Saint-Martin-en-Haut

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Saint-Martin-en-Haut
Image illustrative de l'article Saint-Martin-en-Haut
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Rhône
Arrondissement Lyon
Canton Saint-Symphorien-sur-Coise
Intercommunalité Communauté de communes des Hauts du Lyonnais
Maire
Mandat
Régis Chambe
2014-2020
Code postal 69850
Code commune 69227
Démographie
Population
municipale
3 848 hab. (2011)
Densité 100 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 39′ 38″ N 4° 33′ 45″ E / 45.6605555556, 4.562545° 39′ 38″ Nord 4° 33′ 45″ Est / 45.6605555556, 4.5625  
Altitude Min. 453 m – Max. 911 m
Superficie 38,64 km2
Localisation

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Liens
Site web saintmartin.decideur.net

Saint-Martin-en-Haut est une commune française, située dans le département du Rhône en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Martin-en-Haut est la deuxième plus grande commune du département du Rhône après Lyon, avec une superficie totale de 3 864 hectares. Son altitude varie de 450 mètres à la Martinière à 911 mètres au Crêt Pelossier. Les habitants sont appelés les Saint-Martinois et surnommés les "Fagotiers".

La commune est située sur la ligne de partage des eaux. Ses principales rivières sont l'Artilla et le Garon qui se jettent dans le Rhône, la Coise et le Potensinet (affluent de la première) qui se jettent dans la Loire.

Le coteau oriental, rupture topographique très forte entre les Coteaux et les Monts du Lyonnais tranche avec un plateau collinéen qui couvre la majorité de la commune.

Le Bourg de Saint-Martin est installé sur un col, sur un site assez remarquable, à l'intersection de ces deux unités géographiques. D'un ancien village localisé autour de l'église, dont on retrouve le dessin des rues anciennes encore aujourd'hui, l'urbanisation a progressivement conquis les terrains alentour. La forte pression foncière récente de l'agglomération lyonnaise a contribué à une périurbanisation. Comme dans la plupart des communes à 30 km de Lyon, une marée pavillonnaire est venue modifier une identité et un paysage fort sur cette ligne de crêtes.

Sur la commune de Saint-Martin se trouve également le hameau de Rochefort, ancien village fortifié du Moyen Âge fréquenté jadis par les pèlerins en route pour Saint-Jacques-de-Compostelle.

Histoire[modifier | modifier le code]

La présence d'habitants sur la commune semble remonter à la Préhistoire. Un menhir a en effet été retrouvé récemment. Il trône actuellement dans le parc de la Liberté au bas du village.

On trouve des vestiges de l'époque romaine sur la commune : la voie romaine reliant Lyon à Saint-Symphorien-sur-Coise est visible au hameau de Fontfroide.

Le nom de Saint-Martin apparaît pour la première fois en 984 dans les écrits. Le village sera appelé successivement Saint-Martin-de-Noalis, puis Saint-Martin-d'Annauz (au XIIe siècle), Saint-Martin-d'Annalz (au XIIIe siècle), Saint-Martin-en-Haut (dès le XVIIe siècle), Martin l'Espérance (pendant la Révolution).

Au Moyen Âge, l'activité de défrichement de forêts pour augmenter la production agricole donne son surnom aux Saint-Martinois : les Fagotiers.

C'est durant le Moyen Âge que le bourg de Rochefort, aujourd'hui hameau de Saint-Martin, s'est développé. On y éleva une muraille à l'intérieur de laquelle on construisit un donjon et une chapelle toujours visibles aujourd'hui. On y trouve des objets classés Monuments Historiques : la Vierge de la Pitié (fin du XVe), un vitrail (fin du XVe).

Profondément religieuse depuis longtemps, la commune adopte l'abbé Claude Animé au cours de la Révolution Française. Ce prêtre réfractaire à la Constitution civile du clergé symbolise alors le conservatisme de la région surnommée « Vendée Lyonnaise ».

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Martin-l'Espérance[1].

Saint-Martin-en-Haut est la commune de naissance du célèbre Pierre Grataloup, le « Petit Monsieur », chef d'une bande de pillards des Chauffeurs des monts du Lyonnais[Quand ?].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 en cours Régis Chambe DVD  
... ...      
1848 1862 Augustin-Victor Ville    
1847 1848 Pierre Clavel    
1816 1847 Antoine François Ducreux    
1815 1816 François Ducreux    
1809 1815 Augustin-Victor Ville    
1806 1809 Pierre Moretton    
1801 1806 Mr. Couturier    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 848 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 800 1 600 1 984 2 467 2 976 2 381 2 320 2 502 2 486
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 640 2 716 2 693 2 676 2 662 2 663 2 761 2 751 2 851
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 752 2 681 2 536 2 236 2 271 2 361 2 520 2 419 2 461
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
2 434 2 515 2 538 2 893 3 081 3 429 3 834 3 889 3 848
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château de la Bâtie (privé) : résidence d'été du Dr Alexis Carrel, prix Nobel de Médecine.
  • Le site de Rochefort: la Chapelle (avec sa vierge et son vitrail classés aux Monuments Historiques) et le donjon.
  • L'église en granit bleu, construite de 1886 à 1889.
  • Le collège public bâti en 2010

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Saint-Martin-en-Haut bénéficie du label « ville fleurie » avec « 2 fleurs » attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[3].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Alexis Carrel (1873 - 1944), prix Nobel de Médecine qui résida au Château de la Bâtie. Ses analyses scientifiques sont actuellement très controversées.

Sports[modifier | modifier le code]

  • Saint-Martin-en-Haut fait comme chaque année partie du calendrier du championnat du comité du Lyonnais de Caisse à savon. Organisé par la MJC, la course est technique et spectaculaire. Elle a eu l'honneur d'accueillir le Championnat de France en 2007.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

L'ouvrage de Christian Fougerouse "les pommes de terre dans les monts du lyonnais: le terroir de Saint Martin en Haut (1737-2007)". Éditions Manoirante. 324 pages. Décembre 2013

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  3. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).