Le Palais

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Palais (homonymie).
Le Palais
L'entrée du port du Palais devant la Citadelle Vauban.
L'entrée du port du Palais devant la Citadelle Vauban.
Blason de Le Palais
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Lorient
Canton Belle-Île
Intercommunalité Communauté de communes de Belle-Île-en-Mer
Maire
Mandat
Frédéric Le Gars
2014-2020
Code postal 56360
Code commune 56152
Démographie
Gentilé Palantins
Population
municipale
2 572 hab. (2011)
Densité 148 hab./km2
Population
aire urbaine
5 158 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 20′ 50″ N 3° 09′ 15″ O / 47.347222, -3.154167 ()47° 20′ 50″ Nord 3° 09′ 15″ Ouest / 47.347222, -3.154167 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 58 m
Superficie 17,43 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Morbihan

Voir sur la carte administrative du Morbihan
City locator 14.svg
Le Palais

Géolocalisation sur la carte : Morbihan

Voir sur la carte topographique du Morbihan
City locator 14.svg
Le Palais

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Le Palais

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Le Palais
Liens
Site web www.lepalais.fr

Le Palais [lə palɛ] est une commune française située à Belle-Île-en-Mer dans le département du Morbihan et la région de Bretagne. C'est un port de pêche, de commerce et de plaisance.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le Palais est une des quatre communes de l'île de Belle-Île-en-Mer, la plus importante par sa population et son activité administrative et portuaire[1]. Situé sur la côte Est[2], le bourg du Palais et ses trois bassins sont établis dans une ancienne ria, bien abrités au nord par le rocher de la citadelle. Ses coteaux exposés au sud sont couverts de jardins où poussent des plantes méridionales : vignes, figuiers, châtaigniers, noyers, palmiers, bougainvilliers.

Le Palais vu d'avion.
Le Palais vu d'avion.

Aux alentours[modifier | modifier le code]

Les autres communes de l'île sont Bangor (distante de 4 km), Sauzon (6 km) et Locmaria (8 km). Quiberon se trouve à 15 km, Île-d'Houat à 16 km, Saint-Pierre-Quiberon à 19 km et Hœdic à 21 km[3].

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Belle-Île est essentiellement constituée de schiste décomposé[4].

L'altitude de la commune de Le Palais varie de 0 à 58 mètres, et s'étend sur une superficie de plus de 17 km2 (1 743 hectares)[5].

Climat[modifier | modifier le code]

Le Palais bénéficie d'un climat océanique, bien protégé des vents du nord-ouest.

Mois Janv. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc. Année
Température mensuelle moyenne minimale (°C) 6 6 7 8 11 13 15 15 14 12 9 7 nc
Température mensuelle moyenne maximale (°C) 9 9 11 13 16 19 21 21 20 16 13 10 nc
Précipitations
(hauteur moyenne en mm)
62,3 43,9 29,6 38,2 31,3 23,0 27,9 19,7 39,6 60,0 53,6 56,1 nc
Source MSN Météo - relevés Quiberon - avril 2010[6]

Transports[modifier | modifier le code]

Pour accéder à Belle-île, il existe des liaisons maritimes depuis Quiberon, et arrivant à Le Palais, notamment assurées par la compagnie Océane[7] ; liaisons confiées à cette société par le conseil général du Morbihan depuis 2008.

La gestion des transports publics est confiée par la communauté de communes de Belle-Île-en-Mer à la société Fal Cars Les Cars Verts. À partir de Le Palais, il existe un service de lignes régulières de bus (Belle-Île bus), avec des lignes vers la plage Les Grands Sables et Locmaria, vers Bangor et Port Coton, vers Sauzon et Les Poulains[8].

L'île est également accessible par avion, un aérodrome se situant à Bangor[9],[10].

Toponymie et blasonnement[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Formes anciennes du nom de la commune : Pallaë, villa[11], Pallay en 1579[12], Le Pallais au XVIIe siècle[13]. Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de La Montagne, puis Palais en 1793 et Le Palais en 1801[14].

Les différentes parties du bourg du Palais sont apparues avec des noms différents : les ports portaient les noms communs du Havre et de la Rade, tandis que la dune qui les séparait s'appelait les Cabancs. Au-dessus, se trouvaient le fort et le bourg que les premières mentions désignent comme Paloë (XIe siècle), le château de Balaë (carte du XVIe siècle), orthographié aussi Pelé (plan 1640, nom qui a été rhabillé en français au début du XVIIe siècle sous la forme actuelle Le Palais.[réf. nécessaire]

Le nom de la commune en breton est Porzh-Lae[15],[16].

