Fernand Melgar

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Fernand Melgar
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Fernand Melgar en 2018
Naissance (57 ans)
Tanger (Maroc)
Nationalité Drapeau de la Suisse Suisse
Profession Réalisateur
Producteur
Films notables EXIT, le droit de mourir
La Forteresse
Vol spécial
L'Abri
À l'école des Philosophes

Fernand Melgar est un réalisateur et producteur de documentaire de nationalité suisse et espagnole.

Autodidacte, il tourne lui-même la plupart de ses documentaires en cinéma direct. Le critique Pascal Gavillet l'estime comme « l’un des meilleurs documentaristes suisses actuels »[1]. Selon le Tages Anzeiger, La forteresse et Vol spécial font partie des 100 meilleurs films suisses[2]. Ses films ont reçu plus d'une cinquantaine de prix dont le Léopard d'or, le Prix Iris Europa, le Prix Italia, deux Prix du Cinéma suisse et une nomination aux Emmy Awards[3],[4].

En 2006, il est considéré comme l'une des 100 personnalités qui font la Suisse romande[5]. Il est intervenant à la HEAD, consultant à Mentoring for Docs FOCAL et expert à l'ERACOM[6],[7],[8]. Il est chargé de la programmation cinéma au Centre Culturel Suisse à Paris.

Défenseur de Copyleft, ses films sont disponibles en VOD gratuitement[9],[10].

Biofilmographie[modifier | modifier le code]

Né le 4 juillet 1961 à Tanger dans une famille d’anarcho-syndicalistes espagnols de la CNT exilée au Maroc dans les années 1930, Fernand Melgar accompagne clandestinement ses parents qui émigrent en Suisse comme travailleurs saisonniers en 1964. Caché avec sa sœur dans un appartement d'un quartier ouvrier de Chavannes dans l'Ouest lausannois, il fait partie de ceux qu'on appelait « les enfants du placard »[11].

Il interrompt des études de commerce au début des années 1980 pour rejoindre le mouvement de contestation Lôzane Bouge et fonder avec des amis le Cabaret Orwell puis le club rock La Dolce Vita à Lausanne[12],[13].

Après avoir projeté des films expérimentaux, Fernand Melgar réalise en autodidacte ses premiers documentaires à partir de 1983 pour la Radio Télévision Suisse et le cinéma. En 1985, il rejoint l’association de réalisateurs indépendants Climage[14]. En 2018, suite à de profonds désaccords, il quitte cette dernière pour fonder sa société de production Le Dzè[15],[16].

La Fondation vaudoise pour la culture lui décerne en 1999 le Prix de l’Éveil qui « récompense une personnalité vaudoise qui enrichit la vie culturelle du canton en suscitant l'éveil du public, jeune ou adulte, par son travail de créateur, de médiateur, de formateur ou d'initiateur »[17]. En 2009, le festival Visions du Réel lui remet le Prix d'Honneur pour l'ensemble de son travail[18].

Album de famille (1993) est le portrait intime des parents de Fernand Melgar. Retournés en Espagne après 27 ans passés en Suisse, ils racontent les conditions des saisonniers venus du sud de l'Europe travailler pendant les Trente Glorieuses[19]. Le film est diffusé le 26 juillet 1994 sur Temps Présent. Fredy Buache, directeur de la Cinémathèque Suisse écrit que le film est « l’évocation d’une période particulièrement déplorable de l’histoire suisse qui, sans rancœur, laisse affleurer une mentalité qui devrait permettre à chaque spectateur de se reconnaître et de se juger ». Album de famille reçoit en 1994 le grand prix de l’Organisation Internationale du Travail pour le film qui traite le mieux de la justice sociale dans le monde du travail.

Remue-ménage (2002) s'intéresse à Pascal, 35 ans, père de famille, démolisseur de voiture et travesti dans la petite ville de Moudon. Il rêve de succès, imite Dalida, il lutte pour porter les robes qu'il affectionne et imposer sa différence, car ses concitoyens n'apprécient guère qu'il se déguise en Mère Noël pendant les fêtes de fin d'année. Le critique Antoine Duplan de l'Hebdo note « Fernand Melgar a du cœur. Dans Remue-Ménage, il plonge au fond d'une misère affective noire, sans jamais se départir de sa compassion. Jamais la « belle plante, la belle miss », comme dit Patrick, n'est tournée en dérision; au contraire elle/il plaide pour la tolérance et le respect »[20].

