Traité de réduction des armes stratégiques

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B-52 détruits à la suite du traité de réduction des armes stratégiques.
SS-18 avant sa destruction, inspecté par le sénateur américain Richard Lugar.

Strategic Arms Reduction Treaty, abrégé en START, (que l'on peut traduire en « Traité de réduction des armes stratégiques ») désigne deux traités américano-soviétiques visant à réduire la totalité des arsenaux nucléaires des deux superpuissances (aussi bien les missiles terrestres que sous-marins et aériens).

Histoire[modifier | modifier le code]

START fait suite aux Strategic Arms Limitation Talks (SALT), signés par les deux mêmes pays en 1972 et 1979, qui fixaient aux armes stratégiques offensives des plafonds supérieurs aux niveaux que celles-ci avaient atteints : ils autorisaient donc leur développement, mais limité. START vise quant à lui à la réduction de ces armes.

Le premier traité, START I, fut signé en juillet 1991 et entra en vigueur en décembre 1994. Il expire le 5 décembre 2009 sans que les deux superpuissances aient conclu leurs négociations. Il a donc été reconduit temporairement[1].

À la chute de l'Union soviétique, c'est avec la Fédération de Russie que les États-Unis signèrent START II en 1993. START II fut ratifié par les États-Unis en 1996 et par la Russie en 2000 (le parlement russe ayant retardé la signature en signe de protestation contre les bombardements de l'OTAN sur la Yougoslavie). START II prévoit une réduction des arsenaux stratégiques des deux tiers, au terme de laquelle chaque partie ne devra pas disposer de plus de 3 500 têtes nucléaires stratégiques.

START II n'a jamais été appliqué, la Russie voulant d'abord que les Américains maintiennent en vigueur le traité ABM. De plus, START II était déjà en principe dépassé en raison des mesures de réduction unilatérales des arsenaux annoncées le 12 novembre 2001 par les présidents russe et américain : SORT abaisse les plafonds de START II. Dans les faits, SORT est une évolution du traité START III de 1997, qui n'a pas eu le temps d'être ratifié. START III devait limiter encore plus le stock d'armes mais aussi empêcher leur réintroduction. Mais SORT semble controversé par rapport à ce que proposait START car il laisse la possibilité de stocker les têtes non déployées. Le New START est finalement signé le 8 avril 2010 à Prague, toujours entre la Fédération de Russie et les États-Unis[2].

Données[modifier | modifier le code]

Tableau récapitulatif de l'avancé du Memorandum of Understanding (MOU) de START-1 en septembre 1990[3], janvier 2008[4], janvier 2009[5] et juillet 2009[6].

Date ICBM, SLBM et bombardiers lourds ICBM lourds Ogives (ICBM, SLBM et bombardiers lourds) Ogives (ICBM et SLBM) Ogives (ICBM sur lanceurs mobiles) Ogives (ICBM lourds) Puissance (ICBM et SLBM) (Mt)
Limites imposées par START-1
31 juillet 1991 1 600 154 6 000 4 900 1 100 1 540 3 600
Drapeau des États-Unis États-Unis
1er septembre 1990 2 246 0 10 563 8 210 0 0 2 361,3
1er janvier 2008 1 225 0 5 914 4 816 0 0 1 826,1
1er janvier 2009 1 198 0 5 576 4 514 0 0 1 717,3
1er juillet 2009 1 188 0 5 916 4 864 0 0 1 857,3
Drapeau de l'URSS Union soviétique / Drapeau de la Russie Russie
1er septembre 1990 2 500 308 10 271 9 416 618 3 080 6 626,3
1er janvier 2008 848 104 4 147 3 515 207 1 040 2 373,5
1er janvier 2009 814 104 3 909 3 293 195 1 040 2 301,8
1er juillet 2009 809 104 3 897 3 289 191 1 040 2 297,0

Expiration[modifier | modifier le code]

Article connexe : New START.
Les présidents Barack Obama et Dmitri Medvedev le 6 juillet 2009.

Bien que SORT, qui expire en 2012, limite le nombre d'ogives nucléaires entre 1 700 et 2 200, il ne prévoit pas mesures de vérifications comme START. Le traité START-1 devait expirer le 5 décembre 2009 mais a été reconduit temporairement, conduisant le président des États-Unis Barack Obama et le président de la Fédération de Russie Dmitri Medvedev à signer le 6 juillet 2009 le New START, un accord limitant le nombre des têtes nucléaires entre 1 500 et 1 675 pour chacun et le nombre de vecteurs entre 500 et 1 100[7], puis le 26 mars 2010 prévoyant de limiter à 1 550 le nombre d’ogives nucléaires pour chacun.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]