François Willi Wendt

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François Willi Wendt
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Nationalité
Activité

François Willi Wendt, né le à Berlin (Allemagne) et décédé le à Châtillon, Hauts-de-Seine (France) est un peintre non figuratif français d’origine allemande, appartenant à la nouvelle École de Paris.

Après avoir définitivement choisi la peinture, il arrive en 1937 en France, sa future terre d’exil et d’adoption ; il y deviendra « l’un des meilleurs peintres et des plus personnels de sa génération ; artiste d’une grande pureté et d’une solide culture, son exigence vis-à-vis de lui-même, sa modestie et aussi son sens moral l’ont trop longtemps maintenu en dehors de la notoriété qu’il eut mérité d’atteindre » (Roger Van Gindertael).[1] Dans les expositions collectives auxquelles il fut invité à participer, il fut régulièrement associé aux peintres les plus en vue de la nouvelle École de Paris, notamment Roger Bissière, André Lanskoy, Serge Poliakoff, Nicolas de Staël, Pierre Soulages.

Éléments biographiques[modifier | modifier le code]

Issu d’un modeste milieu socialiste, François Willi Wendt devient boursier et poursuit ses études secondaires au Berlinisches Gymnasium zum Grauen Kloster jusqu’au baccalauréat, qu’il obtient en 1928. De 1928 à 1934, il étudie la philosophie (notamment auprès de Karl Jaspers et de Martin Heidegger), la littérature anglaise et allemande et l’histoire de l’art dans les universités de Berlin, Heidelberg et Fribourg-en-Brisgau. Parallèlement, il commence à dessiner et à peindre — ses premiers essais abstraits datent de 1931 — et fréquente un temps l’atelier du peintre Julius Bissier.

Son adhésion aux idées novatrices de l’art abstrait s’est tout naturellement associée à la défense périlleuse des libertés démocratiques, notamment de la liberté de création contre laquelle allait se déchaîner l’oppression nazie. Dès 1928, il adhère au parti socialiste et fait partie de l'Union des étudiants socialistes (Sozialistischer Studentenbund) et rejoint ensuite le « Groupe rouge des étudiants » (Rote Studentengruppe - RSG). Évoluant dans les milieux d’opposition au nazisme, il se liera d'amitié notamment avec l'éditeur Walter Kahnert, Werner Stein, les écrivains Joachim Memel, Bellac et Herwarth Walden, le peintre Rostà, les militants Martin Hörz et Herbert Pels… Il sera emprisonné puis placé sous la surveillance de la police, tandis que ses camarades connaîtront le même sort ou les premiers camps d’internement. Il quitte l’Université au niveau du doctorat en 1934, pour des raisons politiques. En 1936, il obtient l’autorisation de voyager en Italie pour approfondir ses connaissances en archéologie, travaille avec le peintre A. Fleischmann qui y séjourne et choisit définitivement la peinture.

En 1937, son opposition au régime hitlérien le décide à l’exil. Il quitte l’Allemagne pour la France (Paris) où il arrive en novembre avec son amie, la peintre Greta Saur/Sauer ; il fréquente un moment l’atelier de Fernand Léger et entre en relation avec Vassili Kandinsky, Robert Delaunay, Otto Freundlich et Serge Poliakoff ; il participe à des expositions de groupe et, jusqu’à la déclaration de la guerre, travaille également comme décorateur, professeur de langue et journaliste. En 1938, interné à la prison de la Santé comme « étranger indésirable », il est libéré sur l’intervention de Robert Desnos et obtient avec l’appui complémentaire de Robert Delaunay l’autorisation de séjourner à Paris comme réfugié politique.

