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Sm.
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| Informations générales |
| Nom, symbole, numéro |
Samarium, Sm, 62 |
| Série chimique |
Lanthanides |
| Groupe, période, bloc |
L/A, 6, f |
| Masse volumique |
7,520 g·cm-3 (25 °C, α)[1] |
| Couleur |
blanc argenté |
| No CAS |
7440-19-9 [2] |
| No EINECS |
231-128-7 |
| Propriétés atomiques |
| Masse atomique |
150,36 ± 0,03 u[1] |
| Rayon atomique (calc) |
185 pm (238 pm) |
| Rayon de covalence |
1,98 ± 0,08 Å [3] |
| Configuration électronique |
[Xe] 4f6 6s2 |
| Électrons par niveau d’énergie |
2, 8, 18, 24, 8, 2 |
| État(s) d’oxydation |
3 |
| Oxyde |
basique |
| Structure cristalline |
rhomboédrique |
| Propriétés physiques |
| État ordinaire |
solide |
| Point de fusion |
1 072 °C [1] |
| Point d’ébullition |
1 794 °C [1] |
| Énergie de fusion |
8,63 kJ·mol-1 |
| Énergie de vaporisation |
166,4 kJ·mol-1 |
| Volume molaire |
19,98×10-6 m3·mol-1 |
| Pression de vapeur |
563 Pa à 1 345 K |
| Vitesse du son |
2 130 m·s-1 à 20 °C |
| Divers |
| Électronégativité (Pauling) |
1,17 |
| Chaleur massique |
200 J·kg-1·K-1 |
| Conductivité électrique |
0,956×106 S·m-1 |
| Conductivité thermique |
13,3 W·m-1·K-1 |
| Énergies d’ionisation[4] |
| 1re : 5,6437 eV |
2e : 11,07 eV |
| 3e : 23,4 eV |
4e : 41,4 eV |
| Isotopes les plus stables |
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Précautions
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Directive 67/548/EEC[5]
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Phrases R :
R15 : Au contact de l’eau, dégage des gaz extrêmement inflammables.
R33 : Danger d’effets cumulatifs.
Phrases S :
S30 : Ne jamais verser de l’eau dans ce produit.
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| Phrases R : 15, 33, |
| Phrases S : 30, |
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Transport[5]
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Numéro ONU :
2910 : MATIÈRES RADIOACTIVES, QUANTITÉS LIMITÉES EN COLIS EXCEPTÉS
Classe :
7
Étiquette :
7 : Matières radioactives
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SGH[5]
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H228, H261, H373, P210, P231+P232, P422,
H228 : Matière solide inflammable
H261 : Dégage, au contact de l'eau, des gaz inflammables
H373 : Risque présumé d'effets graves pour les organes (indiquer tous les organes affectés, s'ils sont connus) à la suite d'expositions répétées ou d'une exposition prolongée (indiquer la voie d'exposition s'il est formellement prouvé qu'aucune autre voie d'exposition ne conduit au même danger)
P210 : Tenir à l’écart de la chaleur/des étincelles/des flammes nues/des surfaces chaudes. — Ne pas fumer.
P231+P232 : Manipuler sous gaz inerte. Protéger de l’humidité.
P422 : Stocker le contenu sous ...
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| Unités du SI & CNTP, sauf indication contraire. |
Le samarium est un élément chimique, de symbole Sm et de numéro atomique 62.
[modifier] Caractéristiques notables
Le samarium est un métal rare sur la Terre. Il est de couleur argentée, relativement stable à l'air libre et s'enflamme spontanément à 150 °C. Trois modifications de la structure du métal existent notamment à 734 °C et 922 °C.
Le samarium a été découvert par spectroscopie en 1853 par le chimiste suisse Jean Charles Galissard de Marignac, par l'observation de ses fines raies d'absorption dans le didymium. Il fut isolé (sous forme d'un mélange de deux oxydes) à Paris en 1879 par le chimiste français Paul-Émile Lecoq de Boisbaudran à partir de la samarskite, un minéral de formule chimique ((Y, Ce,U, Fe)3(Nb, Ta,Ti)5O16). En 1901, le chimiste français Eugène Anatole Demarçay réussit à séparer les deux oxydes.
Son nom provient du minerai, la samarskite, découverte par le colonel Samarsky, dans une mine de l'Oural.
- Aimants permanents : en alliage avec le cobalt : SmCo5 et de Sm2Co17. Les aimants en SmCo5 possèdent la résistance de démagnétisation la plus élevée connue.[réf. souhaitée]
- Capteur de neutrons : le samarium possède une très grande capacité de capture des neutrons thermiques. Ses isotopes sont des produits de fission communs dans les réacteurs nucléaires particulièrement l'isotope 149 qui est un poison neutronique, le samarium 149 s'accumule dans le cœur créant une perte de réactivité que l'on appelle l'empoisonnement samarium dont le mécanisme est proche de l'empoisonnement xénon.
- Électronique : des condensateurs céramiques utilisent un diélectrique à base d'oxydes de lanthane, de néodyme ou de samarium.
- Optique : ajouté au [verre], son oxyde Sm2O3 permet une forte absorption de l'infrarouge.
- On le retrouve dans les microphones de guitares électriques comme dans les barres de contrôle de certains réacteurs nucléaires.
[modifier] Effets biologiques
Le samarium métallique n'a pas de rôle biologique connu dans le corps humain. Les sels de samarium sont réputés stimuler le métabolisme, mais il n'est pas certain que cet effet provienne du samarium lui-même plutôt que des autres lanthanides présents avec lui. La quantité totale de samarium chez l'adulte est de l'ordre de 50 μg, essentiellement dans le foie et les reins avec environ 8 μg·l dans le sang.
Après ingestion, seuls 0,05 % des sels de samarium sont absorbés dans le sang, le reste étant directement excrété. Depuis le sang, environ 45 % du samarium passe dans le foie et 45 % se dépose à la surface des os, où il demeure environ dix ans, les 10 % restants étant à leur tour excrétés[6].
Le samarium n'est généralement pas absorbé par les plantes dans des quantités mesurables et n'entre donc pas dans l'alimentation humaine. Cependant, certaines d'entre elles peuvent en contenir 1 ppm. Les sels du samarium insolubles dans l'eau ne sont pas toxiques, ceux qui sont solubles l'étant légèrement[7].
[modifier] Notes et références
- ↑ a, b, c et d (en) David R. Lide, CRC Handbook of Chemistry and Physics, CRC Press Inc, 2009, 90e éd., Relié, 2804 p. (ISBN 978-1-420-09084-0)
- ↑ Base de données Chemical Abstracts interrogée via SciFinder Web le 15 décembre 2009 (résultats de la recherche)
- ↑ (en) Beatriz Cordero, Verónica Gómez, Ana E. Platero-Prats, Marc Revés, Jorge Echeverría, Eduard Cremades, Flavia Barragán et Santiago Alvarez, « Covalent radii revisited », dans Dalton Transactions, 2008, p. 2832 - 2838 [lien DOI]
- ↑ (en) David R. Lide, CRC Handbook of Chemistry and Physics, CRC, 2009, 89e éd., p. 10-203
- ↑ a, b et c Samarium, puriss., 99.9% chez Sigma-Aldrich.
- ↑ Human Health Fact Sheet on Samarium, Los Alamos National Laboratory
- ↑ (en) John Emsley, Nature's Building Blocks: An A-Z Guide to the Elements, Oxford, England, UK, Oxford University Press, 2001 (ISBN 0198503407) [lire en ligne], « Samarium », p. 371–374
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