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason Le Palais 56.svg

Les armoiries du Palais se blasonnent ainsi :

Mi-parti de France et de Navarre.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Une première citadelle est construite par les bénédictins après 1029[17].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1549, l'emplacement géographique de Belle-Île conduit Charles IX a confier à Albert de Gondi, comte puis marquis de Belle-Île, la construction d'un fort. Inachevé, Nicolas Fouquet, marquis de Belle-Île, y entreprend de gros travaux durant la seconde moitié du XVIIe siècle. C'est ensuite Vauban qui édifie une citadelle à la fin de ce XVIIe siècle au lieu dit Haut-Boulogne[18],[17],[19].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1806, les communes de Hoëdic et d'Île-d'Houat sont intégrées dans celle du Palais, puis à nouveau détachées en 1891[14].

Au milieu du XVIIIe siècle, des baraquements sont construits sur les glacis de la citadelle, au lieu dit Haut-Boulogne, afin d'y recevoir 3 000 détenus[20].

Le tourisme se développe sur la commune dès le XIXe siècle :

Une place de la ville et ses palmiers
  • 1852 : création de la Société des bains de mer de Belle-Île.
  • 1853 : publication du Guide du voyageur aux Bains de Belle-Île-en-Mer.
  • 1891 : Parution de la première édition du Guide pratique du voyageur à Belle-Île-en-Mer.
  • 1911 : création du syndicat d'initiative.
  • 1918 : première colonie de vacances qui s'installe dans l'ancienne villa du baron de L'Espée, prêtée par ses héritiers au Diocèse de Nancy.
  • 1927 : Le Palais est classée station de tourisme[21]. Une taxe de séjour est perçue.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie pavoisée aux armes de la ville.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1988 1995 Clément Granger DVD  
1995 2008 Yves Brien DVG Conseiller général
mars 2008 en cours Frédéric Le Gars[22]    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est intégrée à la communauté de communes de Belle-Île-en-Mer[23].

Jumelage[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 572 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 504 2 367 3 107 3 258 3 584 3 646 4 544 4 551 4 972
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 845 4 896 4 852 5 456 4 885 4 801 5 126 5 113 4 931
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 964 4 949 4 950 3 185 3 206 2 802 2 786 2 208 2 724
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
2 728 2 661 2 634 2 389 2 435 2 457 2 537 2 526 2 552
2011 - - - - - - - -
2 572 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2004[25].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

  • Hôpital Saint-Vincent-de-Pau, bâtiments du XVIIe siècle reconstruits par Mme Fouquet, (maison de retraite municipale, consultations, logement du directeur) ;
  • Annexe de l'hôpital (polyclinique, urgences avec piste d'hélicoptères) ;
  • Cabinet médical.

Autres services[modifier | modifier le code]

Études de notaire, étude d'huissiers, mairie, salle de cinéma (municipale), Douanes, perception, trésor public.

Économie[modifier | modifier le code]

Sur 509 établissements présents sur la commune à fin 2010, 8 % relevaient du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 16 % sur l'ensemble du département), 7 % du secteur de l'industrie, 11 % du secteur de la construction, 64 % de celui du commerce et des services (pour 53 % sur le département) et 11 % du secteur de l'administration et de la santé[26].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Ports[modifier | modifier le code]

  • Feux : Deux phares signalant l'entrée du port, les feux du Palais.
Bateau de sauvetage de la SNSM dans le désordre estival de l'avant port.
Voitures sortant du Vindilis, août 2008.
Le port en période animée
  • Port dit Bassin d'échouage : Ensemble de maisons anciennes, écluse avec passerelle.
Le bassin à flot.
  • Bassin à-flot, docks : la caserne de pompiers, la coopérative, la trésorerie, la poste.
L'hôpital et la Saline.
  • Bassin de la Saline : Emplacements hivernage bateaux, chantiers navals, accastillage.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

On trouve sur la commune plusieurs édifices religieux : l'église paroissiale Saint-Géran (place de l'Hôtel de Ville) de 1905 et remplaçant celle de 1677 incendiée en 1894[27], la chapelle Notre-Dame (rue du Calvaire) du XVIIIe siècle et remaniée au XIXe[28], la chapelle Saint-Sébastien (avenue Carnot) construite avant 1686 et détruite avant 1840[29],

Fortifications[modifier | modifier le code]

La porte Vauban.
Barges du régiment de Marsouins de Vannes doublant la Pointe de Ramonette avant d'entrer dans le port.

La citadelle[modifier | modifier le code]

La citadelle Vauban, classée Monument historique[20] est un ancien fort royal qui a été construit sur la hauteur qui domine le port et qui comporte les bâtiments suivants :

  • le magasin à poudre de l'avancée, qui sert de salle d'expositions et de concerts ;
  • le musée d'histoire de Belle-Ile et de la ville du Palais ;
  • l'Arsenal, avec un musée historique permanent (anciennes cartes de Bretagne, art de la guerre au XVIIe siècle), des expositions temporaires et une salle de concert ;
  • le casernement du front de mer est un hôtel ;
  • l'ancien logis du gouverneur est un restaurant ;
  • l'ancien logement des officiers comporte le bureau du conservateur et les archives ;
  • le reste de la citadelle est en partie visitable.
Article détaillé : Citadelle de Belle-Île-en-Mer.

