Chailland

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Chailland
Église de Chailland avec le rocher de la Vierge (en haut à droite)
Église de Chailland avec le rocher de la Vierge (en haut à droite)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Mayenne
Arrondissement Laval
Canton Ernée
Intercommunalité Communauté de communes de l'Ernée
Maire
Mandat
Bruno Darras
2014-2020
Code postal 53420
Code commune 53048
Démographie
Gentilé Chaillandais
Population
municipale
1 249 hab. (2014)
Densité 35 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 13′ 26″ nord, 0° 52′ 23″ ouest
Altitude Min. 79 m – Max. 181 m
Superficie 35,86 km2
Localisation

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Chailland est une commune française, située dans le département de la Mayenne en région Pays de la Loire, peuplée de 1 249 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village de Chailland est situé en bordure de la forêt de Mayenne, au creux de la vallée de l’Ernée. Il est le chef-lieu du canton de Chailland.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

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Des haches et autres divers objets, en pierre et en bronze, furent mis au jour à la Haute-Chaunière, à la Gigoulais et à Clivoy.

Chailland est mentionnée vers 1085, au cartulaire de Ronceray d'Angers sous le nom de A. de Caagland. Puis la paroisse s'est appelée Chaagland en 1212 et Notre-Dame de Chailland au XVIIe siècle.

La localité a souffert des guerres de religion au XVIe siècle[1].

En 1696, le territoire d'une superficie de 3 511 hectares comptait 19 métairies qui produisaient du seigle, de l'avoine, et du sarrasin. On dénombrait 1 349 habitants en 1726. Elle connut une épidémie de dysenterie et de fièvre maligne qui fit 150 malades et 50 morts en 1770.

En 1789 dans leurs cahiers de doléances, les habitants réclamaient le partage des landes communes sans la participation des seigneurs. Ils demandaient la liberté de pêcher et de chasser librement et celle de détruire les bêtes nuisibles. Ils voulaient également que toutes les dîmes soient attribuées aux curés ou aux bureaux de charité (sans part congrue). Ils obligeaient les directeurs des forges à avoir la responsabilité de réparer les chemins ainsi que tous les dommages causés par leurs ouvriers et leurs chevaux.

Le 4 février 1793, une émeute éclata, imputée à la cherté des grains. En 1794, lors de l'arrivée des Vendéens à Laval, 150 hommes parmi lesquels Jean Cottereau, Babin, Michel Morière, Duchemin, etc., se trouvèrent réunis à Chailland. Le 27 septembre 1798, le 14 février 1800, le cantonnement obtient de rester à son poste et réclame des munitions[2].

La forge[modifier | modifier le code]

La forge, établissement industriel important, a pendant près de trois siècles marqué l'histoire de Chailland. La fondation de cette forge date du 8 juin 1550, date à laquelle François de Lorraine, seigneur de Mayenne, en donnait le bail. La forge utilisait le bois de la forêt de Mayenne comme combustible et la force motrice de la rivière. Le minerai provenant principalement de la Fleuradière, des Rondelières et du Champ-Bouget, des hameaux qui appartenaient au Bourneuf-la-Forêt. Le minerai était rare dans le voisinage et il fallait l'aller chercher surtout dans la paroisse du Bourgneuf[1].

Au XVIIe siècle, cette forge produisait 800 000 livres de « fer cassant ou ployant ». Le cardinal de Mazarin acheta la forge en 1657 et elle resta depuis une dépendance du duché de Mayenne[1]. À la Révolution, la forge occupait 500 ouvriers et 400 chevaux et mulets[1].

Au XIXe siècle, en 1834, le marquis de Chavagnac acheta la forge, la forêt et les domaines alentours pour 1 400 000 francs. La production était alors de 600 tonnes ; dix ans plus tard, elle descendait à 400 tonnes. Le traité de libre-échange, avec notamment la Grande-Bretagne amena peu à peu le déclin et la disparition de la forge vers 1863.

