Le Palais

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Palais (homonymie).
Le Palais
L'entrée du port du Palaisdevant la citadelle Vauban.
L'entrée du port du Palais
devant la citadelle Vauban.
Blason de Le Palais
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Lorient
Canton Quiberon
Intercommunalité Communauté de communes de Belle-Île-en-Mer
Maire
Mandat
Frédéric Le Gars
2014-2020
Code postal 56360
Code commune 56152
Démographie
Gentilé Palantins
Population
municipale
2 578 hab. (2012)
Densité 148 hab./km2
Population
aire urbaine
5 158 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 20′ 50″ N 3° 09′ 15″ O / 47.347222, -3.15416747° 20′ 50″ Nord 3° 09′ 15″ Ouest / 47.347222, -3.154167  
Altitude Min. 0 m – Max. 58 m
Superficie 17,43 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Morbihan

Voir sur la carte administrative du Morbihan
City locator 14.svg
Le Palais

Géolocalisation sur la carte : Belle-Île-en-Mer

Voir sur la carte topographique de Belle-Île-en-Mer
City locator 14.svg
Le Palais

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Le Palais

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Le Palais
Liens
Site web lepalais.fr

Le Palais [lə palɛ] est une commune française située sur l'île de Belle-Île-en-Mer dans le département du Morbihan et la région de Bretagne. C'est un port de pêche, de commerce et de plaisance.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le Palais est l'une des quatre communes de l'île, la plus importante par sa population et son activité administrative et portuaire[1]. Situé sur la côte Nord-Est[2],[3], le bourg du Palais et ses trois bassins orientés vers l'Est, sont établis dans une ancienne ria, bien abrités au nord par le rocher de la citadelle. Ses coteaux exposés au sud sont couverts de jardins où poussent des plantes méridionales : vignes, figuiers, châtaigniers, noyers, palmiers, bougainvilliers.

Le Palais vu d'avion.
Le Palais vu d'avion.

Aux alentours[modifier | modifier le code]

La distance entre le bourg du Palais et les autres bourgs chef-lieu des communes de l'île sont de : 4,5 km avec Bangor, 5,8 km avec Sauzon et 8 km avec Locmaria[4].

Les bourgs chef-lieu des communes suivant sont de 15 km avec Quiberon, 16 km avec Île-d'Houat, 19 km avec Saint-Pierre-Quiberon et 21 km avec Hœdic[4].

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Belle-Île est un plateau d'origine volcanique essentiellement constituée de schiste décomposé[5]. Ce plateau est entaillé par de nombreuses rias ou aber qui rendent la route côtière très accidentée. Le plus important abers constituent des ports naturels, comme le site de la ville du Palais. Les autres permettent de capter une eau douce abondante, comme la Grande Fontaine.

L'altitude de la commune du Palais varie de 0 à 58 mètres, et s'étend sur une superficie de plus de 17 km2 (1 743 hectares)[6].

Climat[modifier | modifier le code]

Le Palais bénéficie d'un climat océanique, bien protégé des vents du nord-ouest.

Mois Janv. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc. Année
Température mensuelle moyenne minimale (°C) 6 6 7 8 11 13 15 15 14 12 9 7 nc
Température mensuelle moyenne maximale (°C) 9 9 11 13 16 19 21 21 20 16 13 10 nc
Précipitations
(hauteur moyenne en mm)
62,3 43,9 29,6 38,2 31,3 23,0 27,9 19,7 39,6 60,0 53,6 56,1 nc
Source MSN Météo - relevés Quiberon - avril 2010[7]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Pour accéder à Belle-île par Palais, il existe des liaisons maritimes depuis Quiberon, notamment la ligne régulière historique de la Compagnie morbihannaise de navigation (SMN) dont l'exploitation est depuis 2008 confiée par le Conseil général du Morbihan à la Compagnie Océane[8], filiale créée à cet effet par le groupe Véolia.

D'autres compagnies de navigation privées proposent l'été des liaisons maritimes régulières vers Palais depuis La Turballe (Navix-Compagnie de Îles), Port-Navalo, Vannes (Compagnie du Golfe, les Vedettes du Golfe).

Des bateaux taxis permettent aussi d'effectuer des traversées à la demande via Le Palais (Atmos'Air Marine, Tours des Îles).

