Jennifer Ehle

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Jennifer Ehle
Description de l'image Defaut.svg.
Nom de naissance Jennifer Anne Ehle
Naissance (45 ans)
Winston-Salem,
Drapeau de la Caroline du Nord Caroline du Nord
Nationalité Drapeau : États-Unis Américaine
Drapeau : Royaume-Uni Britannique
Profession Actrice
Films notables Oscar Wilde
Le Discours d'un roi
Contagion
Zero Dark Thirty
RoboCop
Séries notables Orgueil et Préjugés

Jennifer Ehle (prononcer ˈiːliː), née le à Winston-Salem (Caroline du Nord), est une actrice anglo-américaine, sur scène et à l'écran. Elle a obtenu deux fois le Tony Award. Son rôle le plus connu est sans doute celui d'Elizabeth Bennet dans la série télévisée en six épisodes de 1995, Orgueil et Préjugés, tiré du roman du même nom de Jane Austen.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née à Winston-Salem, en Caroline du Nord, Jennifer Ehle est la fille de l'actrice britannique Rosemary Harris et de l'écrivain américain John Ehle (en). Elle est d’ascendance roumaine, par sa grand-mère maternelle, anglaise et allemande[1],[2]. Jane Austen est également sa grande-tante sur huit générations[réf. nécessaire]. Elle fait ses débuts sur scène à quatre ans lors d'une reprise théâtrale d'Un tramway nommé Désir, dans lequel sa mère jouait le rôle de Blanche DuBois[3]. Elle passe son enfance entre le Royaume-Uni et les États-Unis en raison des engagements de carrière de sa mère et fréquente dix-huit écoles différentes[4], d'abord Queen's College, un établissement privée d'Harley Street à Londres, puis des établissements secondaires en Caroline du Nord[5], à New York[5], Santa Monica, et un pensionnat dans le Michigan, ce qui, de son propre aveu, la rendit « très adaptable »[6]. Elle a été elevée en grande partie à Asheville, en Caroline du Nord[4]. À quinze ans, alors qu'elle aspire à devenir écrivain comme son père, elle entame une spécialisation en théâtre, alors que de son preuve aveu, elle « n'avait jamais joué auparavant », mais a apprécié l'expérience[5].

Elle s'installe finalement à Londres et étudie l'art dramatique, après la University of North Carolina School of the Arts en Caroline Du Nord[7], à la Central School of Speech and Drama [8], où elle prend l'accent anglais à vingt ans[5], et est remarquée par Sir Peter Hall.

Carrière[modifier | modifier le code]

Débuts et premier rôle important[modifier | modifier le code]

Jennifer Ehle fait ses débuts professionnels au théâtre dans une production de Tartuffe par la compagnie théâtrale de Peter Hall, joué au West End en 1991[5]. Après avoir abandonné la Central School[4], Peter Hall la retient, en 1992, pour une adaptation de The Camomile Lawn, un roman de Mary Wesley, dans lequel elle et sa mère interprètent le même personnage à des âges différents[9]. Cette histoire, produite par Channel 4 en Grande-Bretagne, est une mini-série en cinq parties traitant de la vie et des amours d'une famille de cousins, de 1939 à nos jours. The Camomille Lawn a beaucoup fait parler dans les tabloïds au moment de sa diffusion en raison de scènes de nudité et de sexe, notamment entre son personnage et celui incarné par Toby Stephens, avec qui elle avait une relation à l'époque[5]. Ehle dira plus tard de cette expérience qu'elle « était trop jeune pour porter le rôle » et était « physiquement malade après le tournage de certaines scènes », ajoutant qu'elle était étonné par la réaction des gens et qu'elle a un choc en voyant une photo d'elle seins nus dans le journal, mais que sa mère adopta une attitude différente en lui disant « comme c'est génial d'être un symbole de quelque chose d'aussi merveilleux que le sexe »[5].

Par la suite, elle enchaîne les rôles et fait ses débuts au cinéma dans le film Backbeat, dans lequel elle interprète Cynthia Powell, la première épouse de John Lennon[4].

La consécration avec Orgueil et Préjugés[modifier | modifier le code]

Sa carrière prend un tournant grâce à son interprétation du rôle d'Elizabeth Bennet dans Orgueil et Préjugés, le téléfilm de la BBC en 1995, adapté du roman éponyme de Jane Austen dans lequel elle partage la vedette avec Colin Firth, avec lequel elle a eu une brève relation avant de se séparer avant la diffusion[5]. La mini-série rencontre un énorme succès au Royaume-Uni et aux États-Unis[4] et vaut à l'actrice de recevoir le BAFTA de la meilleure actrice. Toutefois, la jeune actrice ne veut pas capitaliser le succès de son rôle d'Elizabeth Bennet et refuse les interviews[10].

