Tellure

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Tellure
AntimoineTellureIode
Se
  Structure cristalline hexagonale
 
52
Te
 
               
               
                                   
                                   
                                                               
                                                               
                                                               
                                   
Te
Po
Tableau completTableau étendu
Informations générales
Nom, symbole, numéro Tellure, Te, 52
Série chimique métalloïde
Groupe, période, bloc 16, 5, p
Masse volumique 6,23 g·cm-3 (20 °C)[1]
Dureté 2,25
Couleur gris argenté
No CAS 13494-80-9 [2]
No EINECS 236-813-4
Propriétés atomiques
Masse atomique 127,60 ± 0,03 u [1]
Rayon atomique (calc) 140 pm (123 pm)
Rayon de covalence 1,38 ± 0,04 Å [3]
Rayon de van der Waals 206
Configuration électronique [Kr] 4d10 5s2 5p4
Électrons par niveau d’énergie 2, 8, 18, 18, 6
État(s) d’oxydation ±2, 4, 6
Oxyde acide faible
Structure cristalline hexagonal
Propriétés physiques
État ordinaire solide diamagnétique
Point de fusion 449,51 °C [1]
Point d’ébullition 988 °C [1]
Énergie de fusion 17,49 kJ·mol-1
Énergie de vaporisation 114,1 kJ·mol-1 (1 atm, 988 °C)[1]
Volume molaire 20,46×10-3 m3·mol-1
Pression de vapeur 1,3 mbar (520 °C)[4]
Vitesse du son 2 610 m·s-1 à 20 °C
Divers
Électronégativité (Pauling) 2,1
Chaleur massique 202 J·kg-1·K-1
Conductivité électrique 200 S·m-1
Conductivité thermique 2,35 W·m-1·K-1
Solubilité sol. dans HCl + bromate[5]
Énergies d’ionisation[6]
1re : 9,0096 eV 2e : 18,6 eV
3e : 27,96 eV 4e : 37,41 eV
5e : 58,75 eV 6e : 70,7 eV
7e : 137 eV
Isotopes les plus stables
Iso AN Période MD Ed PD
MeV
120Te 0,096 % stable avec 68 neutrons
122Te 2,603 % stable avec 70 neutrons
123Te 0,908 % >10×1012 a ε 0,051 123Sb
124Te 4,816 % stable avec 72 neutrons
125Te 7,139 % stable avec 73 neutrons
126Te 18,952 % stable avec 74 neutrons
128Te 31,687 % 2,2×1024 a - 0,867 128Xe
130Te 33,799 % 790×1018 a - 2,528 130Xe
Précautions
Directive 67/548/EEC[4]
Nocif
Xn



SGH[7]
SGH06 : Toxique
Danger
H301, P301, P310,
Unités du SI & CNTP, sauf indication contraire.

Le tellure est un élément chimique, de symbole Te et de numéro atomique 52. C'est un métalloïde du groupe des chalcogènes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le tellure a été découvert en 1782 par Franz-Joseph Müller von Reichenstein dans des minerais d'or de Transylvanie.

En 1798, il a été isolé par Martin Heinrich Klaproth qui a proposé le nom tellure.
Son nom dérive de Tellus, la déesse romaine de la Terre.

Le tellure a été découvert à la même période que le sélénium.
À cause de la grande ressemblance de ces deux éléments et du fait qu'on les rencontre toujours ensemble, leurs noms dérivent de la Terre et de la Lune (en grec « Séléné »), également liées l'une à l'autre de manière indissociable.

Petit lingot de tellure, longueur 2 cm environ.
Cristalisation macroscopique.

Propriétés[modifier | modifier le code]

Le tellure est un métalloïde argenté, cassant et facilement pulvérisé (poudre grise à brunâtre) à odeur d'alliacée.
Cet élément est relativement stable, insoluble dans l'eau et dans l'acide chlorhydrique, mais soluble dans l'acide nitrique et dans l'eau régale.
Il se combine avec l'hydrogène ou certains métaux pour former des « dérivés telluriques », comme l'hydrure de tellure H2Te et le tellurure de sodium Na2Te.

