Catboat

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Cat boat Breck Marshall, du musée maritime Mystic Seaport maritime museum, Connecticut
Cat boat du Cap Cod en chêne et cyprès d'après un modèle de Wilton Crosby(1900),construction amateur de Louis Michel Le Doze.
Misainier à voile aurique
Catboat monotype de la série Plume, de 6,20 m, dériveur intégral destiné à la promenade

Le gréement en catboat ou cat-boat est un gréement à une seule voile, dont l'emplanture du mât est située très à l'avant du bateau. Le terme « catboat » désigne à la fois le type de gréement et le voilier ainsi gréé. Les catboats sont des bateaux qui se sont fait connaitre sous ce nom aux États-Unis dans les années 1850, alors qu'en Europe les appellations d'« Una rig » en anglais ou de « misainier » en français lui étaient préférées. Bateaux de travail à l'origine, dériveurs permettant de naviguer dans les haut-fonds ostréicoles, les catboats sont devenus des bateaux de plaisance et de régate comme le Finn, série olympique depuis 1952.

L'origine des catboats[modifier | modifier le code]

Son nom a pour origine celui d'une ancienne embarcation néerlandaise, le kat, sorte d'allège qui servait notamment au transport des marchandises dans les ports. Par extension, les voiliers ayant adopté ce gréement en portent le nom.

Le nom cat-boat est d'origine américaine. Les cat-boat sont légion dans le Maine ou du temps de la pêche à la voile ils étaient avant tout des dragueurs d'huitres. Il y avait des variantes comme les cat-yawls. En France, le terme est apparu vers 1855 avec le "New York" petit dériveur de 4m55 importé des US pour les régates d'Argenteuil. Mais le grand essor des Cat boat en tant que série va voir le jour en baie de Morlaix à partir de 1930. Issu des canots à misaine le cat boat en est l'extension "régate" mais sert aussi pour la famille et le loisir, il va concurrencer le Cormoran et sera un bateau vraiment typique de la baie.

Caractéristiques et architecture des Catboats traditionnels[modifier | modifier le code]

Souvent en bois (pour sa résistance et sa souplesse) et dépourvu de haubans, il tourne pour positionner la voile par rapport au vent. Bien adapté aux petites embarcations légères, il permet la manœuvre complète du voilier par un homme seul. Cependant, le rendement d'une grand'voile est souvent meilleur en association avec un foc.

Par souci de simplification, le mât est assez souvent monté fixe dans l'emplanture, mais presque toujours sans haubans ni étais. La voile s'oriente alors indépendamment du mât. Cette disposition abaisse un peu le rendement aux allures de près, mais n'a pas d'incidence aux allures portantes. On prend soin de choisir un mât présentant une certaine souplesse en flexion, de manière à mieux encaisser les contraintes mécaniques imposées par la voile à la coque. Dans tous les cas, on notera l'importance des contraintes mécaniques imposées à la partie avant de la coque et l'on comprendra que le gréement en catboat doit être pris en considération en amont de la démarche de conception du bateau. Le catboat a traditionnellement une coque relativement large : 35 à 50 % de la longueur à la flottaison ! Cela lui confère une stabilité de forme qui, avec le fait de n'avoir qu'une seule écoute à régler, rend la navigation particulièrement relaxante. Ce genre de coque, en revanche, est trop large pour se prêter à un usage voile-aviron commode. Le plus souvent muni d'une dérive pivotante, le catboat se joue des petits fonds et aborde aisément sur une plage. La dérive pivotante est en outre précieuse pour déplacer le centre de dérive, ce qui est utile pour équilibrer la marche aux allures de près étant donné que l'on ne peut agir sur le centre vélique du fait de l'absence de foc.

La plupart des catboats ont une voile à corne, ce qui permet de recourir à un mât non pivotant plus court, plus aisé à démonter et remettre en place. Pour les plus modernes, cependant, la voile marconi est couramment utilisée. La voile à livarde n'apparaît quasiment jamais. Étant donné la grande surface de l'unique voile, il est précieux de pouvoir prendre des ris assez tôt lorsque le temps fraîchit, ce qui est facilité par la présence d'une bôme, dont la voile à livarde classique est dépourvue. Au allures portantes, et surtout au vent arrière, un halebas de bôme est très recommandable. Une voile marconi munie d'une bôme à enrouleur est évidemment bien pratique. Un palan n'est pas de trop pour avoir l'écoute longtemps en main sans fatigue, car la surface unitaire à manœuvrer est relativement importante. Le catboat enpanne facilement, mais demande de l'erre pour changer franchement d'amure lorsqu'on tire des bords. D'une manière générale, ce type de gréement convient à des embarcations de taille modérée, par exemple de 6 ou 7 mètres. Au-delà, la voile devient vite malaisée à manier.

Caractéristiques et architecture des Catboats de sport[modifier | modifier le code]

Le premier catboat de sport en France, le Monotype d'Arcachon (1912) qui, parce qu'issu des canots français traditionnels, est gréé d'une misaine bômée avec un mât autoporté (sans haubans).

Pour tous les autres catboats de sport jusqu'en 1951, les architectes ont choisi un mât soutenu par haubannage et étai. Ainsi le Dinghy International 12' (1913), le Moth (1929), le Snowbird (1932 ?), l'Olympia Jolle (1933), le Sharpie 9 m² (1938), ont tous des mâts maintenus au capelage.

Il faut attendre 1949 pour voir apparaître les mâts autoportés tournants avec le Finn. Rien de plus normal que son concepteur, le suédois Rickard Sarby, connaisse les travaux de son compatriote Fredrik Ljungström. Celui-ci, bien connu pour ses brevets de turbines, avait aussi innové en matière de voile avec le gréement qui porte son nom. Sarby lui emprunte son mât rotatif, c'est-à-dire porté par des paliers. Cette rotation permet de bloquer la bôme dans la mortaise du mât avec une cale réglable qui fait office de hâle-bas. Dès lors, tous les catboats de sport reprennent ce type de gréement à l'exception du Moth IMCA.

Catboats de compétition[modifier | modifier le code]

Monocoques[modifier | modifier le code]

Les voiliers de compétition gréés en catboat sont principalement des dériveurs légers destinés aux régates en solitaire comme le Finn et le Laser qui sont des séries internationales et olympiques actuelles.

Le premier catboat monotype olympique est le Dinghy International 12' . Il a été suivi par le Snowbird, l'Olympia Jolle, le Finn, l'Europe et le Laser.

Citons aussi les Moth, l'Optimist, l'O'Pen Bic, la Yole OK, le X4...

Multicoques[modifier | modifier le code]

L'A-Catamaran est un catamaran de sport équipé d'une seule voile.

Catboats de loisir[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui, une bonne dizaine de ces bateaux traditionnel naviguent et régatent encore. Le chantier JEZEQUEL, en construit encore régulièrement.

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