Flore du Massif central

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Position du Massif central au centre-sud de la France et au carrefour de plusieurs zones climatiques : océanique à l'ouest, continentale à l'est et méditerranéenne au sud
Contraste de la végétation entre un adret, occupé par une lande à genêt purgatif, et un ubac, recouvert par une hêtraie, dans une vallée du Massif central (vallée de la Biourière en Aubrac).

La flore du Massif central est très variée en raison de la grande superficie de ce massif et de sa position de carrefour entre différentes zones climatiques. Les plantes que l'on peut croiser dans la partie occidentale, très humide, ne sont pas les mêmes que celles que l'on trouve dans la partie orientale, plus sèche, et la différence est encore plus grande avec les espèces que l'on peut trouver dans la partie sud (Causses, Cévennes), soumises à des influences méditerranéennes marquées. Cette composante spatiale n'est pas la seule à intervenir car l'exposition, l'altitude ou la nature du substrat sont aussi des facteurs déterminants. En effet, on peut souligner à ce propos l'opposition classique entre les versants exposés au sud et ceux exposés au nord (adret et ubac) ou encore les différences qui existent dans la végétation entre, d'une part, les sols acides (granite) et d'autre part, les sols basiques (calcaire ou basalte). Bien que l'altitude du Massif central soit faible par rapport à d'autres massifs montagneux comme les Alpes ou les Pyrénées, on observe un étagement de la végétation très net qui peut aller de la végétation méditerranéenne à la pelouse subalpine (cas des Cévennes). D'une façon générale, dans la majeure partie du Massif central, on peut distinguer quatre étages de végétation :

  • un étage de plaine jusqu'à 500 m d'altitude (bien représenté dans la Limagne) ;
  • un étage collinéen (jusqu'à 900 m d'altitude sur la majeure partie du massif sauf au nord-ouest où cette limite est plus basse) ;
  • un étage montagnard (jusqu'à 1 500 m d'altitude) ;
  • un étage subalpin (au-delà de 1 500 m d'altitude).

Dans les Cévennes, l'étage de plaine peut être qualifié d'« étage méditerranéen ». Ces limites peuvent évidemment varier suivant l'exposition (plus basses en versant nord).

Étage de plaine[modifier | modifier le code]

Aspect de la plaine de Limagne avec ses petits sommets volcaniques.

C'est un niveau relativement peu présent dans le Massif central qui est avant tout un pays de hauts plateaux. Il est néanmoins bien représenté dans la plaine de Limagne ainsi que dans les bassins de Roanne et de Montbrison. Ce sont des espaces intensément cultivés qui laissent peu de place à la nature. Ce sont également des zones peu arrosées (la Limagne d'Issoire est ainsi l'un des lieux les plus secs de France avec à peine plus de 500 mm de précipitations par an[1]) et soumises à un climat semi-continental (plus exactement semi-océanique « intramontagnard » ou semi-océanique d'abri, dans climat de la France) assez marqué avec des étés chauds et des hivers froids (en raison des fréquentes inversions de température). Parmi les plantes caractéristiques de ce milieu figurent le chêne pubescent (Quercus pubescens), le chèvrefeuille étrusque (Lonicera etrusca), le sainfoin (Onobrychis viciifolia), la sauge des prés (Salvia pratensis), le coquelicot, le trèfle des prés, la pensée sauvage, le polygale commun, l'achillée millefeuille, la véronique de Perse et beaucoup d'autres qui ne sont pas du tout spécifiques de la flore d'Auvergne.

En fait, seuls les quelques petits sommets volcaniques qui parsèment ici et là la Limagne revêtent un intérêt écologique surtout sur leurs versants sud où se développe une flore à affinité méditerranéenne. On a pu ainsi y relever[2] la présence de plusieurs plantes intéressantes d'origine clairement méridionale comme la luzerne de Montpellier (Trigonella monspeliaca), le liseron rayé (Convolvulus lineatus) ou l'astragale de Montpellier (Astragalus monspessulanus).

Dans les Cévennes, l'étage de plaine est l'étage méditerranéen : c'est la garrigue languedocienne où domine le chêne vert.

Étage collinéen[modifier | modifier le code]

La vallée du Lot vers Mende. Les versants ont été reboisés massivement en pins noirs.

Ce niveau est plus souvent forestier que l'étage inférieur. Les arbres caractéristiques à cette altitude sont le chêne sessile et le chêne pédonculé surtout dans l'Ouest du massif. À l'Est, apparaît le pin sylvestre[3]. La flore qui accompagne ces espèces ligneuses n'est pas particulièrement remarquable : on retrouve là les fleurs des bois classiques comme le muguet, l'anémone sylvie, le mélampyre des prés ou le sceau de Salomon. D'une façon générale, cet étage a fait l'objet au XIXe et au XXe siècle de reboisements massifs comme par exemple dans le Limousin (plantation de résineux) mais aussi dans le sud sur certaines pentes fortes qui avaient tendance à s'éroder (un bon exemple est fourni par les forêts de pins noirs sur tout le pourtour des causses et en particulier dans la haute vallée du Lot autour de Mende).

Certaines zones présentent toutefois un intérêt écologique certain comme la planèze de Saint-Flour où se trouvent rassemblées en un même lieu des fleurs relativement rares d'origine continentale (Veronica spicata) et d'origine atlantique (Ranunculus nodiflorus)[2]. Il en est de même pour le bassin du Puy-en-Velay où l'on peut trouver des espèces messicoles (c'est-à-dire liées aux champs de céréales) d'origine orientale (Conringia orientalis, Neslia apiculata, etc.)[2]. La région caussenarde présente également une flore d'un très grand intérêt du fait de sa géologie particulière et de sa situation qui se caractérise par une forte pénétration de la flore méditerranéenne ainsi que par la présence de plantes issues de milieux steppiques et de montagnes calcaires (voir plus loin).

Il faut également signaler la présence à cet étage d'un œillet endémique du Massif central : l'œillet de granite (Dianthus graniticus) poussant, comme son nom l'indique, sur sol siliceux, dans les Cévennes et le Vivarais jusqu'à une altitude d'environ 1 000 m.

Étage montagnard[modifier | modifier le code]

Forêt[modifier | modifier le code]

Lis Martagon (monts d'Aubrac)
Hêtraie d'altitude en automne. Les arbres sont limités à 5-6 m de hauteur en raison de la force des vents.