Les maîtres de Forges et fermiers : Ernoult, 1550, Sébastien Lelièvre, mari de Mathurine Cazet, 1571, 1574, Zacharie Chouet, sieur des Fourches, 1604, François Garnier, sieur de Narbonne, 1639, Tanneguy de Riqueur, sieur des Vaudelles, mari de Marie Lebourdais, 1644, Olivier Dubois, 1652, Jacques Treton, sieur de Fiégérard, inhumé à Aron, 1664, René Arnoul, procureur du grenier à sel de la Gravelle, 1721, 1725, Delamotte et Nicolas Tricard, 1730, Michel Mary, 1746, Tripier de la Grange, 1755, Michel Dubois, mort le 2 mai 1760, Foucault de Laubinière et Martin de Ligonnière, 1792, 1794[1].

Le chemin de fer[modifier | modifier le code]

Chailland était desservi par la ligne de chemin de fer départemental reliant Laval à Landivy. Cette ligne fut ouverte le 18 décembre 1901 et son déclassement fut décidé par le conseil général le 11 mai 1938.

En 1902, la gare de Chailland avait accueilli 19 261 voyageurs[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1998 mars 2014 Hubert de Pontbriand[4]   Chef d'entreprise
mars 2014[5] en cours Bruno Darras   Responsable de parc

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[7],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 1 249 habitants, en augmentation de 7,03 % par rapport à 2009 (Mayenne : 0,72 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 093 2 020 2 201 2 227 2 443 2 583 2 504 2 534 2 573
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 506 2 544 2 548 2 340 2 228 2 013 1 998 1 902 1 728
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 673 1 659 1 569 1 570 1 475 1 417 1 350 1 384 1 353
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
1 280 1 117 1 073 1 069 1 067 1 136 1 144 1 204 1 249
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château de Villeneuve, avec son fourneau et sa forge situés sur l'étang du château (vieux de plus de deux siècles, ayant été autrefois la propriéte de la duchesse de Mazarin qui possédait alors ceux de Chailland)[réf. nécessaire].
  • L'église : édifice néogothique construit par l'architecte Eugène Hawke en 1892 dans le style du XIIIe siècle, à l'emplacement d'une église romane. Le transept et le chœur sont éclairés par de hautes baies historiées du maître-verrier Alleaume. En façade, la tour forme un portique ouvert avec voûte coiffée d'un oculus zénithal utilisé pour le passage des cloches.
  • Le village comporte toute une série de promenades en voiture, à pied, à vélo… pour découvrir les paysages spectaculaires des escarpements rocheux.
  • Au sommet des rochers de la Vierge se dresse une statue.

Environnement et espaces verts[modifier | modifier le code]

La commune est une ville fleurie ayant obtenu trois fleurs au concours des villes et villages fleuris[10].

Le jardin botanique de la Chataigneraie s’étend le long du chemin d’accès au piton rocheux. Le sentier serpente au milieu des variétés de fleurs et de petits arbres. Un joli potager, ainsi que la serre et la vigne de l’abbé Lefaucheux, ancien curé de la paroisse offrent une pause à mi-parcours. Mais la vue depuis le sommet incite à poursuivre l'effort.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Est organisé depuis 2012 le festival Un Dimanche avec Brassens, une manifestation qui a connu un très fort succès lors de sa création en 2012, ce qui a permis certaines améliorations pour sa 2e édition en 2013.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2014.
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Abbé Angot, Dictionnaire de la Mayenne. (1962), t. 2, p. 193-194.
  2. Abbé Angot, Dictionnaire de la Mayenne. (1962), t. 4, p. 165.
  3. Un demi-siècle de petits trains en Mayenne, Pierre-Alain Menant, Éditions du Petit Pavé.
  4. Réélection en 2008 : Liste des maires de la Mayenne actualisée au 25 juin 2009, site de la préfecture de la Mayenne, consulté le 6 septembre 2009
  5. « Bruno Darras a été élu maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 15 avril 2014)
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  10. « Palmarès du concours des villes et villages fleuris » (consulté le 19 août 2012)