Idriss Aberkane

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Idriss Aberkane
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Idriss Aberkane
Nom de naissance Idriss Jamil Aberkane
Naissance (34 ans)
Nationalité Français
Diplôme
Activité principale
Autres activités
Chargé de cours vacataire à CentraleSupélec
Entrepreneur

Idriss Aberkane, né le , est un conférencier et essayiste français.

Médiatisé pour ses écrits et ses conférences sur l'économie de la connaissance et les neurosciences et sur le développement personnel, il publie en 2016 un essai à succès, Libérez votre cerveau ! Il fait cependant l'objet de critiques, tant sur son CV, qu'il a artificiellement gonflé, que sur le fond de ses travaux.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille et origines[modifier | modifier le code]

Idriss Jamil Aberkane[1], né le [2],[3], est le fils d'un couple de professeurs agrégés de mathématiques[4]. Son père Younés Aberkane, a été chercheur au Commissariat à l’énergie atomique et enseigne à l'Université de Cergy Pontoise pour la formation de professeurs[O 1][source insuffisante]. Son grand-père maternel, d'origine italienne, était ouvrier à l'usine Renault de Boulogne-Billancourt. Son arrière-grand-père paternel, avocat algérien d'origine kabyle, fut assassiné par l'OAS[5].

Il est par ailleurs membre des Scouts musulmans de France, dont son père a été l'un des premiers dirigeants[6].

Formation[modifier | modifier le code]

Certains blogueurs et journalistes doutent de la version donnée par Aberkane concernant son parcours scolaire[7].

Titulaire d'un baccalauréat (série scientifique) obtenu en 2003[P 1], il entame son cursus universitaire avec un DEUG mention « Sciences de la Vie » à l'Université Paris-Sud obtenu en 2005[P 2].

En 2006, il suit les cours de l'École normale supérieure en tant qu'auditeur libre[réf. nécessaire], où il valide une licence (L3) de biologie[pertinence contestée][P 3], puis un master 1 en sciences cognitives en 2008[P 4]. En 2009, il obtient un Master 2 mention « Approches interdisciplinaires du vivant » à la faculté de médecine de l'Université Paris-Descartes[P 5].

Idriss Aberkane affirme avoir obtenu, en 2013, un doctorat en relations internationales et diplomatie au Centre d'études diplomatiques et stratégiques (CEDS)[P 6]. Cependant, le CEDS est une école du groupe INSEEC qui n'est pas reconnue par le ministère de l'Enseignement supérieur et qui ne possède pas l'habilitation à délivrer un doctorat[O 2]. Dans les faits, sa thèse doctorale (On Noopolitik and the New Great Game) demeure introuvable dans la base de données de l'agence bibliographique de l'enseignement supérieur (ABES)[O 3] et n'est pas reconnue par l’État français[8].

En , Idriss Aberkane soutient une thèse de doctorat en littérature générale et comparée (Ballade de la conscience entre Orient et Occident : une perspective soufie sur la conscience occidentale, connectant The Kasidah de R.F. Burton et The Waste Land de T.S. Eliot), sous la direction d'Éric Geoffroy et Patrick Laude, à l'Université de Strasbourg[O 4],[O 5]. Le jury était présidé par Pierre Collet, docteur en informatique à l'Université de Strasbourg et membre de l'équipe CSTB au laboratoire ICube de Strasbourg[O 5].

En , il obtient un doctorat en sciences de gestion (Mind Ergonomy for the Knowledge Economy : software Neuroergonomics and Biomimetics for the Knowledge Economy. Why? How? What?), préparé à l'École polytechnique sous la direction de Pierre-Jean Benghozi et Paul Bourgine[P 7], et soutenu à l'Université Paris-Saclay (en partenariat avec le Centre de Recherche en Gestion de l'École polytechnique)[O 6].

Carrière[modifier | modifier le code]

Idriss Aberkane signe des chroniques dans le magazine Le Point[9] et sur le Huffington Post[10] et est enseignant vacataire à CentraleSupélec[11]. Parallèlement, il multiplie les conférences, dont il diffuse ensuite les vidéos sur les réseaux sociaux où ses interventions comptabilisent des dizaines de milliers de clics[4]. Il encadre par ailleurs des groupes d'élèves du lycée Ernest-Pérochon de Parthenay au cours de projets de webdesign et de développement de jeux éducatifs[12].