Exit, le droit de mourir (2005) accompagne des bénévoles de l’association EXIT qui ont pour mission d'offrir une assistance au suicide à des personnes condamnées ou qui souhaitent mourir. Jean Roy, critique à L'Humanité écrit « ce pourrait être insoutenable et c’est juste magnifique, tant la caméra est toujours à la distance parfaite, refusant voyeurisme et exploitation malsaine comme condescendance et apitoiement. À la réserve obligée dans le traitement de telles situations correspond toute la pudeur d’un style. C’est cela le grand cinéma »[21]. Le film a reçu le Prix du Cinéma Suisse et Golden Link Award du meilleur documentaire européen[22].

La forteresse (2008) est une observation d'un centre d'enregistrement et de procédure pour requérant d'asile en Suisse[23]. Pour la première fois, le travail des auditeurs fédéraux chargés d’accorder le statut de réfugié est révélé. Le film reçoit le Léopard d'or au 61e Festival de Locarno[24]. Martin Walder de la NZZ écrit « le spectateur ne peut se défiler, bouleversé par des questions qui résonnent en lui, volontairement laissées ouvertes par le film. Dans l’art d’illustrer et d’interroger l’actualité politique, le cinéma ne peut demander mieux »[25].

Vol spécial (2011) décrit les méthodes d'expulsion d'étrangers dans un centre de détention administrative à Genève[26]. Il est présenté en compétition internationale le 6 août 2011 au 64e festival de Locarno en présence de la présidente de la Confédération Micheline Calmy-Rey[27]. Elle déclare au journal télévisé de la RTS « Ce n'est pas conforme à la tradition humanitaire de la Suisse que des gens meurent sur des vols spéciaux »[28]. Le film fait l'objet d'une polémique initiée par le président du jury de Locarno, Paulo Branco. Celui-ci juge que « le film s'accompagne d'un fascisme ordinaire trop courant dans notre société, celui-là même qu'il prétend dénoncer »[29]. La neutralité du traitement du sujet par le cinéaste est largement défendue dans la presse suisse et française, comme en en atteste l'analyse de Jacques Mandelbaum du Monde « Loin d'affaiblir le film, cette absence de stigmatisation des exécutants rend sensible aux spectateurs la banalité du mal, telle que la démocratie est aussi capable de la mandater »[29]. Le film reçoit plus d'une vingtaine de prix et une nomination aux Emmy Awards. Les journalistes de cinéma lui décernent le Prix suisse de la critique de cinéma et le prix du meilleur film européen de la Fédération des critiques de film européen (FEDORA)[30],[31],[32].

L'abri (2014) est un hiver au cœur d’un hébergement d’urgence pour sans-abris à Lausanne. À la sortie du film, le film suscite une polémique sur l'accueil d'urgence dans la capitale vaudoise. La municipalité de gauche est prise à parti et mise face à ses contradictions[33]. Mathilde Blottière dans Télérama écrit « Le réalisateur montre à quelle vitesse la misère ronge, comme de l'acide, les liens entre les gens. Aux côtés de ces parias, Fernand Melgar instruit aussi le procès d'un pays fermé jusqu'au déni, crispé sur son confort, aveuglé par la peur »[34]. Le film reçoit plusieurs prix dont le Giraldillo d'Argent et le Grand prix Rosario Valpuesta au Festival du Cinéma Européen de Séville[35].

À l'école des Philosophes (2018) accompagne les premiers pas à l'école de cinq jeunes en situation de handicap mental à Yverdon. Le film ouvre le 25 janvier 2018 les 53e Journées cinématographique de Soleure en présence du président de la Confédération suisse Alain Berset. Dans son discours d'introduction, il déclare « Quiconque a vu ce film ne pensera probablement plus de la même manière l'intégration des personnes en situation de handicap dans notre société qu'auparavant. Et peut-être plus généralement les personnes qui ne sont pas fortes, en bonne santé, capables »[36]. Le film est sélectionné officiellement au Festival de Locarno reçoit le premier prix Hors Les Murs au Festival du film et forum international sur les droits humains (FIFDH)[37],[38].

Vie personnelle et engagements[modifier | modifier le code]

Fernand Melgar vit et travaille à Lausanne en Suisse. Il s'implique dans les mouvements de contestation de Lôzane bouge au cours des années 1980 et 1981 et fonde le Cabaret Orwell, un lieu de rencontre où des concerts et des projections de cinéma ont lieu[39].

