Gambit (échecs)

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8
Chessboard480.svg
Tour noire sur case blanche a8
Cavalier noir sur case noire b8
Fou noir sur case blanche c8
Reine noire sur case noire d8
Roi noir sur case blanche e8
Fou noir sur case noire f8
Cavalier noir sur case blanche g8
Tour noire sur case noire h8
Pion noir sur case noire a7
Pion noir sur case blanche b7
Pion noir sur case noire c7
Pion noir sur case blanche d7
Pion noir sur case blanche f7
Pion noir sur case noire g7
Pion noir sur case blanche h7
Pion noir sur case noire e5
Pion blanc sur case blanche e4
Pion blanc sur case noire f4
Pion blanc sur case blanche a2
Pion blanc sur case noire b2
Pion blanc sur case blanche c2
Pion blanc sur case noire d2
Pion blanc sur case blanche g2
Pion blanc sur case noire h2
Tour blanche sur case noire a1
Cavalier blanc sur case blanche b1
Fou blanc sur case noire c1
Reine blanche sur case blanche d1
Roi blanc sur case noire e1
Fou blanc sur case blanche f1
Cavalier blanc sur case noire g1
Tour blanche sur case blanche h1
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77
66
55
44
33
22
11
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Le gambit du roi : après 1. e4 e5, les Blancs offrent un pion avec 2. f4.

Au jeu d'échecs, le gambit est un sacrifice volontaire d'un pion ou, plus rarement, d'une qualité dans la phase d'ouverture dans le but d'obtenir un avantage stratégique non matériel : attaque, gain d'espace, ouverture de lignes, dislocation de la structure de pions adverse, gain de temps, etc. Le gambit est parfois risqué, car si l'avantage stratégique n'est pas bien exploité, le déséquilibre matériel offrira de meilleures chances de gain à l'adversaire.

Les parties débutant par un gambit sont souvent très rythmées, car le camp qui l'aura joué devra jouer énergiquement afin de ne pas perdre son avantage.

Origine du terme[modifier | modifier le code]

Le mot gambit a été utilisé en 1561 par le joueur espagnol Ruy López, il provient de l'expression italienne dare il gambetto (faire un croc-en-jambe). Le mot prend ensuite la forme gambito en espagnol, puis gambit en français au XVIIIe siècle.

Types de gambits[modifier | modifier le code]

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Chessboard480.svg
Tour noire sur case blanche a8
Cavalier noir sur case noire b8
Fou noir sur case blanche c8
Reine noire sur case noire d8
Roi noir sur case blanche e8
Fou noir sur case noire f8
Cavalier noir sur case blanche g8
Tour noire sur case noire h8
Pion noir sur case noire a7
Pion noir sur case blanche b7
Pion noir sur case noire c7
Pion noir sur case blanche d7
Pion noir sur case blanche f7
Pion noir sur case noire g7
Pion noir sur case blanche h7
Pion blanc sur case blanche e4
Pion noir sur case noire f4
Pion blanc sur case blanche a2
Pion blanc sur case noire b2
Pion blanc sur case blanche c2
Pion blanc sur case noire d2
Pion blanc sur case blanche g2
Pion blanc sur case noire h2
Tour blanche sur case noire a1
Cavalier blanc sur case blanche b1
Fou blanc sur case noire c1
Reine blanche sur case blanche d1
Roi blanc sur case noire e1
Fou blanc sur case blanche f1
Cavalier blanc sur case noire g1
Tour blanche sur case blanche h1
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66
55
44
33
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Le gambit du roi accepté : les Noirs ont capturé le pion f4 offert.
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Tour noire sur case blanche a8
Cavalier noir sur case noire b8
Fou noir sur case blanche c8
Reine noire sur case noire d8
Roi noir sur case blanche e8
Fou noir sur case noire f8
Cavalier noir sur case blanche g8
Tour noire sur case noire h8
Pion noir sur case noire a7
Pion noir sur case blanche b7
Pion noir sur case noire c7
Pion noir sur case blanche f7
Pion noir sur case noire g7
Pion noir sur case blanche h7
Pion noir sur case blanche d5
Pion noir sur case noire e5
Pion blanc sur case blanche e4
Pion blanc sur case noire f4
Pion blanc sur case blanche a2
Pion blanc sur case noire b2
Pion blanc sur case blanche c2
Pion blanc sur case noire d2
Pion blanc sur case blanche g2
Pion blanc sur case noire h2
Tour blanche sur case noire a1
Cavalier blanc sur case blanche b1
Fou blanc sur case noire c1
Reine blanche sur case blanche d1
Roi blanc sur case noire e1
Fou blanc sur case blanche f1
Cavalier blanc sur case noire g1
Tour blanche sur case blanche h1
8
77
66
55
44
33
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Le contre-gambit Falkbeer : au lieu de capturer le pion f4, les Noirs offrent à leur tour le pion d5.

