Voile aurique

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une Goélette ayant des voiles auriques

Une voile aurique est une voile de forme quadrangulaire non symétrique, le terme proviendrait du latin auris oreille, cette explication est corroborée par la traduction anglaise lugsail, mot composé de lug oreille et de sail voile.

Ce type de voile était très en faveur sur les voiliers de travail européens (cotres, sloops, dundees, etc...) car elle permettait de disposer d'une force propulsive importante avec une système simple, tant à hisser qu'à régler et peu coûteux à fabriquer et réparer. De plus, la voile étant retenue sur trois côtés, il était possible de contrôler la déformation des tissus qui la composaient (coton traité, majoritairement) et qui n'avaient pas la tenue des matériaux modernes.

La vergue qui la supporte est inclinée, la partie avant étant plus basse que la partie arrière.

Dans le cas de la voile aurique, la vergue s'appelle la corne ou le pic. La corne est articulée sur le mât par un sabot appelé encornat (ou mâchoire de corne). En sécurité, et pour faciliter les manœuvres, il est parfois fermé sur l'arrière du mât par un lien constitué de petites billes en bois appelés "pommes de racage", souvent en buis, et enfilés sur un bout (visible sur la photo). Pour hisser la voile aurique, deux drisses sont nécessaires : la drisse de grand-voile et la drisse de pic. Une voile de type quadrangulaire non symétrique, mais à livarde ou balestron, est également une voile aurique.

Mâchoire de corne (voile affalée)

Parmi les voiliers connus à gréement aurique on trouve le Pen Duick, bateau de Éric Tabarly.

[modifier] Voir aussi

Voir « aurique » sur le Wiktionnaire.

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