Liste d'opposants à l'esclavage

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Cette liste recense les principales personnalités engagées dans la lutte contre l'esclavage et la traite des Noirs. Cette liste cite sans les différencier les noms d'antiesclavagistes et d'abolitionnistes. Notons cependant que l'abolitionnisme ne se confond pas avec l'anti-esclavagisme, dans la mesure où il ne se contente pas de s'opposer à la réduction en esclavage, mais envisage les stratégies pour parvenir à sa disparition, y compris en dégageant les bases d'une organisation économique et sociale alternative.

Afrique[modifier | modifier le code]

Mauritanie[modifier | modifier le code]

  • Lemine Ould Dadde (1967-) : Ancien Commissaire aux Droits de l'Homme (2008-2010) et anti-esclavagiste, emprisonné en 2010 pour ses opinions dans l'exercice de ses fonctions, toujours détenu arbitrairement. Il a contribué au règlement du passif humanitaire et élaboré un programme d’éradication des séquelles de l’esclavage.
  • Boubacar Ould Messaoud (1945-) : président de SOS Esclaves.

France[modifier | modifier le code]

  • Alphonse de Lamartine (1790-1869)[2] : poète, romancier, politicien révolutionnaire de 1848, député, sénateur. Il s'engage dans le combat pour l'abolition de la peine de mort ou dans des projets relatifs à l'assistance. Il est également l'un des protagonistes de l'abolition de l'esclavage.
  • Théodore Géricault (1791-1828)
Bas-relief sur la tombe de F.-A. Isambert, Cimetière Montmartre, 11e division, Paris.
Rue Victor-Schoelcher, Paris XIVème arrond.
  • Victor Schœlcher (1804-1893), a consacré sa vie à la défense de la liberté des Noirs et à l'égalité entre tous les citoyens.
  • Alexandre Gatine (1805-1864) : avocat parisien, Alexandre Gatine se consacre, dès 1831, aux causes coloniales. Il publie alors une brochure : « Pétition à la chambre des députés relative au droit dénié aux esclaves de se pourvoir en cassation ». En 1844, il s'illustre dans l'affaire Virginie où il défend une affranchie guadeloupéenne réclamant la liberté de ses enfants selon l'article 47 du Code Noir. En 1848, Schœlcher le charge de préparer les projets des décrets relatifs à l'abolition de l'esclavage. Le gouvernement provisoire adopte ses décrets le 27 avril et le désigne comme commissaire général de la Guadeloupe, chargé d'appliquer, sur le terrain, la politique abolitionniste. Il lui faut cinq mois pour mettre en place les structures de l'émancipation ; de retour à Paris, il édite une brochure sur la Guadeloupe. En 1864, quelques mois avant sa mort, Gatine évoque dans un poème intitulé « souvenirs d'un abolitionniste » la révolution de 1848, l'abolition de l'esclavage et son arrivée en Guadeloupe.
  • Théodore Antoine Champy (?-1890) : avocat, maire de Pointe-à-Pitre de 1841 à 1851, Théodore Champy proclame le 28 mai 1848, l'abolition de l'esclavage dans sa ville. Dans un vibrant discours, il annonce : « Tous les citoyens sont égaux, ils ne se distinguent plus désormais que par leurs vertus, leur amour de l'ordre et de la tranquillité. Et vous, mes nouveaux concitoyens, qui venez de recevoir le baptême de la liberté et de la civilisation, j'en appelle à vous. Montrez-vous dignes d'un si grand bienfait, Vive la République ! ». Homme dynamique et généreux, il s'était manifesté par son dévouement lors du tremblement de terre qui détruit Pointe-à-Pitre le 8 février 1843. En 1850, au côté de Schœlcher, il prend la défense des accusés de la Gabarre qui avaient été traduits devant les tribunaux par des conservateurs inquiets. Le poste de conseiller général dans le canton de Pointe-à-Pitre, en 1871 sera son dernier mandat politique.
  • Auguste-François Perrinon (1812-1861) : né à Saint-Pierre (Martinique) d'une famille de libres de couleur. Envoyé en France, il devient élève de l'École polytechnique et se spécialise dans l'artillerie de Marine. En 1842, il fait partie de la garnison de la Guadeloupe. Il est anti-esclavagiste et en 1847, dans une brochure « Résultats d'expérience sur le travail des esclaves » (île Saint-Martin, Antilles), il s'emploie à démontrer que le travail libre est possible. Un an plus tard, il fait partie de la Commission d'abolition d'esclavage puis est envoyé comme commissaire d'abolition, puis commissaire général à la Martinique (juin-novembre 1848). Avec Schœlcher, dont il est proche, il est député à l'Assemblée nationale législative (1849-1850). Après le Coup d'État du 2 décembre 1851, il regagne les Antilles et va vivre sur la sus-dite île Saint-Martin où il exploite des marais salants. Il refuse de prêter serment à Napoléon III (lettre du 18 avril 1853), ce qui lui vaut d'être rayé des cadres de l'armée. Il meurt à Saint-Martin, le 2 janvier 1861.
  • Auguste Lacaussade, (8 février 1815 {Saint-Denis, île Bourbon} - 31 juillet 1897 {Paris}) : poète français, secrétaire de l'écrivain Sainte-Beuve. En 1848, il rejoint le camp des abolitionnistes groupé autour de Schœlcher. Il est inhumé le 2 août 1897 au cimetière du Montparnasse (Paris).
Louisy Mathieu assis près de V. Schœlcher, au milieu des Députés de la gauche démocrate et socialiste, 1849.
  • Louisy Mathieu (1817-1874), premier esclave libéré à avoir siégé à l'Assemblée nationale constituante. Né à Basse-Terre, le 2 février 1817, ce tonnelier avait appris à lire par le biais d'une éducation religieuse malgré l'interdiction de ses maîtres. Le gouvernement provisoire de 1848 vote les lois abolitionnistes. La Guadeloupe peut élire au suffrage universel ses représentants à l'Assemblée Constituante. Les progressistes guadeloupéens, conscients de la popularité de Louisy Mathieu, à Pointe-à-Pitre, le proposent comme candidat. Il est présent sur la liste électorale conduite par Perrinon et Schœlcher. À l'issue des votes, Schœlcher, également élu en Martinique, laisse son siège à Louisy, poste qu'il occupera jusqu'au 26 mai 1849. Après le coup d'État de Louis Bonaparte (1851), il abandonne la vie politique, installé au lieu-dit Bas de la Source, il y vécut misérablement.
  • Charles Lavigerie (1825-1892) : prêtre, missionnaire en Afrique, il est fondateur des Pères blancs. Il fut nommé archevêque d'Alger, puis Cardinal de l'Église catholique. Il s'engage dans l'anti-esclavagisme, surtout par les voies diplomatiques et internationales pour mettre un terme au trafic des êtres humains. Suite aux congrès de Berlin 1884-5 et de Bruxelles 1889, qui aboutit à la Convention de Bruxelles (1890), il préside au Congrès Libre Antiesclavagiste tenu à Paris en 1890 sous le patronat du pape Leon XIII [4].
  • Charles de Foucauld, (15 septembre 1858 - 1er décembre 1916) : ancien militaire, géographe et religieux français, il s'opposa à la poursuite de l'esclavage dans l'Algérie française.

Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

Espagne[modifier | modifier le code]

Pologne[modifier | modifier le code]

Portugal, Brésil[modifier | modifier le code]

États-Unis[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Discours lu en séance publique de l'Académie royale des sciences, belles lettres et arts de Bordeau, 25 août 1788 (notice BnFno FRBNF37262771, lire en ligne)
  2. a b et c Nelly Schmidt, « Les abolitionnistes français de l'esclavage, 1820-1850 », Revue française d'histoire d'outre-mer, vol. tome 87, n°326-327,‎ 1er sem. 2000 (DOI https://doi.org/10.3406/outre.2000.3776, lire en ligne)
  3. Il réclame l'abolition des distinctions infamantes, l'égalité de considération, de traitement et des droits pour tous, dans son essai Apologie des Juifs de 1788 (lauréat avec l'abbé Grégoire et Claude Antoine Thiery au concours de Metz). Pierre Birnbaum, Est-il des moyens de rendre les Juifs plus utiles et plus heureux ?, Le Seuil, 2017, (ISBN 9782021183191), lire en ligne.
  4. "Documents relatifs au Congrès Libre Antiesclavagiste tenu à Paris le 21, 22 et 23 septembre 1890" à l'œuvre antiesclavagiste : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k56111931/f4.image

Articles connexes[modifier | modifier le code]