L'île est également accessible par avion, avec un aérodrome situé 4 km du Palais, sur la commune de Bangor[9],[10].

La gestion des transports publics terrestres est confiée par la Communauté de communes de Belle-Île-en-Mer à la société Fal Cars Les Cars Verts. À partir du Palais, il existe un service de lignes régulières de bus (Belle-Île bus), avec trois lignes:

Urbanisme[modifier | modifier le code]

En 2009 on trouvait 2 438 logements au Palais, dont 49 % étaient des résidences principales, pour une moyenne sur le département de 75 %, et dont 65 % des ménages en étaient propriétaires[12]. Deux ans plus tard, en 2011, on trouvait 2 463 logements, dont 50 % étaient des résidences principales, pour une moyenne sur le département de 75 %, et dont 65 % des ménages en étaient propriétaires[13].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Formes anciennes du nom de la commune : Pallaë, villa[14], Pallay en 1579[15], Le Pallais au XVIIe siècle[16]. Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de La Montagne, puis Palais en 1793 et Le Palais en 1801[17]. On continue à appeler la commune "Palais", et non "Le Palais", et à dire que l'on habite à Palais et pas au Palais.[réf. nécessaire]

Les différentes parties du bourg du Palais sont apparues avec des noms différents : les ports portaient les noms communs du Havre et de la Rade, tandis que la dune qui les séparait s'appelait les Cabancs. Au-dessus, se trouvaient le fort et le bourg que les premières mentions désignent comme Paloë (XIe siècle), le château de Balaë (carte du XVIe siècle), orthographié aussi Pelé (plan 1640, nom qui a été rhabillé en français au début du XVIIe siècle sous la forme actuelle Le Palais[18].

Le nom de la commune en breton est Porzh-Lae[19],[20].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Belle-Île est désignée dans les itinéraires antiques sous le nom de Vindilis, et comme insulae venetii avec Houat et Hœdic et Quiberon, ce qui faisait de Palae un port des Vénètes, une escale pour leurs navires à voiles à fonds plats qui ressemblaient à de gros sinagots actuels et qui assuraient le trafic avec l'Île de Bretagne depuis leur capitale Vannes.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Des bénédictins s'installent sur l'île[M 1], qui construisent une première citadelle après 1029[21].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1549, l'emplacement géographique de Belle-Île conduit Charles IX a confier à Albert de Gondi, comte puis marquis de Belle-Île, la construction d'un fort. Premier marquis de Belle-Île, la maison des Gondi y règnera pendant 86 ans[22], en favorisant le développement de la ville et de son économie[M 1]. En 1576, Albert de Gondi nomme Guiton Goué de la Valette capitaine-gouverneur du marquisat, qui entreprend la construction du premier fort de Belle-Île et divise l'île en quatre chefs-lieux de paroisses : Palais, dans l'est de l'île, Bangor au sud-ouest, Sauzon au nord, et Locmaria au sud-est[23].

Au XVIIe siècle, Nicolas Fouquet est marquis de Belle-Île. Il entreprend de gros travaux pour terminer le fort. C'est ensuite Vauban qui édifie une citadelle à la fin de ce XVIIe siècle au lieu-dit Haut-Boulogne[24],[21],[25].

Un premier établissement hospitalier est fondé en 1659 à l'initiative de Mme Fouquet avec l'aide de Saint Vincent de Paul auquel elle demande d'envoyer des filles de la Charité "pour le soulagement des malades et l'instruction des enfants pauvres"[26], l'hôpital royal Saint-Louis, qui reçut son agrément en 1724[27] et dont il ne subsiste aujourd'hui que le plan d'ensemble, une aile construite en 1767 et le portail d'entrée[28],[29].

Pour remplacer la jetée détruite pendant le siège de 1761, la digue est reconstruite en 1768[30].

Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, plus de 70 familles acadiennes s'installent au Palais[M 1]. Aujourd'hui, une association maintient des liens entre les descendants d'Acadiens et l'Amérique du Nord[31].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1806, les communes de Hoëdic et d'Île-d'Houat sont intégrées à celle du Palais, puis à nouveau détachées en 1891[17].

