Pierre François Sauret de La Borie

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Pierre François Sauret de la Borie
Surnom Sauret
Naissance
Gannat (Allier)
Décès (à 76 ans)
Gannat (Allier)
Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade Général de division
Années de service 1756-1801
Distinctions Baron de l'Empire
Commandeur de la Légion d'honneur
Chevalier de Saint-Louis
chevalier de la Couronne de fer
Hommages nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile, 35e colonnes
Autres fonctions député de l'Allier

Pierre François Sauret de la Borie, dit Sauret, né le à Gannat (Allier), mort le à Gannat) (Allier). est un général français de la Révolution et de l’Empire.

États de service[modifier | modifier le code]

Commence sa carrière militaire le 14 septembre 1756 comme soldat au régiment de Guyenne. Il participe à de nombreux combats durant la guerre de Sept Ans, notamment à la bataille de Rossbach le 5 novembre 1757, où il est blessé d'un coup de sabre sur la tête, alors qu'il n'a que 15 ans. Il est congédié par ancienneté le 28 septembre 1771. Admis comme sergent au régiment de Champagne le 17 octobre 1771, il devient fourrier le 5 juin 1772, adjudant sous-officier le 13 juin 1776, porte-drapeau le 15 novembre 1779, sous-lieutenant de grenadiers le 2 juin 1780, et lieutenant en second de grenadiers le 17 septembre 1784. Lieutenant en premier de grenadiers le 9 août 1789, il est fait chevalier de Saint-Louis le 5 mai 1791. Capitaine de grenadiers le 12 janvier 1792 à l'armée du Midi, puis à l'armée des Alpes, il passe capitaine commandant le 20 mai 1792, et lieutenant-colonel le 18 octobre 1792 au 7e régiment d'infanterie.

Guerres révolutionnaires[modifier | modifier le code]

Guerre des Pyrénées[modifier | modifier le code]

En 1793, il rejoint l'armée des Pyrénées Orientales en guerre contre l'Espagne. Il se trouve au combat de Céret le 20 avril 1793, et le 19 mai suivant, il est nommé chef de brigade provisoire par les représentants du peuple près de l'armé&es des Pyrénées Orientales. le 5 octobre 1793, il est promu général de brigade provisoire par les mêmes représentants du peuple, et il est blessé à la jambe gauche lors de la bataille de Villelongue-dels-Monts le 6 décembre 1793. Employé à la division d'Aoust le 19 décembre, il est élevé au grade de général de division le 23 décembre 1793.

Quand Jacques François Dugommier prend la commande de l'armée en janvier 1794, il réorganise l'armée en trois divisions d'infanterie et une réserve de cavalerie. Sauret, Dominique Pérignon et Pierre Augereau commandent les divisions d'Infanterie et André de La Barre dirige la cavalerie. Pendant l'offensive dirigée par Dugommier, Sauret entraîne sa division à la victoire dans la Bataille du Boulou, les 30 avril et 1er mai 1794.

Ses troupes, incluant les brigades des généraux Jean-François Micas, Louis Pelletier, Jean-Jacques Causse, Jean Pinon, et Claude Victor, ont participé au siège de Collioure, le lendemain de la bataille du Boulou. Le 26 mai, la garnison espagnole (7 000 hommes) se rend, alors que les émigrés français fuient dans des bateaux de pêche. La reddition en septembre, du Fort de Bellegarde permet à Dugommier de préparer l'invasion de la Catalogne pour l'automne.

Sauret commande l'aile gauche à la bataille de la Sierra Negra du 17 au 21 novembre, il investit Roses en novembre 1794, et il est blessé au bras pendant le siège. Il s'empare du fort du Bouton le 7 janvier 1795. Sauret commande alors 13 000 hommes (brigades Victor, Causse, Martin, Motte, Chabert et Guillot et une petite division Beaufort de Thorigny).

Armée d'Italie[modifier | modifier le code]

Le 12 octobre 1795, il est transféré à l'armée d'Italie dont Napoléon Bonaparte vient de prendre le commandement, et il rejoint le 30 mars 1796. Il est impliqué dans des batailles quand l'armée autrichienne tente de lever le Siège de Mantoue (1796-1797). Sa division participe à la défense de la rive ouest du lac de Garde, où il doit battre en retraite face à des troupes quatre fois plus nombreuses.

Le 31 juillet il est vainqueur des troupes de Joseph Ocskay von Ocsko à Salò, se retire sur Lonato del Garda. Sauret est blessé le 1er août et le général Jean Joseph Guieu prend le commandement de sa division qui participe à la bataille de Lonato les 3 et 4 août. Il ne peut participer à celle de Castiglione le 5 août, mais le 7 août, il s'empare de la Rocca d'Anfo.

Suite de sa carrière[modifier | modifier le code]

Bonaparte retire à Sauret son commandement. Il écrit à son propos : « Bon, très bon soldat ; pas assez intelligent pour un officier général ; malchanceux ». Il commande la réserve à Brescia le 21 août 1796, puis il commande en Piémont le 30 août, et il est autorisé à prendre sa retraite le 15 novembre 1796. Le 14 avril 1797, il reprend du service comme commandant de Tortone et d'Alexandrie, à la place de Gardanne. Il obtient une pension de 10 000 francs le 26 mars 1798, mais reste en activité à l'armée d'Italie, comme commansant à Ancône. Il est admis au traitement de réforme sur sa demande et pour raisons de santé le 27 décembre 1798.

Député de l'Allier au corps législatif le 25 décembre 1799, il est remis en activité le 6 février 1800, comme commandant à Genève le 1er mars. Le 15 mai, il commande le département du Léman, les bords du lac et le Valais. Le 29 mars 1801, il n'est pas compris dans la réorganisation des états-majors, et il cesse ses fonctions le 11 mai suivant. Admis au traitement de réforme le 21 mai, il rentre au Corps législatif le 27 mars 1802. Il obtient une solde de retraite le 11 décembre 1802.

Secrétaire du Corps législatif le 7 mars 1803, il est fait chevalier de la Légion d'honneur le 11 décembre 1803, et commandeur de l'ordre le 14 juin 1804. Il sort du Corps législatif en 1806. Il est fait chevalier de la Couronne de fer, Baron de l'Empire le 28 juin 1813, confirmé par lettres patentes du 11 novembre 1813.

Il meurt le 24 juin 1818 à Gannat.

Son nom figure sur la 35e colonne de l'arc de triomphe de l'Étoile (pilier Ouest)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Pierre, Franconie SAURET DE LA BORIE », dans Robert et Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, [détail de l’édition] [texte sur Sycomore]
  • A. Lievyns, Jean Maurice Verdot, Pierre Bégat, Fastes de la Légion-d'honneur, biographie de tous les décorés accompagnée de l'histoire législative et réglementaire de l'ordre, Tome 3, Bureau de l’administration, , 529 p. (lire en ligne), p. 38.
  • Georges Six, Dictionnaire biographique des généraux & amiraux français de la Révolution et de l'Empire (1792-1814), Paris : Librairie G. Saffroy, 1934, 2 vol., p. 426-427