Stationnement

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Parking pour vélo à Cambridge (États-Unis)

Le stationnement consiste à laisser un véhicule immobilisé un certain temps. Les lieux de stationnement sont appelés parking, ou « stationnement » au Canada francophone, un usage courant en France est de dire que l'« on se gare/stationne sur un parking » alors qu'au Canada, « on se parque/stationne dans un stationnement »[réf. nécessaire] et en Suisse francophone, on se « parque sur un stationnement » et on se « gare dans un garage ».

Enjeux[modifier | modifier le code]

Les espaces de stationnement, souvent imperméabilisées occupent une surface croissante dans le monde, augmentent l'empreinte écologique des villes et conditionnent l'efficacité du transport automobile, tout en contribuant parfois à l'engorgement (une offre augmentée de stationnement attire plus de voitures, qui peuvent saturer le réseau routier) [1]. À ce titre des politique de stationnement s'inscrivent dans les Politiques de transport et l'aménagement du territoire.

Des techniques alternatives pour la gestion des eaux de ruissellement urbain et d'autres alternatives à l'imperméabilisation et à l'artificialisation se développent aussi (parkings mieux intégrés dans l'environnement, protégés par des pergolas végétalisées ou des panneaux solaires par exemple. Un éclairage plus discret et asservi à des détecteurs de présence peut améliorer la sécurité tout en limitant les consommations électriques et la pollution lumineuse...

« Passé un certain seuil, quand la vélocité devient facile ou subventionnée, les forces qui nous agglomèrent se relâchent. L’automobile produit l’étalement urbain, l’éparpillement de l’habitat, le basculement du centre vers les franges. Elle dédensifie le forum. Elle délocalise nos activités. Ce faisant elle accentue les phénomènes de dissociation du territoire, en relativisant les sentiments d’appartenance. » Régis DEBRAY, extrait de Conférence (Lyon) le 6 octobre 2000, "La civilisation de l’automobile" [2]

Le fait est que les véhicules particuliers sont souvent immobiles (95% du temps est passé dans les garages, voirie, parcs privés ou publics). Pourtant, dans les zones les plus denses, la mise à disposition de stationnements est rendue difficile par le manque d'espace. Ceci conduit les urbanistes à devoir choisir la fonction urbaine pour laquelle l'espace doit être utilisé. Ces différentes fonctions sont exclusives l'une de l'autre comme par exemple : le logement, les activités économiques, les espaces verts, la circulation et le stationnement. [3]


En France, la législation du début des années soixante-dix cherche à adapter la ville à la voiture. Pour pallier l'insuffisance de l'offre de places sur la voirie publique, l’article 12 du règlement des plans d’occupation des sols conduit à ce que la délivrance du permis de construire est subordonnée à la réalisation de places de stationnement hors des voies publiques ou, lorsque cela est impossible, à l'achat de place existantes ou à la participation à un programme de construction. [3]

En Belgique la politique de déplacements est mise en œuvre par les pouvoirs publics qui disposent de différents outils : Le Plan Régional de Développement (PRD), le Plan Régional d'Affectation des Sols (PRAS), les Plans Communaux de Développement (PCD) et le Plan Régional de Déplacement (plan IRIS). Il existe un cadre normatif léger fixé par la circulaire DE SAEGER de 1970 [3].

Au pays-Bas, le deuxième schéma structurel des transports (SVV II, 1990) et l'additif du quatrième rapport sur l'aménagement du territoire (VINEX, 1991) abordent la question des recommandations relatives aux politiques de restriction du stationnement.

Le deuxième schéma structurel des transports vise à réduire la circulation automobile de 70% à 35% dans le pays et à 20% dans la Randstad. Cette politique cherche à dissuader de l'utilisation de l'automobile et à déconcentrer les entreprises (politique "company focused policy" (CERTU, 1998)). Les politiques incitatives (pull measures) sont relatives aux transports en commun, au car pooling et à l'usage des deux roues. Les politiques dissuasives (push measures) sont relatives aux tarifs des carburants, aux taxes sur l'achat des véhicules, aux péages urbains, ainsi qu'à la restriction des possibilités de stationnement à la fois privé et public.