Au milieu du XVIIIe siècle, des baraquements sont construits sur les glacis de la citadelle, au lieu-dit Haut-Boulogne, afin d'y recevoir 3 000 détenus[32]. La partie sud des quais est terminée en 1844, et le pont tournant de la citadelle livré à la circulation[33].

Au XIXe siècle, l'économie de l'île se développe[M 1], comme le tourisme, qui s'y développe dès cette époque :

Une place de la ville et ses palmiers
  • en 1852, création de la Société des bains de mer de Belle-Île ;
  • en 1853, publication du Guide du voyageur aux Bains de Belle-Île-en-Mer ;
  • en 1891, Parution de la première édition du Guide pratique du voyageur à Belle-Île-en-Mer ;
  • en 1911, création du syndicat d'initiative ;
  • en 1918, première colonie de vacances qui s'installe dans l'ancienne villa du baron de L'Espée, prêtée par ses héritiers au Diocèse de Nancy ;
  • en 1927, Le Palais est classée station de tourisme[34]. Une taxe de séjour y est perçue.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie pavoisée aux armes de la ville.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le Palais est érigée en municipalité en 1793[17].

Plaque de rue.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1852 1855 Jean Louis Trochu    
1977 1987 Michel Lotte Divers gauche  
1987 1995 Serge Albagnac DVG  
1995 2008 Yves Brien divers gauche Conseiller général
mars 2008 en cours
(au 6 avril 2014)
Frédéric Le Gars[35],[M 1]    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est intégrée à la communauté de communes de Belle-Île-en-Mer[36]. L'intercommunalité est notamment en charge des déchets, avec un site d'enfouissement à Chubiguer[37], et du traitement des eaux usées, dont une nouvelle station a été inaugurée en juillet 2014[38].

Le Palais adhère aussi au syndicat mixte du pays d'Auray, qui regroupe 24 des 28 communes du pays d'Auray et les 4 communes de Belle-Île[39].

Autres circonscriptions[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 2013, Le Palais fait partie du canton de Belle-Île et de l'arrondissement de Lorient[40]. En 2014, dans le cadre de la réforme territoriale, un nouveau découpage territorial pour le département du Morbihan est défini par le décret du 21 février 2014. La commune est alors rattachée au canton de Quiberon[41].

Instances judiciaires[modifier | modifier le code]

Il n'y a pas d'administration judiciaire sur la commune, mais deux offices notariaux et un huissier.

Le tribunal d'instance, le tribunal de grande instance, le tribunal pour enfants, le tribunal de commerce et le conseil de prud'hommes se trouvent à Lorient, tandis que le tribunal administratif se trouve à Rennes, la cour d'appel et la cour administrative d'appel se trouvent à Nantes, la cour d'assises à Vannes[42].

Jumelages et partenariats[modifier | modifier le code]

La commune est jumelée avec Font-Romeu[43],[44].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont appelés les Palantins[M 2].

En 2012, la commune comptait 2 578 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 504 2 367 3 107 3 258 3 584 3 646 4 544 4 551 4 972
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 845 4 896 4 852 5 456 4 885 4 801 5 126 5 113 4 931
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 964 4 949 4 950 3 185 3 206 2 802 2 786 2 208 2 724
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
2 728 2 661 2 634 2 389 2 435 2 457 2 537 2 526 2 552
2012 - - - - - - - -
2 578 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[45] puis Insee à partir de 2004[46].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Située dans l'Académie de Rennes, on trouve trois écoles du premier degré sur la commune, l'école maternelle communale des Remparts, l'école primaire communale Stanislas-Poumet, et l'école élémentaire privée catholique Sainte-Anne. On y trouve aussi deux collèges, le collège public Michel-Lotte et le collège privé Sainte-Croix[47].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Tous les printemps se déroule le carnaval de Belle-Île, dont la première édition a eu lieu en 1994[48], et tous les étés, le festival Belle-Ile-on-air[49].

Santé[modifier | modifier le code]

On trouve au Palais un hôpital public, l'hôpital Yves Lanco[50], plusieurs médecins, plusieurs infirmières[29] et une pharmacie[M 3]. On y trouve également un établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), implanté sur deux sites, l'EHPAD La Vigne et l'EHPAD La Saline[29].

