Petit-Bersac

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Petit-Bersac
La mairie de Petit-Bersac.
La mairie de Petit-Bersac.
Blason de Petit-Bersac
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Périgueux
Canton Ribérac
Intercommunalité Communauté de communes du Pays ribéracois
Maire
Mandat
Jean-Louis Duprat
2014-2020
Code postal 24600
Code commune 24323
Démographie
Population
municipale
171 hab. (2011)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 17′ 21″ N 0° 13′ 58″ E / 45.2892, 0.2328 ()45° 17′ 21″ Nord 0° 13′ 58″ Est / 45.2892, 0.2328 ()  
Altitude Min. 43 m – Max. 118 m
Superficie 10,83 km2
Localisation

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Petit-Bersac

Petit-Bersac est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune est limitrophe du département de la Charente.

Communes limitrophes de Petit-Bersac
Nabinaud
(Charente)
Saint-Séverin
(Charente)
Bourg-du-Bost
Laprade
(Charente)
Petit-Bersac
Saint-Antoine-Cumond Festalemps Chassaignes

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Bersac viendrait d'un nom de personnage gallo-roman Bercius et du suffixe -acum, indiquant le « domaine de Bercius »[1]. Les premières mentions écrites du village remontent au XIVe siècle sous la forme Bersacum qui dérive vers « Brassac » au XVIIe siècle[1]. Sous le règne de Louis XV, il prend le nom de « Petit Brassac » pour le différencier d'un autre village situé 20 kilomètres à l'est et également appelé « Brassac ». Ce dernier est transformé pour l'occasion en « Le Grand Brassac », avant de devenir Grand-Brassac[2].

En occitan, la commune porte le nom de Pitit Braçac[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'ancienne gare

Petit-Bersac était située sur la ligne Ribérac - Parcoul-Médillac et y possédait une gare.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Petit-Bersac Blason De gueules flanqué en pal à dextre d’argent, à la rivière d’azur mouvant de la pointe brochant sur laquelle est posé un pont de trois arches mouvant du flanc dextre, ne laissant ainsi apparaître que les deux arches senestres, prolongé jusqu’au flanc senestre d’un empierrement, le tout d’or maçonné de sable, sommé d’une colonne aussi d’argent, la base et le chapiteau aussi d’or, le pont surmonté, sur le champ de gueules, de trois lionceaux d’or armés, lampassés et couronnés d’azur.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1943 mars 1971 Marcel Saint-Gérard    
mars 1971 mars1989 Marcel Dudignac    
1989 octobre 2006 Paul Pichardie[Note 1]    
octobre 2006 en cours Jean-Louis Duprat SE Retraité de l'éducation nationale
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Petit-Bersac depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2006, 2011, 2016, etc. pour Petit-Bersac[4]). Depuis 2006, les autres dates correspondent à des estimations légales. En 2011, Petit-Bersac comptait 171 habitants.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
684 372 660 709 747 711 651 626 625
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
617 583 575 523 504 549 527 519 540
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
513 505 502 438 369 387 351 340 306
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
295 231 204 206 210 195 177 171 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bérenger de Nattes (1829 - 1905)

M. Le Marquis de Nattes

Sources principales : Henri de Castellane dans le Bulletin de la Société Historique et Archéologique du Périgord (Année 1995 - 2° livraison - pages 481 à 494)

Registres des délibérations du conseil municipal de Petit-Bersac.

Le Commandant de Nattes s'illustra le 9 novembre 1870 lors de la bataille de Coulmiers où, à la tête du 2° bataillon du 22° régiment des Mobiles ("les Mobiles de Coulmiers") de la Dordogne, il remporta une des rares victoires françaises de la guerre de 1870. Au cours de cette bataille la ville d'Orléans fut reprise aux bavarois qui l'occupaient, lors d'une charge "menée avec beaucoup d'entrain par le commandant de Nattes"

Ce bataillon du commandant de Nattes comprenait en partie des jeunes gens de l'arrondissement de Ribérac.

Pierre Marie Béranger de Nattes, homme de bonne constitution (1,79 m) fut admis en 1848 à 19 ans, à l'école spéciale militaire de Saint-Cyr ou il choisit la cavalerie. Sa carrière le conduisit au 6° régiment de cuirassés de Versailles puis au 1° chasseur d'Afrique.

Le 27 juin 1864, à 35 ans, le capitaine de Nattes à la tête du 5° escadron du 1° régiment de chasseurs d'Afrique fit une cinquantaine de prisonniers, entraînant la reddition de plusieurs tribus de la province d'Oran.

En 1866 la démission de Pierre-Marie-Béranger de Nattes fut acceptée et dès lors sa vie se partagea entre Paris et le château du Mas de Montet, sur notre commune de Petit-Bersac (voir plus loin)

Mais, après la déclaration de guerre de la France à la Prusse, Pierre-Marie-Béranger de Nattes reprit du service et fut nommé chef de bataillon dans la garde mobile. Le 26 septembre 1870 le 22° de marche quitta Périgueux par le train. Il débarqua à Saint Maur (Indre-et-Loire) puis fut envoyé à Tours puis à Blois.