Il participe au Swiss Palestinian Encounters à Ramallah en juillet 2004 pour susciter des liens entre le cinéma suisse et palestinien, soutenir l’émergence d’une jeune génération de cinéastes palestiniens et favoriser une interaction entre artistes et société civile[40]. Il soutient l'association Boycott, désinvestissement et sanctions notamment pour s'abstenir d'acheter ou de vendre des produits israéliens jusqu'à ce que Israël respecte le droit international et reconnaisse les droits légitimes des Palestiniens[41].

Il organise des projections et débats civiques autour de ses films dans les écoles et les universités[42]. Le parti nationaliste UDC tente d'interdire la projection de ses films qu'il qualifie de « propagande d’humanistes de gauche » et place dans plusieurs journaux un encart publicitaire « Vol spécial est un docu-menteur inacceptable »[43]. Engagé dans la défense des sans-papiers et du droit d'asile, il mène plusieurs actions publiques et politiques, notamment pour empêcher l'expulsion du requérant d'asile Fahad K., un protagoniste de La forteresse[44],[45]. Il assigne en justice en 2015 le site lesobservateurs.ch du sociologue réactionnaire Ueli Windisch pour injures et menaces[46]. Il a gain de cause et retire sa plainte[47].

En 2018, il dénonce le laxisme et la complaisance de la Municipalité de Lausanne, majoritairement à gauche, à l'égard de dealers débarqués il y a 20 ans en usurpant le statut de requérant d’asile[48],[49]. Ces criminels se sont rendus coupables de ventes de stupéfiants à la sortie des écoles, de harcèlement sexuel et tentative de viol ainsi que de menaces à l'encontre de ceux qui ont tenté de les chasser[50],[51],[52]. Face au tollé public et politique, les autorités municipales mettent en place des mesures policières pour enrayer ce fléau[53].

Il est membre du comité exécutif de Global Detention Project, un centre de recherche basé à Genève qui étudie l'utilisation de la détention liée à l'immigration comme une réponse à la migration mondiale[54]. Il participe en 2014 à la campagne d'Amnesty International pour que les gouvernements du monde entier adoptent des mesures efficaces contre la torture[55]. Il enseigne en 2015 le cinéma direct au centre Bophana de Phnom Penh fondé par le cinéaste Rithy Pahn[56].

Défenseur de la démocratisation de l'accès à la culture selon le principe de Copyleft, ses films sont disponibles gratuitement en VOD[57].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Court-métrage[modifier | modifier le code]

  • 1997 : Fou du jeu sur la ludopathie dans la banlieue de Madrid
  • 2003 : Collection Premier Jour sur des journées particulières qui changent la vie d'un être (Le combat, L'arrivée, L'apprentissage, La visite, La vente, Le stage, L'attente, L'inalpe, La rentrée, L'ordination)
  • 2003 : À table sur l'alimentation pendant la Seconde Guerre mondiale en Suisse
  • 2003 : À l'arrière sur le rôle des femmes pendant la Seconde Guerre mondiale en Suisse
  • 2003 : « J » sur les Juifs refoulés à la frontière suisse pendant la Seconde Guerre mondiale
  • 2005 : La vallée de la jeunesse sur le travail du chorégraphe Philippe Saire

Télévision[modifier | modifier le code]

Long métrage[modifier | modifier le code]

Installation[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Exit, le droit de mourir (2005)[modifier | modifier le code]

  • 2006 : Meilleur documentaire suisse au Prix du Cinéma Suisse;
  • 2006 : Meilleure coproduction européenne Golden Link Award[58];
  • 2006 : Inspiration Award – Honorable Mention au Full Frame Fest[59];
  • 2006 : Mention du jury au FIFF, Namur.