S'exprimant fréquemment sur l'économie de la connaissance, il participe à diverses émissions radio et télévisées. En 2016, Idriss Aberkane publie l'essai Libérez votre cerveau !, ouvrage mêlant vulgarisation sur les neurosciences et théories sur le potentiel de développement de l'esprit humain, dans lequel il plaide pour un épanouissement de l'homme grâce à la « neurosagesse ». Selon lui, « les sciences sont là pour épanouir l’homme et le libérer. Même s’il est vrai que, seules, elles ne peuvent le faire car, ce qui libère, c’est la sagesse […] Une civilisation qui produit beaucoup de connaissances, combien de sagesse produit-elle ? Si elle engendre trop de connaissances et pas assez de sagesse, elle est vouée à l’extinction ». L'ouvrage, qui se veut un « manifeste pour les neurodroits » mêlant concepts scientifiques, observations morales, récit personnel et conseils divers[4], est un succès de librairie : initialement tiré à 13 000 exemplaires, il est rapidement réimprimé à 40 000[4]. Sa parution vaut à Idriss Aberkane d'être invité à de nombreuses reprises dans les médias et de faire l'objet de plusieurs portraits dans la presse[4],[11].

L'un des thèmes abordés par Idriss Aberkane est le caractère inépuisable de la connaissance, contrairement aux matières premières[O 7]. Pour Aberkane, qui vante le biomimétisme, « la nature est le plus grand gisement de connaissances sur Terre. C’est une bibliothèque qui a 4 milliards d’années de recherche et de développement, donc il faut la lire plutôt que la brûler ! ». Afin d'améliorer l'accès au savoir et l'efficacité professionnelle, il prône ce qu'il appelle la « matrice » Love Can Do (« l'amour peut le faire »)[4], un concept selon lequel « Ce n'est pas le travail qui crée la valeur, c'est la passion »[O 8]. Il plaide par ailleurs pour la complémentarité des sciences et de la spiritualité, qui sont pour lui « deux besoins de notre identité », et souligne à ce titre que « les plus grands chercheurs de l’Histoire étaient profondément versés dans la spiritualité : Newton, Einstein… »[4].

En , il publie un nouvel essai, L'Âge de la connaissance, dans lequel il plaide pour une économie de la connaissance inspirée des êtres vivants[13].

Idriss Aberkane est intervenant dans le film documentaire Régénération réalisé par Alex Ferrini et sorti en 2018.[réf. nécessaire]

Idriss Aberkane possède par ailleurs plusieurs entreprises, Eirin International au Sénégal[10] (une société de microcrédit agricole), Scanderia[14] (société de jeux éducatifs)[10] et enfin la SASU Aberkane fondée en à Villejuif, société sans effectif au capital de 7 777,70 euros[15] qui a été liquidée au . Aucune de ces entreprises ne semble cependant avoir d'activité réelle en dehors de la promotion d'Idriss Aberkane[8].

Affaires judiciaires[modifier | modifier le code]

En décembre 2020, la RTS annonce que la justice du canton de Neuchâtel enquête sur Idriss Aberkane pour « gestion déloyale » (équivalent en droit pénal français d'abus de biens sociaux). Il est soupçonné d'avoir confondu ses comptes personnels et ceux de sa société General Bionics, notamment pour payer ses impôts en France[16].

L'enquête a été déclenchée par la dénonciation de créanciers de General Bionics, s'estimant lésés à hauteur de centaines de milliers de francs suisses. De son côté, Idriss Aberkane rejette la faute sur ses associés successifs, qui, selon lui, auraient notamment tenté de lui faire signer des reconnaissances de dettes infondées. Quant à la société General Bionics, elle est en liquidation, et ses avoirs en Suisse sont gelés[16].

Critiques[modifier | modifier le code]

Sur son curriculum vitae[modifier | modifier le code]

Le 24 octobre 2016, Lemonde.fr affiche un portrait dithyrambique d'Idriss Aberkane dans sa rubrique « Science & Médecine » : on y découvrait un « jeune chercheur » d’à peine 30 ans, « bardé de diplômes » et « passionné de neurosciences, biologie, informatique, mathématiques, philosophie, géopolitique », qui s’est donné pour mission d’« ouvrir les sciences au grand public ». Le pedigree académique affiché avait de quoi donner le vertige :

« Son CV, gargantuesque, cumule diplômes, fonctions, publications et conférences : enseignant-chercheur à l’École centrale de Paris et à Polytechnique, affilié à l’université Stanford, normalien, ambassadeur du Campus numérique des systèmes complexes Unitwin-Unesco, créateur de trois start-up, titulaire de trois doctorats : en neuroergonomie et économie de la connaissance (École polytechnique), en littérature comparée (université de Strasbourg) et en diplomatie (Centre d’études diplomatiques et stratégiques). »

— Lemonde.fr, 24 octobre 2016 (article retiré depuis)[17].

