Batteux, sa place sur le portique d’arrivée des Foulées nazairiennes.
    Donc pour M. Batteux, la Bretagne est une minorité nationale qui a son sentiment d’appartenance et son territoire.
  6. Encore :

    « La notion même de minorité est, il est vrai, compliquée. Les Bretons sont par exemple une minorité nationale ethnique, c’est-à-dire qu’ils n’ont pas d’État propre. »

    http://www.europeplusnet.info/article467.html
  7. Consulter : Les langues et les cultures minoritaires en France, Richard Grau (Québec)http://www.cslf.gouv.qc.ca/publications/PubD118/D118P1T1ch1.html#table

Lien externe[modifier | modifier le code]