À partir de 900 m d'altitude, commence le domaine du hêtre et son cortège floristique très caractéristique. C'est en effet cet arbre qui domine à cette altitude, du moins sur une large moitié ouest du massif. À l'est, en particulier en Haute-Loire, le hêtre est remplacé par le pin sylvestre (climat plus sec). Dans certaines zones froides et humides, le sapin vient se mêler au hêtre et peut même y devenir dominant[4] (Monts du Cantal, Artense, Nord de la Margeride, Forez). En tout cas, c'est bien à l'étage montagnard que le Massif central commence à se distinguer des basses terres qui l'entourent par la grande richesse de sa flore. Les espèces rencontrées varient suivant que l'on se trouve dans un bois à sous-sol basaltique (roche basique) ou dans un bois à sous-sol granitique (roche acide). Dans le premier cas, on croisera des fleurs calcicoles telles que le centaurée des montagnes, le bois gentil, le cirse érisithales (plus rare), la cardamine à cinq ou sept folioles ou le séneçon cacaliaster et aussi parfois paradoxalement des espèces calcifuges (en raison du caractère relativement neutre du basalte, celui-ci comportant peu de silice ou de carbonate de calcium à l'état libre, ces éléments se présentant sous forme de silicates[5]). Par contre, sur le granite, on ne trouvera aucune espèce calcicole. Parmi ces espèces acidophiles, on peut citer le séneçon de Fuchs (très présent dans le Forez), la prénanthe pourpre, le mélampyre des prés ou le mélampyre des forêts. Toutefois, une grande majorité de fleurs s'accommodent des deux types de sol : aspérule odorante, lis martagon, maïanthème à deux feuilles, luzule blanc-de-neige, digitale pourpre, parisette, doronic d'Autriche, scille à deux feuilles, jacinthe des Pyrénées (Ouest du massif), sceau de salomon verticillé, calament à grandes fleurs (« thé d'Aubrac »), etc. Les influences climatiques interviennent aussi : on peut ainsi trouver par exemple dans les forêts de l'Ouest du massif des plantes rares à affinité atlantique comme le pavot jaune[6] (Meconopsis cambrica).

Toutes ces plantes se retrouvent dans la zone du hêtre (surtout en lisière de bois ou dans les clairières car les bois de hêtres sont très sombres, ce qui empêche la croissance de la majorité des plantes) ou dans les taillis de noisetiers, mais quelques-unes d'entre elles se retrouvent aussi dans la zone du pin sylvestre. Par ailleurs, les forêts de pins étant plus claires, celles-ci abritent plus d'espèces végétales, en particulier des arbustes tels que le genévrier commun et des mousses.

Enfin, dans les coupes de bois, on rencontre très fréquemment l'épilobe en épi, espèce pionnière qui colonise parfois de grandes surfaces, et qui peut être accompagné[N 1] d'arbres ou d'arbustes comme le bouleau, le sureau noir (altitude < 1 200 m), le sureau rouge[7] (rare en dessous de 1 000 m d'altitude) ou, plus banalement, le genêt à balais.

Espaces ouverts[modifier | modifier le code]

Lande à genêt purgatif (Aubrac)
Pulsatille rouge (endémique du Massif central)

Dans le Massif central, les espaces ouverts à l'étage montagnard sont tous d'origine anthropique. Il convient d'en distinguer trois types : les pâturages des montagnes volcaniques[N 2], très riches à la fois sur le plan écologique et agronomique, les landes ou les pelouses des sols granitique ou schisteux, moins intéressantes sur le plan agronomique mais très riches en espèces et enfin les prés de fauche. Dans les landes, plusieurs sous-catégories peuvent être distinguées[8] : landes à fougère, à genêt purgatif[N 3], à callune ou à myrtille commune[N 4] (ces deux dernières se retrouvant en général sur sol granitique peu épais). Par ailleurs, les landes étant des espaces de transition entre pâturage et forêt, celles-ci abritent souvent des espèces pionnières d'arbres ou d'arbustes aussi diverses que le bouleau, l'églantier, le noisetier, l'aubépine, le sorbier des oiseleurs ou l'alisier blanc[8].

Les bordures de propriété ou les haies[9] (quand elles existent, car les paysages de bocage sont assez rares dans le Massif central) comptent aussi quelques espèces ligneuses intéressantes comme le frêne commun (qui est souvent sévèrement taillé car ses feuilles sont utilisées pour l'alimentation du bétail), l'érable plane, l'érable sycomore, le prunellier, le framboisier ou le merisier à grappes, arbuste aux fleurs blanches qui ne pousse qu'à partir d'une certaine altitude.

Au niveau de la strate herbacée, les graminées[N 5] constituent l'essentiel du couvert végétal avec un grand nombre d'espèces représentées. Les plus fréquentes, en particulier dans les pelouses ou les landes acidiclines, sont le dactyle aggloméré, le fromental élévé, la fétuque rouge, l'agrostis commun et le nard raide (les pelouses où cette dernière espèce domine sont appelées nardaies). Il faut également signaler la présence de quelques espèces plus caractéristiques des pâturages ou landes d'altitude comme la flouve odorante, la canche flexueuse (Deschampsia flexuosa), le pâturin des Sudètes ou la fétuque d'Auvergne, endémique du Massif central (Festuca arvernensis) [2].

Quant aux autres plantes à fleurs, elles se répartissent de façon variable dans les trois types d'espaces ouverts évoqués précédemment, participant à diverses associations végétales. Ainsi, il existe des espèces qui peuvent croître indifféremment dans les trois espaces : la gentiane jaune, la dent-de-chien (montagnes de l'Ouest), le narcisse jaune, l'orchis sureau, le vératre blanc, l'arnica des montagnes ; d'autres préfèrent les prés de fauche : raiponce occidentale, renouée bistorte, narcisse des poètes et d'autres enfin se retrouvent plus souvent dans les pâturages non fauchés (qu'ils soient granitiques ou basaltiques) : genêt d'Angleterre, genêt poilu, gentiane des champs, pulsatille rouge (endémique du Massif central et surtout présente sur les versants est des différents massifs), fenouil des Alpes (cette plante, connue aussi sous le nom de cistre, est broutée par les vaches de race Salers ou Aubrac et ferait toute la saveur du fromage du Cantal), euphorbe d'Irlande (plante atlantique poussant dans l'ouest du massif), liondent des Pyrénées, etc.

Zones humides[modifier | modifier le code]

Une plante rarissime en France : le ligulaire de Sibérie.
Plantes aquatiques sur les bords du lac de Saint-Andéol (Aubrac). On reconnaît en particulier des trèfles d'eau et des flûteaux nageants (petites feuilles qui flottent).
Fruits de Canneberge (Vaccinium oxycoccos) sur tapis de sphaignes.

Les zones humides peuvent regrouper plusieurs biotopes : bords de cours d'eau ou de lac, mégaphorbiaies, tourbières[N 6].

Dans les mégaphorbiaies, on a affaire à des plantes souvent de grande hauteur (entre un et deux mètres) parfois disposées en colonies serrées : aconit tue-loup, aconit napel (altitude > 1 200 m, très toxique), pigamon à feuilles d'ancolie, renoncule à feuilles d'aconit, adénostyle à feuilles d'alliaire (alt. > 1 200 m), populage, chardon bardane (plus rare), etc. Ces plantes montagnardes peuvent occasionnellement côtoyer des plantes comme la reine-des-prés ou la valériane, fréquentes dans le Massif central dans ce type d'écosystème. Quant aux arbres, on trouve fréquemment au bord de l'eau des aulnes glutineux et différentes espèces de saules, dont certaines qui ne poussent qu'en montagne (Salix pentandra, Salix bicolor[2]).