Alertés par des lecteurs, plusieurs chercheurs de ces institutions enquêtent sur cet illustre inconnu, et finalement réfutent en bloc l'essentiel des affirmations, aboutissant à un retrait de l'article sur le site du Monde, assorti d'un correctif[17].

Idriss Aberkane décrivant son diagramme Love Can Do au TEDx de Rennes en 2015.

Cependant, l'effet d'annonce était lancé, et en , Idriss Aberkane se présente encore comme « consultant International titulaire de trois doctorats ayant donné plus de 160 conférences sur quatre continents, dont cinq TEDx, et créé trois entreprises en France et en Afrique »[18]. La Une du Point le présente comme « chercheur à CentraleSupélec et à l'École polytechnique […] également affilié à l'université Stanford et au CNRS », précisant être « enseignant-chercheur à Paris-Saclay via CentraleSupélec »[11]. Ce CV « hors norme » est généralement mis en avant lors de ses interventions télévisuelles, par exemple dans l'émission AcTualiTy du Thomas Thouroude le présente comme « enseignant-chercheur à l'École polytechnique, docteur en neurosciences »[11]. Le il est présenté comme « professeur à Centrale-Supélec, chercheur à Polytechnique » lors de son audition officielle par le CESE[O 9] puis de nouveau en séance plénière lors de la restitution de l'avis du CESE[O 10].

Toutefois, l'existence de ces titres est démentie officiellement par Polytechnique, qui précise qu'il est titulaire d'un doctorat de l'université Paris-Saclay préparé à l'École polytechnique, mais qu'il n'est pas enseignant-chercheur chez eux[19]. CentraleSupélec indique qu'il travaille chez eux en qualité d'intervenant en mastère spécialisé Stratégie et développement d’affaires internationales, et non d'enseignant-chercheur titulaire[20]. Le , Le Monde, à la suite de « plusieurs alertes faisant mention d'erreurs » dans la description du parcours d'Idriss Aberkane, publie un article rectifié faisant un premier point sur le sujet, qui précise entre autres qu'Aberkane n'est pas « normalien » comme annoncé précédemment, mais a été prédoctorant à Normale Sup[4].

En , c'est au tour d'articles de L'Express, de Marianne, et de Libération de mettre en cause la véracité de ce curriculum vitæ, « dopé » à des fins promotionnelles, confirmant après vérification auprès des divers établissements qu'Idriss Aberkane n'est ni normalien, ni enseignant-chercheur au CNRS ou à Polytechnique. Il a par contre bien été pendant un an chercheur associé (c'est-à-dire bénévole) au Centre de recherche en gestion de l'École polytechnique, lequel est affilié au CNRS[11],[21],[22].

Par ailleurs, il est souvent présenté comme « neuroscientifique ». Son doctorat porte sur l'« économie de la connaissance » et il s'agit d'un diplôme en « gestion », non en biologie ni en neurosciences.

Des trois doctorats revendiqués par Idriss Aberkane, deux seulement sont recensés sur la base de données françaises sur les thèses ((theses.fr) : une thèse de doctorat en Littérature générale et comparée à l'université de Strasbourg, et une autre en sciences de gestion sur l'« économie de la connaissance »[O 3]. Aucun n'implique la moindre compétence en « neurosciences ».

Par ailleurs, si cet empilement académique peut impressionner le profane, il ne peut qu'éveiller le soupçon chez les scientifiques : Sebastian Dieguez, chercheur en neurosciences, résume par exemple « trois thèses en trois ans, si ça peut époustoufler des animateurs de télévision et des journalistes, c’est en principe quelque chose de complètement rédhibitoire pour un scientifique »[17]. Il ajoute « De fait, si un chercheur ou un chef de laboratoire voyait la présence de trois thèses sur le CV d’un candidat, dans la plupart des cas il le rejetterait immédiatement, d’autant plus si le candidat, sur toute la durée de ces « doctorats », n’a pas su produire la moindre publication scientifique. « Avoir » trois thèses n’est absolument pas un gage de compétence, bien au contraire, c’est la preuve qu’on a probablement affaire à un touriste académique, quelqu’un qui n’a ni projet, ni discipline, ni à vrai dire aucun sérieux. De plus, un employeur universitaire, constatant que les trois thèses ont été acquises en moins de trois ans, et sachant qu’une véritable thèse demande à peu près 4 ans de travail assidu dans un laboratoire, aurait à se demander si celles-ci ne sont pas, peut-être, des thèses de complaisance »[17].

