Ieng Sary

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Ieng Sary en février 2010

Ieng Sary (អៀង សារី), né le à Tra Vinh (Vietnam) et mort le (à 87 ans)[1] à Phnom Penh, est un homme politique et dirigeant khmer rouge. Il fut vice-Premier ministre et ministre des affaires étrangères du Kampuchéa Démocratique de 1976 à 1979.

Famille[modifier | modifier le code]

Il est marié avec Khieu Thirith, sœur de Khieu Ponnary, la première femme de Pol Pot, ce qui fait de Sary le beau-frère du chef de file khmer rouge. Ils ont eu trois filles et un fils[2].

Son père, Kim Riem, est un Khmer Krom alors que sa mère, Tran Thi Loi, est une immigrante chinoise qui arriva au Viêt Nam avec ses parents alors qu’elle était encore enfant. Suite à une maladie, Kim Riem a perdu un œil[3].

Ieng Sary est le dernier d’une famille de trois enfants. L’aîné, son frère Kim Chau, a travaillé comme chef du marché Psar O'Russei pendant le régime khmer rouge. Vers 1980, il s’enfuit avec toute sa famille en Floride[3].

Sa sœur, Kim Thi Cau et son mari Thach Song sont décédés, laissant sept enfants. Un est mort de maladie, trois vivent au Cambodge et les trois derniers au Viêt Nam[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

L’enfance[modifier | modifier le code]

Kim Trang, il vit le jour entre 1922 et 1930 (les sources différent sur ce point) dans la province vietnamienne de Trà Vinh. Comme un grand nombre de ses semblables originaires du delta du Mékong, il est très attaché à ses racines khmères. À la mort de son père, et alors qu’il est âgé de 15 ans, il s’installe chez un oncle à Svay Rieng, au Cambodge[4].

C’est à ce moment qu’il abandonna son nom trop vietnamien à son goût pour celui plus khmer de son oncle et devient Ieng Sary[5].

Le militantisme[modifier | modifier le code]

Ayant brillamment passé ses examens de fin d’études en 1942, il est envoyé chez son frère aîné à Phnom Penh et se rajeunit de 4 ans sur ses papiers pour pouvoir poursuivre ses études au lycée Sisowath. C’est là qu’il eut ses premiers contacts avec les mouvements contestataires. Il fonde en 1946 « Libération du Cambodge du colonialisme français », un des premiers groupes étudiants indépendantistes du pays[6].

C’est aussi à ce moment qu’il fit la connaissance de Saloth Sar (qui ne s’appelait pas encore Pol Pot) et de leurs deux futures épouses, les sœurs Khieu Ponnary et Khieu Thirith, filles d’un magistrat cambodgien. Avant de quitter le Cambodge pour aller étudier en France, Sary se fiança avec Thirith[7].

Sary et Saloth Sar étudièrent aussi ensemble à Paris dans les années 1950. Le premier apprenait les sciences politiques, d’abord au lycée Condorcet, puis à l’IEP, alors que le second suivait des cours d’électricité. Ils y firent la connaissance d’étudiants khmers tels Khieu Samphân, Hou Yuon ou Son Sen. À ce moment, Sary louait un appartement au quartier latin, un haut lieu de la contestation étudiante. Lui et son futur beau-frère rencontrèrent des intellectuels de gauche français et délaissèrent leurs études. Ils militèrent activement dans l’Union des étudiants khmers et suivaient les formations de l’université populaire du parti communiste français[8].

Khieu Tirith et Ieng Sary se marièrent à la mairie du 15e arrondissement de Paris lors de l’été 1951. La même année, Sary s’inscrit au parti communiste français et est un des cofondateurs du cercle marxiste des étudiants khmers de Paris[9].

De retour au Cambodge, en 1957, il est employé comme enseignant en histoire et géographie au lycée Sisowath et au lycée privé Kampuch Botr dirigé par Hou Yuon. Il adhère aussi au parti communiste du Kampuchéa[6].

Le maquis[modifier | modifier le code]

En , il intègre le comité central du parti en tant que suppléant[7], mais dès 1963, il doit fuir la police de Norodom Sihanouk et rejoint les maquis au Viêt Nam puis dans la province de Kampong Cham[10]. C’est à ce moment qu’Ieng Sary prend le nom de guerre de Camarade Vann[11].