Aux Pays-Bas, la politique ABC vise à appliquer des normes différentes dans les zones A, B et C:

  • Les zones A se situent en centre-ville à proximité d'une gare, d'un métro, d'un bus ou d'un tramway. Elles sont adaptées aux petits commerces culturels, mais confrontées à des problèmes de stationnement. La norme y est de 20 places pour 100 employés (mais 10 places dans la Ranstad).
  • Les zones B sont plus éloignées, mais bien raccordées au réseau routier. Elles sont adaptées aux pôles lus importants (site de production, hôpitaux, universités) et facilement accessibles par automobile. La norme y est de 40 places pour 100 employés (mais 20 places dans la Ranstad).
  • Les zones C sont en périphérie, à proximité d'un échangeur ou d'une infrastructure lourde. Elles sont adaptées aux entreprises ne recevant que peu de visiteurs. On en peut y accéder quasiment qu'en voiture.

Toutefois, cette politique de «la bonne entreprise au bon endroit» rend les communes les plus petites moins attractives et donc peu enclines à pratiquer l'ABC. Toutefois Amsterdam est concerné par cette politique. [3].

En France, la norme pour les bâtiments en construction est de 9 places pour 100 salariés à Paris, 18 à Marseille, 22 à Nancy, 29 à Toulouse, Lyon, Marseille, mais elle est à 55 places pour 100 salariés à Angers, Belfort, Grenoble, Metz et Orléans[3].

Stationnement et arrêt[modifier | modifier le code]

Selon la convention internationale de Vienne sur la signalisation routière de 1968[4], un véhicule est dit :

  • « A l’arrêt », lorsqu’il est immobilisé pendant le temps nécessaire pour prendre ou déposer des personnes ou charger ou décharger des choses ;
  • « En stationnement », lorsqu’il est immobilisé pour une raison autre que la nécessité d’éviter un conflit avec un autre usager de la route ou un obstacle ou d’obéir aux prescriptions de la réglementation de la circulation et que son immobilisation ne se limite pas au temps nécessaire pour prendre ou déposer des personnes ou des choses.

Les Parties contractantes de la convention peuvent toutefois considérer comme « à l’arrêt » les véhicules immobilisés dans les conditions définies dans la section « en stationnement » ci-dessus si la durée de l’immobilisation n’excède pas une limite de temps fixée par la législation nationale et considérer comme « en stationnement » les véhicules immobilisés dans les conditions définies dans la section « à l'arrêt » ci-dessus si la durée de l’immobilisation excède une limite de temps fixée par la législation nationale.

Le stationnement devient plus difficile pendant l'hiver.

Lieu de stationnement[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Parking.

Un espace ou un bâtiment spécifiquement aménagé pour le stationnement des véhicules est appelé parking ou stationnement au Canada.

Réglementation par pays[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Infraction de stationnement.

La réglementation peut varier en fonction des spécificités de chaque pays qui concerne essentiellement la largeur et la longueur des véhicules. Par exemple, au Québec, les places de stationnement peuvent faire 2m60 de large[5] là où elles peuvent en faire 2m30 en France. Ceci permet d'avoir au Québec des voitures plus larges qu'en France.

Allemagne[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Stationnement en Allemagne.

France[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Stationnement en France.

Cet article décrit la réglementation routière concernant le stationnement sur la voix publique.

Cet article décrit les normes correspondant aux dimensions des espaces de stationnement.

Article détaillé : Gestion du stationnement.

Cet article décrit les stratégies de tarification du stationnement sur la voie publique.

Italie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Stationnement en Italie.

Types d'aménagements[modifier | modifier le code]

On distingue :

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cycle des "RV du CETE" 2011 /30 mai 2011 : "Impact du stationnement sur la consommation d’espace urbain" (Programme)
  2. http://tel.archives-ouvertes.fr/docs/00/82/43/28/PDF/these_Elsa_Le_Van.pdf
  3. a, b, c, d et e http://tel.archives-ouvertes.fr/docs/00/82/43/28/PDF/these_Elsa_Le_Van.pdf
  4. Article 1 de la Convention sur la signalisation routière conclue à Vienne le 8 novembre 1968
  5. www.ville.quebec.qc.ca/.../docs/stationnement_4_logements_69.pdf

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Le stationnement, présentation de la thématique stationnement sur le site ministériel dédié aux transports intelligents