Micheline Calmy-Rey

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Micheline Calmy-Rey
Photo officielle de Micheline Calmy-Rey en 2011.
Photo officielle de Micheline Calmy-Rey en 2011.
Fonctions
106e conseillère fédérale
Élection
Prédécesseur Ruth Dreifuss
Successeur Alain Berset
Cheffe du Département fédéral des affaires étrangères
Prédécesseur Joseph Deiss
Successeur Didier Burkhalter
Biographie
Date de naissance (68 ans)
Origine Canton du Valais
Parti politique Parti Socialiste Suisse (PSS)
Diplômé de Université de Genève

Micheline Calmy-Rey
Conseillers fédéraux Suisses

Micheline Calmy-Rey, née le à Sion, est une femme politique suisse, originaire de Chermignon. Membre du Parti socialiste suisse, elle fut conseillère fédérale et cheffe du Département fédéral des affaires étrangères de 2003 à 2011[1]. Elle a occupé la fonction de présidente de la confédération en 2007 et 2011.

Études et carrière[modifier | modifier le code]

Elle étudie à l'école de commerce de Saint-Maurice, obtient une maturité commerciale à Sion, puis une licence ès sciences politiques à l'Institut de hautes études internationales de l'Université de Genève. Elle est à la tête d'une entreprise de diffusion de livres jusqu'en 1997.

Membre du Parti socialiste, elle préside sa section genevoise à deux reprises de 1986 à 1990 et de 1993 à 1997. Élue députée au Grand Conseil genevois dès 1981, elle préside cette assemblée en 1992-1993.

En mars de cette même année, elle obtient lors du congrès du parti cantonal, la destitution du conseiller d'État Christian Grobet. Cette victoire politique lui permet de se lancer dans la course au Conseil d’État et lui vaut le surnom peu flatteur de Cruella[2].

Conseillère d'État genevoise[modifier | modifier le code]

Élue membre du Conseil d'État genevois aux côtés de son collègue Laurent Moutinot en 1997, elle est chargée du département des finances jusqu'en 2002. Elle préside également le Conseil d'État en 2001-2002.

Son bilan de conseillère d’État est généralement considéré comme positif : maîtrise de la croissance de la dette, réforme de la comptabilité financière intégrée, amélioration des systèmes d’information du Département des finances, réorganisation de la centrale d’achats, des réformes qui portent leurs fruits aujourd’hui encore. Elle s’est de même engagée de manière décisive pour le sauvetage de la Banque cantonale de Genève (BCGE).

Mais des voix remettent en cause ce bilan en arguant du fait que son dernier budget, alors qu’il prévoyait un bénéfice de 87 millions de francs suisses, s’est soldé au terme de l’exercice 2003 par un déficit de plus de 500 millions, soit une « erreur d’estimation » de près de 600 millions. Certains de ses adversaires politiques affirment même que ces chiffres auraient été sciemment cachés en vue de ne pas altérer ses chances d’élection au Conseil fédéral.

Conseillère fédérale[modifier | modifier le code]

Le , après avoir été désignée candidate de son parti aux côtés de la fribourgeoise Ruth Lüthi, elle est élue au 6e tour de scrutin par 131 voix contre 68 à Mme Lüthi. Elle dirige le département fédéral des affaires étrangères. Entre le 1er janvier 2004 (non-réélection de Ruth Metzler-Arnold) et le 14 juin 2006 (élection de Doris Leuthard) elle est, durant cette période, la seule femme sur les sept membres du gouvernement suisse.

Elle a conclu les accords bilatéraux II avec l'Union européenne. Elle soutient l'Initiative de Genève pour une solution aux problèmes du Proche-Orient.

En 2006, elle devient vice-présidente de la Confédération, le président étant son collègue de parti Moritz Leuenberger. Une discrimination sexuelle lui a été beaucoup reprochée et a entraîné de vives protestations, six candidats masculins sélectionnés par la Commission d’admission ayant été écartés par la conseillère sous prétexte que la parité homme-femme n'était pas respectée. Toutefois, les candidats recalés ont été exceptionnellement autorisés à repasser les examens à la fin 2006 - normalement, un candidat n'a le droit de ne passer qu'une seule fois le Concours diplomatique.

Le 13 décembre 2006, elle est élue présidente de la Confédération, pour 2007, par 147 voix sur 215 (192 bulletins valables) et devient ainsi la seconde femme à occuper la présidence de la Confédération après Ruth Dreifuss, en 1999. Elle est à nouveau élue le à la vice-présidence de la Confédération pour les mois de novembre et décembre 2010, à la suite de la démission de Moritz Leuenberger. Le 8 décembre 2010, elle est élue pour la seconde fois à la présidence de la Confédération, mais avec le plus faible score jamais enregistré (106 voix sur 189 bulletins valables)[3].

Le 7 septembre 2011, elle annonce son retrait du gouvernement pour la fin de l'année[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire historique de la Suisse.
  2. Cédric Waelti, « Micheline Calmy-Rey, dame de Chermignon », sur 24 heures (consulté le 15 décembre 2007)
  3. « Petite élection à la présidence pour M.Calmy-Rey », sur Télévision suisse romande (consulté le 8 décembre 2010)
  4. Annonce de son départ sur swissinfo, le 7 septembre 2011.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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