Dès septembre 1939, il connaît les épreuves de l’internement dans les camps d’apatrides, d’abord à Orléans et Cepoy (verreries de Montenon) près de Montargis, puis aux Milles et enfin à Nîmes, d’où il s’échappe avec quelques camarades au cours de l’été 1940 ; il se réfugie alors dans une clandestinité précaire à Marseille, où il travaille notamment dans un atelier de céramique ; comme « allemand en fuite », il sera à nouveau interné d’octobre 1941 à mars 1942 au camp de travail d’Aubagne où il sera incorporé comme « prestataire » au 829e GTRE et d’où, déclaré « inapte », il sera libéré pour des raisons de santé ; après l'entrée des troupes allemandes en zone sud à la fin de l’année 1942, il décide de se réfugier de façon irrégulière à Grenoble au printemps 1943 ; il sera encore incarcéré en septembre 1943 pendant quatre semaines dans la prison disciplinaire du fort de Chapoly à Lyon ; recommandé par des membres actifs de la Résistance française au Professeur Robert Minder de la Faculté des Lettres de Grenoble, ce dernier lui assure sa protection en lui obtenant de faux papiers et en le recrutant comme assistant ; il vivra à Grenoble et à La Tronche, puis à Monestier-de-Clermont jusqu’à la fin de la guerre sous le nom de François Aymon et, notamment, y préparera au baccalauréat des élèves du lycée Champollion de Grenoble placés dans l'impossibilité de fréquenter leur établissement.

C’est alors qu’il rencontre à la villa Brise des Neiges (La Tronche) où son amie Greta Saur a trouvé asile après son internement au camp de Gurs, une jeune réfugiée alsacienne, Charlotte Greiner, qui y réside et qu’il épousera après la Libération, dès son retour à Paris en 1945.

Il trouva tout au long de ces années périlleuses et de grande précarité ainsi qu'après-guerre l'assistance constante du Comité Inter-Mouvements Auprès Des Évacués (CIMADE) et notamment celle du pasteur P.C. Toureille, directeur de l'Aumônerie Protestante Pour les Étrangers en France.

Il reprend des études universitaires, travaille notamment sur l'expressionnisme allemand et poursuit ses recherches picturales, orientées dans les milieux d’art abstrait d’avant guerre, et se réinscrit très vite dans le mouvement artistique qui se reconstitue ; il expose au Salon des Surindépendants et participe, dès sa fondation en 1946, au Salon des Réalités Nouvelles ; il prend dans ce dernier une part active pour qu’y soient accueillis les peintres allemands qui, après avoir été stigmatisés voire persécutés par le régime hitlérien, ont poursuivi leur activité créatrice[2],[3].

Après la naissance de sa première fille Marthe en 1946, il trouve un logement et un atelier en banlieue parisienne à Châtillon-sous-Bagneux (rue Hoche), où il s’installe avec sa famille ; il y concevra une grande partie de son œuvre et y résidera jusqu’en 1960. Un fils, Claude, lui naît en 1947.

En 1949, il se lie d’amitié avec Roger Van Gindertael, cofondateur et ancien rédacteur en chef de la revue Cimaise ainsi que des pages parisiennes des « Beaux-Arts » de Bruxelles et critique d’art au journal « Combat ». Puis, dans des conditions toujours précaires - statut d’apatride, autorisations temporaires de séjour, précarité des ressources -, ce sont les premières expositions de groupes et personnelles, une ascension fulgurante et la reconnaissance de ses pairs. En 1950, il demande à être naturalisé français, ce qui lui sera refusé en 1954.

Le peintre Karskaya se souvient : «…c’était le peintre le plus authentique, le plus fidèle à soi même ; il pouvait ne pas signer ses tableaux, il suffisait d’en avoir un dans « l’œil » pour les trouver sans chercher sa signature, dans ces salons babyloniens…»[4].

En 1960, naît sa seconde fille, Anouk ; il emménage rue G. Péri, toujours à Châtillon-sous-Bagneux ; il y poursuivra ainsi que dans son atelier de la rue Hoche la réalisation de son œuvre dans un grand anonymat, mais sous le regard émerveillé de quelques amis fidèles et de son épouse Charlotte qui le soutiendra sa vie durant. En l’absence de notoriété, il devra se résoudre tout au long de son activité de créateur à consacrer une partie de son énergie à des activités salariées ; ainsi, il sera notamment professeur d’allemand à l’École Boulle, puis à partir de 1964, au Lycée technique et commercial de Cachan (Hauts-de-Seine).