Sur ses travaux[modifier | modifier le code]

Malgré ses trois doctorats obtenus entre décembre 2013 et février 2016, sur trois sujets différents (« diplomatie », « littérature comparée » et « économie de la connaissance »), Idriss Aberkane n'avait, en octobre 2016 (date du « buzz » médiatique autour de lui) aucune publication scientifique à son actif[17].

Au-delà des polémiques liées au curriculum vitae d'Idriss Aberkane, les travaux de ce dernier font également l'objet de diverses critiques de fond. L'Express lui reproche de multiplier dans son livre Libérez votre cerveau ! les métaphores « qui rendent parfois sa lecture difficile » et d'abuser de mots — parfois de son invention — comme « neurodroits, neurochronologie, neuro-infirmité, neuro-inspiration, neurocybernétique, neuronaissance, neuropsychologie, neurophénoménologie, neurofascisme, neurodatasome » sans jamais en expliquer le sens, au risque d'aller à l'encontre de ce que devrait représenter un travail de vulgarisation scientifique[11].

Dans la communauté scientifique, les avis concernant les travaux d'Idriss Aberkane sont partagés. Ses talents de vulgarisateur et ses qualités transdisciplinaires sont défendus par des membres de ses jurys de thèse, tandis que d'autres chercheurs se montrent plus sceptiques sur ses compétences réelles — allant même jusqu'à l'accuser de produire de la « poudre aux yeux » — et soulignent que ses publications sont peu nombreuses. Sur ce point, Aberkane répond : « Mes ennemis ne m’ont jamais rencontré et n’ont pas lu mes travaux. Je publie moins car je fais de la recherche industrielle, et l’on est tenu à la confidentialité »[4].

Dans un billet de blogue qu'il rédige avec plusieurs scientifiques, le journaliste Olivier Monod critique la chronique vidéo hebdomadaire Le biomimétisme selon Idriss Aberkane, diffusée sur le site du Point de janvier à . Il explique que la plupart de ces émissions sont basées sur des approximations voire des aberrations scientifiques que ne saurait justifier un souci de vulgarisation[23].

Le chercheur Romain Ligneul souligne que dans Libérez votre cerveau !, les neurosciences n'occupent qu'une place « somme toute assez limitée », et que l'ouvrage propose un discours assimilable à celui d'un « coach de développement personnel », en mêlant des considérations sur les sujets les plus divers (« le business, les techniques de drague, la guerre, la sagesse soufie ») avec des expressions comme « neurosagesse » ou « neuromimétisme ». Il pointe également, dans les passages qui abordent les neurosciences proprement dites, plusieurs erreurs factuelles « qu’un bon vulgarisateur n’aurait pas commises », et juge in fine que l'ouvrage se résume à la « diffusion d’un savoir superficiel et parfois faux » et à une « expertise de pacotille dans les domaines à la mode »[24].

Nicolas Gauvrit, mathématicien français spécialisé en psychologie et en sciences cognitives, conteste lui aussi la rigueur scientifique du travail d'Idriss Aberkane[25]. Ainsi, concernant l'affirmation d'Aberkane selon laquelle l’ensemble des connaissances est infini[O 11], Nicolas Gauvrit remarque que la seconde « démonstration » apportée par Aberkane est mathématiquement fausse, car impossible en vertu du théorème de Cantor[25]. Il analyse ensuite d'autres exemples, jugeant que l'approche d'Idriss Aberkane dans ses travaux sur l'économie de la connaissance consiste à agrémenter ses formules mathématiques de « phrases qui semblent profondes à certains, mais qui ne résistent pas à l’analyse ». Pour lui, « il y a un nom pour cette méthode qui permet d’avoir l’air futé en ne disant rien de profond : le baratin ou, version anglophone, le bullshit »[25].