Après un court passage à la Royal Shakespeare Company, à Stratford Upon Avon[6], elle obtient un rôle dans son premier grand rôle dans le film Paradise Road, interprétant une prisonnière de guerre aux côtés de Glenn Close, Cate Blanchett, Frances McDormand et Julianna Margulies[4]. Peu à peu, on l'aperçoit dans d'autres productions cinématographiques tels qu'Oscar Wilde, dans lequel elle prête ses traits à l'épouse de l'écrivain, Des chambres et des couloirs et Sunshine, drame retraçant le destin de trois générations d'une famille juive hongroise où elle interprète l'épouse d'un avocat hongrois, joué par Ralph Fiennes[4]. Sa mère Rosemary Harris joue une version plus âgée du même personnage[4].

Elle poursuit une carrière à la fois sur scène et à l'écran, obtenant un accueil très favorable de la critique et un Tony Award en tant qu'actrice principale pour ses débuts en 2000 à Broadway dans The Real Thing, de Tom Stoppard, qui marque son retour aux États-Unis[11],[5]. Sa mère est également « nominée » pour la même récompense cette année-là, pour Waiting in the Wings[5],[12].

Même lorsqu'elle commença à être remarquée au théâtre à Broadway, en 2000, ou au cinéma dans Wilde avec Stephen Fry et Possession en compagnie de Gwyneth Paltrow, elle fuyait la publicité [réf. nécessaire].

Après une interruption de trois ans pour se consacrer à sa vie avec son époux[5], elle retourne à la scène en 2005 dans une reprise de The Philadelphia Story à l’Old Vic, face à Kevin Spacey[6]. L'année suivante, elle joue Lady Macbeth dans Macbeth dans le cadre de The Shakespeare in the Park. Elle obtient un second Tony Award pour son interprétation de trois personnages du triptyque The Coast of Utopia de Tom Stoppard, qui se joue d'octobre 2006 à mai 2007[13]. Ses films les plus récents comptent Before the Rains, une coproduction américano-indienne dirigée par Santosh Sivan, et Le Prix de la loyauté, avec Edward Norton et Colin Farrell. En 2008, elle joue dans un téléfilm de CBS, The Russell Girl.

En , il a été annoncé que Jennifer Ehle jouerait le rôle de Catelyn Stark dans la série télévisée Le Trône de fer produite par HBO, d'après la série de livres fantastiques de George R. R. Martin. Bien qu'ayant filmé l'épisode pilote, elle a décidé qu'il était trop tôt pour reprendre le travail après la naissance de sa fille, le rôle a finalement été attribué à Michelle Fairley[14],[15].

Elle tient le rôle de Mirtle Logue dans Le Discours d'un roi, sorti en 2010 sur le plateau duquel elle a retrouvé, quatorze ans après Orgueil et Préjugés, Colin Firth, qui joue George VI. En 2010, Jennifer Ehle tient l'un des deux rôles principaux, aux côtés de John Lithgow, dans Mr. & Mrs. Fitch présenté par Second Stage Theatre[16].

En 2011, elle tient le rôle du docteur Ally Hextall dans le thriller Contagion de Steven Soderbergh et tient le rôle du docteur Anna Paul dans la série télévisée A Gifted Man, dans lequel son personnage, devenu un fantôme, rend visite à son ex-mari en lui demander d'aider un centre de santé communautaire d'un quartier modeste[17].

En 2012, elle incarne un agent de la CIA dans le thriller acclamée par la critique mais controversé Zero Dark Thirty de Kathryn Bigelow, relatant la traque d'Oussama ben Laden. En 2014, elle interprète le rôle de Liz Kline dans le reboot de RoboCop. L'année suivante, elle prête ses traits à la mère d'Anastasia Steele dans le drame Cinquante nuances de Grey, adapté du roman éponyme[18], rôle qu'elle accepté afin de tourner sous la direction de la réalisatrice Sam Taylor-Johnson[5] et intègre le casting de Spooks: The Greater Good[19].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Elle s'est mariée en 2002 avec un écrivain américain, né comme son père en Caroline du Nord, Michael Ryan[20]. Ils ont deux enfants : un fils, George, né en février 2003 et une fille, Talulah, née en mars 2009[21]. Le couple et leurs enfants vivent à New York[5].