Un nouveau centre de secours des sapeurs-pompiers voit le jour en juin 2014 ; centre comptant un effectif de trente-six personnes et onze véhicules[51]. Durant la saison estivale, les effectifs de secours à terre[52] ou en mer[53], et de la sécurité[54], sont renforcés par des agents supplémentaires des sapeurs-pompiers, de la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM) et de la Gendarmerie nationale.

Sports[modifier | modifier le code]

La commune comporte un complexe sportif[M 4], comprenant un terrain de sport, une salle omnisports, une salle de gymnastique, un dojo, plusieurs courts de tennis et une rampe de skate. Depuis 2014, il est géré par la communauté de communes de Belle-Île[M 4].

Autres services[modifier | modifier le code]

Autres services de l'État : Mairie, gendarmerie, douanes, perception, trésor public, permanence du Conseil d'architecture, d'urbanisme et d'environnement (CAUE), antenne du Conservatoire du littoral (à Sauzon).

Télécommunications : En juillet 2004, toute l'île bénéficie du très haut débit mobile 4G[55].

Autres services : Présence d'une agence d'Électricité de France et d'un poste.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 25 833 €, ce qui plaçait Le palais au 23 444e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole[56].

En 2009, 53 % des foyers fiscaux étaient imposables, pour 52 % sur le département[12].

Tissu économique[modifier | modifier le code]

En 2010, sur 509 établissements présents sur la commune, 8 % relevaient du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 16 % sur l'ensemble du département), 7 % du secteur de l'industrie, 11 % du secteur de la construction, 64 % de celui du commerce et des services (pour 53 % sur le département) et 11 % du secteur de l'administration et de la santé[12]. Deux ans plus tard, en 2012, sur 572 établissements présents sur la commune, 6 % relevaient du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 14 % sur le département), 6 % du secteur de l'industrie, 12 % du secteur de la construction, 65 % de celui du commerce et des services et 11 % du secteur de l'administration et de la santé[13].

Agriculture et pêche[modifier | modifier le code]

On peut trouver sur le marché ou dans les boutiques du Palais :

  • de l'agneau de Belle-Île, élevé dans des prés salés ;
  • des fromages de chèvre de l'île ;
  • des poissons et des crustacés (crabes, araignées, homards, crevettes, coquillages) pêchés ou ramassés sur place ;
  • des conserves de sardines et d'autres poissons La Belliloise ;
  • du miel des abeilles noires de l'île ;
  • des légumes biologiques des maraichages de l'île.

Sont fabriqués sur le territoire de la commune :

  • de la bière artisanale locale La Morgate, brassée à Port Salio ;
  • le whisky de la distillerie Kaerilis ;
  • des biscuits, galettes, palets, sablés, gâteaux bretons, caramels, de la biscuiterie La Bien nommée ;
  • des chocolats La Palantine.

Les appellation d'origine contrôlée (AOC) françaises ou les indications géographiques contrôlée (IGC) de l'Union Européenne à caractère national susceptibles d'être reconnues sur le territoire sont les IGP Cidre de Bretagne ou Cidre breton, IGP Farine de blé noir de Bretagne - Gwinizh du Breizh, et IGP Volailles de Bretagne[57].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Les locaux de l'office de tourisme ont été rénovés en 2014[58].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Ports[modifier | modifier le code]

  • Feux : Deux phares signalant l'entrée du port, les feux du Palais.
Bateau de sauvetage de la SNSM dans le désordre estival de l'avant port.
Voitures sortant du Vindilis, août 2008.
Le port en période animée
  • Port dit Bassin d'échouage et arrière port : quais des bateaux de pêche (quai de l'Yser, quai Vauban, quai J. Le Blanc), ensemble de maisons anciennes, écluse avec passerelle[59].
Le bassin à flot.
  • Bassin à-flot, docks : bassin de commerce et bassin de plaisance[59]. D'avril à juin 2014, 3 800 bateaux ont été accueillis au port, contre 3 300 l'année précédente[60].
L'hôpital et la Saline.
  • Bassin de la Saline[59] : Emplacements hivernage bateaux, chantiers navals, accastillage.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

On trouve sur la commune plusieurs édifices religieux : l'église paroissiale Saint-Géran (place de l'Hôtel de Ville) de 1905, remplaçant celle de 1677 incendiée en 1894[61], qui possède un orgue Cavaillé-Coll, probablement celui commandé par le baron de l'Espée pour sa villa dominant la mer; la chapelle Notre-Dame (rue du Calvaire) du XVIIIe siècle et remaniée au XIXe siècle[62], la chapelle Saint-Sébastien (avenue Carnot) construite avant 1686 et désaffectée avant 1840, actuellement englobée dans l'ancien bâtiment du génie, près de la Porte Vauban[63].

Fortifications[modifier | modifier le code]

La porte Vauban.
Barges du régiment de Marsouins de Vannes doublant la Pointe de Ramonette avant d'entrer dans le port.
La citadelle[modifier | modifier le code]

La citadelle Vauban, classée Monument historique[32] est un ancien fort royal qui a été construit sur la hauteur, dominant le port, et qui comporte les bâtiments suivants :

  • le magasin à poudre de l'avancée, qui sert de salle d'expositions et de concerts ;
  • le musée d'histoire de Belle-Île et de la ville du Palais ;
  • l'Arsenal, avec un musée historique permanent (anciennes cartes de Bretagne, art de la guerre au XVIIe siècle), des expositions temporaires et une salle de concert ;
  • le casernement du front de mer est un hôtel ;
  • l'ancien logis du gouverneur est un restaurant ;
  • l'ancien logement des officiers comporte le bureau du conservateur et les archives ;
  • le reste de la citadelle est en partie visitable.
Article détaillé : Citadelle de Belle-Île-en-Mer.
L'enceinte urbaine[modifier | modifier le code]

L'enceinte urbaine du XIXe siècle, classée Monument historique[64], qui entoure la ville sur l'autre rive du port, est traversée par trois portes : la porte Vauban suivie de la porte de Bangor, et la porte de Port-Hallan. L'enceinte urbaine est aménagée en promenade : le réduit A est un musée de la nature (faune et flore), le bois du Génie est utilisé pour les fêtes, les concerts et par le club de pétanque.

L'enceinte fortifiée fait l'objet d'un classement au titre de la loi du 2 mai 1930[65], pour la partie plantée, faisant promenade municipale, entre l'enceinte de Vauban et les fortifications, depuis les portes Bangor et Vauban jusqu'au port et à la porte Ramonette[66].

Autres lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

La commune compte un espace culturel, la médiathèque L'île lettrée[M 5], et un cinéma[M 4].

Chemins côtiers[modifier | modifier le code]

Chemins côtiers balisés (GR), vers Grand-Sable et Locmaria (Sud) :

  • Plage de Ramonette, la première à avoir été aménagée par la Société des bains de mer avec des cabines, puis dans les années Trente un dancing le Risque-Tout ;
  • La Belle Fontaine, aussi appelée « Aiguade Vauban » car construite sous son autorité en 1703, classée Monument historique[67], servant autrefois au ravitaillement des navires en eau douce (capacité 860 000 litres).
Plage de Castoul.

Chemins côtiers balisés (GR), vers Taillefer et Sauzon (Nord) :

  • Citadelle Vauban ;
  • Plage des Soldats ;
  • Plage de Castoul ;
  • Plage de Port-Fouquet ;
  • Ancien sémaphore de la Pointe de taillefer (propriété privée) ;
  • Fort Fouquet (propriété privée).

L'ensemble formé sur les communes de Belle-Île-en-Mer, dont Le Palais, par les sites côtiers et le domaine public maritime, fait l'objet d'un classement[66] au titre de la loi du 2 mai 1930[65].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

L'ancienne villa du baron de L'Espée (colonie de vacances de la SNCF).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Le Palais 56.svg

Les armoiries du Palais se blasonnent ainsi :

Mi-parti de France et de Navarre.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Inventaire topographique. Belle-Île-en-Mer, Inventaire général, Paris, Imprimerie nationale, 2e édition, 1984.
  • Joseph Danigo, Une fortune Belliloise au XVIIIe siècle - Pierre-Philippe Roger, commissaire aux classes et subdélégué de l'intendant à Belle-Île (1672-1746).
  • Jacques Poutord, L'Enceinte urbaine du Palais, Société historique de Belle-Île-en-Mer
  • Stéphane Brochard, Lettres d'un poilu bellilois, 2014

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Site de la mairie[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Histoire, consulté le 15 août 2014.
  2. Le petit journal communal, de mai 2014.
  3. Santé, consulté le 18 août 2014.
  4. a, b et c Animations et loisirs, consulté le 18 août 2014.
  5. Médiathèque, consulté le 18 août 2014.

