Chailland

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Chailland
Chailland
Église de Chailland avec le rocher de la Vierge (en haut à droite)
Blason de Chailland
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Mayenne
Arrondissement Mayenne
Intercommunalité Communauté de communes de l'Ernée
Maire
Mandat
Bruno Darras
2020-2026
Code postal 53420
Code commune 53048
Démographie
Gentilé Chaillandais
Population
municipale
1 164 hab. (2018 en diminution de 5,9 % par rapport à 2013)
Densité 32 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 13′ 26″ nord, 0° 52′ 23″ ouest
Altitude Min. 79 m
Max. 181 m
Superficie 35,86 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Laval
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Ernée
Législatives Troisième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Pays de la Loire
Voir sur la carte administrative des Pays de la Loire
City locator 14.svg
Chailland
Géolocalisation sur la carte : Mayenne
Voir sur la carte topographique de la Mayenne
City locator 14.svg
Chailland
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Chailland
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Chailland

Chailland est une commune française, située dans le département de la Mayenne en région Pays de la Loire, peuplée de 1 164 habitants[Note 1].

La commune fait partie de la province historique du Maine[1], et se situe dans le Bas-Maine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village de Chailland est situé en bordure de la forêt de Mayenne, au creux de la vallée de l’Ernée. Il est le chef-lieu du canton de Chailland.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Chailland est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 2],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Laval, dont elle est une commune de la couronne[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 66 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (76,4 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (78,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (38,2 %), terres arables (33 %), forêts (20,3 %), zones agricoles hétérogènes (5,2 %), zones urbanisées (1,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,5 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Des haches et autres divers objets, en pierre et en bronze, furent mis au jour à la Haute-Chaunière, à la Gigoulais et à Clivoy.

Chailland est mentionnée vers 1085, au cartulaire de Ronceray d'Angers sous le nom de A. de Caagland. Puis la paroisse s'est appelée Chaagland en 1212 et Notre-Dame de Chailland au XVIIe siècle.

La localité a souffert des guerres de religion au XVIe siècle[9].

En 1696, le territoire d'une superficie de 3 511 hectares comptait 19 métairies qui produisaient du seigle, de l'avoine, et du sarrasin. On dénombrait 1 349 habitants en 1726. Elle connut une épidémie de dysenterie et de fièvre maligne qui fit 150 malades et 50 morts en 1770.

En 1789 dans leurs cahiers de doléances, les habitants réclamaient le partage des landes communes sans la participation des seigneurs. Ils demandaient la liberté de pêcher et de chasser librement et celle de détruire les bêtes nuisibles. Ils voulaient également que toutes les dîmes soient attribuées aux curés ou aux bureaux de charité (sans part congrue). Ils obligeaient les directeurs des forges à avoir la responsabilité de réparer les chemins ainsi que tous les dommages causés par leurs ouvriers et leurs chevaux.

Le 4 février 1793, une émeute éclata, imputée à la cherté des grains. En 1794, lors de l'arrivée des Vendéens à Laval, 150 hommes parmi lesquels Jean Cottereau, Babin, Michel Morière, Duchemin, etc., se trouvèrent réunis à Chailland. Le 27 septembre 1798, le 14 février 1800, le cantonnement obtient de rester à son poste et réclame des munitions[10].

La forge[modifier | modifier le code]

La forge, établissement industriel important, a pendant près de trois siècles marqué l'histoire de Chailland. La fondation de cette forge date du 8 juin 1550, date à laquelle François de Lorraine, seigneur de Mayenne, en donnait le bail. La forge utilisait le bois de la forêt de Mayenne comme combustible et la force motrice de la rivière. Le minerai provenant principalement de la Fleuradière, des Rondelières et du Champ-Bouget, des hameaux qui appartenaient au Bourneuf-la-Forêt. Le minerai était rare dans le voisinage et il fallait l'aller chercher surtout dans la paroisse du Bourgneuf[9].

Au XVIIe siècle, cette forge produisait 800 000 livres de « fer cassant ou ployant ». Le cardinal de Mazarin acheta la forge en 1657 et elle resta depuis une dépendance du duché de Mayenne[9]. À la Révolution, la forge occupait 500 ouvriers et 400 chevaux et mulets[9].

Au XIXe siècle, en 1834, le marquis de Chavagnac acheta la forge, la forêt et les domaines alentour pour 1 400 000 francs. La production était alors de 600 tonnes ; dix ans plus tard, elle descendait à 400 tonnes. Le traité de libre-échange, avec notamment la Grande-Bretagne amena peu à peu le déclin et la disparition de la forge vers 1863.