Le chercheur en neurosciences Sebastian Dieguez, auteur du livre Total bullshit ! Au cœur de la post-vérité, s'attaque également aux écrits d'Idriss Aberkane. Jugeant que Libérez votre cerveau ! « ne fait que trimballer le lecteur d’une chose à l’autre sans que l’on sache jamais où l’auteur veut en venir », il conclut qu'« un fatras ininterrompu de faits isolés, de digressions sans but, d'anecdotes et d’opinions personnelles, d’erreurs grossières, de coq-à-l'âne inexpliqués, de « théories » bidon, de truismes, d'hyperboles et d’aphorismes péremptoires, ne font pas vraiment de la bonne vulgarisation »[17].

En , le site Arrêt sur images relate une vague de pressions à l'encontre des auteurs d'articles critiques envers Idriss Aberkane. Les auteurs, éditeurs et hébergeurs desdits articles ont reçu une mise en demeure de la part de l'avocat des Éditions Robert Laffont demandant le retrait et le déréférencement des articles[26]. Franck Ramus, qui dirige le master en sciences cognitives suivi par Aberkane, qualifie les concepts développés par ce dernier de « neurofoutaises » et de « pures inventions qui n’ont aucun fondement scientifique ». Pour lui, « ce que fait Idriss Aberkane n’est pas très différent de ce que font bien d’autres écrivains à succès et gourous médiatiques. Ce qui est désagréable pour les chercheurs du domaine, c’est qu’il revendique une crédibilité scientifique qu’il n’a pas »[27].

Sur ses entreprises[modifier | modifier le code]

Selon la vérification des faits de l'ensemble du CV d'Aberkane effectuée en par le zététicien Acermendax, la société de jeux sérieux « Scanderia » fondée par Aberkane qui se décrit comme « la première compagnie développant des jeux ergonomiques pour le cerveau » n'a pas produit le moindre jeu, et son site web est à l'abandon depuis . Par ailleurs, il est impossible de trouver des informations sur l'activité de sa société de microcrédits agricoles, Eirin International, qui n'est mentionnée que sur des pages web liées à Aberkane[8].

La société General Bionics créée en 2018 et implantée à Neuchâtel est fermée et est placée en liquidation à l'automne 2019[16].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Aberkane, Idriss Jamil (1986-....), fiche sur Idref.fr
  2. « Idriss ABERKANE - Dirigeant de la société Scanderia - BFMBusiness.com », sur dirigeants.bfmtv.com (consulté le 18 mai 2018)
  3. « Notice de personne », sur catalogue.bnf.fr (consulté le 18 mai 2018)
  4. a b c d e f g h et i « Idriss Aberkane, le cerveau qui veut libérer le nôtre », sur Le Monde,
  5. Idriss Aberkane, l'enfant terrible, 2016/12/31 lejdd.fr[réf. obsolète]
  6. Vladimir de Gmeline, « Scouts musulmans : islam, B.A. et feux de camp », sur marianne.net, [réf. obsolète]
  7. « Sciences et recherche: le CV dopé d'Idriss Aberkane », sur LExpress.fr, (consulté le 25 juin 2019)
  8. a b et c Acermendax, « Idriss Aberkane à l’épreuve des faits », sur La Menace Théoriste, (consulté le 16 avril 2018)
  9. Idriss J. Aberkane, « fiche auteur », sur Le Point.fr (consulté le 2 août 2015)
  10. a b et c Idriss J. Aberkane, fiche auteur sur le Huffington Post
  11. a b c d e et f « Sciences et recherche: le CV dopé d'Idriss Aberkane », sur LExpress.fr, (consulté le 8 avril 2021)
  12. Idriss Aberkane, l'accoucheur des " geeks " de Gâtine, La Nouvelle République, 26 janvier 2014
  13. Guillaume Grallet, « Idriss Aberkane : « La nature est brillante, car elle ne craint pas l'erreur » », sur Le Point, (consulté le 8 avril 2021)
  14. Fiche entreprise sur societe.com
  15. ABERKANE : fiche entreprise, sur societe.com (consulté le 6 novembre 2016).
  16. a b et c « Le chantre du biomimétisme Idriss Aberkane sous enquête en Suisse pour gestion déloyale », sur rts.ch, (consulté le 4 avril 2021)
  17. a b c d e et f Sebastian Dieguez, « Bullshittez votre cerveau et libérez votre bullshit : la méthode Aberkane et l’effet gourou inverse », sur menace-theoriste.fr.
  18. Science sans confiance… Postures et impostures contre l'école, sur laviemoderne.net.
  19. « Ecole Polytechnique sur Twitter », sur twitter.com, (consulté le 5 novembre 2016).
  20. « Ecole CentraleSupélec sur Twitter », sur twitter.com, (consulté le 5 novembre 2016).
  21. Romain Ligneul, « La science et les médias : ce que révèle le succès litigieux d’Idriss Aberkane », sur hemisphere-gauche.blogs.liberation.fr, source citée par l'article de L'Express du 4 novembre 2016.
  22. « Idriss Aberkane, imposteur des débats sur l'école », sur marianne.net (consulté le 5 novembre 2016)[réf. obsolète]
  23. Olivier Monod, « Les fausses informations scientifiques sont des “fake news” comme les autres », Medium,‎ (lire en ligne, consulté le 25 décembre 2017).
  24. Déconstruction d'un livre qui voulait libérer notre cerveau, Hémisphère gauche, blogs.liberation.fr, 31 octobre 2016
  25. a b et c Le baratin à la française - Idriss Aberkane est peut-être un génie de la communication, certainement pas des sciences, sur scilogs.fr (consulté le 9 décembre 2016).
  26. Capucine Truong, « Pressions sur des blogueurs qui critiquent Idriss Aberkane », Arrêt sur images, (consulté le 5 février 2018)
  27. Bruno Lus, « On a essayé de libérer notre cerveau avec Idriss Aberkane », Vice.com,‎ (lire en ligne, consulté le 3 juillet 2018).
  28. « L’économie de la connaissance, une histoire d’amour et de savoirs », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 8 avril 2021)