En 1966, il rejoint le nord-est du Cambodge où les relations entre les minorités ethniques et les forces armées s’envenimaient à cause des expropriations liées à l’installation de plantations d’hévéas. En 1970, la région est la première à passer sous le contrôle exclusif de l’administration khmère rouge. Sa direction en est confiée à Ieng Sary[6].

Il abandonnera rapidement le commandement de la zone à Son Sen et va au Viêt Nam pour y organiser la coopération avec Hanoï[3].

En , il est à Pékin où il entre au Gouvernement royal d’union nationale du Kampuchéa créé par Norodom Sihanouk. Il reste en Chine où il occupe les fonctions de financier de sa formation, chargé notamment de collecter les fonds chinois. Il est aussi nommé envoyé spécial du parti communiste du Kampuchéa auprès du souverain qui ne cache pas son agacement à l’égard de celui qu’il considère comme son geôlier[12].

De 1971 à 1972, lui et sa femme établissent des contacts avec la communauté khmère installée au Viêt Nam. En 1973, il travaille pour les services secrets du parti dans la banlieue de Hanoï[3].

Le pouvoir[modifier | modifier le code]

À la chute de la république khmère, le , Sary lança un appel radiodiffusé aux expatriés, les enjoignant de rentrer pour participer à la reconstruction du pays[13]. Ceux qui commirent l’imprudence de répondre à l’invitation furent envoyés dès leur arrivée dans des « camps de rééducation » où on les soumit à des conditions de vie épouvantables[14].

En il devient un des six membres du comité central du parti révolutionnaire du peuple. Le , il est nommé à la tête des affaires étrangères du parti et de l’État. Le , il devient vice-premier ministre chargé des affaires étrangères[15]. Il prend alors le surnom de « frère numéro 3 » et, en tant que responsable de la diplomatie, il sera le seul dignitaire à ne pas cultiver le secret sur son identité[11].

À ce titre, il accueille les visiteurs étrangers et est également chargé des purges et des arrestations au sein de son ministère[16].

À la fin de 1977, devant la tribune des nations unies, il réfute les accusations de réfugiés qui voulaient faire ouvrir une enquête[17].

Retour dans la guérilla[modifier | modifier le code]

Au début de 1979, alors que l’armée vietnamienne est entrée au Cambodge, il s’enfuit précipitamment dans un train en direction de la Thaïlande avec l’ensemble des archives de son ministère[18]. Il est ensuite envoyé en Chine où il négociera une assistance militaire[2].

Le , Sary et Pol Pot sont condamnés à mort par contumace par un tribunal mis en place par l’armée vietnamienne. Ce jugement ne sera toutefois pas reconnu par la communauté internationale à cause des manquements « aux normes internationales d'équité »[19],[20].

Ieng Sary garde son ministère dans le gouvernement en exil considéré comme seul représentant légitime du Cambodge par la quasi-totalité de la communauté internationale. Seul le camp prosoviétique reconnaîtra le gouvernement installé à Phnom Penh par l’armée vietnamienne. En 1982, à la création du gouvernement de coalition qui outre la composante khmère rouge, comprend les partisans de Norodom Sihanouk et ceux de Son Sann, il cède sa fonction aux affaires étrangères à Khieu Samphân et prend la direction de la place forte de Pailin[21].

Il y déploiera, contrairement aux autres responsables de son parti, des idées plutôt libérales en matière économique, autorisant un certain niveau de propriété privée et l’ouverture de pagodes. En 1990, il laissera même un casino s’ouvrir à Pailin[22]. Il conservera durant cette période son poste de trésorier du mouvement à la demande de la Chine qui imposera que sa signature apparaisse sur toutes les conventions d’aide[23]. Cette confiance ne se démentira pas pendant une dizaine d’années, même après la perte en 1988 de 16 millions de dollars imprudemment confiés à un homme de main qui s’était évaporé dans la nature. La donne ne changera qu’en 1991, lorsque conformément aux accords de paix, Pékin suspend son aide militaire et fragilise la position d’Ieng Sary au sein de la direction khmère rouge[8].

À cette époque il se démarquera aussi de ses compagnons en soutenant la participation de son parti aux accords de paix que doit superviser l’APRONUC alors que les radicaux du mouvement appelaient à un boycott du processus[24].

La fin des années 1980 voit aussi les khmers rouges tenter de se racheter une respectabilité en annonçant notamment que Pol Pot n’a plus aucune fonction officielle au sein du mouvement. Dans ce contexte, le maintien d’Ieng Sary, dont le nom évoque lui aussi trop facilement une période sombre, va à l’encontre de cette politique[25].

