Blanche de Navarre (1333-1398)

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Blanche de Navarre
Description de cette image, également commentée ci-après

Gisant de Blanche de Navarre
dans la basilique de Saint-Denis.

Titre

Reine de France


(6 mois et 24 jours)

Prédécesseur Jeanne de Bourgogne
Successeur Jeanne d'Auvergne
Biographie
Titulature Infante de Navarre
Dynastie Maison d'Évreux-Navarre
Surnom « Belle Sagesse »
Naissance 1333
Décès
Neaufles-Saint-Martin
Sépulture Basilique de Saint-Denis
Père Philippe III de Navarre
Mère Jeanne II de Navarre
Conjoint Philippe VI de France
Enfants Jeanne de France
Description de cette image, également commentée ci-après

Reines de France

Blanche de Navarre ou Blanche d'Évreux, née en 1333 et morte le est une princesse de Navarre devenue brièvement reine de France en 1350 par son mariage avec le roi Philippe VI de Valois.

Biographie[modifier | modifier le code]

Blanche, née en 1332 ou 1333, est la troisième fille de Philippe, comte d'Évreux et de Jeanne de France, reine de Navarre.

Comme ses frères et sœurs, Blanche est utilisée très tôt dans les combinaisons matrimoniales de sa famille. Elle est d'abord promise en 1340 par ses parents à Louis de Male, fils unique et héritier de Louis Ier, comte de Flandre, de Nevers et de Rethel (projet abandonné en 1345)[1], puis en 1345 par sa mère à l'infant Pierre, fils et héritier du roi Alphonse XI de Castille[2], projet presque aussitôt abandonné par la cour castillane en faveur d'une alliance avec une princesse anglaise[3].

En 1350, un mariage avec le roi de France ou son héritier est envisagé[4].

Reine de France[modifier | modifier le code]

Blanche épousa le 19 ou le (suivant les sources) à Brie-Comte-Robert, Philippe VI de Valois, récent veuf de Jeanne de Bourgogne. Destinée primitivement à son fils, le futur Jean II le Bon, la jeune fille subjugua Philippe VI, de quarante ans son aîné. Elle passait pour la plus belle princesse de son temps et était surnommée "Belle Sagesse". Mais leur union fut de courte durée puisque le roi mourut un an après son mariage, d'épuisement amoureux selon certains[réf. nécessaire], le . Enceinte au moment du décès de son époux, Blanche accoucha d'une fille posthume, Jeanne en mai 1351.

Reine douairière[modifier | modifier le code]

Dès l'annonce de la mort de Philippe VI, le pape Clément VI envisage le remariage de sa veuve avec le roi Pierre Ier de Castille pour renforcer les liens entre les royaumes de Castille et de France. Après en avoir discuté avec les archevêques de Tolède et de Compostelle, il écrit à ce sujet le 5 octobre 1350 au frère de Blanche, le roi Charles II de Navarre[5]. Le projet matrimonial est temporairement mis sur la glace en raison de la grossesse posthume, mais le pape revient ensuite à la charge. La jeune douairière refuse cependant d'envisager de secondes noces; elle aurait même déclarée que « les reines de France ne se remarient point »[réf. souhaitée]. Tenace, le souverain pontifical écrit en mars 1352 à la tante de Blanche, Jeanne d'Évreux, afin qu'elle incite - en vain - sa nièce à revenir sur sa décision[6].

Une fois veuve, Blanche se retire à Neaufles-Saint-Martin près de Gisors. Ne paraissant à la cour de France qu'en de rares occasions, notamment lors de l'entrée d'Isabeau de Bavière à Paris, qu'elle organise, Blanche conserva l'estime de Jean II le Bon. Elle joue un rôle politique en tentant de rapprocher son frère, Charles le Mauvais, du roi de France.

Les comtés de Longueville et d'Évreux, proches de Gisors, lui sont légués.

Blanche s'éteint dans sa retraite le et est inhumée à l'abbaye de Saint-Denis.

Ascendance[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie complémentaire[modifier | modifier le code]

Généralités
Testament et culture matérielle
Autres
  • Georges Daumet, Étude sur l'alliance de la France et de la Castille au XIVe et au XVe siècles, Paris, E. Bouillon, (lire en ligne)
  • Marie-Laure Surget, « Mariage et pouvoir : réflexion sur le rôle de l'alliance dans les relations entre les Evreux-Navarre et les Valois au XIV siècle (1325-1376) », Annales de Normandie, vol. 58, no 1-2,‎ , p. 25-56 (DOI 10.3406/annor.2008.6192, lire en ligne)

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Surget 2008, p. 37-38.
  2. Surget 2008, p. 39-40.
  3. Daumet 1898, p. 16-17.
  4. Surget 2008, p. 44-45
  5. Mollat 1959, p. 378-379.
  6. Mollat 1959, p. 380.