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. Office de tourisme de Belle Ile en Mer, 4 communes, 1 communauté de communes, consulté le 15 juillet 2014.
  2. IGN, Géoportail Le Palais (56), consulté le 15 juillet 2014.
  3. OpenStreetMap, Frontière de ville Le Palais, Lorient, Morbihan, Bretagne, France métropolitaine, 56360, France, consulté le 12 octobre 2014.
  4. a et b Les distances affichées sont des distances orthodromiques (à vol d'oiseau).
    Lion1906, Distances orthodromiques à partir du Palais (56), consulté le 16 juillet 2014.
  5. Serge Albagnac et Loup Samzun, Belle-Île-en-Mer, collection Tourisme culturel Gisserot, Éditions Jean-Paul Gisserot, 2014, p. 2 (ISBN 978-27-55804-82-9).
  6. IGN, Répertoire géographique des communes (RGC 2013), consulté le 16 juillet 2014.
  7. MSN Météo, Relevés Quiberon, consulté le 29 avril 2010.
  8. Office de tourisme de Belle-Île-en-Mer, Liaisons maritimes, consulté le 16 juillet 2014.
  9. Office de tourisme de Belle-Île-en-Mer, Comment venir à Belle-Ile - En avion, consulté le 16 juillet 2014.
  10. Aéro-Club de Belle-Ile, L'aéro-club, consulté le 16 juillet 2014.
  11. Fal Cars - Les Cars Verts, Belle-Île bus, consulté le 16 juillet 2014.
  12. a, b et c Insee, Statistiques locales du territoire du Palais (56152), consultées le 15 juillet 2014.
  13. a et b Insee, Statistiques locales du territoire du Palais (56152), consultées le 23 décembre 2014.
  14. Histoire de Belle-Ile-en-Mer, par M. Le Ray, 2e éd., p. 189.
  15. Archives communales du Palais.
  16. Ibid..
  17. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Le Palais », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) (consulté le 4 décembre 2012) .
  18. Inventaire topographique. Belle-Île-en-Mer, Inventaire général, Paris, Imprimerie nationale, 2e édition, 1984.
  19. Office public de la langue bretonne, Noms de lieux, document du 23 avril 2014, p. 14.
  20. Annabelle Seoane, Les mécanismes énonciatifs dans les guides touristiques: entre genre et positionnements discursifs, L'Harmattan, 2013, p. 114.
  21. a et b « Citadelle », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  22. a et b Michel Priziac, Belle-Ile en mer, Kidour éditions, 2006.
  23. a et b Stan Paris, Histoire de Belle Ile en Mer, Auger, 1870, p. 64 et 65.
  24. Belle-Île-en-Mer, collection Tourisme culturel Gisserot, op. cit., p. 7.
  25. « Fortification d'agglomération », base Mérimée, ministère français de la Culture
  26. Inventaire topographique. Belle-Île-en-Mer, Inventaire général, Paris, Imprimerie nationale, 2e édition, 1984.
  27. Lettres parentes lui permettant de recevoir du public.
  28. Inventaire topographique. Belle-Île-en-Mer, Inventaire général, Paris, Imprimerie nationale, 2e édition, 1984.
  29. a, b et c Fédération Hospitalière de France - Région Bretagne, Belle-Île-en-Mer, consulté le 18 août 2014.
  30. a et b « Digue », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  31. Ouest-France, Belle-Ile Acadie attire de nouveaux adhérents, article du 19 mai 2014.
  32. a et b « Citadelle de Belle-Île-en-Mer », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  33. Histoire de Belle Ile par Stan Paris, op. cit., p. 301.
  34. Station touristique, par arrêté ministériel pris en application de la loi du 24 novembre 1919.
  35. Ouest-France, Le conseil municipal a élu Frédéric Le Gars, article du 6 avril 2014.
  36. Insee, Composition de l'EPCI de Belle Ile en Mer (245600465), consulté le 15 juillet 2014.
  37. Ouest-France, Le centre d'enfouissement des déchets ouvre ses portes, article du 8 août 2014.
  38. Ouest-France, La station de traitement des eaux usées inaugurée, article du 7 juillet 2014.