Le ralliement[modifier | modifier le code]

En , le divorce est consommé et profitant d’une volonté de paix quasi générale au Cambodge, il engage des tractations avec le gouvernement. Il négocie une amnistie en échange de la reddition des unités qu’il dirigeait et de leur intégration dans l’armée royale[26]. L’accord est finalisé le avec le pardon officiel du roi Norodom Sihanouk[27] et le droit de continuer à administrer son fief de Pailin transformé pour l’occasion en municipalité autonome. Dans la foulée, la moitié des troupes khmères rouges rejoint les forces gouvernementales. La réaction des derniers partisans de Pol Pot ne se fait pas attendre. Alors qu’ils accusent Sary d’avoir détourné une partie de l’aide chinoise, celui-ci répond en accusant son ancien beau-frère d’être seul responsable des crimes commis alors qu’ils dirigeaient le pays[23].

Il profitera alors des revenus tirés de l’exploitation des forêts de bois précieux et des mines de rubis et de saphirs de son domaine pour amasser une fortune conséquente. En , il obtient même de la part de vénérables bouddhistes une absolution qui sera télévisée. Il crée alors un parti, le mouvement démocratique d’union nationale, qu’il envisage de présenter aux élections de 1998 avant de renoncer. Au début des années 2000, les mines de pierres précieuses de Pailin sont épuisées et les collines environnantes déboisées. Ieng Sary décide alors de se retirer dans sa luxueuse villa de Phnom Penh d’où il ne sortira que pour de courts séjours dans des cliniques thaïlandaises[2].

L’arrestation[modifier | modifier le code]

Le , malgré la grâce dont il bénéficiait, il est arrêté sur ordre des chambres extraordinaires au sein des tribunaux cambodgiens et inculpé de crimes de guerre et contre l'humanité alors que sa femme était aussi arrêtée et poursuivie pour crimes contre l'humanité[28].

Ils avaient toutefois pris la précaution de faire inscrire l’intégralité de leurs biens au nom de leurs enfants afin de présenter des ressources insuffisantes pour couvrir leurs frais de justice et bénéficier ainsi de leur prise en charge par les instances judiciaires[17].

Le , le tribunal l’inculpe officiellement de génocide pour son implication dans l’assujettissement et les meurtres au sein des minorités chame et vietnamienne au Cambodge[29].

Sa mort à 87 ans, annoncée le 14 mars 2013, interrompt les procès à son encontre, et supprime la possibilité de tout jugement[30].

Personnalité[modifier | modifier le code]

Si certains lui reconnaissent une certaine intelligence[4],[31], d’autres mettent en avant son arrogance, son côté dédaigneux, son don de la manipulation et le manque de sympathie qu’il suscitait[7],[18],[32]. Laurence Picq (une Française – probablement la seule occidentale présente dans l’administration khmère rouge – qui travailla sous ses ordres au ministère des affaires étrangères) le dépeint ainsi comme « un maître cruel et dévoué[33]. »

On dit aussi de lui qu’il est un adepte de la double règle – une pour lui et ses proches, la seconde pour les autres. Ainsi, il parle Khmer avec un fort accent vietnamien[26], porte des lunettes cerclées de fer, a un goût prononcé pour les cigares et le cognac[4]. Ces caractéristiques sont à mille lieux de l’austérité qu’il prônait et ont valu la mort à beaucoup de ses compatriotes lorsqu’il était au pouvoir.

Philip Short, de son côté, souligne qu’il s’agit du dirigeant khmer rouge qui avait poussé le népotisme au plus haut point, n’hésitant pas à placer « systématiquement ses enfants et neveux à des postes élevés pour lesquels ils n'avaient aucune compétence[18]. »

Il était aussi connu pour privilégier son intérêt personnel ; le meilleur exemple en est sa défection de 1996, où il n’avait pas hésité à trahir ses alliés pour rejoindre les rangs des forces d’un gouvernement qu’il accusait de tous les maux encore peu de temps auparavant[32]. Il a aussi profité de l’occasion pour se proclamer principal artisan du retour de la paix au Cambodge grâce à la reddition de ses troupes et avaliser la grâce dont il a bénéficié en réclamant «au nom de la réconciliation nationale» de «tirer un trait» sur un passé douloureux[23].