L'enceinte urbaine[modifier | modifier le code]

L'enceinte urbaine du XIXe siècle, classée Monument historique[30], qui entoure la ville sur l'autre rive du port, est traversée par deux portes : porte Vauban et porte de Bangor, porte de Port-Hallan.

Elle est aménagée en promenade : le Réduit A est un musée de la nature (faune et flore), le Bois du Génie est utilisé pour les fêtes, les concerts et par le club de pétanque.

Autres lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Promenades[modifier | modifier le code]

Chemins côtiers balisés (GR), vers Grand-Sable et Locmaria (Sud) :

  • Plage de Ramonette, la première à avoir été aménagée par la Société des bains de mer avec des cabines, puis dans les années Trente un dancing le Risque-Tout ;
  • La Belle Fontaine, aussi appelée « Aiguade Vauban » car construite sous son autorité en 1703, classée Monument historique[31], servant autrefois au ravitaillement des navires en eau douce (capacité 860 000 litres).
Plage de Castoul.

Chemins côtiers balisés (GR), vers Taillefer et Sauzon (Nord) :

  • Citadelle Vauban ;
  • Plage des Soldats ;
  • Plage de Castoul ;
  • Plage de Port-Fouquet ;
  • Ancien sémaphore de la Pointe de taillefer (propriété privée) ;
  • Fort Fouquet (propriété privée).

Tour de l'enceinte urbaine : bois du Génie, porte Vauban.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Plaque de rue.
L'ancienne villa du Baron de L'Espée (colonie de vacances de la SNCF).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Joseph Danigo, Une fortune Belliloise au XVIIIe siècle - Pierre-Philippe Roger, commissaire aux classes et subdélégué de l'intendant à Belle-Île (1672-1746).
  • Jacques Poutord, L'Enceinte urbaine de Palais,

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Office de tourisme de Belle Ile en Mer, 4 communes, 1 communauté de communes, consulté le 15 juillet 2014
  2. IGN, Géoportail Le Palais (56), consulté le 15 juillet 2014
  3. Les distances affichées sont des distances orthodromiques (à vol d'oiseau).
    Lion1906, Distances orthodromiques à partir de Le Palais (56), consulté le 16 juillet 2014
  4. Serge Albagnac et Loup Samzun, Belle-Île-en-Mer, collection Tourisme culturel Gisserot, Éditions Jean-Paul Gisserot, 2014, p. 2 (ISBN 978-27-55804-82-9)
  5. IGN, Répertoire géographique des communes (RGC 2013), consulté le 16 juillet 2014
  6. MSN Météo, Relevés Quiberon, consulté le 29 avril 2010
  7. Office de tourisme de Belle-Île-en-Mer, Liaisons maritimes, consulté le 16 juillet 2014
  8. Fal Cars - Les Cars Verts, Belle-Île bus, consulté le 16 juillet 2014
  9. Office de tourisme de Belle-Île-en-Mer, Comment venir à Belle-Ile - En avion, consulté le 16 juillet 2014
  10. Aéro-Club de Belle-Ile, L'aéro-club, consulté le 16 juillet 2014
  11. Histoire de Belle-Ile-en-Mer, par M. Le Ray, 2e éd., p. 189
  12. Archives communales du Palais.
  13. Ibid.
  14. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Le Palais », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) (consulté le 4 décembre 2012)
  15. Office public de la langue bretonne, Noms de lieux, document du 23 avril 2014, p. 14
  16. Annabelle Seoane, Les mécanismes énonciatifs dans les guides touristiques: entre genre et positionnements discursifs, L'Harmattan, 2013, p. 114
  17. a et b « Citadelle », base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. Belle-Île-en-Mer, collection Tourisme culturel Gisserot, op. cit., p. 7
  19. « Fortification d'agglomération », base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. a et b « Citadelle de Belle-Île-en-Mer », base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. Station touristique, par arrêté ministériel pris en application de la loi du 24 novembre 1919.
  22. Ouest-France, Le conseil municipal a élu Frédéric Le Gars, article du 6 avril 2014
  23. Insee, Composition de l'EPCI de Belle Ile en Mer (245600465), consulté le 15 juillet 2014
  24. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  26. Insee, Statistiques locales du territoire de Le Palais (56152), consultées le 15 juillet 2014
  27. « Eglise Paroissiale Saint-Géran », base Mérimée, ministère français de la Culture
  28. « Chapelle Notre-Dame », base Mérimée, ministère français de la Culture
  29. « Chapelle Saint-Sébastien », base Mérimée, ministère français de la Culture
  30. « Enceinte urbaine », base Mérimée, ministère français de la Culture
  31. « Aiguade Vauban », base Mérimée, ministère français de la Culture