Simone Martini

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Martini.
Détail de L'Annonciation, tempera sur bois, Musée royal des Beaux-Arts d'Anvers.
Détail de la Maestà (1315), Palazzo Pubblico, Sienne.
Détail de L'Annonciation (1333) tempera sur bois, Florence, Galerie des Offices.
Détail du Martin de Tours dans la basilique Saint-François à Assise).
Sant'Agostino Novello (panneau central du triptyque).

Simone Martini, né en 1284 à Sienne, et mort à Avignon en 1344, est un peintre siennois, contemporain de Ambrogio Lorenzetti, élève de Duccio. Il utilise les techniques de la fresque et de la tempera sur bois.

Biographie[modifier | modifier le code]

Élève de Memmo di Filippuccio (dont il deviendra le gendre[1]) et de Duccio, Simone Martini reste profondément influencé par l'œuvre de ce dernier, ainsi que par les sculptures de Giovanni Pisano et l'art gothique français.

Une de ses premières œuvres, reconnue par beaucoup comme son chef-d'œuvre est la grande fresque de la Maestà, réalisée en 1315 pour le Palazzo Pubblico de Sienne, et qu'il a restaurée lui-même en 1321, car l'œuvre était déjà très endommagée par l'humidité. Il y travaille à nouveau en 1328, et peint la fresque du portrait équestre de Guidoriccio da Fogliano [2], sur le mur opposé à la fresque de la Maestà.
Entre 1312 et 1318, il peint à Assise de nombreuses fresques de saints dont Saint Antoine de Padoue, Saint François d'Assise, Sainte Marie-Madeleine et Sainte Claire d'Assise.

Pendant cette période, il a été appelé par Robert d'Anjou à Naples. Il y a probablement été encouragé dans son goût gothique par l'atmosphère française de la cour. On le voit dans le retable qu'il a réalisé 1317 à la gloire du frère de Robert, Saint Louis de Toulouse. « Il y exerce avec une audace extraordinaire, la fusion de deux styles opposés, le linéarisme à deux dimensions graphiques propres au gothique dans l'image du saint et la troisième dimension, issue de la révolution de Giotto dans les scènes de la prédelle qui racontent sa vie avec une construction de la perspective extraordinairement moderne. »[3]

En 1333, pour l'autel de saint Ansan dans la cathédrale de Sienne, il signe "L'Annonciation" en collaboration avec son beau-frère Lippo Memmi, un autre peintre siennois, qui peint les deux panneaux latéraux.

Le Polyptyque de la Passion du Christ lui aurait été commandé en 1336 pour un cardinal de la famille Orsini.

Travail à la Cour Pontificale d'Avignon[modifier | modifier le code]

Simone Martini arrive à la cour pontificale de Clement VI le plus fastueux des pontifes avignonnais, vers 1340. Il y restera comme peintre de la cour jusqu'à sa mort.

En 1342 ; il peint le Christ retrouvé par ses parents, sujet très peu évoqué en peinture.

À Avignon, il se lie d’amitié avec Pétrarque et illustre d'une miniature un codex de Virgile annoté par le poète.

Il réalise également des fresques pour la cathédrale Notre Dame des Doms à Avignon : le tympan de la Bénédiction du Sauveur et la lunette de la Madone de l’Humilité, toutes deux très mal conservées et datant probablement de 1341.

Sur la fin de sa vie, il forma au travail de la fresque, Matteo Giovanetti, un prêtre de Viterbe qui réalisa des scènes champêtres et de chasse pour le Palais de Clement VI. A la mort de Simone Martini, c'est lui qui dirigea des équipes de peintres venus de toute l'Europe pour poursuivre le chantier.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Fresques de la Basilique Saint-François d'Assise, 1312-1318[modifier | modifier le code]

Au Palazzo Pubblico de Sienne, Salle de la Mappemonde[modifier | modifier le code]

Polyptyque Orsini ou Polyptyque de la Passion du Christ[modifier | modifier le code]

six panneaux dispersés dont quatre au Musée royal des beaux-arts d'Anvers[5], commandés en 1336

  • L'Ange Gabriel (23,5 x 14,5 cm), Anvers
  • La Vierge de l'Annonciation (23,5 x 14,5), Anvers
  • La Crucifixion (24,5 x 15,5 cm) ou Le Coup de lance, Anvers
  • La Déposition de Croix (24,5 x 15,5 cm), Anvers.
  • Le Portement de croix (30 x 20,5 cm), conservé au Musée du Louvre, Paris (avec les armes de la famille Orsini au verso).
  • La Mise au tombeau du Christ (23,7 x 16,7 cm)[6], conservé à la Gemäldegalerie (Berlin) (avec les armes de la famille Orsini au verso)

Polyptyque portatif en cinq parties[modifier | modifier le code]

Il fut réalisé pour le Palazzo Pubblico de Sienne vers 1326

Autres œuvres dans des Musées[modifier | modifier le code]

Postérité[modifier | modifier le code]

Au XVe siècle, le sculpteur florentin Lorenzo Ghiberti nous informe que les Siennois considèrent alors Simone Martini comme leur meilleur peintre.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Guide des Musées et de la Cité du Vatican, Edizioni Musei Vaticani,‎ 2005 (ISBN 88-86921-80-2)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Enzo Carli
  2. Auquel son beau-père aurait participé (Enzo Carli [1])
  3. Interview de Michel Laclotte, « Sienne à l’origine de la peinture », Connaissance des Arts, no 607,‎ juillet-août 2003, p.71
  4. Erich Lessing, La Renaissance italienne, Hatier,‎ 1985 (ISBN 2.218.07255.6[à vérifier : isbn invalide]), p. 104
  5. Musée d'Anvers
  6. Mise au tombeau
  7. Madonna and Child
  8. Saint André"
  9. Saint Ansanus
  10. Paul Getty Museum
  11. John Walsh, Chefs d’oeuvre du J. Paul Getty Museum : Peintures, Thames & Hudson,‎ 1997 (ISBN 2-87811-128-1), p. 8
  12. (en) « Notice NGA n° 1939.1.216 », sur le site de la National Gallery of Art
  13. Etienne Vacquet, « Deux siècles et demi d’échanges internationaux », Dossier de l’Art, vol. Hors Série Trésors des Princes d’Anjou, no 77,‎ juin 2001, p.33
  14. Madonne de l'Annonciation
  15. Walker Art Gallery

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :