Haute-Rivoire

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Haute-Rivoire
Le clocher
Le clocher
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Rhône
Arrondissement Arrondissement de Lyon
Canton Canton de Saint-Laurent-de-Chamousset
Intercommunalité Communauté de communes Chamousset en Lyonnais
Maire
Mandat
Nicolas Mure
2014-2020
Code postal 69610
Code commune 69099
Démographie
Population
municipale
1 391 hab. (2011)
Densité 69 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 42′ 59″ N 4° 23′ 50″ E / 45.7163888889, 4.39722222222 ()45° 42′ 59″ Nord 4° 23′ 50″ Est / 45.7163888889, 4.39722222222 ()  
Altitude Min. 437 m – Max. 667 m
Superficie 20,29 km2
Localisation

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Haute-Rivoire

Haute-Rivoire est une commune française, située dans le département du Rhône en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Haute Rivoire (2029 hectares) est située à l'ouest du département du Rhône. Elle fait partie du canton de Saint-Laurent de Chamousset, de la communauté de communes Chamousset en Lyonnais. Elle appartient aux Monts du Lyonnais. Cet ensemble montagneux s'allonge sur une quarantaine de kilomètres du nord au sud, depuis la vallée de la Turdine, aux confins du Beaujolais, jusqu'au couloir du Giers, au pied du Pilat. Havre de verdure aux portes même des agglomérations de Lyon et de Saint-Étienne, les Monts du Lyonnais offrent un espace de détente privilégié très prisé des Lyonnais et des Stéphanois.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune est très ancien. Il figure sur le texte d'une donation très importante faite à l'Abbaye de Savigny en 871 ou 918. Le nom latin de notre village Alta Rivoria y figure. En patois, il y a une cinquantaine d'années, cela donnait Yauta Ravouere. En vieux français, Ravouere veut dire chêne. On pourrait donc traduire le Haut Chêne. Certains érudits pensent à chênes sur la hauteur, puisque l'on sait que beaucoup de forêts de chênes poussaient ici naturellement, pour preuve des bassins de tanneries existaient au lieu-dit Gazanchon. Or, qui disait tanneries, disait écorces de chênes indispensables pour la préparation du cuir. Il nous reste du patois, le nom actuel des habitants de Haute Rivoire, les Taravouériens.

Le passé lointain[modifier | modifier le code]

Haute-Rivoire, depuis le vallon de la Thoranche. La série de maisons contigües au pied du clocher suit le tracé des anciens remparts

Au Moyen Âge, la rivière le Pont Lyonnais sépare le royaume de France (Comté du Forez) de celui du Saint Empire Germanique dépendant, lui, de l'Archevêque de Lyon. C'est Philippe IV le Bel (1294 - 1322) qui annexe le Lyonnais. L'actuel patois de la région Rhône-Alpes est la survivance du franco-provençal de l'époque. Le bourg était alors entouré de remparts. Il n'en reste malheureusement rien, même si leur tracé est bien connu, ainsi que l'emplacement de trois portes ; la dernière, entre le Relais des voyageurs et une tour a été démolie autour de 1905. Ce village gardait le sel, ce qui explique ses remparts.

Il y a également des mines de kaolin à Haute-Rivoire, qui sert à faire la porcelaine, elles étaient exploitées, et il en reste, c'est pour cela que l'eau est calcaire dans les environs.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008   Gilbert Courtine    
2001 2008 Fernand Guillarme    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 391 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 396 1 054 1 300 1 471 1 688 1 626 1 707 1 754 1 795
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 772 1 764 1 768 1 690 1 696 1 674 1 663 1 614 1 557
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 534 1 512 1 510 1 286 1 312 1 347 1 308 1 206 1 173
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 168 1 132 1 042 1 014 1 100 1 182 1 301 1 391 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Haute-Rivoire compte deux écoles maternelles et primaires, malgré sa faible population. L'école publique maternelle et primaire dont la directrice est Florence Dubois. Il y a 4 classes et 5 enseignements. L'effectif tourne autour de la centaine d'élève.

L'école Sainte-Marguerite, privée, dirigé par Marie-Agnès Vaginay comporte deux classes, avec un effectif total d'une quarantaine d'élèves.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Parmi les nombreuses manifestations populaires de la commune, nous pouvons citer :

La Foire : Pendant très longtemps il y eut au moins 8 foires à Haute-Rivoire. Réparties tout au long de l'année, celle du 13 décembre correspondait à la louée aux domestiques : les garçons qui cherchaient de l'embauche mettaient une plume ou un épi de blé à leur chapeau. Quand le patron de ferme et l'ouvrier étaient d'accord, l'ouvrier enlevait alors sa plume. Beaucoup de ces foires ont disparu. Aujourd'hui, seule celle de la fin avril, relancée en 1963 grâce à Pierre Delage, marque de façon importante la vie du village avec son marché aux bestiaux, ses expositions variées, ses camelots. Elle a lieu le dernier samedi du mois d'avril. Elle rassemble aujourd'hui un concours de bétail, une exposition de volailles, un marché des produits du terroir, des expositions culturelles, une exposition de matériel ancien, des horticulteurs, des forains…

La vogue : Autour de la Sainte Marguerite, patronne de la paroisse de Haute-Rivoire, la vogue annuelle a lieu l'avant-dernier week-end de juillet. Elle est organisée par les jeunes de 19 ans, dure 3 jours avec un bal gratuit tous les soirs. Feu d'artifice le dimanche soir et elle se termine le lundi par un repas convivial autour d'une assiette de couennes.

Vide-Grenier : Le deuxième dimanche d'octobre, l'association du restaurant d'enfants de l'école publique organise un vide-grenier. Les amateurs et les professionnels sont rassemblés autour du complexe sportif au Pavé.

La marche des noisettes : Chaque premier dimanche de septembre, l’association de marcheurs «Les Noisettes » organise une promenade à travers bois, prés et champs, sur les chemins de Haute-Rivoire et des communes environnantes.

Le 8 décembre : Chaque année, l'association des commerçants et des artisans organise une animation de rue pour le 8 décembre. Un défilé d'enfants, portant chacun un lumignon, traverse le village illuminé. Un concours de vitrine est proposé à tous les visiteurs. Plusieurs stands installés sur les places du village invitent à des dégustations, saucisson chaud, marrons, boudin, frites, crêpes…

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Cadre de vie[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le clocher de l'église héberge un petit musée ethnographique qui présente des objets de la vie quotidienne du XIXe et du XXe siècles. Depuis ce musée on peut monter au sommet du clocher au niveau de trois massives cloches en bronze, et du système mécanique d'horlogerie qui les activait. Cette mécanique n'est toutefois plus en fonction, et est remplacée par un système électrique.

== Galerie photo[modifier | modifier le code]

Espaces verts/fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Haute-Rivoire bénéficie du label « ville fleurie » avec « une fleur » attribuée par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[3].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  3. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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