Dans les tourbières, du fait de la pauvreté en nutriments des tapis de sphaignes, les plantes sont souvent plus petites et quelquefois carnivores (drosera à feuilles rondes, grassette commune). Mais beaucoup d'autres espèces peuplent les tourbières du Massif central, ce qui en fait toute la valeur écologique : ainsi, dans les dépressions saturées d'eau, on trouvera, entre autres, le comaret ou potentille des marais (Potentilla palustris) ou le trèfle d'eau (Menyanthes trifoliata), et en position plus haute, sur les buttes de sphaignes, la canneberge (Vaccinium oxycoccos et Vaccinium microcarpum), la linaigrette à feuilles engainantes (Eriophorum vaginatum), l'andromède à feuilles de Polium, le lycopode inondé, etc. On pourra aussi y croiser la gentiane pneumonanthe, la parnassie des marais, le trèfle brun-rouge (Trifolium spadiceum), la swertie vivace (Swertia perennis, surtout présente en Aubrac) ou le trolle d'Europe (caractéristiques également des prairies hygrophiles). Les genres Carex et Juncus sont quant à eux bien représentés avec, entre autres, des espèces rares caractéristiques des tourbières d'altitude comme Carex cespitosa, Carex chordorrhiza, Carex limosa, Carex pauciflora, Juncus alpinoarticulatus ou encore Juncus filiformis[10].

Le Massif central compte aussi quelques stations de plantes de tourbières relictuelles de la dernière ère glaciaire et rarissimes en France comme l'impressionnant ligulaire de Sibérie (Cézallier, Aubrac), la scheuchzérie des marais, le bouleau nain ou le saule des lapons (ces deux arbustes sont présents dans les tourbières de la Margeride ainsi que dans les monts Dore pour le dernier). On dénombre également quelques stations de la très rare orchidée épiphyte Hammarbya paludosa (le Malaxis des marais) dans certaines tourbières de la Lozère (Aubrac, Margeride) et du Limousin.

Enfin, il faut signaler quelques intéressants représentants de la flore lacustre dont les isoetes (Isoetes lacustris et Isoetes echinospora), plantes aquatiques boréales très exigeantes sur la qualité de l'eau et très rares en France qu'on trouve dans quelques lacs du Cézallier et de l'Aubrac (ainsi que dans quelques lacs des Pyrénées), le flûteau nageant (Luronium natans) qu'on peut rencontrer au bord de certaines étendues d'eau et qui est protégé au niveau européen, et le nénuphar nain (Nuphar pumila), espèce boréale rare en France, qui fréquente quelques lacs aux eaux froides en Auvergne.

Cas particulier du sud du massif[modifier | modifier le code]

La roche calcaire, omniprésente dans la région des Causses, induit une flore bien spécifique. Ici, les gorges de la Jonte.
Adonis de printemps (Adonis vernalis) éclosant sur le causse de Sauveterre
Anémone pulsatille de Coste (Pulsatilla vulgaris var. costeana) sur le causse de Sauveterre.

Dans le sud du massif (Causses et Cévennes), les spécificités quant à la nature du sol et du climat induisent une flore particulière avec un taux d'endémisme plus élevé que dans le reste du Massif central[11],[N 7]. La hêtraie est toujours présente, en particulier dans les Cévennes, même sur les versants sud car ceux-ci sont exposés aux pluies venant de Méditerranée (mont Aigoual en particulier). Dans les Causses, elle ne se maintient que sur les versants exposés au nord, les versants sud et les plateaux étant surtout occupés par de maigres pâturages, favorables à de petits arbustes délaissés par les ovins comme le buis (Buxus sempervirens) ou le genévrier cade (Juniperus oxycedrus), parfois ponctués de bois de chênes et de pins[11].

En raison du substrat calcaire, la flore des Causses diffère sensiblement de celle du reste du Massif central. On y croise des plantes originaires des milieux steppiques comme la stipe pennée (Stipa pennata) ou la gesse blanchâtre (Lathyrus pannonicus subsp. asphodeloides) et plus généralement des plantes de pelouse sèche et(ou) de rocailles calcaires comme la vulnéraire des Causses (Anthyllis vulneraria subsp. praepropera), la germandrée de Rouy (Teucrium rouyanum, endémique du sud de la France), le « chardon-baromètre » (Carlina acanthifolia), le lin campanule (Linum campanulatum), le polygale du calcaire (Polygala calcarea), etc.

On trouve également des plantes plus spécifiquement méditerranéennes (présentes à l'étage collinéen mais pouvant déborder sur l'étage montagnard) comme le lin à feuilles de Salsola (Linum suffructicosum salsoloides), l'œillet giroflée (Dianthus caryophyllus), l'orcanette (Onosma fastigiata), le panicaut champêtre (Eryngium campestre), l'astragale de Montpellier (Astragalus monspessulanus), la lavande officinale (Lavandula angustifolia), etc.

Enfin, les Causses abritent des plantes de montagnes calcaires comme le laser siler (Laserpitium siler), le daphné des Alpes (Daphne alpina), l'érine des Alpes (Erinus alpinus) ou encore la campanule à belles fleurs (Campanula speciosa, originaire des Pyrénées).

Quant aux plantes strictement endémiques des Causses et des Cévennes, on trouve l'anémone pulsatille de Coste (Pulsatilla vulgaris var. costeana, sur pelouses calcaires[12]), la potentille des Cévennes (Potentilla caulescens cebennensis), la gentiane de Coste (Gentiana clusii costei), une sous-espèce de l'aster des Alpes poussant en altitude (Aster alpinus cebennensis), une orchidée, l'ophrys mouche des Causses (Ophrys insectifera aymoninii), l'arabette des Cévennes (Cardaminopsis cebennensis, également présente dans l'Aubrac et le Cantal mais pas plus au nord), le saxifrage de Prost (Saxifraga pedemontana subsp. prostii, rochers siliceux), le saxifrage des Cévennes (Saxifraga cebennensis, rochers calcaires), etc. Certaines autres sont presque endémiques de la région (c'est-à-dire présentes dans les Causses, les Cévennes et dans un nombre limité de régions proches) : la sabline hérissée (Arenaria hispida, présente aussi en Catalogne), le centaurée pectinée (Centaurea pectinata, présent aussi en Provence et dans le nord de l'Espagne), l'ancolie des Causses (Aquilegia viscosa, présente aussi dans les Corbières), etc.

Les Causses comptent en outre quelques stations de la célèbre orchidée sabot-de-Vénus (Cypripedium calceolus) et rassemblent les seules stations françaises de l'adonis de printemps (Adonis vernalis).

Étage subalpin[modifier | modifier le code]

Étage subalpin au-dessus de la forêt (le roc de Cuzeau dans les monts Dore non loin du puy de Sancy)
Mulgédie des Alpes (Cicerbita alpina) dans les monts Dore (présente également dans le Cantal et le Forez)

Si cet étage n'occupe que peu d'espace dans le Massif central, il a néanmoins un intérêt écologique de premier ordre pour les espèces que l'on y trouve. C'est le domaine des landes ou des pelouses subalpines[N 8] avec quelques rares arbres rabougris (hêtre ou résineux) du fait des conditions climatiques, en particulier des températures froides et des vents violents, voire très violents (le vent a déjà soufflé à plus de 300 km/h au sommet du mont Aigoual). Les pelouses les plus importantes en superficie se retrouvent sans surprise dans les deux massifs les plus élevés : monts Dore et monts du Cantal. Mais on peut aussi rencontrer des pelouses subalpines sur les crêtes du Forez, au mont Mézenc[N 9], au mont Lozère et au mont Aigoual.

