Généralité d'Alençon

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
La généralité d’Alençon en 1774

La généralité d’Alençon est une circonscription administrative de la Normandie créée en 1636 par Louis XIII, son ressort concernant la Normandie et le Grand Perche. La plupart des élections composant la nouvelle généralité furent distraites de celle de Rouen, à l'exception de celle de Falaise provenant de la généralité de Caen.

À la fin de l'Ancien Régime, la généralité d'Alençon se composait de neuf élections et de dix-huit subdélégations (ce nombre ayant varié selon les époques).

En 1685, lors de la suppression de l’élection de Longny-au-Perche (appartenant alors à la généralité d’Orléans), une partie de cette circonscription fut rattachée à l’élection de Mortagne, de la généralité d’Alençon.

Les intendants de la généralité d'Alençon[modifier | modifier le code]

L'hôtel de Guise. L'actuelle préfecture de l'Orne est l'ancien lieu de résidence des intendants de la généralité d'Alençon.

Les intendants étaient nommés et révocables par le roi de France. Ils représentent l'autorité royale. En conséquence, ils possèdent des pouvoirs de police, de justice et de finances.

Jusqu'en 1790, c'est-à-dire jusqu'à la création des départements, les intendants de la généralité d'Alençon sont:

La généralité d’après le Règlement général du (états généraux)[modifier | modifier le code]

Noms des bailliages principaux, suivis du nombre de députés à élire et du nom des bailliages secondaires :

Liste des circonscriptions administratives[modifier | modifier le code]

La généralité étant une des circonscriptions administratives majeures, la connaissance historique du territoire concerné passe par l'inventaire des circonscriptions inférieures de toute nature. Cet inventaire est la base d’une exploration des archives réparties entre les différentes Archives départementales des départements compris dans la généralité.

Cette liste ne comporte pas les bailliages ci-dessus, leurs appellations exactes restant à confirmer.

  • Longny-au-Perche fut chef-lieu d'une élection de la généralité d'Orléans créée après 1643, et supprimée en 1685. Une partie de sa circonscription fut alors rattachée à l'élection de Mortagne, de la généralité d'Alençon, et une autre à celle de Verneuil, également de la généralité d'Alençon.
    • Composition de l'élection de Longny-au-Perche :
a) Argenvillers ; Autheuil ; Berdhuis ; Boissy-Maugy ; Bretoncelles ; Brunelles ; Champrond-en-Perchet ; Coudreceau ; Coulonges-les-Sablons ; Dorceau ; Longny-au-Perche ; La Madeleine-de-Renon (dépendant de Saint-Victor-de Renon) ; Male ; Monceaux ; Notre-Dame de Nogent-le-Rotrou ; Nocé ; Nonvilliers ; Préaux ; Le Ressort de Nogent ; La Rouge ; Saint-Cyr-la-Rozière ; Sainte-Gauburge ; Saint-Hilaire des Noyers ; Saint-Serge ; Souancé ; Trizay ; Vichères ; La Villedieu-Feuillet.
Ces 37 localités sont passées en 1685 à l’élection de Mortagne, généralité d’Alençon.
b) Brits ; Digny ; Ecluzelles ; Saint-Martin-de-Losmes ; Malétable ; Marchauville ; Marville ; Moulicent ; La Lande-sur-Eure ; Saint-Jean-des-Murgers ; Theuvy ; la Ventrouze ; Villette-aux-Bois
Ces 13 localités sont passées à l’élection de Verneuil ; généralité d’Alençon en 1685.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Jacques Dupâquier, Statistiques démographiques du Bassin parisien, 1636-1720, Paris, Gauthiers-Villars, 1977 (p. 47-52 et 55-57).

Lien externe[modifier | modifier le code]