Galanthus nivalis

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Galanthus nivalis
Description de cette image, également commentée ci-après
Fleurs de Perce-neige.
Classification APG III (2009)
Règne Plantae
Clade Angiospermes
Clade Monocotylédones
Ordre Asparagales
Famille Amaryllidaceae
Genre Galanthus

Espèce

Galanthus nivalis
L., 1753

Statut CITES

Sur l'annexe II de la CITES Annexe II , Rév. du 18/01/90

Statut de conservation UICN

( NT )
NT  : Quasi menacé

Galanthus nivalis, communément appelée Perce-neige, est une espèce de plantes herbacées vivaces à bulbe. Elle appartient à la famille des Liliaceae selon la classification classique ou des Amaryllidaceae selon la classification phylogénétique.

Dénominations[modifier | modifier le code]

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le nom générique Galanthus signifie « Fleur de lait », du grec gàla, lait, et ànthos, fleur. L'épithète spécifique « nivalis », signifie « des neiges »[9].

Distribution géographique[modifier | modifier le code]

  • Répartition générale : Europe centrale et méridionale, des rives occidentales de la mer Noire jusque dans l'Ouest de la France. Naturalisée dans les îles Britanniques et plus au Nord[10].
  • En France : assez rare dans l'Ouest, le Centre et les Pyrénées, rare ailleurs ou naturalisée (notamment dans l'Est). Cette espèce est protégée au niveau régional dans le département de l'Isère.[11].
  • En Belgique : présente localement et d'indigénat douteux[12].

Description[modifier | modifier le code]

C'est une plante à bulbe de 15 à 20 cm de hauteur. Les fleurs, à six tépales, sont blanches, solitaires. Elle possède seulement deux feuilles vert glauque de 4 à 8 mm de large. Le fruit est ovoïde et allongé.

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Galanthus nivalis peut être confondue avec les nivéoles (Leucojum vernum ou Leucojum aestivum) également nommées Perce-neige.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

La floraison se déroule en janvier et février selon les régions (parfois début mars ou toute fin décembre selon les stations). Par bon ensoleillement, les trois pétales de la fleur s'écartent ; leur face intérieure sert alors de miroir et renvoie les rayons ultraviolets. Ceci attire les pollinisateurs. Le soir et par mauvais temps, la fleur se referme[13].

Biotopes[modifier | modifier le code]

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Le perce-neige pousse dans les sous-bois, sur sols frais et riches en azote ; parfois on la rencontre en prairies humides.

Utilisation[modifier | modifier le code]

L'espèce est cultivée dans les jardins comme plante ornementale (hémérochore), tant la plante sauvage que ses nombreuses sélections et hybrides.

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Propriétés[modifier | modifier le code]

Elle est toxique et médicinale. Le bulbe cru a des propriétés vomitives.

Au XIXe siècle, François-Joseph Cazin indique que la toxicité fut découverte par hasard lorsqu'une femme vendit des oignons de « perce-neige » à la place d'oignons de ciboulette, ce qui entraîna de violents vomissements chez les consommateurs[14].

Classification[modifier | modifier le code]

Cette espèce a été décrite pour la première fois en 1753 par le naturaliste suédois Carl von Linné (1707-1778).

Dans la classification classique, elle était classée dans la famille des Liliaceae, mais la classification phylogénétique, plus récente, la considère comme étant de la famille des Amaryllidaceae.

Synonymes[modifier | modifier le code]

Synonymes scientifiques :

  • Chianthemum nivale (L.) Kuntze
  • Galanthus alexandri Porcius
  • Galanthus imperati Bertol.
  • Galanthus melvillei Voss
  • Galanthus montanus Schur
  • Galanthus scharlokii (Casp.) Baker
  • Galanthus umbricus Dammann

Liste des sous-espèces[modifier | modifier le code]

Selon Tropicos (5 octobre 2015)[15] (Attention : liste brute contenant possiblement des synonymes) :

  • sous-espèce Galanthus nivalis subsp. angustifolius Artjush.
  • sous-espèce Galanthus nivalis subsp. caucasicus Baker
  • sous-espèce Galanthus nivalis subsp. cilicicus Gottl.-Tann.
  • sous-espèce Galanthus nivalis subsp. elwesii (Hook. f.) Gottl.-Tann.
  • sous-espèce Galanthus nivalis subsp. humboldtii Zeybek
  • sous-espèce Galanthus nivalis subsp. imperati (Bertol.) K. Richt.
  • sous-espèce Galanthus nivalis subsp. nivalis
  • sous-espèce Galanthus nivalis subsp. reflexus (Herb.) K. Richt.
  • sous-espèce Galanthus nivalis subsp. reginae-olgae Gottl.-Tannenh.
  • sous-espèce Galanthus nivalis subsp. subplicatus (Zeybek) Zeybek & E.Sauer

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. USDA, Agricultural Research Service, National Plant Germplasm System. 2021. Germplasm Resources Information Network (GRIN Taxonomy). National Germplasm Resources Laboratory, Beltsville, Maryland., consulté le 5 octobre 2015
  2. a et b Bock, B. (Tela Botanica, FCBN, Ministère chargé de l'Ecologie, MNHN). Base de données des Trachéophytes de France métropolitaine, consulté le 5 octobre 2015
  3. Meyer C., ed. sc., 2015, Dictionnaire des Sciences Animales. [lire en ligne]. Montpellier, France, Cirad. [12/05/2015].
  4. Nom en français d’après Termium plus, la banque de données terminologiques et linguistiques du gouvernement du Canada
  5. a b c d et e Muséum national d’Histoire naturelle [Ed]. 2003-2021. Inventaire National du Patrimoine Naturel, Site web : https://inpn.mnhn.fr., consulté le 5 octobre 2015
  6. Nom en français d'après la fiche de cette espèce dans Brouillet et al. 2010+. VASCAN (Base de données des plantes vasculaires du Canada) de Canadensys.
  7. a b et c UICN, consulté le 5 octobre 2015
  8. Définitions lexicographiques et étymologiques de « perce-neige » dans le Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales
  9. Galanthus nivalis
  10. (en) Aaon P. Davis, The Genus Galanthus, The Royal Botanic Garden, Kew, in association with Timber Press, 1999, pp. 95-96 (ISBN 0-88192-431-8).
  11. Flore Forestière Française, guide écologique illustré, Tome 1, Plaines et collines, J.C. Rameau et al., I.D.F., 1989, p. 1129; (ISBN 2-904740-16-3).
  12. Lambinon J. et al., Nouvelle flore de la Belgique, du G.-D. de Luxembourg, du Nord de la France et des régions voisines (Ptéridophytes et Spermatophytes), Meise, Jardin botanique national de Belgique, 6e éd., 2012, 1195 p. (ISBN 978-90-72619-88-4).
  13. La Hulotte n°65 - Le petit guide des fleurs des bois, coll. « La Hulotte », p. 4
  14. Jacques Fleurentin (préf. Jean-Marie Pelt, photogr. Jean-Claude Hayon), Des plantes toxiques qui soignent, Rennes, Ouest France, , 189 p. (ISBN 978-2-7373-5491-5, OCLC 793486964), Des plantes toxiques contre la maladie d’Alzheimer : des mimétiques indirects (parasympathomimétique), « Les plantes du système nerveux autonome parasympathique », p. 90.
  15. Tropicos.org. Missouri Botanical Garden., consulté le 5 octobre 2015

Liens externes[modifier | modifier le code]

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