Tenant à protéger sa vie privée, elle a pensé arrêter sa carrière après The Real Thing, pensant difficile de mener une carrière artistique et avoir une véritable vie familiale[réf. nécessaire].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Information icon with gradient background.svg Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section proviennent de la base de données IMDb.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Prochainement

Télévision[modifier | modifier le code]

Séries télévisées[modifier | modifier le code]

Téléfilms[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Doublage francophone[modifier | modifier le code]

En France, Jennifer Ehle est régulièrement doublée par Anne Rondeleux[22].

Au Québec, c'est Valérie Gagné qui est sa voix francophone régulière[23].

Récompenses et nominations[modifier | modifier le code]

Cette section récapitule les principales récompenses et nominations obtenues par Jennifer Ehle. Pour une liste plus complète, se référer à l'Internet Movie Database[26].

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Rosemary Harris and the Picture: Madonna of the Slaughtered Jews « http://www.nmia.com/~paulos/rosemary.html Rosemary Harris and the Picture: Madonna of the Slaughtered Jews » (Rosemary Harris and the Picture: Madonna of the Slaughtered Jews ArchiveRosemary Harris and the Picture: Madonna of the Slaughtered Jews WikiwixRosemary Harris and the Picture: Madonna of the Slaughtered Jews Archive.isRosemary Harris and the Picture: Madonna of the Slaughtered Jews GoogleQue faire ?), octobre 2013. Nmia.com.
  2. (en) « Généalogie de la famille Ehle », sur ancestry.com, RootsWeb (consulté le 24 mai 2015)
  3. (en) « Jennifer Ehle - Biography », sur TV Guide (consulté le 24 mai 2015)
  4. a, b, c, d, e, f, g et h (en) « Jennifer Ehle - Biography », sur Fandango (consulté le 24 mai 2015)
  5. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m (en) Jane Mulkerrins, « Jennifer Ehle: on nude scenes, Pride and Prejudice and why she doesn't want fame », sur The Telegraph,‎ (consulté le 24 mai 2015)
  6. a, b et c « What Lizzie did next », sur The Age (Australie),‎
  7. (en) « Jennifer Ehle : Alumni », sur cssd.ac.uk, UNSCA (consulté le 25 mai 2015)
  8. (en) « Distinguished Alumni », sur cssd.ak.uk (consulté le 2 mars 2014)
  9. (en) Dave Kehr, « AT THE MOVIES; A Resemblance? It's Only Natural », sur The New York Times,‎ (consulté le 7 février 2010)
  10. « Jennifer Ehle : Biographie », sur ¨Première (consulté le 10 juin 2015) (m-à-j le 3 février 2015)
  11. (en) « Jennifer Ehle », sur PlayBill Vault (consulté le 24 mai 2015)
  12. http://news.bbc.co.uk/2/hi/entertainment/741153.stm
  13. (en) « Utopian win for Jennifer Ehle and Tom Stoppard at Tony Awards », sur Daily Mail, Londres,‎ (consulté le 7 février 2010)
  14. (en) « Fairley to replace Ehle in HBO's 'Thrones' », sur The Hollywood Reporter,‎ (consulté le 26 février 2011)
  15. (en) « A Gifted Man's Leading Lady », http://www.thedailybeast.com, The Daily Beast,‎
  16. « John Lithgow et Jennifer Ehle jouent MR & MRS FITCH », sur Broadway World
  17. (en) « Person of Interest, Unforgettable, A Gifted Man, How to Be a Gentleman and Two Broke Girls Trailers from CBS »,‎ (consulté le 15 juillet 2011)
  18. Mike Fleming, « Jennifer Ehle Joining ‘Fifty Shades Of Grey’ As Anastasia Steele’s Mother », Deadline.com. PMC,‎ (consulté le 8 octobre 2013)
  19. (en) Stuart Kemp, « AFM: Kit Harington, Jennifer Ehle Sign on for 'Spooks' »,‎ (consulté le 10 juin 2015)
  20. « Jennifer Ehle - Biography », Yahoo! Movies,‎ (lire en ligne)
  21. Suzanne Moore, « Celebrities' Christmas memories », The Guardian,‎ (lire en ligne)
  22. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j « Fiche de l'actrice : les comédiennes de doublage V.F. l'ayant doublé », sur RS Doublage (consulté le 2 mars 2014)
  23. a, b, c, d, e, f, g et h « Fiche de l'actrice : les comédiennes de doublage V.Q. l'ayant doublé », sur Doublage Québec (consulté le 2 mars 2014)
  24. « Fiche de doublage V.F. de RoboCop », sur AlloDoublage (consulté le 21 mars 2015)
  25. Doublage relevé dans le carton de doublage du Blu-ray.
  26. (en) « Awards for Jennifer Ehle », sur Internet Movie Database (consulté le 18 mars 2015)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]