Les plantes les plus fréquemment rencontrées dans les landes ou les pelouses subalpines, en particulier celles du Cantal et des monts Dore, sont un certain type de graminée[2] (Nardus stricta, festuca rubra, Poa alpina, Phleum alpinum, Helictotrichon versicolor, etc.) mais aussi, en zone non pâturée, des plantes arbustives (myrtille, airelle des marais, genêt poilu...). Elles sont accompagnées de plantes caractéristiques des pâturages de montagne comme le trèfle des Alpes (Trifolium alpinum), le plantain des Alpes (Plantago alpina), la grande astrance (Astrantia major), l'ail victorial (Allium victorialis), l'impératoire benjoin (Peucedanum ostruthium), la serratule des teinturiers (Serratula tinctoria ssp macrocephala), etc. Dans les zones plus humides (mégaphorbiaies), on remarquera la présence de Rumex alpinus, Cicerbita alpina, Cicerbita plumieri, Adenostyles alliariae, etc. On retrouvera là aussi le saule des lapons parfois hybridé avec d'autres saules (comme le saule rampant ou le saule bicolore).

Plus localement, on pourra également observer dans les pelouses ou sur les rochers des plantes comme l'anémone printanière (Pulsatilla vernalis) qui pousse sur le plomb du Cantal, au Mézenc et au mont Lozère, l'anémone alpine (Pulsatilla alpina) dans les monts Dore (prédominance de la variété blanche, subsp. alpina, dans ce massif) et les monts du Cantal (prédominance ici de la variété jaune dite "soufrée", subsp. apiifolia, très abondante localement), la benoîte des montagnes (Geum montanum — Dore et Cantal), la gentiane printanière (Gentiana verna — Cantal, monts Dore), la bartsie des Alpes (Bartsia alpina — uniquement Cantal), le gnaphale de Norvège (Omalotheca norvegica - Cantal, monts Dore), l'androsace carnée (Androsace carnea — Plante d'éboulis des monts Dore et du Cantal), etc.

Il existe également certaines espèces à cet étage dont la présence dans le Massif central est anecdotique mais qui méritent d'être signalées. Parmi elles, on peut citer[2] le lis de St Bruno (Paradisea liliastrum), grand lis aux belles fleurs blanches, dont on connaît une station au mont Aigoual et au mont Mézenc, le séneçon leucophylle (Senecio leucophyllus), dont l'unique station dans le Massif central est aussi au mont Mézenc (plante des Pyrénées orientales poussant sur les éboulis), la saxifrage à feuilles d'épervière (Saxifraga hieraciifolia) dont la seule station en France se trouve dans les monts du Cantal et qui pousse habituellement dans les régions arctiques (Norvège, Sibérie, Canada) ainsi que dans les Alpes orientales et les Carpates, l'homogyne des Alpes, uniquement signalé dans les monts du Forez (secteur de Pierre-sur-Haute[13]), la soldanelle des Alpes (Soldanella alpina — uniquement dans les monts Dore), la dryade à huit pétales (Dryas octopetala) sur les versants septentrionaux du Cantal et des monts Dore, etc. Toutes ces plantes sont fragiles et strictement protégées, certaines étant très menacées (comme Dryas octopetala).

Certains secteurs se distinguent tout particulièrement comme le puy Mary et ses abords qui concentre un certain nombre d'espèces alpines qu'on ne retrouve pas ailleurs dans le Massif central comme la Tozzie des Alpes (Tozzia alpina), le saxifrage à feuilles opposées (Saxifraga oppositifolia), le saxifrage androsace (Saxifraga androsacea) ou le pédiculaire verticillée (Pedicularis verticillata).

Enfin, sur le plan des espèces endémiques[2], il existe dans le massif du Sancy (puy Ferrand, puy de la Perdrix) une jasione poussant uniquement sur sol trachytique au-dessus de 1 500 m : la jasione naine (Jasione crispa subsp. arvernensis). Dans les monts Dore et le Cantal, existe également une saxifrage unique : la saxifrage de Lamotte (Saxifraga exarata subsp. lamottei) qui croît dans les fentes des rochers au-dessus de 1 400 m. Dans le même biotope (c'est-à-dire les rochers et les éboulis d'altitude du Cantal et des monts Dore), on pourra aussi croiser une plante endémique aux fleurs jaunes, la biscutelle d'Auvergne (Biscutella arvernensis).

Menaces et protection[modifier | modifier le code]

Pedicularis comosa est une espèce de montagne qui a migré en altitude et se raréfie.

Le Massif central a vu diminuer légèrement sa biodiversité ces dernières années mais pas autant que certaines régions voisines. Seulement une trentaine d'espèces autrefois présentes n'ont plus été revues après 1990, ce qui représente une part minime de la flore totale[14]. Ce relatif appauvrissement est lié essentiellement à la destruction de certains milieux à haute valeur patrimoniale, en particulier les zones humides (drainage de prairies tourbeuses, recalibrage de cours d'eau...), à l'intensification de l'agriculture (disparition ou raréfaction de certaines espèces messicoles autrefois courantes en raison de l'usage d'herbicides) et à la place sans cesse plus grande des espaces urbanisés (bien que cette progression ne se fasse pas aussi vite dans le Massif central que dans d'autres régions françaises).

Il existe également des espèces envahissantes, souvent exotiques, qui peuvent localement poser des problèmes préoccupants en se développant au détriment des espèces indigènes (jussie dans certains cours d'eau, ambroisie, etc.). Ce phénomène peut aussi affecter les prairies de fauche trop amendées où l'on peut parfois observer le développement excessif d'espèces eutrophiles qui compromettent la qualité du fourrage (comme par exemple l'anthrisque sauvage, qui n'est pas une espèce exotique mais qui se cantonne normalement dans les zones riches en nitrates)[15].

Quant aux conséquences du réchauffement climatique, celles-ci n'ont pas encore fait l'objet d'études approfondies. Il semblerait toutefois, d'après les premières observations[14], que l'impact de ce changement ne se fasse pas encore sentir de manière significative. Dans la majorité des cas, il n'a pas été constaté de remontée en altitude des espèces subalpines, qui sont pourtant à priori les plantes les plus sensibles à l'augmentation des températures. Il existe pourtant quelques espèces qui ont migré à des altitudes plus élevées mais dont le mouvement est difficile à mettre en relation avec le réchauffement climatique : c'est le cas par exemple de Pedicularis comosa (le pédiculaire à toupet), autrefois trouvé à partir de 1 200 m d'altitude et qui n'apparaît plus aujourd'hui qu'à 1 500 m, ou encore de Hieracium aurantiacum (l'épervière orangée), trouvée en abondance au XVIIIe siècle dans tout le massif et aujourd'hui cantonnée à des altitudes élevées dans le Cantal et les monts Dore[16].

Enfin, en ce qui concerne la protection de ce patrimoine naturel, le Massif central compte un grand nombre de parcs naturels régionaux (en particulier le parc des Volcans qui est un des plus grands parc français en superficie) et surtout le parc national des Cévennes retenu par l'UNESCO comme réserve de biosphère. Les espaces rentrant dans le réseau Natura 2000 couvrent également de vastes surfaces, en particulier dans le centre du massif (pays des Couzes, val d'Allier, planèze de St Flour). Par contre, le nombre de réserves naturelles (qu'elles soient nationales ou régionales) est faible comparé à d'autres régions françaises et ce malgré le grand intérêt écologique du massif (exceptée la région des monts Dore et du Cézallier).