  39. Ouest-France, Thibault Grollemund, vice-président du syndicat mixte, article du 13 juin 2014.
  40. Conseil général du Morbihan, Les 42 cantons du Morbihan, consulté le 24 août 2014.
  41. Légifrance, Décret no 2014-215 du 21 février 2014, portant délimitation des cantons dans le département du Morbihan.
  42. Ministère de la Justice et des Libertés, Liste des juridictions compétentes pour 56360 Le Palais, consulté le 24 août 2014.
  43. Ouest-France, Favoriser les échanges avec Font-Romeu grâce au jumelage, article du 14 août 2014.
  44. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des Affaires étrangères (consulté le 15 août 2014).
  45. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  46. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2012.
  47. Académie de Rennes, Annuaires, consulté le 15 août 2014.
  48. Ouest-France, Le carnaval de Belle-Ile fête ses 20 ans, ce samedi, article du 4 avril 2014.
  49. Ouest-France, En août, la 7e édition du festival Belle-Ile-on-air, article du 16 juin 2014.
  50. Fédération Hospitalière de France, Le Palais, consulté le 18 août 2014.
  51. Ouest-France, Le centre de secours sera inauguré le 21 juin à Kersablen, article du 13 juin 2014.
  52. Ouest-France, Les renforts sont arrivés au centre de secours, article du 19 juillet 2014.
  53. Ouest-France, Les sauveteurs en mer sont arrivés pour la saison, article du 3 juillet 2014.
  54. Ouest-France, Les effectifs de la gendarmerie sont renforcés, article du 12 juillet 2014.
  55. Ouest-France, Toute l'île bénéficie désormais de la 4G, article du 11 juillet 2014.
  56. « Fichier RFDM2011COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2011 », sur le site de l'Insee (consulté le 16 novembre 2013).
  57. INAO, Fiche du Palais (56), consultée le 18 août 2014.
  58. Ouest-France, Les nouveaux locaux de l'office de tourisme inaugurés, article du 29 avril 2014.
  59. a, b, c, d, e, f et g Office de tourisme, Carte de Belle-Île-en-Mer, PEFC France (Pierre Mouty), 2014.
  60. Ouest-France, Au port, des projets et des aménagements en cours, article du 19 juillet 2014.
  61. a et b « Église paroissiale Saint-Géran », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  62. « Chapelle Notre-Dame », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  63. « Chapelle Saint-Sébastien », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  64. « Enceinte urbaine », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  65. a et b DREAL Bretagne (Ministère de l'Écologie), Sites classés et inscrits au titre de la loi du 2 mai 1930, consulté le 24 août 2014.
  66. a et b DREAL Bretagne (Ministère de l'Écologie), Liste des sites classés du Morbihan (2011), document du 19 octobre 2011.
  67. « Aiguade Vauban », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  68. Histoire de Belle-Île par Stan Paris, op. cit., p. 293.
  69. Inventaire topographique. Belle-Île-en-Mer, Inventaire général, Paris, Imprimerie nationale, 2e édition, 1984.
  70. Assemblée nationale, Base de données des députés français depuis 1789 - Jean Le Garrec, consulté le 3 août 2014.
  71. Le Télégramme, Nécrologie. Louis-Charles Raphaël Garans, article du 30 cotobre 2010.
  72. Inventaire topographique. Belle-Île-en-Mer, Inventaire général, Paris, Imprimerie nationale, 2e édition, 1984.
  73. Inventaire topographique. Belle-Île-en-Mer, Inventaire général, Paris, Imprimerie nationale, 2e édition, 1984.
  74. Musée Trochu, Le général Louis, Jules Trochu, consulté le 3 août 2014.
  75. Maurice Dupont, L'Amiral Willaumez, Tallandier, 1987.
  76. Grand Larousse encyclopédique en dix volumes - Stria-Zyth, Librairie Larousse, 1964, p. 948.