Leo Breuer

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Leo Breuer ( à Bonn, Allemagne à Bonn RFA est un peintre, dessinateur et illustrateur allemand ayant travaillé en France à Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils ainé de Josef Breuer (1858-1932 ) et Katharina (1870 - 1937)[1], sa mère est catholique et son père juif [2]. Après avoir fait ses études à l'école des Beaux-arts de Cologne. Mobilisé, il est envoyé sur le front russe en 1915 où il est fait prisonnier. De retour, il poursuit ses études à Kassel après la première guerre mondiale, où il devient l'assistant du peintre Willi Stocke. En 1924, il épouse Hélène Esler[1]. Après un voyage en Italie, il visite Paris en 1925. De retour en Allemagne, il est peintre décorateur de théâtre à Düsseldorf dans les années 1930, dans un style réaliste et expressionniste. Il appartient à l'époque à la "Neue Sachlichkeit". Il s'établit à Berlin, il enseigne et expose à la Galerie Gurlitt en mai 1933, avant de fuir le nazisme en 1934 pour la Hollande, puis la Belgique[1]. En mai 1940, il est arrêté par les autorités françaises et envoyé au camp de Saint Cyprien, où il attrape le typhus. Rétabli il est interné au camp de Gurs. Membre d'une association d'entraide catholique, il réussit à peindre la vie dans le camp. Relâché en 1941, il vit alors caché à Chansaye près de Lyon sous le pseudonyme de Léon Brun[3], jusqu'à la libération avec plusieurs prisonniers politiques et juifs cachés avec lui [2]. C'est dans ces conditions des plus difficiles qu'il rencontre sa seconde femme la sculptrice Annie Wartenberg (1915-1995) qu'il épouse en 1949[1]. Après la seconde guerre mondiale, ils s'établissent à Paris en et il devient un peintre abstrait fortement influencé par Auguste Herbin[4]. Il reste à Paris jusqu'en 1970, puis revient à Bonn où il s'éteint le .

Son œuvre[modifier | modifier le code]

Son œuvre de jeunesse est réaliste marquée par une forme de post-impressionniste qui évolue vers une forme de constructivisme. Puis à la suite de sa rencontre avec Auguste Herbin, il se tourne vers l'abstraction entre objets et couleurs. Il est alors en contact avec le peintre Hans Hartung et le critique Michel Seuphor. Il participe à la création du Salon des réalités nouvelles en 1946 où il expose tous les ans, jusqu'à sa mort en 1975, et dont il est l'archiviste à partir de 1955. En 1961, il s'affile au groupe Mesure emmené par Georges Folmer, son œuvre s'apparente de plus en plus à un art cinétique. Il expose avec la galerie Colette Allendy, puis à la galerie Hautefeuille à Paris. Une rétrospective de son œuvre a lieu au musée du Land Rhénan en 1973[3]. Deux commandes publiques pour des écoles à Seiches-sur-Loire et à Montagne-sur-Loire en 1974 et 1975.

Une exposition-rétrospective a lieu en 1982 au musée de Pontoise et de Cholet[5] puis une grande rétrospective à Heidelberg en 1992.

Collections publiques[modifier | modifier le code]

  • Bibliothèque Kandinsky - Musée d'Art moderne - Centre Pompidou
  • Yad Vashem Art Museum

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d http://www.rheinische-geschichte.lvr.de/persoenlichkeiten/B/Seiten/LeoBreuer.aspx
  2. a et b http://www.yadvashem.org/yv/en/exhibitions/art/breuer.asp
  3. a et b (de) « Biographie », sur le site officiel Leo Breuer
  4. art Breuer in Larousse
  5. Leo Breuer, catalogue Musée de Pontoise / Musée de Cholet / Centre culturel Thibaud de Champagne à Troyes, Pontoise 1982