Jean-Auguste Margueritte
| Jean-Auguste Margueritte | |
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le général Margueritte
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| Naissance | 15 janvier 1823 Manheulles, Meuse, France |
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| Décès | 6 septembre 1870 (à 47 ans) Beauraing, Belgique Mort au combat |
| Origine | |
| Allégeance | Armée française |
| Grade | Général de division |
| Conflits | Campagne d'Algérie Expédition du Mexique Guerre franco-prussienne de 1870 |
| Faits d'armes | Bataille de Sedan |
| Distinctions | Commandeur de la Légion d'honneur |
| Famille | Paul Margueritte, son fils Victor Margueritte, son fils |
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Jean-Auguste Margueritte, né le 15 janvier 1823 à Manheulles (Meuse) et mort le 6 septembre 1870 à Beauraing (Belgique), est un général de division français tombé lors de la guerre de 1870.
Sommaire |
Biographie[modifier]
Jean-Auguste Margueritte découvre l'Algérie en 1831, lorsque son père, gendarme, est envoyé à Kouba. C'est là qu'il passe la plus grande partie de sa vie et de sa carrière militaire. Il apprend l'arabe qu'il maîtrise très jeune. Il s'engage à 14 ans dans les gendarmes maures.
Il est successivement chef du bureau arabe de Teniet-el-Had, lieutenant au 2e Spahis, puis en 1855 capitaine chargé du commandement du cercle de Laghouat. En 1860, il est lieutenant colonel au 12e Chasseurs de France.
Pendant l'Expédition du Mexique entre 1862 et 1864, il prend le commandement en second du 2e Régiment de Marche. Le 2 juillet 1863, à la tête du 3e Régiment de Chasseurs d'Afrique, il rentre en Algérie avec le grade de colonel.
Le 1er décembre 1867, il est nommé général de brigade, commandant de la subdivision d'Alger.
Guerre Franco-Prussienne[modifier]
Il participe à la guerre contre la Prusse en 1870 en prenant le commandement de la première brigade de la division Du Barail.
Il est blessé d'un coup de sabre à Pont-à-Mousson.
Bataille de Sedan[modifier]
Il est fait général de division le 1er septembre et reçoit le commandement de deuxième brigade de cavalerie qui regroupe alors les 1e, 3e et 4e régiments de Chasseurs d'Afrique, le 1e régiment de hussards, le 6e régiment de chasseurs à cheval aidés de la 2e batterie du 19e régiment d'artillerie. Le même jour, il reçut une balle en pleine tête, sur le plateau qui sépare Floing et Illy, lors de la Bataille de Sedan. Au cours de l'affrontement, sa division de cavalerie s'illustre en menant une charge désespérée contre les Prussiens. Paul Bondois décrit ce moment dans son Histoire de la Révolution de 1870-71 :
"Il n'y eut pas un moment d'hésitation parmi cette poignée d'hommes, chargés de se heurter à ces carrés noirs et profonds de la 3e armée ; décimés à plusieurs reprises par le tir des fusils Dreyse et des Canons, ils se reformèrent pour se jeter de nouveau sur cette ligne presque rigide, qui avançait sur les Français ; le général Margueritte, les joues transpercées par une balle, la langue coupée, et atrocement défiguré, indiquait encore du geste à ses cavaliers l'ennemi dont il fallait à tout prix arrêter le progrès étouffant."
Soigné d'abord à Sedan, il meurt de ses blessures cinq jours plus tard, le 6 septembre, chez la duchesse d'Ossuna au château de Beauraing, en Belgique.
Jean-Auguste Margueritte est le père des écrivains Paul et Victor Margueritte.
Hommages[modifier]
- Un lycée polyvalent régional, le Lycée Jean-Auguste Margueritte de Verdun (Meuse, Lorraine), porte son nom depuis la loi de séparation de l'Église et de l'État de 1905. Le lycée quant à lui est traditionnellement appelé « Le Margot », terme utilisé depuis des décennies par les élèves et anciens élèves verdunois et meusiens. C'est aujourd'hui uns des lycées lorrains les plus remarqués de l'Académie pour les résultats au dessus des moyennes régionales et nationales[réf. nécessaire]. Il a reçu différentes personnalités telles que Gilles de Robien en 2005, à l'époque ministre de l'Éducation Nationale, ou encore Richard Descoings, directeur de Sciences Po Paris, en 2009, dans le cadre de la réforme du lycée.
- Un manège de l'École de Cavalerie de Saumur porte son nom.
- Le général a également sa statue à Fresnes-en-Woëvre (Meuse)[1] et à Floing (Ardennes).
- Ses deux fils écrivirent chacun un essai en hommage à leur père : Mon Père (Paul Margueritte, 1884), et Un grand Français. Le général Margueritte (Victor Margueritte 1930).
- Une rue de Rennes porte son nom, Quartier Sud Gare.
- Une caserne de Rennes porte son nom, Quartier Sud Gare.
- Une rue d’Épernay porte également son nom
- Une rue de Perpignan porte son nom
- Une rue de Brest porte son nom
- Une rue de Nantes porte son nom
- Un chat porte son nom Felis margarita
Sources et références[modifier]
- Notice no IA00036471, base Mérimée, ministère français de la Culture
- La grande encyclopédie: inventaire raisonné des sciences, des lettres et des arts. 1885-1902. Tome 23. H. Lamirault, Éditeurs. Paris. p 68.
- Bondois, Paul (1888). Histoire de la Révolution de 1870-71 et des origines de la troisième République. A. Picard et Kaan. Paris. p 108.
- Général Rozat de Mandres (1908). Les régiments de la Division Margueritte et les charges à Sedan. Berger-Levrault. Paris. Nancy.
- Général Ambert, Récits militaires : L'invasion (1870), Bloud & Barral, 1883, p.332