Liste de plantes[modifier | modifier le code]

La liste suivante répertorie quelques plantes caractéristiques et facilement observables des étages montagnards et subalpins du Massif central. Les espèces banales qu'on retrouve un peu partout et à toutes les altitudes ont volontairement été omises tout comme les plantes trop rares et de ce fait difficiles à observer et non représentatives. Même avec ces exceptions, la liste est loin d'être exhaustive.

Liste des plantes caractéristiques des étages montagnards et subalpins du Massif central
Nom vulgaire Nom scientifique Famille Habitat naturel Localisation Altitude[17] Photographies
Aconit napel Aconitum napellus Renonculacées Bord des eaux, mégaphorbiaies Ensemble du massif mais rare >1 200 m Aconit napel-Aubrac.jpg
Aconit tue-loup Aconitum vulparia Renonculacées Bord des eaux, mégaphorbiaies Ensemble du massif. Plus fréquent que l'aconit napel. >1 000 m Aconit tue-loup.JPG
Actée en épi Actaea spicata Renonculacées Hêtraies Ensemble du massif sauf Causses De 1 000 m à 1 500 m Actaea spicata 1.jpg
Adénostyle à feuilles d'Alliaire Adenostyles alliariae Asteracées Mégaphorbiaies Montagnes élevées >1 200 m Adenostyles alliariae a3.jpg
Ail de la Victoire Allium victorialis Liliacées Pelouses d'altitude, hêtraies. Plante protégée. Monts Dore, Cantal, Aubrac Généralement >1 400 m mais peut descendre à 1 100 m (Aubrac) Allium victorialis 090705a.jpg
Alchemille commune[18] Alchemilla vulgaris Rosacées Pâturages, prairies, lieux herbeux Ensemble du massif De 500 m à 1 800 m Alchemilla vulgaris.jpg
Alchemille des Alpes[18] Alchemilla alpina Rosacées Pâturages, sur sol siliceux. Ensemble du massif >1 000 m Alchemilla alpina - Iceland - 2007-07-05.jpg
Andromède Andromeda polifolia Ericacées Tourbières (rare). Plante protégée. Monts Dore, Cézallier, Cantal, Forez, Aubrac De 1 000 m à 1 400 m Andromède Aubrac.jpg
Anémone printanière Pulsatilla vernalis Renonculacées Pelouses subalpines Très localisé (Plomb du Cantal, Mézenc, Mont Lozère) >1 500 m Anemone de Printemps.JPG
Anémone des Alpes Pulsatilla alpina Renonculacées Pelouses subalpines Monts Dore (variété blanche), Cézallier, Cantal (variété jaune dite soufrée) >1 400 m Pulsatilla alpina subsp apiifolia 01.jpg
Arnica des montagnes Arnica montana Asteracées Prairies, sur sol siliceux Ensemble du massif >1 100 m Arnica montana Aubrac.JPG
Armérie des sables Armeria arenaria Plombaginacées Pelouses sèches, lieux sablonneux Sud et centre du massif (Cévennes, Aubrac, Vivarais) 500 m à 1 350 m Armerie arenaria Aubrac.jpg
Bartsie des Alpes Bartsia alpina Scrofulariacées Pâturages, combes à neige, éboulis Cantal >1 300 m Bartsia alpina a4.jpg
Benoîte des montagnes Geum montanum Rosacées Pelouses subalpines (rare) Monts Dore, Cantal >1 400 m Geum montanum.jpg
Benoîte des ruisseaux Geum rivale Rosacées Prairies humides, bord des ruisseaux Ensemble du massif De 1 000 m à 1 500 m Geum rivale-01 (xndr).jpg
Berce de Sibérie ou Berce de Lecoq Heracleum sibiricum Apiacées Divers biotopes mais préfère les lieux humides Cantal, Mézenc, Aubrac, Cévennes[N 10] Généralement au-dessus de 1 000 m
Bétoine officinale Stachys officinalis Lamiacées Prairies, landes, sur sol siliceux Ensemble du massif De la plaine à 1 600 m Stachys officinalis.JPG
Bois joli Daphne mezereum Thymélacées Hêtraies Ensemble du massif sauf Causses De 700 m à 1 500 m Daphne mezereum0.jpg
Brunelle à grandes fleurs Prunella grandiflora Lamiacées Prairies sèches, landes, bois clairs Cantal, Aubrac 1 000 m à 1 400 m Brunelle.JPG
Calament à grandes fleurs ("Thé d'Aubrac") Calamintha grandiflora Lamiacées Hêtraies Cantal, Aubrac 1 000 m à 1 500 m Thé d'Aubrac.jpg
Caltha des marais Caltha palustris Renonculacées Bord des ruisseaux Tout le massif 600 m à 1 200 m Caltha palustris Aubrac.JPG
Callune Calluna vulgaris Ericacées Landes granitiques Montagnes granitiques Surtout entre 1 000 m et 1 500 m Calluna vulgaris 1.jpg
Canneberge Vaccinium oxycoccos Ericacées Tourbières Tous les massifs sauf Causses. Rare, protégée en France. >1 000 m Canneberge Aubrac.jpg
Cardamine à cinq ou sept folioles Cardamine pentaphyllos ou heptaphylla Brassicacées Hêtraies sur sol basaltique Rare : Aubrac, Cantal De 1 000 m à 1 500 m Cardamine heptaphylla1.jpg
Centaurée des montagnes Centaurea montana Asteracées Forêts, rochers Montagnes basaltiques De 1 000 m à 1 800 m Centaurea montana.jpg
Cerfeuil des montagnes[N 11] Chaerophyllum hirsutum Apiacées Prés et bois humides, bords des ruisseaux Ensemble du massif >500 m Chaerophyllum hirsutum01.jpg
Cirse des marais Cirsium palustre Asteracées (ou composées) Prairies humides, marais, tourbières Tout le massif sauf Causses <1 600 m Cirsium palustre01.jpg
Cirse des ruisseaux Cirsium rivulare Asteracées Bord des eaux, zones très humides Aubrac, Cantal, monts Dore, Velay >1 000 m Cirsium rivulare 1.jpg
Cirse erisithalès Cirsium erisithales Asteracées Hêtraies d'altitude, sur sol basaltique Forez, monts Dore, Cantal, Aubrac De 1 200 m à 1 600 m Cirsium erisithales Cantal 2.jpg
Comaret des marais Comarum palustre Rosacées Tourbières, marais Dans la plupart des massifs De 1 000 m à 1 700 m Comarum palustre 1 beentree.jpg
