Bernardet (entreprise)

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Un scooter Bernardet B.49, 250 cm3, de 1949

Bernardet est le nom d'un atelier de construction de side-cars créé en 1921 par les trois frères René, Robert et Roger Bernardet. Leur logo représentait 3R entourés d'un B et d'un F entrelacés comme Bernardet Frères.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le premier atelier se situait à Bourg-la-Reine, dans la Seine (actuels département des Hauts-de-Seine. Il existe toujours au 5 rue des Bruyères.

Ils construisirent des side-cars de 1921 à 1948, puis des scooters à partir de 1947 jusqu'en 1959 avec 12 modèles différents sur une période de 12 ans.

Ils furent les précurseurs du scooter en France et les plus gros constructeurs français de scooters avec Terrot.

René était responsable de la ligne, de la carrosserie ; Robert dirigeait plus particulièrement la partie mécanique.

Charles, qui prit son 2e prénom Roger pour adapter le logo des 3R assurait les responsabilités commerciales, les clients et les fournisseurs.

Activités[modifier | modifier le code]

Un Bernardet D.51, 250 cm3, de 1952
Un Bernardet Y.52 de 1953

Leur plus grosse activité fut les side-cars, en particulier de 1932 à 1946, avec de nombreux modèles, aux lignes très aérodynamiques, souvent copiées par des marques concurrentes de l'époque.[réf. nécessaire]

La production fut croissante pour les side-cars de tourisme et de sport, ainsi que pour plusieurs versions militaires commandées par l'Armée Française (mitrailleuses, porte-canon, ambulances, etc.). Ces machines équipèrent les Gardes Mobiles, la Gendarmerie, les polices parisienne et belge et quelques unités des Sapeurs-Pompiers.

En 1935, avec leurs side-cars, la marque Bernardet était le seul fabricant de side-cars en Europe à détenir 26 Records du Monde, dont un fut encore valable jusqu'en janvier 1964.[réf. nécessaire]

Les châssis de side-cars Bernardet sont encore réputés pour leur simplicité et leur robustesse.

Pendant la guerre (période sombre pendant laquelle une Résistance active s'était établie au sein de l'usine)[réf. nécessaire], l'usine de Châtillon-sous-Bagneux, construite en 1936, en banlieue sud de Paris, fut réquisitionnée par l'armée allemande. Les frères Bernardet furent contraints de continuer l'étude et la production de nombreux modèles de side-cars militaires pour l'armée allemande, jusqu'à la Libération.

Entre 1946 et 1948, ils tentèrent de produire des automobiles, mais des restrictions matérielles gouvernementales les en empêchèrent. Aucun véhicule ne fut jamais produit à plus des 3 exemplaires de prototypes.

Les principaux modèles de scooters furent le B49 en 125 cm3, le BM250 en 250 cm3, le C50 en 125 cm3, le E51 en 125 cm3, le D51 en 250 cm3, le Y52 en 125 cm3. Puis vint la série des Cabri en 49,9, 85 et 98 cm3, pour terminer avec le Guépar en 125 cm3 Servomatic, dernier sorti des chaînes de production en 1956.

Un scooter militaire 250 cm3 fut produit pour l'armée française en 1953 et fut envoyé en Indochine, quasiment à la fin des hostilités.

La société arrêta sa production le 9 mars 1959, date de mise en liquidation de l'entreprise Bernardet-Le Poulain, société qui avait racheté la marque Bernardet en 1954, car elle ne pouvait plus faire face à l'invasion italienne conjuguée de Vespa et Lambretta, dont la production annuelle de machines était approximativement 10 fois supérieure.

L'usine fut détruite en 1991 et fit place à un immeuble de bureaux.

De nos jours : l'ACVB[modifier | modifier le code]

La marque existe toujours, elle appartient à MM. Philippe et Gérard Bernardet, fils de Robert Bernardet, l'un des trois frères fondateurs. Avec l'aide des petits-fils de René Bernardet, ils s'occupent à conserver ce patrimoine familial grâce à l'Association des Cycles et Véhicules Bernardet (A.C.V.B.), qu'ils ont créée en 1993. Ils participent à des expositions sur les véhicules de collection.

Lien externe[modifier | modifier le code]