Ses particules finement dispersées forment un aérosol explosif dans l'air. L'explosion peut être déclenchée par un équipement électrique ou un éclairage appropriés.[réf. souhaitée]

Gisements[modifier | modifier le code]

La production mondiale s'élève à environ 250 tonnes par an, principalement extraites des résidus de traitement du plomb et du cuivre, en même temps que le sélénium.

Le gisement de tellurure le plus profond qui soit connu se retrouve à 2690 mètres sous terre dans le bouclier canadien. Il est associé au bloc 123A et sera extraite en 2012. [citation nécessaire] Une mise à jour est de mise suite à la découverte de tellure à 2990 mètres de profondeur dans un "carotte" de forage au diamant de calibre BQ. Le plus grand gisement de tellure semble se confirmer avec la présence de ces mêmes tellures à 2590 mètres. Le plus intéressant est que ces tellures, contrairement aux hautes teneurs en or, ne semblent pas bouger dans l'espace et sont donc beaucoup plus faciles à cibler et à extraire pour un ingénieur.

Un indice sous le niveau 311 (3110 m de profond) montre de possibles tellurures carbonifères. Soumis à de fortes pressions, de possibles diamants bruts pourraient ainsi s'y retrouver, même si on les retrouve habituellement entre 120-150 km de profond. Il se retrouve dans une matrice de porphyroblast. Ce serait le premier gisement aurifère-diamantifère au monde. [citation nécessaire]

Utilisation[modifier | modifier le code]

Toxicité, écotoxicité, précautions[modifier | modifier le code]

L'inhalation provoque une somnolence, des maux de tête et des nausées, associés à une sécheresse de la bouche et un goût métallique. L'inhalation d'une dose infime de tellure donne une haleine et une odeur corporelle ressemblant à celle de l'ail[8].
Le contact avec l'œil se traduit par un rougissement de l'œil et des douleurs oculaires.
L'ingestion induit des douleurs abdominales, une constipation et des vomissements.

La plupart de ses composés sont toxiques, avec des atteintes au foie et au système nerveux central. Certains pays ont produit des normes spécifiques[9].

La valeur d'exposition admissible dans l'air est de 0,1 mg/m3 d'air (ACGIH 1999)[10],[11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e (en) David R. Lide, CRC Handbook of Chemistry and Physics, CRC Press Inc,‎ 2009, 90e éd., Relié, 2804 p. (ISBN 978-1-420-09084-0)
  2. Base de données Chemical Abstracts interrogée via SciFinder Web le 15 décembre 2009 (résultats de la recherche)
  3. (en) Beatriz Cordero, Verónica Gómez, Ana E. Platero-Prats, Marc Revés, Jorge Echeverría, Eduard Cremades, Flavia Barragán et Santiago Alvarez, « Covalent radii revisited », Dalton Transactions,‎ 2008, p. 2832 - 2838 (DOI 10.1039/b801115j)
  4. a et b Entrée de « Tellurium » dans la base de données de produits chimiques GESTIS de la IFA (organisme allemand responsable de la sécurité et de la santé au travail) (allemand, anglais), accès le 14 février 2010 (JavaScript nécessaire)
  5. (en) Thomas R. Dulski, A manual for the chemical analysis of metals, vol. 25, ASTM International,‎ 1996, 251 p. (ISBN 0803120664, lire en ligne), p. 71
  6. (en) David R. Lide, CRC Handbook of Chemistry and Physics, CRC,‎ 2009, 89e éd., p. 10-203
  7. SIGMA-ALDRICH
  8. Conseil national de recherche du Canada.
  9. Exemples de normes pour la Belgique
  10. Fiche NIOSH de sécurité
  11. Fiche IRSST consultée le 2008 11 07

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Liens externes[modifier | modifier le code]

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8 Uue Ubn * Ute Uqn Uqu Uqb Uqt Uqq Uqp Uqh Uqs Uqo Uqe Upn Upu Upb Upt Upq Upp Uph Ups Upo Upe Uhn Uhu Uhb Uht Uhq Uhp Uhh Uhs Uho
   
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