Crocus printanier Crocus albiflorus Iridacées Pâturages, pelouses d'altitude Dans la plupart des massifs >1 200 m Crocus vernus.JPG
Doronic d'Autriche Doronicum austriacum Asteracées Bois humides, ravins. Monts Dore, Forez, Cantal, Aubrac De 700 m à 1 500 m Doronic Autriche.JPG
Drosera à feuilles rondes Drosera rotundifolia Droséracées Tourbières (protégée) Dans la plupart des massifs >1 200 m Drosera rotundifolia2.jpg
Erythrone dent-de-chien Erythronium dens-canis Liliacées Pâturages, landes Ouest du massif et en particulier Aubrac >1 100 m Dent-de-chien.JPG
Euphorbe d'Irlande Euphorbia hyberna Euphorbiacées Pâturages, landes Ouest du massif, de l'Allier à l'Aubrac >500 m Euphorbia hyberna 1.jpg
Euphraise de Rostkov Euphrasia officinalis subsp. pratensis Scrofulariacées Pâturages, landes Présente partout sauf dans les Causses >800 m Euphrasia rostkoviana ENBLA01.jpeg
Fenouil des Alpes Meum athamanticum Apiacées Pâturages frais d'altitude Tout le massif >700 m Fenouil des Alpes1.JPG
Fritillaire pintade Fritillaria meleagris Liliacées Ponctuellement dans certaines prairies humides Plutôt dans l'ouest (surtout Aubrac) <1 300 m Fritillaria meleagris audubon.jpg
Galeopsis douteux Galeopsis segetum Lamiacées Rocailles, gravier, sols sableux. Tout le massif, surtout en zone granitique. 500 m à 1 200 m Galeopsis segetum Aubrac.jpg
Genêt d'Angleterre[N 12] Genista anglica Fabacées Landes granitiques Margeride, Aubrac, Mont Lozère, Limousin Etage montagnard, parfois plus bas dans l'ouest du massif Genêt d'Angleterre.JPG
Genêt purgatif Cytisus purgans Fabacées Landes granitiques Margeride, Aubrac, Cévennes En général au-dessus de 800 m Genêts.JPG
Genêt sagitté Genista sagittalis Fabacées Pelouses, landes Tout le massif >600 m Genista sagittalis.jpg
Gentiane des Champs Gentianella campestris Gentianacées Pâturages Montagnes granitiques et basaltiques >1 000 m Gentiane des Champs - Plomb du Cantal.jpg
Gentiane jaune Gentiana lutea Gentianacées Prairies et pelouses de montagne Un peu partout (sauf Causses) De 600 m à 1 500 m Gentiana lutea.JPG
Gentiane pneumonanthe Gentiana pneumonanthe Gentianacées Landes humides, tourbières Un peu partout (sauf Causses et chaîne des Puys) De 500 m à 1 500 m Gentiane pneumonanthe2.JPG
Géranium des bois Geranium sylvaticum Géraniacées Prairies, lisières de bois, pelouses de montagne Montagnes d'Auvergne, Cévennes De 1 000 m à 1 500 m Geranium sylvaticum.JPG
Géranium noueux Geranium nodosum Géraniacées Bois Cévennes, Velay surtout. Plus disséminé ailleurs dans le massif. De 500 m à 1 600 m Géranium noueux.jpg
Grand Orpin Sedum telephium subsp. maximum Crassulacées (plantes grasses) Rochers granitiques Montagnes granitiques Étage montagnard Sedum telephium ssp. maximum Aubrac.jpg
Grande Astrance Astrantia major Apiacées Prairies, pelouses de montagne Chaîne des Puys, Monts Dore, Cantal De 800 m à 1 600 m Astrantia major R0012287.JPG
Grassette commune Pinguicula vulgaris Lentibulariacées Tourbières, bords des eaux Monts d'Auvergne, Mézenc De 1 200 m à 1 400 m Grassette commune.JPG
Groseillier des rochers Ribes petraeum Saxifragacées Bois rocheux Monts d'Auvergne, Aubrac, Forez, Vivarais >1 000 m Ribes petraeum a1.jpg
Impératoire benjoin Peucedanum ostruthium Apiacées Mégaphorbiaies, pentes herbeuses Monts Dore, Cantal, Mont Aigoual Au-dessus de 1 400 m Impératoire-benjoin.jpg
Jacinthe des Pyrénées (ou scille lis-jacinthe) Scilla lilio-hyacinthus Liliacées Bois de hêtres Monts d'Auvergne (surtout Cantal) Étage montagnard Scilla lilio-hyacinthus01.JPG
Jasione vivace Jasione laevis Campanulacées Rocailles, pelouses sèches, sur sol siliceux Tous les massifs sauf Causses >500 m Jasione levis.jpg
Jonquille Narcissus pseudo-narcissus Amaryllidacées Prairies Tous les massifs sauf Causses >1 000 m Jonquille.JPG
Laiteron de plumier Cicerbita plumieri Asteracées Bois et pelouses d'altitude, bords des ruisseaux Aubrac, Cantal, Forez >700 m Laitue de plumier.JPG
Laiteron des Alpes Cicerbita alpina Asteracées Bois et pelouses d'altitude, bords des ruisseaux Cantal, Monts Dore, Forez >1 000 m Cicerbita alpina 150705.jpg
Laser à feuilles larges Laserpitium latifolium Apiacées Bois clairs, rocailles Tout le massif >700 m Laserpitium latifolium1.jpg
Linaigrette à feuilles étroites Eriophorum angustifolium Cypéracées Tourbières, marécages Montagnes granitiques >1 000 m Eriophorum vaginatum 001.jpg
Liondent des Pyrénées Leontodon pyrenaicus Astéracées Pâturages des montagnes volcaniques Monts Dore, Cantal, Aubrac. >1 000 m Liondent des Pyrénées.jpg
Lis martagon Lilium martagon Liliacées Bois de hêtres, pelouses des sommets (plante protégée) Monts d'Auvergne, Cévennes >1 000 m Lis Martagon.JPG
Luzule blanc-de-neige Luzula nivea Joncacées Bois clairs et humides Cantal, Aubrac, Cévennes >800 m Luzule blanc de neige.jpg
Melampyre des forêts Melampyrum sylvaticum Orobanchacées Hêtraies, sapinières Auvergne, Forez, Aubrac, Margeride, Cévennes >1 000 m Melampyrum sylvaticum (Berg-Wachtelweizen) IMG 23276.JPG
Melampyre des bois Melampyrum nemorosum Orobanchacées Hêtraies, sapinières Surtout à l'est du massif (Cévennes, Vivarais) >800 m Natt och dag stor.jpg

