Neaufles-Saint-Martin

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Neaufles-Saint-Martin
Neaufles-Saint-Martin
Croix Percée.
Blason de Neaufles-Saint-Martin
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Les Andelys
Intercommunalité Communauté de communes du Vexin Normand
Maire
Mandat
Jean-Pierre Fondrille
2020-2026
Code postal 27830
Code commune 27426
Démographie
Gentilé Neaufléens
Population
municipale
1 306 hab. (2018 en augmentation de 10,03 % par rapport à 2013)
Densité 144 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 16′ 41″ nord, 1° 43′ 26″ est
Altitude Min. 41 m
Max. 101 m
Superficie 9,07 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Gisors
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Liens
Site web Site de la commune

Neaufles-Saint-Martin est une commune française située dans le département de l'Eure, en région Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Neaufles-Saint-Martin[1]
Bézu-Saint-Éloi, Gisors Gisors
Bernouville Neaufles-Saint-Martin[1] Gisors
Dangu Courcelles-lès-Gisors (Oise)

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Neaufles-Saint-Martin est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire regroupe 1 929 communes[5],[6].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Nelpha en 855, Nialfa en 872, Nielfam en 1028 - 1033[7].

Neauphle est un type toponymique commun au nord ouest de la France. Il apparaît sous différentes formes recensées par Albert Dauzat et Charles Rostaing : Neauphle (Île-de-France), Neaufles (Eure), Neauphe (Basse-Normandie), Niafles (Mayenne)[8]. Il est issu des termes germaniques niuwe, nivi « neuf, nouveau »[7] (vieux saxon, vieux haut allemand niuwi, vieil anglais nēowe, moyen néerlandais nie(uwe) « neuf, nouveau ») et * alah « temple, santuaire »[7] (cf. gotique ahls, vieux haut-allemand alah, moyen haut-allemand alah), d'où un type *Niwialah signifiant « nouveau temple, nouveau sanctuaire ».

La graphie avec f permet de distinguer les Neaufles de l’Eure des Neauphle de l’Île-de-France dans le département voisin des Yvelines qui ont en revanche une graphie hellénisante ph.

Saint-Martin est un hagionyme, l'église est dédiée à Martin de Tours.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 856, Charles le Chauve réunit à Neaufles les grands du royaume afin d'organiser une riposte aux attaques vikings. Le château était alors déjà existant, probablement en bois.

Neaufles est située au bord de la Lévrière (affluent de l'Epte, rivière choisie en 911 dans le traité de Saint-Clair-sur-Epte comme limite de la Normandie). Ces nouvelles frontières font de Neaufles une place stratégique dans l'organisation des défenses, l'Epte voyant progressivement ses rives se couvrir de châteaux (neufs ou reconstruits)…

Du nord au sud :

Le château est ainsi reconstruit en 1097 par Robert de Bellême, pour Guillaume le Roux (calcaire et silex).

En 1196, la signature du traité de Gaillon donne Gisors et le Vexin normand à la couronne de France. C'est ensuite sous le règne d'Henri IV que le château de Neaufles fut démantelé, seul le donjon subsistant (tour dite Tour de la Reine Blanche, en mémoire de la reine Blanche de Navarre, seconde épouse du roi Philippe VI de France, qui y est décédée le ).

La tour fut malheureusement à nouveau dégradée sous Mazarin (en 1647), qui avait organisé le grand arasement de toutes les forteresses qui auraient pu nuire à la souveraineté royale. Les restes que l'on peut en voir mesurent une vingtaine de mètres de hauteur pour 13,60 mètres de diamètre, avec de puissants murs épais de près de trois mètres.

La légende veut que cette tour soit reliée par un souterrain au château de Gisors. Cette légende est renforcée par la présence dans la commune d'une « croix monumentale » en calcaire, dite « croix percée », sculptée au milieu du XIIe siècle.

Aujourd'hui, la base de la tour est très endommagée par les recherches de l'hypothétique souterrain ou par la récupération des pierres de construction. Située dans un pâturage privé, la tour est interdite d'accès.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Pierre Ambroise Singeot   Propriétaire
    Abel Marie Le Père    
? En cours Jean Pierre Fondrille SE Employé
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[10].

En 2018, la commune comptait 1 306 habitants[Note 3], en augmentation de 10,03 % par rapport à 2013 (Eure : +0,83 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
617656892820914903977942898
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
849837762740717736754863863
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
895874865786841788653656693
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
6446047998039311 0351 1441 1591 193
2017 2018 - - - - - - -
1 2941 306-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Neaufles Saint Martin - croix percée (3).jpg

Neaufles-Saint-Martin compte deux édifices inscrits au titre des monuments historiques :

Par ailleurs, la commune compte sur son territoire plusieurs monuments inscrits à l'inventaire général du patrimoine culturel :

  • ancienne église Saint-Pierre (XIVe et XVIIIe)[16] ; convertie en école, c'est au XXIe siècle une habitation de caractère, ayant conservé son clocher ;
  • l'église Saint-Martin (XIe, XIIe, XIVe et XVIIIe)[17] ;
  • un château des XVIIIe, XIXe et XXe siècles[18] ;
  • un château probablement du XVIIe siècle au lieu-dit Grainville[19] ;
  • une maison du XVIIIe siècle[20].

Autre édifice :

  • Un moulin du XIIe siècle. Situé sur les bords de la Levrière, ce moulin fait l'objet d'un important projet de rénovation mené par le propriétaire du site et par le collectif des Amis du Moulin de Neaufles-Saint-Martin. Trois objectifs sont visés : produire à nouveau de l’énergie électrique pour une puissance de 40 kW, faire de l'édifice une vitrine de l’ancienne usine Vitrex et créer un espace coworking accueillant des start-up et des sociétés collaboratives[21].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Neaufles-Saint-Martin (Eure).svg

Les armoiries de Neaufles-Saint-Martin se blasonnent ainsi :

Parti au 1) de gueules à la croix percée du lieu de type celtique d'or, au 2) de sable à la tour ronde du lieu d'or ajourée du champ posée sur une terrasse cousue d'azur ; le tout sommé d'un chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or rangées surmontées d'un lambel d'argent.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Communes 2016 » activée ».
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 26 mars 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  7. a b et c François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard, , 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3, OCLC 9675154), p. 149.
  8. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, éditions Larousse 1968 (réédition Guénégaud 1979).
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  13. « Croix percée », notice no PA00099496, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  14. « Château », notice no IA00017857, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. « Donjon du château », notice no PA00099495, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. « Église paroissiale Saint-Pierre », notice no IA00017862, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. « Église paroissiale Saint-Martin », notice no IA00017858, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. « Château », notice no IA00017859, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  19. « Château », notice no IA00017860, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. « Maison », notice no IA00017861, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  21. « Le moulin de Neaufles-Saint-Martin dans l’Eure va-t-il reproduire de l’électricité ? », sur Actu.fr (consulté le 10 septembre 2018).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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