Les gambits sont qualifiés d'offre de matériel à l'adversaire. Si l'adversaire capture la pièce offerte, on parle de gambit accepté, s'il offre à son tour du matériel, on parle de contre-gambit et le gambit est refusé par d'autres coups.

Dans certaines variantes d'ouverture, le gambit est accepté mais le matériel est restitué à l'adversaire ultérieurement, à un moment opportun. Ce scénario est considéré comme étant le moins risqué car il permet de rééquilibrer la position.

L'avantage stratégique tiré du gambit est qualifié de compensation pour le matériel concédé.

On parle parfois de pseudo-gambit quand la compensation stratégique est telle que l'acceptation du gambit serait très risquée, ou que le matériel concédé sera certainement récupéré plus tard (par exemple dans le cas du gambit dame).

On qualifie le gambit de correct si les avantages non-matériels perdurent et donnent de bonnes chances au camp qui offre le gambit, il est au contraire incorrect ou réfuté si l'avantage intangible se dissipe ou s'avère insuffisant, laissant le camp qui a offert le gambit en infériorité matérielle sans compensation adéquate.

Exemples de gambits[modifier | modifier le code]

Gambit dans le jeu de dames[modifier | modifier le code]

On trouve aussi le mécanisme du gambit au jeu de dames. Cette manœuvre y est tactique car la prise d’une pièce offerte est obligatoire.

Le gambit est le fait d'offrir une ou plusieurs pièces à l'adversaire puis de lui rendre le trait après un coup qui n'est pas un autre sacrifice[1]. Le mouvement après le sacrifice est parfois l'attaque imparable d'un pion adverse. Il peut s'agir aussi d'un coup immobilisant une structure de pions, l'adversaire n'ayant plus de coup jouable sans perdre des pions.

Cette manœuvre peut permettre de déborder en offrant un passage à dame, d'affaiblir une aile, etc.

Il existe des gambits offensifs mais aussi des gambits défensifs qui permettent d'échapper à certaines menaces[2].

Joués dans des parties historiques certains d’entre eux sont passés à la postérité :

  • le gambit Manoury, du nom d'un joueur du XVIIIe siècle, dans lequel une attaque menace de rafler par deux chemins différents et où le pion attaqué ne peut fuir sans permettre une autre rafle[3].
  • le gambit Dussaut dans lequel, en partie classique, un sacrifice est fait afin d'écarter le pion central adverse 24 et menacer doublement, par 33-29, l'autre pion central 23[4].
  • le gambit Fayet dans lequel, après le ou les sacrifices, deux rafles se dessinent après l'attaque d'un pion enchaîné et où toute fermeture par l'adversaire peut être retirée[5].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Fédération Française de Jeu de Dames, « Tactique - Introduction aux manœuvres élémentaires - Le gambit », sur www.ffjd.fr (consulté le 20 janvier 2021)
  2. Philippe Jeanneret, « Jeu de dames - draughts. L'arme tactique du gambit », sur www.youtube.com (consulté le 20 janvier 2021)
  3. Julien Lanfrey, Daniel Lanfrey, « Le gambit Manoury - Ligue Rhône-Alpes du jeu de Dames », sur www.jeudedames-rhonealpes.fr (consulté le 20 janvier 2021)
  4. Julien Lanfrey, Daniel Lanfrey, « Le gambit Dussaut - Ligue Rhône-Alpes du jeu de Dames », sur www.jeudedames-rhonealpes.fr (consulté le 20 janvier 2021)
  5. Julien Lanfrey, Daniel Lanfrey, « Le gambit Fayet - Ligue Rhône-Alpes du jeu de Dames », sur www.jeudedames-rhonealpes.fr (consulté le 20 janvier 2021)