Il obtiendra finalement en 1968 la nationalité française, à laquelle il appartient de cœur depuis son arrivée en France trente ans plus tôt, grâce notamment aux interventions, appuis et témoignages de Robert Minder, professeur au Collège de France, de Bernard Dorival, conservateur en chef du Musée national d’art moderne, de Roger Van Gindertael, critique d’art, d’Olivier Debré, Roger Bissière et Pierre Soulages, artistes peintres. Il meurt brusquement le 15 mai 1970 à son domicile de Châtillon.

Expositions[modifier | modifier le code]

Expositions de groupe[modifier | modifier le code]

Expositions personnelles[modifier | modifier le code]

  • 1951 Galerie Colette Allendy à Paris (France)
  • 1954 Galerie Parnass (dir. Rolf Jährling) à Wuppertal (Allemagne)
  • 1955 Centre d’études françaises de Düsseldorf (Allemagne)
  • 1955 Galerie L’Entracte (dir. Ernest Genton) à Lausanne (Suisse)
  • 1955 Galerie La Citadella (dir. Gisèle Real) à Ascona (Suisse)
  • 1959 Galerie Paul Fachetti à Paris (France)
  • 1963 Avec Greta Saur, Städtisches Museum Trier (dir. Curt Schweicher) à Trèves (Allemagne)
  • 1964 Galerie Dorothea Loehr à Francfort-sur-le-Main (Frankfürt-am-Main, Allemagne)
  • 1971 Châtillon-des-Arts et commune de Châtillon : exposition rétrospective (France)
  • 1972 Foyer International d’Accueil de Paris (FIAP) : exposition rétrospective (France)

L’homme et l’œuvre[modifier | modifier le code]

« Dans sa jeunesse, quand il commença à peindre tout en poursuivant ses études universitaires, Wendt possédait les dons d’observation et les moyens d’expression d’un très bon peintre réaliste comme en témoignent les rares portraits des années 1930 qui ont pu être sauvés. Mais lorsqu’un peu plus tard, il eut décidé de se consacrer définitivement à la peinture, c’est de manière non moins réfléchie qu’il s’engagea dans les voies nouvelles de la conception « abstraite » de l’œuvre d’art. À cette époque, la jeunesse artistique en Allemagne se trouvait devant la réalité du fait plastique « abstrait » révélé par l’exemple d’initiateurs comme Vassili Kandinsky ou Paul Klee, par les expositions de quelques suprématistes et constructivistes russes, et surtout par l’enseignement du Bauhaus. Mais très vite l’oppression tyrannique des nazis allait se déchaîner contre toute liberté de création. Aussi l’adhésion aux idées novatrices de l’art abstrait s’associait alors tout naturellement à la défense périlleuse des libertés démocratiques. Ainsi en était-il pour F. W. Wendt qui déjà avait été amené à quitter l’Université en raison de sa prise de position politique et qui, bientôt, prendra la résolution de quitter son pays pour chercher asile en France.

Dès son arrivée à Paris, il reprend ses recherches picturales. Il doit se rendre compte que les positions « abstraites » restaient encore bien marginales dans les activités artistiques parisiennes et quelque peu confuses, car elles étaient associées parfois à d’autres tendances, comme le surréalisme par exemple. Pourtant F. W. Wendt, lui, reste très ferme dans ses intentions initiales. Même son passage à l’atelier-académie libre de Fernand Léger n’infléchit nullement son orientation, et il recherche la fréquentation des seuls artistes qui sont engagés dans la même voie que lui. Sa situation précaire de réfugié politique lui imposant de difficiles conditions de travail ne lui permet pas de se réaliser pleinement et les pénibles épreuves qu’il subit ensuite pendant l’Occupation retardent encore son accomplissement. Mais aussitôt après, il renoue avec ses premières expériences et parvient enfin à les mettre en œuvre dans des compositions abouties qu’il expose dans les premiers salons d’après-guerre, au Salon des Surindépendants et au Salon des Réalités Nouvelles. Cette première époque qui s’est étendue jusqu’en 1949 approximativement, se caractérisait par la dominante constitutive de la ligne. C’était, en effet, le tracé libre d’arabesques plus ou moins enchevêtrées qui animait la surface de la toile et qui déterminait la constitution de formes que le jeu des couleurs et des nuances venait ensuite matérialiser. Cette méthode d’élaboration n’a été pour le peintre qu’un point de départ, car il s’était essayé, simultanément, dans de plus petites œuvres, à varier ses moyens d’expression pour renforcer la densité des éléments picturaux et surtout pour élargir le champ d’action de ses investigations créatrices. Il avait laissé prévoir le dynamisme irréductible de son évolution lorsqu’il publiait en 1947 dans le premier album du Salon des Réalités Nouvelles ces brèves notes : « Ce que nous voulons ? La transformation de nos expériences en un tourbillon de couleurs et de traits. « Notre technique ? Qu’elle soit, autre phénix, toujours renouvelée du passé et du présent. « Notre sujet ? Il n’y en a qu’un : l’avenir. »[6]