La forteresse (2008)[modifier | modifier le code]

  • 2008 : Léopard d'or, section Cinéastes du Présent au Festival international du film de Locarno;
  • 2008 : Grand prix au Festival du documentaire Cinema Vérité, Téhéran[60];
  • 2008 : Prix du public au Festivale Dei Popoli, Florence[61];
  • 2008 : Mention spéciale Premio Ente dello Spettacolo au Festivale Dei Popoli, Florence[61];
  • 2008 : Grand prix aux Rencontres Internationales du Documentaire de Montreal[62];
  • 2008 : Mention du jury pour le montage aux Rencontres Internationales du Documentaire de Montreal[62];
  • 2009 : Mention du jury, compétition Droits Humains au 11e Bafici, Buenos Aires[63];
  • 2009 : Prix Lichtpunt (VRT) au Festival des Libertés, Bruxelles[64];
  • 2009 : Prix Horizonte au Fünf Seen Filmfestival, Gilching[62];
  • 2009 : Prix d’excellence Yamagata International Documentary Film Festival Japon[65];
  • 2010 : Magnolia d'Argent, meilleur documentaire social au MIDA Shanghai Festival[66].

Vol spécial (2011)[modifier | modifier le code]

  • 2011 : Premier Prix du Jury des jeunes au Festival international du film de Locarno;
  • 2011 : Prix du jury œcuménique au Festival international du film de Locarno;
  • 2011 : Grand prix au Festival Watch Docs, Varsovie[67];
  • 2011 : Special mention of the jury at the Festival des Libertés, Brussels[68];
  • 2011 : Mention de la Fédération Internationale des Droits de l’Homme au Festival des Libertés, Bruxelles[68];
  • 2012 : Prix La Vague au Festival du Cinéma Francophone en Acadie, Moncton[69];
  • 2012 : Prix Europa Iris, Berlin[70];
  • 2012 : Prix Italia;
  • 2012 : Prix de Soleure aux Journées cinématographique de Soleure;
  • 2012 : Quartz du meilleur documentaire au Prix du cinéma suisse;
  • 2012 : Prix du documentaire au Festival international du film policier de Liège;
  • 2012 : Amnesty International Award au Human Rights Film Festival de San Sebastian[71];
  • 2012 : Anne Dellinger Grand Jury Award au Full Frame Film Festival[72];
  • 2012 : Center for Documentary Studies Filmmaker Award au Full Frame Film Festival[72];
  • 2012 : Prix du meilleur film long métrage au Human Screen, festival du film des droits de l’homme de Tunis[73];
  • 2012 : Grand prix Certamen de Cine de Viajes del Ocejón, Espagne[74];
  • 2012 : Prix spécial du Jury au Festival International du Cinéma des Peuples Ânûû-rû Âboro, Nouvelle-Calédonie[75];
  • 2012 : Special World Feature Jury Mention au Silverdocs Documentary Festival, Silver Spring[76];
  • 2012 : Fedora critics award for best european documentary, Crossing Europe Film Festival, Linz[77];
  • 2012 : Best Human Rights Film Award au Festival du Documentaire, Ljubljana[78];
  • 2012 : Prix du Jury Lycéens et Apprentis au Festival des Droits de l’Homme, Paris.

L'abri (2014)[modifier | modifier le code]

  • 2014 : Mention spéciale Cinema e Gioventù au Festival du film de Locarno;
  • 2014 : Giraldillo d’Argent – Nuevas Olas Fiction / Nonfiction au Sevilla European Film Festival[79];
  • 2014 : Grand prix Rosario Valpuesta au Sevilla European Film Festival[80];
  • 2014 : Prix de la ville d'Amiens au Festival International du Film d’Amiens[81];
  • 2015 : Prix du Jury "Hors-les-Murs" au FIFDH[82];
  • 2015 : Grand prix à Europe Orient Documentary Film Festival[83];
  • 2015 : Mention spéciale du jury au Festival des Libertés[84];
  • 2016 : 3e prix documentaire aux Internationales Filmwochenende Würzburg[85];
  • 2016 : Grand prix au Ceme Doc[86].

À l'école des Philosophes (2018)[modifier | modifier le code]

Autres prix[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

  • 2001 : meilleur court-métrage au Prix du Cinéma Suisse pour L'arrivée[94];
  • 2003 : meilleur court-métrage au Prix du Cinéma Suisse pour Le combat[95];
  • 2008 : Nomination meilleur documentaire au Prix Europa, Berlin pour La Forteresse;
  • 2008 : Sélection officielle à la Viennale, Vienne pour La Forteresse[96];
  • 2009 : Nomination meilleur documentaire au Prix du Cinéma Suisse, Lucerne pour La Forteresse[97];
  • 2009 : Nomination meilleur film suisse aux Perles du Cinéma Suisse, Locarno pour La Forteresse.

Notes et références[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]