Guerre de Tripoli
| Guerre de Tripoli | ||||||||||||||||
Incendie de l'USS Philadelphia |
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| Informations générales | ||||||||||||||||
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| Batailles | ||||||||||||||||
| Bataille de Derna - Premier combat naval de Tripoli - Second combat naval de Tripoli | ||||||||||||||||
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La guerre de Tripoli (en anglais Tripolitan War) (1801–1805) aussi appelée première guerre barbaresque (First Barbary War) ou guerre de la côte barbaresques (Barbary Coast War), est la toute première guerre engagée par les États-Unis d'Amérique après leur indépendance et la première de leurs deux guerres contre les États du Maghreb, alors connus sous le nom d'États barbaresques, qu'étaient le sultanat indépendant du Maroc et les trois régences d'Alger, de Tunis et de Tripoli, provinces — dans les faits quasiment indépendantes — de l'Empire ottoman.
Sommaire |
Contexte [modifier]
En Méditerranée, des nations d'Europe se voyaient dans l'obligation de payer un tribut aux États du Maghreb pour protéger leurs intérêts commerciaux sous peine de voir leurs navires attaqués par les corsaires barbaresques. À l'indépendance des États-Unis, les navires de commerce américains perdirent la protection de la Royal Navy. À l'instar des nations européennes, les États-Unis se plièrent dans un premier temps aux exigences des provinces ottomanes en payant un million de dollars par an pour libérer les équipages capturés, et signèrent différents traités (voir le traité de Tripoli, le traité de paix et d'amitié avec le bey Alger et celui avec le bey de Tunis).
Cependant, quand le dey de Tripoli augmenta le montant de la protection en demandant 225 000 dollars de plus — le budget fédéral s'élevait à 10 millions de dollars en 1800 —, la tension s'accrut et les États-Unis refusèrent de payer le tribut pour le passage de leurs navires en 1801. Le dey de Tripoli incita alors ses alliés de Tunis et d'Alger à déclarer la guerre aux jeunes États-Unis qui semblaient lointains et encore fragiles.
La guerre [modifier]
Une escadre de l'United States Navy fut envoyée sur place. Elle se composait de trois frégates et d'une goélette. Arrivée en juillet, elle bloqua Tripoli.
La frégate USS Philadelphia, prise échoué le 31 octobre 1803, fut détruite dans le port de Tripoli le 16 février 1804 dans un raid mené par l'Intrepid, un ketch tripolitain capturé sous le commandement de Stephen Decatur[1].
Tripoli fut bombardée les 3, 7 et 25 août et le 3 septembre 1804[2].
Traité de paix et suites [modifier]
Par un traité signé le 4 juin 1805, les États-Unis furent libérés de l’obligation de payer tribut aux Tripolitains. À compter de cette date, une escadre américaine mouilla en Méditerranée en permanence, exception faite de la période de la guerre de Sécession, mais une seconde guerre éclata au printemps 1815 et une expédition navale fut menée par Decatur contre le dey d’Alger.
Notes et références [modifier]
- (en) USS Philadelphia (1800-1803), Naval Historic Center
- Jean Moulin, US Navy, tome I (ISBN 2-915379-02-5), p. 23.
Bibliographie [modifier]
- London, Joshua E., Victory in Tripoli: How America's How America's War with the Barbary Pirates Established the U.S. Navy and Shaped a Nation, New Jersey, John Wiley & Sons, Inc., 2005 (ISBN 0-471-44415-4)
- De Kay, James Tertius, A Rage for Glory: The Life of Commodore Stephen Decatur, USN, Free Press, 2004 (ISBN 0-7432-4245-9).
- Smethurst, David, Tripoli: The United States' First War On Terror, New York, Presidio Press, 2007 (ISBN 0-89141-859-8).
- Wheelan, Joseph, Jefferson's War: America's First War on Terror, 1801–1805, New York, Carroll & Graf, 2003 (ISBN 0-7867-1232-5).
- Zacks, Richard, The Pirate Coast: Thomas Jefferson, the First Marines, and the Secret Mission of 1805, New York, Hyperion, 2005 (ISBN 1-4013-0003-0).