Publications et références primaires[modifier | modifier le code]

sur son site web[modifier | modifier le code]

  1. Idriss Aberkane, « diplôme du bac, 2003 », sur idrissaberkane.org
  2. Idriss Aberkane, « DEUG, 2005 », sur idrissaberkane.org
  3. Idriss Aberkane, « L3, 2006 », sur idrissaberkane.org
  4. Idriss Aberkane, « Master Sciences cognitives, 2008 », sur idrissaberkane.org
  5. Idriss Aberkane, « Master AIV 2009 », sur idrissaberkane.org
  6. Idriss Aberkane, « diplôme PhD CEDS 2013 », sur idrissaberkane.org
  7. Idriss Aberkane, « Doctorat Université Paris-Saclay », sur idrissaberkane.org

Autres[modifier | modifier le code]

  1. « 2e annonce CIEAEM 70 » (consulté le 9 novembre 2018)
  2. « Annuaire des formations doctorales et des unités de recherche : Sélection des écoles doctorales. », sur appliweb.dgri.education.fr (consulté le 1er novembre 2019)
  3. a et b « Thèses soutenues par Idriss Jamil Aberkane », sur www.theses.fr
  4. Idriss J. ABERKANE, « Thèse Université de Strasbourg », sur tel.archives-ouvertes.fr
  5. a et b Aberkane, Idriss Jamil, « Ballade de la conscience entre Orient et Occident : une perspective soufie sur la conscience occidentale, connectant "The Kasidah" de R.F. Burton et "The Waste Land" de T.S. Eliot », http://www.theses.fr/,‎ (lire en ligne, consulté le 23 février 2018)
  6. Idriss Aberkane Jamil, « Mind Ergonomy for the Knowledge Economy : software Neuroergonomics and Biomimetics for the Knowledge Economy. Why? How? What? », Université Paris-Saclay (ComUE) theses.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 23 février 2018)
  7. [vidéo] La connaissance : unique matière première inépuisable ?, TV5 Monde, 9 mars 2018
  8. Idriss J. Aberkane, « La France et la Silicon Valley, épisode 4 : immigration et "Love Can Do" », sur Le Point, (consulté le 8 avril 2021)
  9. « Audition de Idriss ABERKANE (chercheur, Ambassadeur de l'Unitwin/unesco) », sur www.lecese.fr (consulté le 5 novembre 2016).
  10. [vidéo] « 09-09-2015 : Le biomimétisme : s'inspirer de la nature pour innover durablement - cese » sur YouTube par le CESE - Conseil économique social et environnemental, téléversé le 10 septembre 2015, consulté le 5 novembre 2016.
  11. Idriss J. Aberkane, A simple paradigm for nooconomics, the economy of knowledge, sur hal.archives-ouvertes.fr (consulté le 9 décembre 2016), p. 2, premier paragraphe.


Liens externes[modifier | modifier le code]

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