William S. Graves

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William S. Graves est un militaire américain, au grade de major général, né le 27 mars 1865 et décédé le 27 février 1940. Il a été le commandant en chef du corps expéditionnaire allié en Sibérie lors de l'intervention alliée durant la guerre civile russe de 1918.

Biographie[modifier | modifier le code]

William S. Graves

Graves est né le 27 mars 1865 à Mount Calm au Texas, fils d'Andrew Carrol, un révérend baptiste, et d'Evelyn, née Bennett[1].

Le 2 juin 1889, Graves est diplômé de l'Académie militaire de West Point[2].

Deux ans plus tard, le 9 février 1891, il se marie avec Katherine Pauline « Kate » Boyd, à Cheyenne, Wyoming. Katherine est la nièce du commandant Henry C. Merriam[3].

Graves sert durant la Guerre hispano-américaine aux Philippines, il était commandant de compagnie de la bataille de Caloocan.

En 1918, Graves devient commandant de la 8e division d'infanterie américaine et à la demande du président Woodrow Wilson, il est envoyé en Sibérie durant l'intervention alliée. En septembre 1918, 8 000 soldats des Forces expéditionnaires américaines (AEF) débarquent à Vladivostok, afin d'assurer le chemin de fer Transsibérien de rester opérationnel et en état de fonctionnement. Ces troupes ne sont pas intervenues dans la guerre civile russe malgré une forte pression exercée sur Graves pour aider l'armée blanche de l'amiral Alexandre Koltchak, pour lequel Graves avait très tôt développé une profonde inimitié.

Graves pensait que les forces britannique, française et japonaise en Sibérie suivaient toutes des ambitions politiques au-delà des objectifs déclarés des Alliés, qui étaient de protéger les approvisionnements de leurs alliés tsaristes et d'armer des troupes alliées étrangères, principalement les Tchèques. Graves pense, à juste titre, que les Britanniques et les Français ont essayé de supprimer les forces bolcheviques (dont certains ont considéré qu'elles étaient dirigées par des provocateurs allemands). Il croyait aussi, tout aussi justement, que les Japonais avaient pour plan d'annexer une partie de la Sibérie orientale (la région de l'Amour, à l'est du lac Baïkal). Les Japonais ont déployé environ 72 000 soldats, donc 6 fois plus que les effectifs autorisés par les Alliés, fixés à 12 000[4].

Les forces américaines ont entretenu et exploité le chemin de fer Transsibérien durant deux ans. L'armée américaine n'a pas pu atteindre son objectif principal et l'ensemble de la Légion tchèque a été évacuée hors de la Russie en passant par Vladivostok. Les derniers soldats américains ont quitté la Sibérie le 1er avril 1920.

Graves a été promu au grade de major général le 11 juillet 1925, et se retira de l'armée en 1928, puis écrivit un livre sur son séjour en Sibérie.

William et Kate ont eu quatre enfants, dont Marjorie (19 novembre 1892 - 1824 février 1894), Sidney Carroll (1893-1974) et Dorothy (Mme William R. Orton). Son fils, le major Sidney C. Graves, a reçu la Croix de guerre durant la Première Guerre mondiale, et une seconde pour la campagne russe ; en 1921 il épousa Olga Roosevelt (Bayne), parente directe du président Theodore Roosevelt (le grand-père d'Olga, Robert Barnwell Roosevelt, et le père du président, Theodore Roosevelt Sr., étaient frères)[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. "The Graves Family Newsletter". Volumes 17-21. 1994. p. 77.
  2. "Gen. WS Graves, Siberian AEF Commander, Dies". Chicago Tribune. February 28, 1940.
  3. Pope, Charles Henry (1906). Merriam Genealogy in England and America. Boston, Massachusetts: Charles H. Pope. p. 374.
  4. http://www.archives.gov/publications/prologue/2002/winter/us-army-in-russia-1.html
  5. "VA National Cemeteries: Gravesite Locator". U.S. Department of Veterans Affairs: National Cemetery Administration.