Saint-Laurent-de-Chamousset

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Saint-Laurent-de-Chamousset
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Blason de Saint-Laurent-de-Chamousset
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Rhône
Arrondissement Lyon
Canton Saint-Laurent-de-Chamousset
Intercommunalité Communauté de communes Chamousset en Lyonnais
Maire
Mandat
Pierre Varliette
2014-2020
Code postal 69930
Code commune 69220
Démographie
Gentilé Saint-Laurentais
Population
municipale
1 895 hab. (2011)
Densité 110 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 44′ 21″ N 4° 27′ 54″ E / 45.7391666667, 4.46545° 44′ 21″ Nord 4° 27′ 54″ Est / 45.7391666667, 4.465  
Altitude Min. 384 m – Max. 691 m
Superficie 17,25 km2
Localisation

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Liens
Site web www.chamousset-en-lyonnais.com/

Saint-Laurent-de-Chamousset est une commune française, située dans le département du Rhône en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Chef-lieu de canton à la limite Ouest du département du Rhône. Au Nord d’une ligne LyonSaint-Étienne, à 50 km environ de ces deux villes. La commune est située plus précisément au centre d’un triangle Tarare (au Nord), L'Arbresle (à l’Est), et Feurs (Loire) à l’Ouest.

Elle est bâtie au pied des Monts de Tarare, reliefs restant inférieurs à 1 000 m d'altitude, sur un plateau surplombant la vallée de la Brévenne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

On ne sait pas à quelle époque les hommes préhistoriques sont venus s’installer dans la région, qui dominait alors deux vallées marécageuses et insalubres : celle de la Saône et du Rhône d’une part, celle du Forez d’autre part.

Couvert de forêts, le territoire de la commune a été occupé et défriché par les Ségusiaves puis par les Romains qui ont tracé une voie conduisant de Lyon à Feurs et établi un vaste camp militaire au lieu-dit La Bourdelière ; les labours ont exhumé quantité de monnaies, de débris de tuiles, des vases, des amphores, des urnes…

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Plus tard vers l’an 800, à Chamousset (cham signifie croupe rocheuse), les Comtes du Forez, qui venaient chasser en ces lieux, établirent une résidence fortifiée. Leurs serviteurs, des défricheurs et des artisans, s’installèrent sur le plateau situé au sud, à 2 km de distance. Pour les protéger des bandes d’aventuriers et de pillards qui empruntaient la voie romaine, les Comtes du Forez firent construire une maison forte (appelée le château) aux murs épais à côté d’une église dédiée vers 1030 à Saint Laurent. Le village était fondé, il s’appelait primitivement Ivinellis.

Après les troubles causés par les Grandes Compagnies en 1360 et les guerres de religion, le calme revint peu à peu. Grâce à la création d’un marché hebdomadaire dès 1497 et à la construction d’une halle aux grains et au sel vers 1530, l’agriculture, le commerce et l’artisanat ont pu prospérer.

Développement des activités économiques[modifier | modifier le code]

Sous la Révolution, Saint-Laurent-de-Chamousset devint chef-lieu de canton et dut changer provisoirement de nom de Chalier-la-Montagne[1], de nivôse an II (janvier 1794) à début vendémiaire an III (septembre 1794) puis de Laurent-de-Chamousset jusqu'au mois de messidor an IV (juin-juillet 1796)[2].

Un établissement fondé en 1877 fabriquait avec le lait amené chaque jour par les paysans (5 000 l environ) un fromage de type « Gex » de grande renommée. Il obtint 36 récompenses et même une médaille d’or à l’Exposition universelle de Paris de 1889.

Le tissage de la soie tenait aussi une grande place à cette époque, le recensement de 1861 dénombrait 54 ouvriers, 121 ouvrières, 4 négociants et 1 rouennier. Après la Première Guerre mondiale, ces activités commencèrent à péricliter et ce fut l’exode rural.

Renouveau au XXe siècle[modifier | modifier le code]

Cependant, grâce à l’initiative de René Tregouët, élu conseiller général en 1973 puis Sénateur en 1986, et de quelques élus du canton, de nombreux emplois ont été créés, notamment dans le secteur des technologies de l’information et de la communication. L’installation de commerçants, d’artisans et d’entreprises sur l’ensemble du canton a été favorisée par le soutien de l’immobilier et la création en 1988 d’une pépinière de projets d’entreprises innovantes dans le cadre de l'intercommunalité (Communauté de communes Chamousset en Lyonnais) que présidera à partir de 2008, Lucien Vial, Maire de Saint-Laurent-de-Chamousset depuis 1989.

