Famille des Nos

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Armes des Nos : D'argent au lion de sable couronné, armé et lampassé de gueules

La famille des Nos est une famille de chevaliers d'origine bretonne établie et répandue dans le Maine depuis le XVIe siècle, et qui porte d'argent au lion de sable couronné, armé et lampassé de gueules. Elle est particulièrement signalée pour ses services dans les armées de terre et de mer. Elle tire son nom de l'Île-des-Nos à Saint-Pôtan.

Histoire[modifier | modifier le code]

Rameau d'Hémenard[modifier | modifier le code]

Ordre saint-michel logo.gif
  • François des Nos, fils de Jean des Nos et de Louise de Chateaubriand, épousa en 1568 Charlotte de Jausson, dame d'Hémenard, fut chevalier de l'ordre de Saint-Michel, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, gouverneur de Fougères, 1576, 1577. M. d'Angennes le choisit avec trois autres gentilhommes pour commander les cent hommes d'armes levés par lui pour la défense du Mans. Il mourut en 1606. Les tombes de la famille sont dans l'église de La Tannière.
  • Gilles des Nos, fils de François et de Charlotte de Jausson, chevalier de l'ordre du roi et gentilhomme de sa chambre. Lieutenant de la compagnie des Cent gentilshommes de la garde du roi, il reçut commission pour la garde du château de Mareuil, 2 novembre 1628 et mourut en 1640, laissant de Charlotte de Buor, épousée en 1599, entre autres enfants, Marie, femme de Charles des Vaux de Boisrault Blason famille des Vaux.svg.
  • Gilles de Nos, fit en 1667 devant Voisin de la Noraie une déclaration commune avec ses frères : René, sieur de Moussay, demeurant à Ernée ; Philippe et Jean-Baptiste, qui habitaient Montigné en Saint-Berthevin-la-Tannière. Ayant épousé Suzanne de Malnoë, héritière de la Feuillée, il quitta Hémenard.

Rameau de la Feuillée[modifier | modifier le code]

Rameau de Pannard[modifier | modifier le code]

  • Charles des Nos, né à Pannard, 1678, de Charles des Nos et de Marie Malescot, dont le fils puîné, Philippe, fut tué au combat de Malaga, 1704, commandait une compagnie de son nom au régiment de Lyonnais, 1734, et mourut à Pannard, 1745. De son second mariage avec Gabrielle de la Corbière, il eut Gilles-René des Nos, tué au siège de Prague, 28 juillet 1742.
Croix de l'ordre de Saint-Louis.png

Rameau de Champmeslin et de Forbois, issue de celle de Pannard[modifier | modifier le code]

  • Gilles-Charles des Nos, dont les services militaires dans les armées navales sont remarquables, réduisit lui-même la Louisiane sous l'obéissance du roi. Crée Chevalier de Saint-Louis, sur l'ordre du roi, par le maréchal de Tourville, 1694, lieutenant des vaisseaux du roi et son pensionnaire en 1696, chef d'escadre et commandant du port de Brest, lieutenant général et commandant en chef dans toutes les mers de l'Amérique méridionale, 1720, il avait en 1724 le titre de lieutenant général des armées navales et de commandeur de l'ordre de Saint-Louis.
  • Charles des Nos (v. 1645 - 1701), capitaine de vaisseau, administrateur colonial puis chef d'escadre, frère du précédent ;
  • Charles-Pierre des Nos, neveu des deux précédents, capitaine de vaisseau du roi, chevalier de Saint-Louis, puis chef d'escadre ; il commanda le Saint-Louis, 1740, le Fleuron, 1744, le Dauphin, 20 juin 1744, et rendit compte à Jean Frédéric Phélypeaux de Maurepas de la campagne de cette année dans un mémoire dont le ministre le remercia. Rentré sur les côtes de la Cornouaille pour s'opposer à une attaque des Anglais, il dut céder le commandement à son fils et mourut en septembre 1747, héritier de René-Charles, aussi chevalier, lieutenant des vaisseaux du roi et capitaine d'une compagnie franche de la marine, mort à Brest.
  • Gilles-Marie des Nos, fils du précédent, comte de Champmeslin, lieutenant de vaisseau, époux de Marie des Nos, hérite de son frère, Jean-Baptiste-Honoré des Nos, marquis de la Feuillée, sous-lieutenant au régiment des gardes français, décédé à Lille des suite des blessures reçues à la bataille de Fontenoy, le 13 mars 1745, et meurt à Brest capitaine de vaisseaux et chevalier de Saint-Louis, 27 avril 1754. Il laisse pour héritiers ses frères : Nicolas-Pierre des Nos, chevalier de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, lieutenant de vaisseau, capitaine d'une compagnie franche de marine, et Henri-Louis-René des Nos, évêque de Rennes, puis de Verdun.
  • Le comte des Nos, mort vers 1860, était un original qui s'intéressait aux souvenirs historiques d'Ernée. L'histoire de Saint Ernée surtout le passionna. Il félicita l'abbé Logeais qui, écrivant sur les ruines de la Boissière (Ernée), avait cherché à établir l'ancienneté du patronage de son saint à Ernée. Lui-même se proposait-il de réunir en un volume tous les documents locaux depuis les Celtes[1]. Il nia opiniâtrement le dogme de l'Immaculée-Conception.

Source[modifier | modifier le code]

« Famille des Nos », dans Alphonse-Victor Angot et Ferdinand Gaugain, Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne, Laval, Goupil, 1900-1910 [détail des éditions] (lire en ligne), t. III, p. 173, t. IV, p. 683.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Indépendant, 20 mai 1855.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]