Les maîtres de Forges et fermiers : Ernoult, 1550, Sébastien Lelièvre, mari de Mathurine Cazet, 1571, 1574, Zacharie Chouet, sieur des Fourches, 1604, François Garnier, sieur de Narbonne, 1639, Tanneguy de Riqueur, sieur des Vaudelles, mari de Marie Lebourdais, 1644, Olivier Dubois, 1652, Jacques Treton, sieur de Fiégérard, inhumé à Aron, 1664, René Arnoul, procureur du grenier à sel de la Gravelle, 1721, 1725, Delamotte et Nicolas Tricard, 1730, Michel Mary, 1746, Tripier de la Grange, 1755, Michel Dubois, mort le 2 mai 1760, Foucault de Laubinière et Martin de Ligonnière, 1792, 1794[9].

Le chemin de fer[modifier | modifier le code]

Chailland était desservi par la ligne de chemin de fer départemental reliant Laval à Landivy. Cette ligne fut ouverte le 18 décembre 1901 et son déclassement fut décidé par le conseil général le 11 mai 1938.

En 1902, la gare de Chailland avait accueilli 19 261 voyageurs[11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1983 1995 Anne-Marie Boullier de Branche UDF-PR  
1998 mars 2014 Hubert de Pontbriand[12]   Chef d'entreprise
mars 2014[13] En cours Bruno Darras[14]   Responsable de parc

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[16].

En 2018, la commune comptait 1 164 habitants[Note 4], en diminution de 5,9 % par rapport à 2013 (Mayenne : −0,14 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 0932 0202 2012 2272 4432 5832 5042 5342 573
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 5062 5442 5482 3402 2282 0131 9981 9021 728
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 6731 6591 5691 5701 4751 4171 3501 3841 353
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 2801 1171 0731 0691 0671 1361 1431 1441 222
2017 2018 - - - - - - -
1 1711 164-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château de Villeneuve, avec son fourneau et sa forge situés sur l'étang du château (vieux de plus de deux siècles, ayant été autrefois la propriété de la duchesse de Mazarin qui possédait alors ceux de Chailland)[réf. nécessaire].
  • Le château de Clivoy.
  • L'église Notre-Dame-de-l'Assomption : édifice néogothique construit par l'architecte Eugène Hawke en 1892 dans le style du XIIIe siècle, à l'emplacement d'une église romane. Le transept et le chœur sont éclairés par de hautes baies historiées du maître-verrier Alleaume. En façade, la tour forme un portique ouvert avec voûte coiffée d'un oculus zénithal utilisé pour le passage des cloches.
  • Le village comporte toute une série de promenades en voiture, à pied, à vélo… pour découvrir les paysages spectaculaires des escarpements rocheux.
  • Au sommet des rochers de la Vierge se dresse une statue.
  • Grande Forge.

Environnement et espaces verts[modifier | modifier le code]

La commune est une ville fleurie ayant obtenu trois fleurs au concours des villes et villages fleuris[19].

Le jardin botanique de la Chataigneraie s’étend le long du chemin d’accès au piton rocheux. Le sentier serpente au milieu des variétés de fleurs et de petits arbres. Un joli potager, ainsi que la serre et la vigne de l’abbé Lefaucheux, ancien curé de la paroisse offrent une pause à mi-parcours. Mais la vue depuis le sommet incite à poursuivre l'effort.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Est organisé depuis 2012 le festival Un Dimanche avec Brassens, une manifestation qui a connu un très fort succès lors de sa création en 2012, ce qui a permis certaines améliorations pour sa 2e édition en 2013.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Chailland Blason
D'argent fretté de gueules de huit pièces ; au chef échiqueté d'or et de gueules de trois tires[20].
Détails
Inspiré des armes de la famille du Matz, ancien seigneur de Chailland, qui portait : « d'argent fretté de gueules ; au chef échiqueté d'or et de gueules de deux tires ».

Création Robert Louis, adoptée le .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2018.
  2. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Claude-Marin Saugrain, Dictionnaire universel de la France ancienne et moderne et de la Nouvelle France, vol. 1, , p. 681
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 29 mars 2021).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 29 mars 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 29 mars 2021).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 29 mars 2021).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 29 mars 2021).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 11 mai 2021)
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 11 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. a b c d et e Abbé Angot, Dictionnaire de la Mayenne. (1962), t. 2, p. 193-194.
  10. Abbé Angot, Dictionnaire de la Mayenne. (1962), t. 4, p. 165.
  11. Un demi-siècle de petits trains en Mayenne, Pierre-Alain Menant, Éditions du Petit Pavé.
  12. Réélection en 2008 : Liste des maires de la Mayenne actualisée au 25 juin 2009, site de la préfecture de la Mayenne, consulté le 6 septembre 2009
  13. « Bruno Darras a été élu maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 15 avril 2014).
  14. Réélection 2020 : « Municipales à Chailland. Un 2e mandat pour Bruno Darras », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 1er novembre 2020).
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  19. « Palmarès du concours des villes et villages fleuris » (consulté le 19 août 2012).
  20. « 53048 Chailland (Mayenne) », sur armorialdefrance.fr (consulté le 9 février 2021).