Enfin, comme Nuon Chea et Khieu Samphân, eux aussi arrêtés sur ordre des chambres extraordinaires au sein des tribunaux cambodgiens, il conteste son implication dans les crimes d’un régime qui a fait tant de victimes (il arguera que de par ses fonctions il faisait de fréquents déplacements à l’étranger et n’avait pas connaissance de la situation intérieure)[34]. Néanmoins, la découverte opportune de son journal discrédite ses assertions[35]. En outre, de par sa présence au comité permanent du parti communiste du Kampuchéa, il parait difficile de croire qu’il n’était sinon à l’origine, au moins au courant des décisions concernant la politique menée au Cambodge entre 1975 et 1979. Toutefois, il semble suffisamment dépourvu de scrupule pour rejeter ces accusations, au grand dam des survivants du régime dont il était une figure de proue[32].

Politique[modifier | modifier le code]

Si à ses débuts politiques Ieng Sary ne rechigne pas à fustiger l’impérialisme américain, il devait plus tard vitupérer contre le Viêt Nam dont il craignait des velléités expansionnistes[17].

Il avait d’autre part, une opinion très élevée de ce que devait devenir le Kampuchéa démocratique. Dans ses discours il aimait bien donner une vision très négative de la situation internationale et prétendre que le monde entier avait les yeux tournés vers le régime khmer rouge et en enviait voire jalousait la réussite[35].

Il pouvait aussi au besoin s’éloigner des politiques de gauche, notamment lorsqu’il louait les bienfaits des journées de travail de 17 heures, loin des 40 heures hebdomadaires réclamées par « certains syndicats révisionnistes[33]. »

Les résultats désastreux de cette politique furent attribués à des ennemis cachés dans le pays et au sein même du parti, à la solde du Viêt Nam, du KGB et de la CIA. Les purges qui en découlèrent furent particulièrement sanglantes parmi le personnel des affaires étrangères. Le ministère possédait son propre réseau de camps de « rééducation » dont les plus connus sont certainement ceux de Bœung Trabek, au sud de Phnom Penh, ainsi que B17 et B18 dans la province de Kampong Cham. D’autres ont disparu à Tuol Sleng où ils ont été torturés avant d’être exécutés[36].

Sary n’hésitait pas, lors des réunions de groupes, d’appeler à la dénonciation des « traitres » et de se féliciter de la mise hors d’état de nuire des prétendus réseaux d’espionnage. Il était alors « de bon ton de considérer Ieng Sary comme un héros qui avait su mener sur le front intérieur une lutte victorieuse[33]. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Ieng Sary » (voir la liste des auteurs)

  1. « Mort de Ieng Sary, ancien ministre khmer rouge », sur Le Monde,‎ 14 mars 2013
  2. a, b et c (fr) Florence Compain, « Le « frère no 3 du régime » khmer arrêté au Cambodge », Le Figaro,‎ 13 novembre 2007 (lire en ligne)
  3. a, b, c, d et e (en) Kim Keo Kanitha, Choung Sphearith & Long Dany, « Ieng Sary's Brief Biography », Khmer Rouge History, sur Khmer Rouge Trial Web Portal, Documentation Center of Cambodia,‎ 12 juillet 2005 (consulté le 4 juin 2010)
  4. a, b et c (fr) Arnaud Dubus, « Ieng Sary «Ni regrets ni remords» », Libération,‎ 13 novembre 2007 (lire en ligne)
  5. (fr) Marie Alexandrine Martin, Le mal cambodgien : histoire d'une société traditionnelle face à ses leaders politiques, 1946-1987, vol. 4, Hachette, coll. « Histoire des gens »,‎ 1989, 304 p. (ISBN 9782010122514)
  6. a, b et c (fr) Solomon Kane (préf. David Chandler), Dictionnaire des khmers rouges, IRASEC,‎ février 2007, 460 p. (ISBN 9782916063270)
  7. a, b et c (fr) David Porter Chandler (trad. Frank Straschitz), Pol Pot: Frère numéro un [« Brother number one : A political biography of Pol Pot »], Plon,‎ 30 avril 1993, 342 p. (ISBN 9782259025928)
  8. a et b (fr) « Interview de Ieng Sary », Le point,‎ 26 janvier 2007 (ISSN 0242-6005, lire en ligne)
  9. (en) Phann Ana et Kevin Doyle, « Retired Ideals », The Cambodia Daily,‎ 5 octobre 2002 (lire en ligne)
  10. (en) Judy Ledgerwood, « Biographies - