Fabrice Di Vizio

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Fabrice Di Vizio
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (47 ans)
Nationalité
Activités
Avocat (depuis ), chroniqueur de télévision (mars - ), militant anti-vaccinationVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Site web

Fabrice Di Vizio, né le , est un avocat français spécialisé en droit public.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fabrice Di Vizio est d'origine italienne[1]. Il étudie sur les bancs de l'université Panthéon-Assas, dont il ressort diplômé en philosophie et en droit public science administrative[Quand ?][2].

Carrière[modifier | modifier le code]

Après avoir passé le barreau en 2003, Di Vizio devient le collaborateur d'un avocat au Conseil d'État, puis part s'installer professionnellement à Tours[3].

En 2006, il entame un « tour de France des médecins » afin de rédiger un rapport pour les candidats à l’élection présidentielle[Lesquels ?] [2]. Lors de ce tour, il se sensibilise à la désertification médicale des campagnes ainsi qu’au contrôle judiciaire de l’activité médicale[3].

En 2011, dans le cadre de l'affaire du Mediator, Di Vizio défend la Fédération des médecins de France dans sa plainte contre l'Afssaps pour « manquement à l'obligation d'information », la FMF estimant que les médecins ne sont pas protégés d'éventuelles plaintes de victimes du Mediator[4].

En 2015, il est condamné en appel à six mois avec sursis d'interdiction d'exercice de la profession d'avocat par le conseil de discipline du barreau de Paris, pour avoir présenté une collaboratrice comme avocate alors qu'elle ne l’était pas encore, et pour ne pas avoir averti le bâtonnier de son activité en Italie[5].

En 2016, il est l’avocat de Jacques Furlan, médecin accusé d’escroquerie à la CPAM et d’avoir alimenté un trafic de Subutex entre la Moselle et l’Allemagne[6]. Son client est condamné en appel à deux ans de prison avec sursis, 50 000 euros d’amende et une interdiction d’exercer la médecine pendant deux ans[7].

Il se fait connaître du grand public lors de la pandémie de Covid-19, durant laquelle il assure la défense de Didier Raoult ainsi que du collectif de soignants C19, pour lequel il dépose plainte contre plusieurs membres du gouvernement français dans le cadre de leur implication dans la gestion de la pandémie. Il tente également de nombreux recours, notamment pour la suspension du port du masque en extérieur et pour faciliter la prescription de l'hydroxychloroquine[3].

Militant contre l'instauration d'un passe sanitaire et d'une vaccination obligatoire durant la pandémie de Covid-19, il n'hésite pas à comparer la vaccination obligatoire à un « viol, car c'est un acte fait sous la contrainte. [...] On vous force à porter atteinte à l'intégrité de votre corps »[8].

En juin 2021, il crée l'Association d'information et de défense de la santé publique et environnementale (ADSPE), afin de « fournir les outils de la résistance à ceux qui refusent de voir leurs libertés individuelles bafouées »[5]. Cette activité consiste à vendre des modèles de plaintes contre le gouvernement contre deux euros[9],[5]. Sa dissolution est déclarée en septembre 2021[10].

Le 13 septembre 2021, Fabrice Di Vizio provoque une polémique en faisant part de son intention de licencier une de ses collaboratrice après qu'elle s'est faite vacciner dans le cadre d'un voyage professionnel[8],[11].

Deux jours plus tard, il annonce quitter sa fonction d'avocat en déclarant la mise en vente des parts qu'il détient dans son cabinet[8]. Le lendemain, France Info annonce qu'il est visé par une enquête déontologique du Conseil de l'Ordre du Barreau de Paris[12],[8],[13].

Activités politiques[modifier | modifier le code]

En 2005, il rencontre Christine Boutin et rejoint son parti, le Forum des républicains sociaux[5]. En 2006, il devient le secrétaire national justice du FRS[2] et en 2007, délégué départemental du parti en Seine-et-Marne[14]. Di Vizio quitte le parti après l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République et la nomination de Christine Boutin en tant que ministre du Logement et de la Ville, qu'il reçoit comme une « blessure politique »[3].

Après une pause dans ses activités politiques, il devient le référent santé des Patriotes de Florian Philippot en 2021[5].

Fabrice Di Vizio annonce le 18 septembre 2021 vouloir se présenter aux élections législatives de juin 2022, « sans étiquette et dans une circonscription qui reste à déterminer »[15].

Activités médiatiques[modifier | modifier le code]

Par son implication juridique dans la pandémie de Covid-19, Fabrice Di Vizio devient particulièrement médiatisé, il est invité régulièrement sur la chaîne CNews ou dans l'émission Touche pas à mon poste ![16]. Il devient chroniqueur de la rubrique « Les Flingueurs du PAF » de TPMP à la rentrée 2021[5],[17],[18]. Il annonce mettre fin à sa participation à l'émission le 15 septembre 2021[8].

Il anime également sa propre chaîne YouTube[19].

Le 14 septembre 2021, Fabrice Di Vizio annonce sur Twitter se retirer de la vie publique[12].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Portrait de l'avocat du Pr Raoult », sur lesgeneralistes-csmf.fr (consulté le )
  2. a b et c Louise Claereboudt, « "Si je n'avais pas été là, qui aurait défendu les médecins?" : portrait de l'avocat du Pr Raoult », sur egora.fr, (consulté le )
  3. a b c et d Ronan Tésorière, « Qui est Fabrice Di Vizio, l’avocat porte-voix des médecins libéraux qui secoue les plateaux télé ? », sur leparisien.fr, (consulté le ).
  4. « Mediator : un syndicat de médecins s'apprête à porter plainte contre l'Afssaps », sur lepoint.fr, (consulté le )
  5. a b c d e et f Emmanuelle Souffi, « Plaintes groupées, 25.000 euros par mois... Les coulisses du business de Di Vizio, l'avocat des anti-passe » Accès payant, sur lejdd.fr, (consulté le )
  6. Alain Morvan, « Procès du subutex : médecin humaniste ou escroc ? », sur republicain-lorrain.fr, (consulté le )
  7. Alain Morvan, « Subutex : le Dr Furlan condamné en appel », sur republicain-lorrain.fr, (consulté le )
  8. a b c d et e Jean-Loup Adenor, « Visé par une enquête, l'avocat antivax Fabrice Di Vizio quitte la robe pour "prendre le large" », sur www.marianne.net, (consulté le )
  9. « VRAI OU FAKE. Qui est Fabrice Di Vizio, fervent anti-pass sanitaire et avocat ? », sur Franceinfo, (consulté le )
  10. « L’avocat polémique des anti-vax, Fabrice Di Vizio, annonce quitter la vie publique », sur Ouest France,
  11. « L’avocat des anti-pass Fabrice Di Vizio menace une collaboratrice de renvoi pour s’être fait vacciner », sur L'Obs, (consulté le )
  12. a et b Sacha Nelken, « L’avocat anti-pass sanitaire Fabrice Di Vizio dit quitter la vie médiatique », sur Libération, (consulté le )
  13. « L'avocat anti-pass sanitaire Fabrice Di Vizio visé par une enquête du Conseil de l'ordre », sur Franceinfo, (consulté le )
  14. « Les républicains sociaux passent à l'action José Bové a des amis en Seine-et-Marne DSK fait son marché à Coulommiers », sur leparisien.fr, (consulté le )
  15. « Fabrice Di Vizio, l'avocat des antivax, annonce vouloir se porter candidat aux législatives 2022 », sur BFMTV.com, (consulté le )
  16. Laura Carreno-Muller, « Qui est Fabrice Di Vizio, avocat souvent remonté sur les plateaux télé ? », sur gala.fr, (consulté le )
  17. « Fabrice Di Vizio, l'avocat antivax, rejoint TPMP », sur Journaldesfemmes.fr, (consulté le ).
  18. Telestar.fr, « Fabrice Di Vizio : l'avocat antivax confirme son retour dans TPMP à la rentrée », sur Telestar.fr, (consulté le ).
  19. Étienne Girard, « Revenus, condamnation, Hanouna... Enquête sur Fabrice Di Vizio, l'avocat anti-passe sanitaire », sur lexpress.fr, (consulté le )

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]