Le commandant de Nattes continua à se battre après Coulmiers. Un témoin le cita à propos de la bataille de Loigny le 2 décembre et loua <<... la contenance héroïque de M. de Chadois et du commandant de Nattes : toujours à cheval et particulièrement exposés à la vue et aux coups de l'ennemi : ils n'ont cessé de soutenir et d'encourager leur troupe et leur exemple a été suivi par leurs subordonnés qui ont tenu à honneur de les imiter...>>

Enfin, après le 28 janvier et le premier armistice, celui qui est maintenant le lieutenant-colonel de Nattes ramena ses hommes en Dordogne. Il leur déclara alors : <<Gardes mobiles du 22° - Vous voici rendus à vos foyers après une longue et pénible campagne dans laquelle vous avez su maintenir votre courage à la hauteur de votre devoir. Le régiment de Dordogne a su se faire une belle page dans cette malheureuse campagne. Son nom a toujours été associé avec éloges à tous les faits d'armes de l'armée de la Loire. Vous avez bien mérité du pays, le pays vous en sera reconnaissant...>>

Licencié définitivement en 1872 à 43 ans il fut alors administrateur de la compagnie d'assurances de Seine et Oise. Il s'occupa de ses terres, 170 hectares bien groupées, dans les métairies du Montet de la Vergne, du Camp et de Richard, composées de terres à grains, prés, vignes friches et bois;

Conseiller municipal de Petit-Bersac à partir de fin 1874 il fut élu maire à la mort de Léonce de Vétat en 1879 . Il le resta jusqu'en 1898. Réélu maire il refusa le mandat et resta simple conseiller municipal jusqu'à sa mort au Mas de Montet le 23 septembre 1905 à l'âge de 76 ans. Il est enterré au cimetière de Petit-Bersac avec son épouse la Marquise de Nattes (née du Lau d'Allemans)

Pierre-Marie-Béranger de Nattes fut fait chevalier de la légion d'honneur en 1862 puis officier de la légion d'honneur en 1870.

Si "le marquis" de Nattes est une des figures essentielles de Petit-Bersac tant par la gloire qu'il acquit avec ses mobiles de Coulmiers, alors qu'il était déjà citoyen de notre village, que par son engagement comme conseiller puis maire et de nouveau conseiller de 1874 à 1905, ses attaches avec notre village étaient récentes et avant lui sa famille, authentiquement noble sous l'ancien régime et originaire du Rouergue, n'avait semble t-il rien à voir avec Petit-Bersac.

Pierre-Marie-Béranger, lui, naquit le 25 mai 1829 à Montpellier (Hérault). Il s'attacha à Petit-Bersac par son mariage le 30 mai 1865, à Paris, avec Louise Mathilde Marie du Lau d'Allemans (1840 - 1912) dont la famille était propriétaire du château du Mas de Montet à Petit-Bersac lequel fut attribué à Mathilde en 1861 à la mort de son père le comte du Lau d'Allemans.

Paul Pichardie (1926 - 2006)

Sources principales : Bulletin Municipal n°12 de novembre 2006

Paul Pichardie né le 16 février 1926 à Petit-Bersac. Fils de Louis Pichardie, maréchal et forgeron du village et de Louise Dugaleix..

Instituteur à Ghardaïa en Algérie de 1946 à 1955.

Puis instituteur à Bonnes (16) de 1955 à 1960.

Instituteur à Angoulême au collège Michelet de 1960 à 1965.

Il enseignera à mi-temps à la prison d'Angoulême de 1960 à 1982.

Il deviendra en 1968 secrétaire de la FEN (Fédération de l'Education nationale)

Il prendra sa retraite en 1982..

Très tôt, Paul devient un militant actif pour la défense du service public. Son engagement dans la FEN lui permettra de soutenir l'école de la République. Même à la retraite il ne manquait pas d'aller manifester.

Retraité en 1982, il s'installe définitivement à Petit-Bersac et ne tarde pas à s'investir pour sa commune.

1983 : Il se présente aux élections municipales avec 2 membres de sa liste (Surpas et Favard). Élu il devient conseiller municipal. Il s'était présenté une première fois seul en 1979, sans succès. Les 3 conseillers d'opposition créent un bulletin "las novelas de Brassac"

1989 : Il se présente en tête de liste aux municipales. 7 candidats de la liste Pichardie sont élus contre 4 candidats de la liste Dudignac. Paul Pichardie est élu maire de Petit-Bersac. Création du bulletin municipal.

1995 - 2001 : En 1995 Paul Pichardie sera réélu maire avec la totalité de sa liste..

2000 - 2006 : 1° vice-président de la communauté de communes.

2001 au 6 septembre 2006 : En 2001 la liste Pichardie est seule à se présenter. Les 11 candidats sont élus, Paul Pichardie est réélu maire. Paul assurera sa fonction jusqu'au moment où la maladie l'emportera. Presque 23 ans au service de sa commune.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Décédé en fonctions.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Chantal Tanet et Tristan Hordé, Dictionnaire des noms de lieux du Périgord, p. 264, éditions Fanlac, 2000, (ISBN 2-86577-215-2)
  2. Chantal Tanet et Tristan Hordé, Dictionnaire des noms de lieux du Périgord, p. 169, éditions Fanlac, 2000, (ISBN 2-86577-215-2)
  3. Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 17 mars 2014.
  4. « Calendrier de recensement », sur Insee (consulté le 17 mars 2014)
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  7. Château Le Mas de Montet, consulté le 9 mars 2011.