Trois-mâts goélette

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Rigging-barquentine.svg
Le trois-mâts goélette polonais Iskra II

Un trois-mâts goélette ou gréement en barquentin (ne pas confondre avec une goélette à trois mâts) est un navire à voiles comportant trois mâts, dont le mât situé à l'avant (le mât de misaine) est gréé en voiles carrées, tandis que les deux autres mâts (grand mât et mât d'artimon) ont des mâts de flèche et portent des voiles à cornes et des voiles de flèche (gréement aurique). Des voiles d'étai sont hissées entre les mâts. Elle peut être également une goélette à hunier. Certains trois-mâts goélettes construits en Pologne portent un gréement particulier : un phare carré au mât de misaine, un gréement à corne sur le grand mât et une voile bermudienne au mât d'artimon.

La même disposition — premier mât avec un gréement carré, autres mâts avec un gréement aurique — se retrouvent sur les quatre-mâts goélettes, cinq-mâts goélettes et six-mâts goélettes qui ont en commun d'avoir le premier mât différemment gréé des autres.

Lorsqu'il n'existe que deux mâts on parle de brick-goélette.

Ces types de gréement sont apparus dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Ils ont été souvent utilisés pour les terre-neuvas car ils nécessitent un équipage moins nombreux que les autres trois-mâts, ou plus (pour les réductions de voilure, la montée dans les mâts est réduite au seul mât de misaine).

De nos jours, on peut généralement voir ces navires lors des réunions de gréements traditionnels[1].

Trois-mâts goélettes encore visibles[modifier | modifier le code]

En état de naviguer 
  • L’Alma Doepel (1905) est un trois-mâts goélette australien basé à Hobart en Tasmanie.
  • L’Atlantis (1905) est un trois-mâts goélette hollandais de 57 m basé à Harlingen
  • Le Frya (1907) est un trois-mâts goélette franco-anglais, d'origine danoise.
  • Le Mare Frisium (1916), ex Petronella, ex Helmuth, est un trois-mâts goélette hollandais de 52 m (voilure : 634 m²; tirant d'eau : 3 m; équipage : 12 à 15 personnes). Initialement exploité pour la pêche du hareng, puis comme bateau de charge, il est abandonné sur un quai suédois. Il sera finalement restauré et transformé en trois-mâts. Il est aujourd'hui basé à Harlingen.
  • La Boudeuse (1916 ) est un trois-mâts goélette d'origine hollandaise, aujourd'hui français, basé à Fécamp
  • Le Marité (1923) est un trois-mâts goélette à hunier de 47 m (voilure : 650 m²) d'abord utilisé pour la pêche de la morue, il serait le dernier survivant des terre-neuviers en bois (actuellement en restauration) Drapeau de la France France
  • Le Gulden Leeuw (1937), ex Dana Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas.
  • Le Thor Heyerdahl (1930), est un trois-mâts goélette allemand de 49,80 m, restauré dans les années 1980
  • Le Jadran (1933) est un trois-mâts goélette monténégrin de 58,20 m
  • Le Palinuro (1934) est un trois-mâts goélette italien de 69 m (voilure : 2643 m²), construit par les chantiers Dubigeon
  • Le Bel Espoir II (1944) est un trois-mâts goélette à hunier de 38,50 m, aujourd'hui Drapeau de la France France
  • Le Pelican of London (1948) Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
  • Le Dewaruci (1953) est un trois-mâts goélette indonésien de 58,27 m (voilure : 1100 m²)
  • L’Antigua (1956) est un trois-mâts goélette hollandais de 48 m (voilure : 750 m²)
  • Le Peace (1962), ex-SWI 180 Goplo, construit à Gdansk est transformé en trois-mâts goélette après une carrière de chalutier scientifique. Il navigue sous pavillon de Saint-Vincent-et-les-Grenadines au départ de Kingstown[2].
  • Le Shabab Oman (1971) est un trois-mâts goélette omanien de 52,1 m (voilure : 1020 m2)
  • Le Pogoria (1980) est un trois-mâts goélette polonais de 47 m. Il a trois sisters-ships : l’Iskra II, trois-mâts goélette de la Marine polonaise ; l’Oceania, voilier de recherche océanographique mis sur cale et appartenant à la ville de Gdynia ; et le Kaliakra, trois-mâts goélette noir de la Marine bulgare.
  • L’Iskra II (1982) est initialement un trois-mâts goélette polonais de 49 m (voilure : 1000 m²)
  • Le Kaliakra (1984) est un trois-mâts goélette bulgare de 52 m (voilure : 1080 m²)
  • Le STS Leeuwin II (1986) est un trois-mâts goélette australien (voilure : 810 m²)
  • Le Spirit of New Zealand (1986) est un trois-mâts goélette néo-zélandais de 45,20 m
  • Le Tole Mour (1988) est un trois-mâts goélette américain de 48 m
  • Le Peacemaker (1989) est un trois-mâts goélette américain de 45,70 m
  • Le Concordia (1992) est un trois-mâts goélette canadien, de Class-Afloat.
  • Le Mary-Anne (1996) est un trois-mâts goélette allemand de 65,8 m
  • Le Royal Helena (2009) est un trois-mâts goélette bulgare de 44,6 m, gréement barquentine (voilure : 1000 m²). Il participe à la fête "Toulon Voiles de Légendes 2013".
Bateaux musées 
  • Le Gazela of Philadelpia (1883), ex-Gazela Primeiro, est un trois-mâts goélette en pin qui servira de morutier portugais avant de devenir à Philadelphie un musée consacré à l'évolution des technologie maritimes[3].
  • Le Regina Maris (1908), est un trois-mâts goélette converti en attraction à Long Island.
  • Le Mercator (1931), ancien navire-école belge, se visite dans le port d'Ostende mais fait encore du cabotage.

Trois-mâts goélettes disparus[modifier | modifier le code]

  • L’Antoinette, construit en 1902 par les chantiers de construction navale de Nantes (longueur 59,79 m)
  • Le Flying Cloud (1935) était un trois-mâts goélette de 48,98 m basé dans les Îles Vierges britanniques. Le voilier était initialement gréé en goélette à trois-mâts à sa sortie des chantiers Dubigeon, sous le nom, à l'époque, d’Oiseau des îles. Détruit en 2009.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir le site officiel de l'Armada de Roen 2008. Pour les précédentes manifestations voir : Armada de Rouen.
  2. Guide des grands voiliers, Chasse-marée, 1999, p. 75
  3. Guide des grands voiliers, Chasse-marée, 1999, p. 58

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]