Exmes

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Exmes
Exmes
L'église Saint-André.
Blason de Exmes
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Orne
Arrondissement Argentan
Canton Argentan-2
Intercommunalité Argentan Intercom
Statut Commune déléguée
Maire délégué Thierry Tisserant
2017-2020
Code postal 61310
Code commune 61157
Démographie
Gentilé Hiémois
Population 293 hab. (2015 en diminution de -4.87 % par rapport à 2010)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 45′ 38″ nord, 0° 10′ 47″ est
Altitude Min. 145 m
Max. 268 m
Superficie 10,43 km2
Historique
Date de fusion
Commune(s) d’intégration Gouffern en Auge
Localisation

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Exmes [ɛm][1] est une ancienne commune française, ancien chef-lieu de canton et siège de la communauté de communes du Pays du Haras du Pin, située dans le département de l'Orne en région Normandie, peuplée de 293 habitants[Note 1]. Elle est devenue le une commune déléguée de la commune nouvelle de Gouffern en Auge.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

La ville est mentionnée dès l'époque mérovingienne sous la forme Oxma à l'époque mérovingienne, ensuite on trouve Usmis vers 1055[2]. Le nom Oximus ou Oxmisus est mentionné dans un livre[Lequel ?] sur les origines de Caen et ses rues, daté de 1701. En effet, la grande rue Saint-Jean à Caen s'appelait selon ce livre rue Exmoisine ou rue Humoise (Via Oxmisina) jusqu'au XVIe siècle peut-être, ce qui démontre l'importance d'Exmes dans des temps très anciens.

Il s'agit du type toponymique gaulois Ux(i)sama « la très haute », dérivé en -ama, suffixe de superlatif, du thème uxs- « haut ».

C'est la même étymologie que l'on retrouve en France pour Ouessant, Huismes, Humes, Oisème ou Huines, mais aussi en Espagne pour Osma au Pays basque et Burgo de Osma en Castille-et-Leon, en Italie pour Osimo dans les Marches et Issime en Val d'Aoste ou en Autriche pour Axams au Tyrol.

Le gentilé est Hiémois.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village actuel est bâti sur l'emplacement d'une cité gallo-romaine autrefois florissante, qui se désagrégea au Bas-Empire. Cette cité était la capitale de la tribu des Ésuviens (Esuvii en latin), peuple celte qui occupait un vaste territoire compris entre la Manche au nord, la Dives à l'est, la Vire à l'ouest et le massif d'Écouves au sud.

La révolte des Ésuviens contre les troupes romaines rapportée par Jules César dans ses Commentaires, fut fatale à la cité d'Exmes. Son territoire fut en représailles sensiblement réduit au profit de ses tribus vassales qui furent pour l'occasion émancipées de la tutelle des Ésuviens. Au nord, Aregenua (Vieux), chef-lieu de la tribu des Viducasses, fut élevée au rang de cité, ce qui priva le Pagus Oximensis de sa façade maritime et au sud par les Sagiens dont le chef-lieu Séez fut également élevé au rang de Cité, isolant ainsi Exmes de ses puissants voisins aulerques avec lesquels elle commerçait.

Elle fut siège d'un évêché fondé par saint Latuin probablement dès la fin du IVe siècle, à la même époque que les autres cités de la future Normandie, Bayeux, Lisieux, Coutances, Avranches, Évreux et Rouen. Conséquence ultime du redécoupage de l'ancien territoire ésuvien par l'administration romaine, l'évêché d'Exmes fut transféré à peine un demi-siècle plus tard dans la nouvelle cité de Séez, marquant ainsi le début du déclin de l'antique cité hiémoise qui s'accélèrera avec les invasions vikings.

Elle était la capitale du comté d'Hiémois, dévolu à Robert le Magnifique, futur duc de Normandie.

Des fouilles y ont été réalisées en 2007 par l'Inrap (par Cyril Marcigny et Emmanuel Ghesquière)[3] confirmant l'occupation de l'éperon durant l'âge du bronze et la fin de l'âge du fer.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Exmes

Les armes de la commune d'Exmes se blasonnent ainsi :
D'azur au lévrier courant d'argent[4].

Le blason au fronton de la mairie d'Exmes représente effectivement deux lévriers mais reliés entre eux par le même collier.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1972 mars 2001 Richard Boisard SE Notaire
mars 2001 avril 2014 Jean-Georges Guérin SE Chirurgien
avril 2014[5] en cours Thierry Tisserant SE Artisan couvreur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[7],[Note 2].

En 2015, la commune comptait 293 habitants, en diminution de -4,87 % par rapport à 2010 (Orne : -1,55 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
667618742785805753770719617
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
680576575539563557552548527
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
492464482455444473509473441
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015 -
443399341335350312308293-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-André (XIe-XVIe siècles).
  • Prieuré Notre-Dame-des-Loges (XVIe).
  • Grenier à sel (XVIe-XVIIe).
  • Chapelle néo-romane Saint-Godegrand-et-Sainte-Opportune (1879-1888) bâtie sur l'emplacement de l'ancien donjon.

Le village est situé à proximité du Haras du Pin.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées[modifier | modifier le code]

  • Saint Godegrand et sainte Opportune, fils et fille d'un comte d'Exmes au VIIIe siècle.
  • Jean Charles Marc Antoine de Vaumesle d’Enneval (Vimoutiers 1702-1769) Grand Louvetier du Haras d’Exmes de 1703 à 1769. En 1765, le conseiller du roi Louis XV, Clément Charles François de L'Averdy l'envoie en Gévaudan pour y traquer la Bête. Il est alors réputé le meilleur chasseur de loups du royaume.
  • François Le Prévost d'Exmes (1729 à Exmes - 1799 à Paris) écrivain, journaliste et critique littéraire.
  • Abbé Jean-Jacques Gautier (1748 à Exmes - 1829 à Alençon) écrivain et historien, auteur entre autres d'un Précis sur la ville d'Exmes (1789), d'une Histoire d'Alençon (1805) et d'une Histoire de Normandie (inédite) mais aussi d'un curieux roman philosophique Jean le Noir ou le Misanthrope (1789).
  • Eugène-Victorin Chichou (1828 à Bivilliers - 1904 à Exmes), botaniste. Curé-doyen d'Exmes de 1871 à sa mort, il est inhumé dans la nef de la chapelle Saint-Godegrand-et-Sainte-Opportune qu'il a fait édifier sur le site de l'ancien château.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2015.
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Louvain-la-Neuve, Peeters, (lire en ligne), p. 104.
  2. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Volume 1. Librairie Droz 1990. p. 132.
  3. Cyril Marcigny, Emmanuel Ghesquière, Erik Gallouin et Laurent Vipard , 2008 – Archéologie d’un site de hauteur de l’Orne, l’éperon d’Exmes, Bulletin de la Société Historique et Archéologique de l’Orne, t. CXXVI, n° 3-4, 2007, p. 65-78.
  4. « GASO, la banque du blason - Exmes Orne » (consulté le 27 décembre 2009)
  5. « Exmes (61310) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 24 mai 2014)
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 20112012201320142015 .

Liens externes[modifier | modifier le code]

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