(bractées violettes)

Myrtille Vaccinium myrtillus Ericacées Bois clairs, landes Tout le massif (sauf Causses), abondante à l'est (Forez, Mézenc) De 500 m à 1 800 m Three ripe blueberries.jpg
Narcisse des poètes Narcissus poeticus Amaryllidacées Prairies humides Tous les massifs Surtout de 500 m à 1 400 m Narcisse-Forez.JPG
Narthécie des marais Narthecium ossifragum Narthéciacées Marais, tourbières Ouest du massif (plante atlantique) jusqu'à 1 300 m Narthécie des Marais.jpg
Œillet des bois Dianthus sylvaticus Caryophyllacées Pelouses et bois d'altitude Tous les massifs sauf Causses (particulier au massif central) >600 m Oeillet des Bois.JPG
Orchis moucheron (à épi dense) Gymnadenia conopsea var. densiflora Orchidacées Pâturages de montagne, landes Monts d'Auvergne, Aubrac >1 000 m Gymnadenia conopsea3.jpg
Orchis sureau Dactylorhiza sambucina Orchidacées Pâturages de montagne, landes Relativement fréquente sauf sur sol sec >1 000 m Orchis sureau pourpre.JPG
Orchis tacheté Dactylorhiza maculata Orchidacées Prairies riches et humides, souvent sur silice. Tout le massif >500 m Orchis tâcheté.JPG
Orobanche du genêt Orobanche rapum-genistae Orobanchacées Landes à genêt purgatif Aubrac, Margeride, Cévennes >1 000 m Orobanche.JPG
Orpin hérissé Sedum hirsutum Crassulacées Rochers granitiques Massifs granitiques (Aubrac, Margeride, Forez,...) 500 m à 1 500 m Sedum hirsutum Aubrac.jpg
Parnassie des Marais Parnassia palustris Parnassiacées Pâturages de montagne, tourbières Ensemble du massif >1 000 m Parnassia palustris.JPG
Pédiculaire des bois Pedicularis sylvatica Scrofulariacées Landes humides Ensemble du massif Jusqu'à 1 700 m Pedicularis sylvatica Aubrac.JPG
Pédiculaire des marais Pedicularis palustris Scrofulariacées Tourbières, landes humides Un peu partout sauf monts Dômes De 1 000 m à 1 400 m Pedicularis palustris (plant).jpg
Pédiculaire feuillée Pedicularis foliosa Scrofulariacées Pâturages d'altitude Monts Dore, Cantal >1 200 m Beblättertes Läusekraut, Pedicularis foliosa 1.JPG
Petit lis des Vallées Maïanthemum bifolium Liliacées Hêtraies Tout le massif 800 m à 1 500 m Maianthemum bifolium1.jpg
Pigamon à feuilles d'ancolie Thalictrum aquilegifolium Renonculacées Mégaphorbiaies, prairies humides Présente çà et là, plus fréquente en Haute-Loire et en Lozère >800 m Pigamon Aubrac.jpg
Grande pimprenelle Sanguisorba officinalis Rosacées Tourbières, prairies humides Tout le massif, fréquente dans l'Aubrac <1 700 m Grandes pimprenelles.JPG
Potentille dorée Potentilla aurea Rosacées Pelouses, rochers, bois clairs Monts d'Auvergne, Aubrac >1 200 m Potentilla-aurea-160606-1.jpg
Prenanthe pourpre Prenanthes purpurea Asteracées Hêtraies Auvergne, Aubrac, Cévennes >1 000 m Prenanthes purpurea01.JPG
Pulsatille rouge Pulsatilla rubra Renonculacées Pâturages, landes sèches Versants orientaux des massifs, endémique du Massif central. >800 m Pulsatilla rubra Haute-Loire.jpg
Raiponce occidentale[N 13] Phyteuma spicatum subsp. occidentale Campanulacées Hêtraies, prairies Présente un peu partout >800 m Raiponce en épi occidentale.jpg
Raiponce hémisphérique Phyteuma hemisphaericum Campanulacées Pelouse de montagne Massifs élevés >1 500 m (>1 000 m dans les Cévennes et au Mézenc) Phyteuma hemispaericum06.jpg
Renoncule à feuilles d'aconit Ranunculus aconitifolius Renonculacées Prairies humides, bords des ruisseaux Présente partout sauf dans les Causses >1 000 m Ranunculus aconitifolius 240708.jpg
Renouée bistorte Polygonum bistorta Campanulacées Hêtraies, prairies Monts Dore, Cantal, Livradois, Forez, Aubrac, Cévennes Généralement au-dessus de 1 000 m Renouée bistorte.JPG
Roseau des Montagnes Calamagrostis arundinacea Poacées Hêtraies, sur sol acide. Ensemble du massif au-dessus de 1 000 m Calamogrostis arundinacea Aubrac.jpg
Rosier des Alpes Rosa pendulina Rosacées Forêts claires, buissons Monts d'Auvergne, Mézenc, Aubrac >900 m Rosa pendulina.jpg
Saxifrage étoilée Saxifraga stellaris Saxifragacées Pâturages de montagne, tourbières d'altitude Monts d'Auvergne, Aubrac >1 200 m Saxifraga stellaris1.JPG
Scabieuse d'Auvergne[N 14] Knautia arvernensis Dispacées Prairies, bords des chemins et des routes. Monts d'Auvergne, Aubrac. 500 m à 1 300 m Knautia arvernensis.jpg
Sceau de Salomon verticillé Polygonatum verticillatum Liliacées Hêtraies Monts Dore, Cantal, Aubrac, Cévennes >1 000 m Polygonatum verticillatum01.jpg
Scille à deux feuilles Scilla bifolia Liliacées Prairies, bois Plutôt à l'ouest De la plaine à 1 600 m Scilla bifolia03.jpg
Séneçon à feuilles d'Adonis Senecio adonidifolius Asteracées Landes sur terrain siliceux Monts d'Auvergne, Livradois, Forez, Mézenc, Margeride, Aubrac. 1 000 m à 1 700 m Seneçon à feuilles d'Adonis - Aubrac.jpg
Séneçon de Fuchs Senecio ovatus Asteracées Forêts montagnardes Monts d'Auvergne, Forez 500 m à 1 500 m Senecio ovatus01.jpg
Séneçon cacaliaster Senecio cacaliaster Asteracées Bois frais des montagnes volcaniques Monts d'Auvergne, Aubrac >1 200 m Cacaliaster.JPG
Serratule des teinturiers Serratula tinctoria subsp. monticola[N 15]. Asteracées Bois, landes Auvergne, Aubrac, Margeride >1 100 m Serratula tinctoria monticola.jpg
Solidage verge d'or Solidago virgaurea Asteracées Bois secs, clairières, rocailles Tout le massif De préférence au-dessus de 500 m Solidage verge d'or.JPG
Tabouret des Alpes Thlaspi alpestre Brassicacées Pâturages d'altitude, sur silice. Monts d'Auvergne, Aubrac, Cévennes. >1 000 m Thlaspi alpestre Kevättaskuruoho IM7264 C.JPG
Trèfle bai Trifolium badium Fabacées prairies et rocailles humides Monts d'Auvergne, Cévennes >1 400 m Trifolium badium a1.jpg
Trèfle brun-rouge Trifolium spadiceum Fabacées Prairies humides Tout le massif De 800 m à 1 600 m Trifolium Spadiceum.JPG
Trèfle des Alpes Trifolium alpinum Fabacées Pelouses d'altitude Auvergne, Cévennes, Vivarais >1 300 m Vallée du Marcadau 46.JPG
Trolle d'Europe Trollius europaeus Renonculacées Prairies humides Tout le massif sauf Causses De 800 m à 1 500 m Trollius.JPG
Vératre blanc (« baraïre » en occitan) Veratrum album Liliacées Prairies humides, pâturages Tout le massif sauf Causses >800 m Veratrum album Lozère.jpg
Violette des Sudètes Viola lutea ssp. sudetica Violacées Pâturages de montagne Auvergne >1 000 m Violette des Sudètes.jpg

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Par ordre chronologique :

