Simone Martini

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Détail de L'Annonciation, tempera sur bois, Musée royal des Beaux-Arts d'Anvers.
Détail de la Maestà (1315), Palazzo Pubblico, Sienne.
Détail de L'Annonciation (1333) tempera sur bois, Florence, Galerie des Offices.
Détail du Martin de Tours dans la basilique Saint-François à Assise).
Sant'Agostino Novello (panneau central du triptyque).

Simone Martini, né en 1284 à Sienne, et mort à Avignon en 1344, est un peintre siennois, contemporain de Ambrogio Lorenzetti, élève de Duccio. Il utilise les techniques de la fresque et de la tempera sur bois.

Sommaire

[modifier] Biographie

Élève de Memmo di Filippuccio (dont il deviendra le gendre[1]) et de Duccio, Simone Martini reste profondément influencé par l'œuvre de ce dernier, ainsi que par les sculptures de Giovanni Pisano et l'art gothique français.

Une de ses premières œuvres, reconnue par beaucoup comme son chef-d'œuvre est la grande fresque de la Maestà, réalisée en 1315 pour le Palazzo Pubblico de Sienne, et qu'il a restaurée lui-même en 1321, car l'œuvre était déjà très endommagée par l'humidité. Entre 1312 et 1318, il peint à Assise de nombreuses fresques de saints dont Saint Antoine de Padoue, Saint François d'Assise, Sainte Marie-Madeleine et Sainte Claire d'Assise.

En 1317, son Saint Louis de Toulouse, commandité par Robert d'Anjou, reflète l'influence de l'art gothique. En 1319, il réalise le polyptyque de Sainte Catherine à Pise. En 1328, il peint la fresque du portrait équestre de Guidoriccio da Fogliano au Palazzo Pubblico de Sienne[2], sur le mur opposé à la fresque de la Maestà.

En 1333, pour la cathédrale de Sienne, il signe L'Annonciation en collaboration avec son beau-frère Lippo Memmi, un autre peintre siennois, qui peint les deux panneaux latéraux. L'œuvre est transférée en 1798 à la galerie des Offices, à Florence.

L'Annonciation.

[modifier] Travail en France

Simone Martini arrive en France vers 1340 et en 1342 ; il peint le Christ retournant chez ses parents après s’être disputé avec les Docteurs, sujet très peu évoqué en peinture.

À Avignon, il se lie d’amitié avec Pétrarque et illustre un codex de Virgile annoté par le poète.

Fresque de Notre-Dame des Doms.

Il réalise également des fresques pour la cathédrale Notre Dame des Doms à Avignon : le tympan de la Bénédiction du Sauveur et la lunette de la Madone de l’Humilité, toutes deux très mal conservées et datant probablement de 1341.

Matteo Giovanetti, qui a peint les fresques du Palais des Papes d'Avignon, fit partie de l'école de Simone Martini.

[modifier] Œuvres

[modifier] Postérité

Au XVe siècle, le sculpteur florentin Lorenzo Ghiberti nous informe que les Siennois considèrent alors Simone Martini comme leur meilleur peintre.

[modifier] Sources

  • Guide des Musées et de la Cité du Vatican, Edizioni Musei Vaticani, 2005 (ISBN 88-86921-80-2) 

[modifier] Notes et références

  1. Enzo Carli
  2. Auquel son beau-père aurait participé (Enzo Carli [1])

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens internes


Giorgio Vasari le cite et décrit sa biographie dans Le Vite :
Page ?? - édition 1568
015 le vite, simone martini.jpg

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