Est venue ensuite une assez longue période évolutive au cours de laquelle il s’attache à se dégager du graphisme en élargissant les empreintes des coups de pinceau jusqu’à tracer des formes pleines dont le mouvement crée une puissante sensation d’espace en même temps qu’un ordre plastique évident. Sans jamais porter atteinte à la nature objective de sa peinture qui était et est restée pour lui le principe rigoureux de l’art abstrait, il accentue l’aspect descriptif de ses compositions en chargeant les éléments de significations implicites et en dégage même parfois un certain dramatisme. Mais toujours avec réserve, car comme il s’était méfié du systématisme de l’art abstrait géométrique, il résiste aussi bien à ce moment à la tentation de la subjectivité de l’abstraction lyrique. Ses toiles du début de cette époque figuraient à sa première exposition personnelle à la galerie Colette Allendy. Nous voyons alors apparaître dans sa peinture un nouvel état de tension provoqué par la répétition concertée de certains éléments mis en situation structurale. Toujours lucide dans sa démarche, il s’était expliqué sur ce point crucial de son évolution : « … j’ai été tributaire du graphisme pendant quinze ans (1938-1953). J’ai cherché, dès le début, l’objectif. Par cette recherche, j’ai été amené à la structure. »[7] Il voyait en la structure l’élément constitutif de l’espace pictural, avec pour attributs la tension et la densité. Parallèlement il s’était nettement précisé que la signification nouvelle de l’acte esthétique libéré des servitudes de la figuration, exigeait une plus profonde coïncidence du fond et de la forme : « Nous devons arriver à une synthèse où ni la couleur, ni la forme, ni le contenu ne soit absent. En dernier lieu, je dis : contenu bien que les fondements du banal, du mondain ou du magique aient fait long feu.» Et il s’interrogeait : « Ou bien chercherons-nous toujours quelques recettes nouvelles pour partager des plans, fragmenter des surfaces ou entasser des matières ? Je me le demande. Ou enfin, s’agit plutôt de ceci : être peintre, peindre ? »[8]Cette dernière question sous-entendait une réponse affirmative et un choix. F. W. Wendt avait dès cet instant reconnu la primauté de l’acte de peindre, la suprématie du faire sur le concept, pour l’accomplissement de l’être en situation dans l’époque et tributaire des constantes de la condition humaine. C’est ainsi que nous devons comprendre la pensée de l’artiste lorsqu’il avait noté ces remarques : « La peinture n’est pas une fin, mais un moyen, comme la musique ou la poésie. Le choix des moyens picturaux est secondaire et dépend des inclinations de chacun. Il s’agit peut-être d’exprimer par des éléments picturaux convenables non seulement notre temps dans sa structure la plus intime, mais aussi dans ce qui le dépasse. Notre aveuglement ou notre discernement, nos servitudes et nos libertés s’expriment infailliblement dans notre peinture. Les forces, aussi bien extérieures qu’intérieures qui nous régissent, ne sont peut-être pas toujours définissables. Nous sommes, sans exception, enfermés dans la vie comme tous nos pareils : c’est là notre tour d’ivoire et, peut-être notre seule vertu. »[9] Et si on lui demandait quel principal facteur d’efficacité se manifestait dans l’art de notre époque, c’est à l’idée d'intensité qu’il se référait et c’est réellement vers une plus grande intensité qu’a constamment tendu son développement. En conséquence d’une ascèse prolongée et d’une réflexion assidue, il était parvenu progressivement à une complète liberté rythmique accordée aux valeurs expressives d’une couleur tonale qu’il n’hésitait pas, dans certaines toiles, à purifier jusqu’à la monochromie. L’exceptionnel pouvoir d’animation qu’il extériorise alors pleinement empreint son écriture picturale très directe et variée dont il réduit parfois les modalités à une texture serrée et à une structure cadencée, afin de la concilier avec l’unité spatiale qui semble bien avoir été son objectif final.

Il est enfin généralement admis, après de longs malentendus, que l’art abstrait en refusant toute représentation des apparences de la réalité, n’en a pas moins poursuivi l’approche du réel, sa pénétration et sa mise en évidence. L’évolution de l’art actuel à laquelle F. W. Wendt a si intimement participé, n’a pas d’autre cause ni d’autres raisons d’être. Pour reconnaître ce fait, il faut admettre que le réel est à la fois le réel et le tangible de ce qui existe véritablement et non pas seulement ce que le regard perçoit des phénomènes de la réalité. Il est sensible dans la grande époque de sa maturité depuis 1953 jusqu’à ces dernières œuvres, y compris ces dessins et aquarelles, que c’est par l’élaboration d’une structure dense et rythmée avec une cohérence rejoignant celle de la matière, que F. W. Wendt avait constamment mis en accord la réalité vivante de la peinture avec celle de la nature. Pourtant à aucun moment il n’a fait dépendre son activité picturale d’une impulsion reçue du monde extérieur, du moins jamais élucidée, ni consciente et n’avait envisagé de confondre volontairement dans son tableau, la peinture et les phénomènes naturels ou ses sensations de ces phénomènes. Si la nature est quand même présente dans on œuvre, ou si celui qui la regarde ses peintures croit l’y découvrir, c’est beaucoup moins dans la mesure où celles-ci en sont issues, que parce qu’un ordre commun détermine le milieu physique et l’espace mental de l’homme. Ainsi l’unité temporelle de l’être humain et de l’univers se manifeste par le seul accomplissement de l’acte de peindre. L’œil et l’esprit largement ouverts sur un espace non mesurable sinon illimité, un espace qui est proprement « son espace vital » avant de devenir sur la toile, pour le spectateur, une étendue naturelle vibrante, F. W. Wendt a rendu extrêmement sensible, dans chacun de ses tableaux, par la tension de sa structuration serrée que parfois la lumière rend picturale rend presque impondérable, l’intensité de son accomplissement et la lucidité de sa conscience. Par son œuvre, que F. W. Wendt a voulue, sans autre justification que son évidence objective et ses admirables qualités intrinsèques, un homme a rendu compte de sa présence au monde et magnifié la condition humaine. » Roger Van Gindertael (1971) in Catalogue de l'exposition rétrospective organisée par Châtillon-des-Arts et la commune de Châtillon

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Van Gindertael, Roger, ’’François Wendt n’est plus’’ in: Les Lettres Françaises, n° 1336 , 27 Mai 1970.
  2. Zu Salm-Salm, Marie-Amélie, “Echanges artistiques franco-allemands et renaissance de la peinture abstraite dans les pays germaniques après 1945” (Edition L'Harmattan), 2004
  3. Schieder, Martin, “Im Blick des Anderen, die deutsch-französischen Kunstbeziehungen 1945-1959” (Passages - Centre allemand d'histoire de l'art - Akademie Verlag), 2005
  4. Catalogue de l'exposition rétrospective organisée par Châtillon-des-Arts et la commune de Châtillon, 1971, p. 21.
  5. Art d'aujourd'hui série 4 n°2, mars1953
  6. Album n°1 du Salon des Réalités Nouvelles,1947
  7. Catalogue de l'exposition rétrospective organisée par Châtillon-des-Arts et la commune de Châtillon, 1971, p. 12.
  8. Le Soleil Noir. Premier Bilan de l’art actuel 1937-1955, 1953, p.328
  9. Van Gindertael, Roger. “Wendt” in Cimaise n°5 Avril 1954, p.16

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Repères bibliographiques[modifier | modifier le code]