  • Gérard Joberton, Yves Perret, Thierry Dalbavie, Arbres et fleurs de nos montagnes, De Borée, (ISBN 2908592088)
  • Francis Nouyrigat, Fleurs et paysages d'Aubrac, Éditions du Rouergue, (ISBN 2841560848).
  • Noël Graveline, Jean-Paul Favre, Francis Debaisieux, Fleurs familières et méconnues du massif central, Debaisieux, (ISBN 2913381057)
  • Philippe Antonetti, Éric Brugel, Francis Kessler, Maryse Tort, Jean-Pierre Barbe, Atlas de la flore d'Auvergne, Chavaniac-Lafayette : Conservatoire national du Massif central, (ISBN 9782952472203)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Classe phytosociologique Epilobietea angustifolii.
  2. Pâturages caractérisés par l'association Diantho sylvatici-Meum athamantici (œillet des bois, fenouil des Alpes) dont les phytosociologues distinguent 2 variantes : une semi-héliophile à Euphorbia hyberna (espèce relictuelle de la hêtraie) et une autre plus hygrophile à Serratula tinctoria. Source : Pelouses acidiclines montagnardes du Massif central, Natura 2000
  3. Dans la littérature, cette lande est dénommée « formation montagnarde à Cytisus purgans ». Elle est très courante dans le sud et le centre du massif (Margeride, Aubrac, Cévennes). Toutefois, sur sol profond, le genêt purgatif est fortement concurrencé par le genêt à balai (Cytisus scoparius) avec lequel il forme des landes mixtes. Sources : Landes à genêt purgatif du Massif central, Natura 2000.
  4. La myrtille participe à plusieurs associations végétales, déterminant ainsi plusieurs sous-types de landes : lande à gentiane jaune et myrtille, lande à gaillet des rochers et myrtille, lande à myrtille et à genêt poilu (chaumes du Forez). Sources : Landes acidiphiles montagnardes du Massif central, Natura 2000.
  5. Les graminées ne présentent pas de fleurs remarquables et sont souvent difficiles à identifier. C'est pourquoi elles sont rapidement évoquées ici et ne sont citées que les espèces les plus caractéristiques et (ou) qui ont une affinité montagnarde marquée.
  6. La majeure partie des tourbières du Massif central, en particulier dans sa partie nord-est (Forez, Margeride), sont à classer dans les tourbières hautes actives médio-européennes, c'est-à-dire comportant une majorité d'espèces continentales ou boréales. Dans l'ouest du massif, les tourbières comptent un nombre accru d'espèces d'origine atlantique (comme par exemple la narthécie des marais). Source : Végétation des tourbières hautes actives, Natura 2000
  7. Cet endémisme est toutefois à relativiser car il ne concerne essentiellement que des sous-espèces.
  8. Les phytosociologues distinguent plusieurs types de lande ou de pelouse subalpine dans le Massif central : lande à Pulsatille du printemps et Genêt poilu (monts du Cantal, monts Dore, Mézenc, à partir de 1 650 m), lande à Gentiane jaune et Airelle à petites feuilles (monts du Cantal, monts Dore, entre 1 600 et 1 800 m), lande à Alchémille des rochers et Airelle des marais (Forez, Margeride, entre 1 480 et 1 650 m), lande à Ail de la victoire et Myrtille (Forez, Pilat, Margeride, Aubrac granitique et sous une forme appauvrie dans les massifs volcaniques d’Auvergne) et dans les zones pâturées (Cantal, monts Dore), pelouse à nard raide, fétuque rouge et laîche à pilules. Source : Landes acidiphiles subalpines du Massif central et Pelouses subalpines, Natura 2000
  9. Le Mézenc présente un type très particulier de lande subalpine en exposition sud : la lande à genévrier nain et raisin d'ours, unique dans le Massif central. Source : Pelouses subalpines du Mézenc, Natura 2000
  10. Cette apiacée des régions froides de l'Europe et de l'Asie n'existe en France que dans le Massif central.
  11. Il existe plusieurs sous-espèces de Chaerophyllum hirsutum dont certaines sont aussi présentes dans le massif.
  12. Le genêt d'Angleterre est responsable du caractère souvent un peu épineux de nombreuses landes acides du Massif central
  13. Cette sous-espèce de la raiponce en épi est de couleur bleue. C'est la plus fréquente dans le Massif central et sa couleur est plus intense en altitude. Une autre sous-espèce, très semblable mais plus robuste, pousse plus haut en altitude : la raiponce alpestre (Phyteuma spicatum subsp. alpestre). Ces deux taxons ne doivent pas être confondus avec Phyteuma gallica (la raiponce de France), endémique du Massif central, plus rare et plus petite.
  14. Knautia est un genre complexe où cohabitent plusieurs espèces souvent proches qui s'hybrident facilement. C'est le cas en particulier pour la Knautie d'Auvergne. Celle-ci est presque exclusivement présente dans le Massif central (on la trouve ailleurs uniquement dans les Pyrénées mais bien plus rarement). Il existe en outre dans le Massif central une espèce plus rigoureusement endémique, proche de la précédente, c'est la Knautie du basalte (Knautia basaltica) ainsi que sa sous-espèce la Knautie du Forez (Knautia basaltica var. foreziensis).
  15. Cette sous-espèce peut aussi être désignée sous le terme macrocephala (la serratule à gros capitules)

Références[modifier | modifier le code]

  1. G. Joberton, Y. Perret, T. Dalbavie, Arbres et fleurs de nos montagnes, De Borée, 1991, p. 12
  2. a, b, c, d, e, f, g et h D'après les relevés effectués par le Conservatoire Botanique National du Massif central (CBNMC).
  3. G. Joberton, Y. Perret, T. Dalbavie, op. cit., p. 16
  4. G. Joberton, Y. Perret, T. Dalbavie, op. cit., p. 15
  5. F.Nouyrigat, Fleurs et paysages d'Aubrac, Editions du Rouergue, 1998, p. 15
  6. G. Joberton, Y. Perret, T. Dalbavie, op. cit., p. 183
  7. F. Nouyrigat, Fleurs et paysages d'Aubrac, Éditions du Rouergue, 1998, p. 108
  8. a et b G. Joberton, Y. Perret, T. Dalbavie, op. cit., p. 122
  9. G. Joberton, Y. Perret, T. Dalbavie, op. cit., p. 105
  10. D'après les relevés effectués sur l'Aubrac lozérien par le Conservatoire botanique national de Porquerolles (sur diverses zones humides protégées dans le cadre du dispositif Natura 2000 ou classées en ZNIEFF et bien représentatives de toutes celles que l'on peut retrouver dans l'ensemble du massif).
  11. a et b JP. Favre, N. Graveline, F. Debaisieux, Fleurs familières et méconnues du Massif central, Debaisieux, 2000, p. 12
  12. Philippe Jestin, Flore du parc national des Cévennes, Rodez, Éditions du Rouergue, (ISBN 2-84156-094-5), p. 83.
  13. L'homogyne des Alpes dans le Forez : une présence longtemps considérée comme douteuse.
  14. a et b Etude de l'évolution de la flore d'Auvergne par le Conservatoire Botanique National du Massif central
  15. Le petit point Natura 2000 de l'Aubrac lozérien, n°2, janvier 2015.
  16. G. Joberton, Y. Perret, T. Dalbavie, op. cit.
  17. Les limites d'altitude sont tirées de la bibliographie ou à défaut des cartes de répartition du CBNMC.
  18. a et b Le genre Alchemilla est complexe et comprend de nombreuses espèces voisines qui s'hybrident facilement. Le CBNMC a recensé dans le Massif central d'autres espèces montagnardes qui ressemblent à celles présentées ici. Les deux plus importantes sont Alchemilla hybrida et Alchemilla saxatilis (qui ressemble beaucoup à Alchemilla alpina).
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