Intervention alliée pendant la guerre civile russe

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Intervention alliée pendant la guerre civile russe
Troupes alliées (américaines, françaises, britanniques et japonaises) lors d'une parade à Vladivostok en 1918.
Troupes alliées (américaines, françaises, britanniques et japonaises) lors d'une parade à Vladivostok en 1918.
Informations générales
Date Juin 1918-mars 1920
Lieu ancien Empire russe, Mongolie
Issue Retraite des Alliés
Victoire des bolcheviks
Belligérants
Forces de l'Entente
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Drapeau du Canada Canada
Drapeau de l'Australie Australie
Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau de la France France
Drapeau de la Russie Armées blanches
Drapeau du Japon Empire du Japon
Flag of Italy (1861-1946).svg Royaume d'Italie
Drapeau de la Tchécoslovaquie Tchécoslovaquie
Drapeau de la Pologne Pologne
Drapeau de la Grèce Grèce
Drapeau : Serbie Serbie
Drapeau : République de Chine (1912-1949) République de Chine
Drapeau : Roumanie Roumanie
Drapeau de la République socialiste fédérative soviétique de Russie République socialiste fédérative soviétique de Russie
Commandants
Divers commandants Drapeau de la République socialiste fédérative soviétique de Russie Vladimir Ilitch Lénine
Drapeau de la République socialiste fédérative soviétique de Russie Léon Trotski
Drapeau de la République socialiste fédérative soviétique de Russie Mikhaïl Toukhatchevski
Drapeau de la République socialiste fédérative soviétique de Russie Fiodor Raskolnikov
Drapeau de la République socialiste fédérative soviétique de Russie Joseph Staline
Drapeau de la République socialiste fédérative soviétique de Russie Pavel Dybenko
Forces en présence
~ 165 000 inconnues
Batailles
Intervention en Sibérie - Intervention en Russie septentrionale - Mutineries de la mer Noire - Incident de Nikolaïevsk

Le nom d'intervention alliée pendant la guerre civile russe est donné à une expédition multi-nationale menée en 1918 à la suite de la Première Guerre mondiale. À la fin de la guerre en Europe avec la défaite des empires centraux, les Alliés vont porter un soutien aux Russes blancs. Écœurés par le traité de Brest-Litovsk signé par les Rouges qui a permis au Kaiser de transférer ses divisions d'Est en Ouest et de manquer de peu de remporter la victoire en France, beaucoup de dirigeants occidentaux s'en tiennent à l'époque à la thèse d'un Lénine agent des « Boches », et conçoivent au départ leur intervention comme un prolongement de la lutte contre l'Allemagne. S'y mêle ensuite la peur d'ine contagion révolutionnaire en Europe et plus particulièrement en Allemagne.

Historique des opérations[modifier | modifier le code]

Les zones tenues par les Bolcheviques en 1919 (en gris) et les interventions alliées pour soutenir les contre-révolutionnaires.

Les opérations impliquèrent les forces de 14 nations en vue de soutenir les Armées blanches dans leur lutte contre les bolchéviques. Toutefois, les efforts des Alliés seront marqués par la lassitude de leurs troupes, le manque de coordination et de soutien de l'opinion publique dans les pays occidentaux. Dans les dernières semaines de 1918, Clemenceau décide d'une importante intervention en mer Noire pour soutenir les armées blanches dans le sud[1]. Mais les moyens engagés fondent avec la démobilisation de l'armée française, et les troupes ne comprennent pas cette guerre lointaine. Au printemps 1919, l'échec de l'expédition est consommé alors que la flotte française est secouée par une importante mutinerie. En mars 1920, les Alliés se retirent de Russie à l'exception de l'Empire du Japon qui continua de soutenir les Russes blancs jusqu'en octobre 1922, date du retrait de l'Armée impériale japonaise.

Deux fronts furent principalement ouverts par les Alliés : celui de Sibérie (août 1918-juillet 1920) et celui de Russie septentrionale (juin 1918-mars 1920).

La Royal Navy, dans le cadre de la guerre d'indépendance de l'Estonie, mena par ailleurs une brève campagne contre la Flotte de la Baltique (basée à Kronstadt) dans la Baltique sans parvenir à assurer le contrôle de Petrograd par les Russes anti-bolchéviques, qui était l'un des principaux objectifs de cette campagne[2]. Des attaques risquées sont conduites par les vedettes lance-torpilles côtières (HM Coastal Motor Boat 4) basées à Koivisto Sound, en Finlande, à 50 km, soutenu par des raids de bombardement de la Royal Air Force, contre les navires amarrés dans le port intérieur de Petrograd après avoir passé l'écran de destroyers de la défense bolchevique. Les champs de mines bolcheviques provoquent la majorité des pertes britanniques.

Entre février et mars 1920, plusieurs centaines d'expatriés japonais et de la plupart des habitants russes de la ville de Nikolaïevsk-sur-l'Amour dans l'Extrême-Orient russe[3] seront massacrés par les communistes, événement qui deviendra connu sous le nom d'« incident de Nikolaïevsk ».

Forces alliées déployées en Russie[modifier | modifier le code]

La disposition des forces expéditionnaires alliées en 1919.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. Martine Acerra, Jean Meyer, Histoire de la marine française, éditions Ouest-France, 1994, p.331 à 338.
  2. (en) Robert Jackson, Battle of the Baltic. Barnsley: Pen & Sword Maritime, 2007. (ISBN 978-1-84415-422-7)
  3. The destruction of Nikolayevks-on-Amur: An episode in the Russian civil war in the Far East, book review in the Cambridge University Press.
  4. (en) Robert L. Willett, Russian Sideshow: America's Undeclared War, 1918–1920. Washington D.C: Brassey's, p.23. ISBN 1-57488-429-8.
  5. a, b et c (en) A History of Russia, 7th Edition, Nichlas V. Riasanovsky & Mark D. Steinberg, Oxford University Press, 2005
  6. (en) Guarding the Railroad, Taming the Cossacks The U.S. Army in Russia, 1918 - 1920, consulté le 2 mai 2012
  7. (el) Commandant Ioannis Gemenetzis, « Expédition en Russie méridionale, 1919 », Revue de l'Armée (Στρατιωτική Επιθεώρηση), État-major général,‎ Juillet–Août 2005, p. 122–137 (lire en ligne)
  8. (et) Jaan Maide, Ülevaade Eesti vabadussõjast. Estonian Defence League, Tallinn, 1933
  9. (en) Joana Breidenbach, Pál Nyíri, Joana Breidenbach. ed. China inside out: contemporary Chinese nationalism and transnationalism, Central European University Press. p. 90. ISBN 9637326146.

Articles connexes[modifier | modifier le code]