  • 1953 « L’art abstrait, nouvelle situation » par Roger Van Gindertael in « Premier bilan de l’art actuel » Le Soleil noir nos 3 et 4 (1953)
  • 1953 « Hartung, Davring, Wendt, Leppien, Springer, Greta Saur/Sauer et Wols» par Herta Wescher in Art d’aujourd’hui Série 4, no 6 (août 1953)
  • 1953 « Douze lithographies des peintres Calliyannis, Constant, Carrey, Dumitresco, Roger Hilton, Poliakoff, Istrati, Stephen Gilbert, Greta Saur/Sauer, Louis Pons, Selim Turan et Wendt » présentées par Roger Van Gindertael
  • 1954 « Wendt » par Roger Van Gindertael in Cimaise no 5 (avril 1954)
  • 1954 « Divergences » par Roger Van Gindertael, (1954)
  • 1955 « Propos sur la peinture actuelle » par Roger Van Gindertael, Paris (1955)
  • 1957 « Dictionnaire de la peinture abstraite » de Michel Seuphor (Ed. Hazan)
  • 1957 « Peintres d’origine allemande en France : Francis Bott, Leo Breuer, Henri Davring, Max Ernst, Adolf Fleischmann, Albert Flocon, Otto Freundlich, Johnny Friedlaender, Hans Hartung, Leppien, Hans Reichel, Greta Saur/Sauer, Ferdinand Springer, Wols et François Willi Wendt » par Roger van Gindertael in Allemagne d’aujourd’hui no 4 (1957), p. 5–27.
  • 1959 « Wendt» par Herta Wescher in Cimaise n° VI/5 (1959)
  • 1959 « Le choix d’un critique : Moser, Nallard et Wendt » par Roger Van Gindertael in L’Œil no 55/56 (1959)
  • 1960 « Permanence et actualité de la peinture » par Roger Van Gindertael, Paris (1960)
  • 1960 « Réflexions sur l’École de Paris » par Roger Van Gindertael in Quadrum no 9 (1969)
  • 1963 « François Willi Wendt - Greta Saur, catalogue de l’exposition du Städtisches Museum de Trèves » (Trier – Allemagne)
  • 1963 « Les artistes dans leur atelier : « Wendt » par Madeleine Rousseau in Le Musée Vivant no 17 (1er et 2e trimestre 1963).
  • 1970 « François Wendt n’est plus » par Roger Van Gindertael in Les Lettres françaises no 1336 du 27 mai 1970.
  • 1971 Catalogue de l’exposition rétrospective organisée par Châtillon-des-Arts et la commune de Châtillon : François W. Wendt ou l’invitation à la vie par R.J. Moulin - François W. Wendt, l’homme et l’œuvre par Roger Van Gindertael - Témoignages de Robert Minder, Professeur au Collège de France, Robert Fontené et Morice Lipsi, président et vice-président et du Salon des Réalités Nouvelles, Herta Wescher, critique et historien d’art, de Kaskaya, artiste peintre.
  • 1972 « Peinture, musique : François Willi Wendt» par André Almuro in France Culture - émission radiophonique du 15 mai 1972.
  • 1974 « L'art abstrait, 1945 - 1970 (volume 4) » de Michel Ragon et Michel Seuphor, (Maeght Éditeur)
  • 1980 « Treffpunkt Parnass Wuppertal 1949-1965 » de W. Baltzer und A. W. Biermann, Kunst- und Museumsvereins Wuppertal, Von der Heidt-Museum, (Köln : Rheinland-Verlag)
  • 2004 « Échanges artistiques franco-allemands et renaissance de la peinture abstraite dans les pays germaniques après 1945 » de Marie-Amélie zu Salm-Salm (Édition L'Harmattan)
  • 2005 « Im Blick des Anderen, die deutsch-französischen Kunstbeziehungen 1945-1959 » - prix parlementaire franco-allemand en 2006 - de Martin Schieder (Passages - Centre allemand d'histoire de l'art - Akademie Verlag)
  • 2006 Catalogue de l'exposition « Réalités nouvelles 1948-1955 » d'Arthur Cavanna, Daniel Shidlower, Domitille d'Orgeval organisée par la Galerie Drouart (Paris)

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