Amédée Emmanuel François Laharpe

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Amédée Emmanuel François Laharpe
Buste par Félix Lecomte ; Galerie des batailles du château de Versailles
Buste par Félix Lecomte ; Galerie des batailles du château de Versailles

Naissance
Rolle (Vaud), Suisse
Décès (à 41 ans)
Codogno, Italie
Mort au combat
Origine Drapeau de la Suisse Suisse
Allégeance Drapeau de Berne Berne
Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade Général de division
Années de service 1791-1796
Conflits Guerre du Roussillon
Campagne d'Italie
Faits d'armes Prise du Fort Faron lors du siège de Toulon (1793)
Hommages Nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile, 24e colonne.

Amédée Emmanuel François Laharpe (avant la Révolution « Amédée de la Harpe ») né le près de Rolle, dans le Pays de Vaud, mort au combat le , est un patriote et militaire d'origine suisse qui sert comme général dans l'armée d'Italie sous les ordres de Bonaparte.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime et la Révolution[modifier | modifier le code]

Son père Louis-Philippe de la Harpe demande au Sénat de Berne d'être reconnu comme seigneur de Yens. En 1768, il fait, en compagnie de son cousin Frédéric-César, des études à l'institut fondé par Martin von Planta (de) à Haldenstein, où régne l'esprit nouveau. Il sert quelque temps dans un régiment mercenaire en Hollande. De retour au Pays de Vaud, il prend le commandement d'une compagnie de milices. À la suite des événements du 4 août 1789, abolissant en France les privilèges, lui, le seigneur des Uttins, renonce à tous ses droits, à toutes les prestations, et cela sans indemnités. Il est l'un des principaux organisateurs de ces grands banquets de la liberté qui se sont tenus sous divers prétextes pour contourner l'interdiction de débats publics promulguée par Berne. Le 14 juillet 1791, il préside le Banquet de Rolle, où les participants fêtent la prise de la Bastille. Cela déplait à Berne qui envoie 4 000 hommes dans le Pays de Vaud. Amédée de la Harpe s'enfuit alors et s'engage dans l'armée française.

Carrière militaire et mort[modifier | modifier le code]

En 1792, il est condamné par contumace, à la peine de mort par Leurs Excellences de Berne qui confisquent ses biens. Son cousin Frédéric-César de La Harpe obtient, grâce au gouvernement français, l'annulation de sa condamnation à mort et sa réhabilitation par les autorités de Berne, mais ses propriétés ont été vendues et sa veuve et ses six enfants restent démunis. Promu chef de brigade le 17 décembre 1793.

Au siège de Toulon, il prend le fort Pharon, qui oblige la ville à capituler. Le 20 décembre 1793, il est nommé général de brigade. Le 16 août 1795, il passe général de division et fait la campagne d'Italie sous les ordres de Bonaparte. Il meurt le 10 mai 1796, à Codogno en Lombardie, tué par méprise dans l'obscurité, au sein même de son escorte, par les troupes françaises.

« Ce général était Suisse. Sa haine contre le gouvernement de Berne lui ayant attiré des persécutions, il s'était réfugié en France. C'était un officier d'une bravoure distinguée. Grenadier par la taille et par le cœur ; conduisant avec intelligence ses troupes dont il était fort aimé, quoique d'un caractère inquiet. »

« La République perd un homme qui lui était très-attaché ; l'armée un de ses meilleurs généraux, et tous les soldats un camarade aussi intrépide que sévère pour la discipline. »

— Dépêche de Napoléon Bonaparte au Directoire

Famille[modifier | modifier le code]

Pièce commémoratives[modifier | modifier le code]

  • Son nom est inscrit sur l'Arc de Triomphe de l'Étoile à Paris
  • Son buste se trouve à Versailles dans la salle des maréchaux.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Eugène Secretan, Le Général Amédée de la Harpe, Esquisse biographique, Paris, Chevalier-Marescq,

Source partielle[modifier | modifier le code]

« Amédée Emmanuel François Laharpe », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, [détail de l’édition]