La démographie a connu une forte augmentation durant ces années jusqu'au début du XXIe siècle et semble désormais indiquer une stabilisation.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes

Les armes de Saint-Laurent-de-Chamousset se blasonnent ainsi :

D'azur aux lettres S, L et C capitales d'argent, liées par une corde d'or, au chef du même chargé d'un lion issant de gueules.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 en cours Lucien Vial DVD Président de la Communauté de communes Chamousset en Lyonnais depuis avril 2008
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 895 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 183 1 010 1 134 1 408 1 691 1 690 1 650 1 775 1 865
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 818 1 799 1 763 1 807 1 757 1 784 1 757 1 668 1 642
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 620 1 606 1 556 1 283 1 338 1 362 1 329 1 305 1 278
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 319 1 313 1 356 1 406 1 558 1 703 1 839 1 856 1 895
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château de Chamousset :

L’édifice initial fut construit de 1125 à 1134, comme demeure seigneuriale des Comtes du Forez, dans leur territoire de chasse. Il a été démoli par arrêté du parlement en 1283, puis reconstruit au XIVe siècle.

En 1533, François Ier, en chemin pour Marseille, où doit être célébré le mariage de son fils avec Catherine de Médicis, s'arrête à Chamousset. Deux grandes familles principales ont été les propriétaires du château au cours des siècles.

Une restauration très importante a eu lieu à la fin du XIXe siècle, sous la direction de l'architecte Edmond Duthoit, disciple de Viollet Le Duc.

Depuis 1993, l’ensemble du château est inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.

  • Château de la Bourdelière :

Il est situé sur l’ancienne voie romaine. Elle devint ensuite voie royale et les diligences faisaient une halte à la Bourdelière. Montaigne dormit au château en novembre 1581 : il le raconte dans ses carnets de voyage.

  • Chapelle de St Bonnet :

La petite chapelle Saint-Bonnet, près de la Bourdelière, a été construite sur un ancien lieu de culte païen après le passage de la dépouille mortelle du saint que l’on transportait de l’Île Barbe à Clermont-Ferrand, sa ville natale. Au XIIe siècle, en ce lieu situé près de la voie d’Aquitaine, se trouvait un hospice dépendant de la Commanderie des Chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem située à Chazelles-sur-Lyon. On y a rendu la justice jusqu’en 1793. Lieu de pèlerinage jusque vers 1950, on y amenait les jeunes enfants qui avaient des difficultés pour marcher.

  • Porte de Brullioles XVIe siècle :

Située sur la propriété de Chamousset, au lieu-dit Tramoye, cette porte du XVIe siècle fut démontée de l’ancienne église du village de Brullioles à la fin du XIXe siècle, et remontée en pleine nature.

Elle a été inscrite dès 1926 à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.

Activité économique[modifier | modifier le code]

Cette commune d’un peu moins de 2 000 habitants est connue depuis très longtemps pour son traditionnel marché aux veaux qui se tient tous les lundis matins depuis la fin du XVee siècle. Les échanges s’y font encore par négociation verbale et une poignée de main suffit à la conclusion de vente.

La commune est connue aussi pour son dynamisme associatif : plus de 40 associations dans différents domaines.

Son activité économique se caractérise par la présence de plusieurs artisans, en particulier dans le domaine du bâtiment. Les commerçants et les professions libérales sont aussi bien représentés, pour la plupart autour de la place centrale du village.

L’environnement reste à dominante rurale malgré la proximité relative de Lyon (35 km), l’accroissement des nouvelles constructions se fait de manière maîtrisée et modérée.

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

Depuis 2003, la commune dispose d’un centre aquatique composé d’une piscine couverte disposant d’un toboggan de 75 m, d'une rivière à bouées, d’un sauna et hammam, d'une salle de fitness. Un bowling de 6 pistes complète l’équipement sportif. Ce centre, construit et financé par la Communauté de communes Chamousset en Lyonnais, a permis de développer l’attractivité du village.

Le centre « Activert » est un site de plus de 100 hectares où l’on peut pratiquer diverses activités pour la plupart motorisées (quad, 4×4, trial…) et ouvertes à tous publics de tous âges (initiations et parcours VTT - cross - baptême 4×4…). Récemment l’activité paintball très bien encadrée et dans un contexte naturel où la réalité se confond avec la fiction est également en plein essor.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Transport[modifier | modifier le code]

Une ligne reguliere des cars du Rhone dessert ce village et quelques de transport la demande.

  • 42:
  • Direction: Aveize
  • Direction: L'Arbresle ou Marcy l'Étoile

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Archives départementales du Rhône en ligne.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011