Otto Stich

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Otto Stich
Photo officielle de Otto Stich
Photo officielle de Otto Stich
Fonctions
92 e conseiller fédéral
1er janvier 198431 octobre 1995
Élection 7 décembre 1983
Président 1988, 1994
Vice-président 1987. 1993
Prédécesseur Willi Ritschard
Successeur Moritz Leuenberger
Chef du Département fédéral des finances
1er janvier 198431 octobre 1995
Prédécesseur Willi Ritschard
Successeur Kaspar Villiger
Conseiller National
2 décembre 196331 décembre 1984
Biographie
Date de naissance 10 janvier 1927
Lieu de naissance Bâle
Origine Canton de Soleure
Date de décès 13 septembre 2012 (à 85 ans)
Lieu de décès Dornach
Parti politique Parti Socialiste Suisse (PSS)
Liste des conseillers fédéraux de Suisse

Otto Stich, né le 10 janvier 1927 à Bâle et mort le 13 septembre 2012 à Dornach[1], est une personnalité politique suisse, membre du Parti socialiste.

Il fut conseiller fédéral de 1984 à 1995.

Études et carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

  • Il fait ses études à Dornach et obtient sa maturité commerciale à Bâle.
  • Il devient maître de branches commerciales en 1953 et docteur ès sciences économiques en 1955.
  • Il devient chef du personnel du groupe Coop en 1971.

Président de la commune de Dornach[modifier | modifier le code]

Conseiller fédéral[modifier | modifier le code]

  • Spécialiste des questions financières, il est élu au Conseil fédéral en 1983 par la majorité de droite, contre la candidate officielle socialiste Lilian Uchtenhagen. Ses relations avec son parti sont difficiles dans un premier temps. Les socialistes décident néanmoins lors d'un congrès en février 1984 de rester au gouvernement.

Ministre des finances[modifier | modifier le code]

  • Stich dirige le département des finances pendant toute la durée de son mandat.
  • En février 1984, la redevance sur les poids lourds et la vignette sont acceptées. *La part cantonale au produit des droits de timbre est supprimée en juin 1985 de même que la nouvelle répartition des recettes de l’imposition des boissons distillées est acceptée.
  • La loi fédérale concernant l’augmentation des droits de douane sur les carburants trouve l’agrément du peuple en mars 1993.
  • Le nouveau régime des finances fédérales est acceptée en décembre 1993 avec l'introduction de la TVA.
  • La Suisse adhère aux institutions de Bretton Woods (Banque mondiale et Fonds monétaire international) à la suite d'une votation populaire en mai 1992.
  • Stich est confronté aux difficultés financières de la Confédération. Il s'oppose à Adolf Ogi au sujet de la construction de deux tunnels à travers les Alpes. Un seul suffit selon lui.
  • Sa gestion de la caisse de pensions de la Confédération est critiquée et ses adversaires demandent la création d'une commission d'enquête. Cet organes parlementaire critique son action dans son rapport du 7 octobre 1996. Elle met en cause le choix des trois directrices successives. De plus, "la commission est d'avis que si le Conseiller fédéral Stich était encore en fonction (à la date de la publication de son rapport) elle devrait sérieusement envisager l'éventualité de demander sa démission"(page 9, 7e ligne avant la fin de la page).)

1

  • Il démissionne avec effet au 31 octobre 1995, alors que la législature était sur le point d'arriver à son terme. Cette manœuvre tactique favorise les socialistes qui parviennent à engranger de beaux succès lors des élections d'octobre 1995.
  • Ses connaissances des finances publiques étaient immenses. Un jour, alors qu'il devait se rendre au parlement, il avait oublié son exemplaire du budget à son bureau du Bernerhof. Lorsqu'on lui proposa d'aller le chercher, il répondit : « Pas nécessaire, je le connais par cœur ! ».

Président[modifier | modifier le code]

Il est président de la Confédération en 1988 et en 1994. Il reçoit le président du Portugal Mario Soares en 1988 et celui de Pologne, Lech Wałęsa, en 1994. Il reçoit à Genève les présidents Hafez el-Assad et Bill Clinton. Il représente la Suisse aux cérémonies qui marquent la fin de l'apartheid en Afrique du Sud.

La retraite[modifier | modifier le code]

  • La retraite venue, il publie des articles de journaux et n'hésite pas à prendre ses distances avec le gouvernement. Il a laissé le souvenir d'un gestionnaire tenace et même têtu.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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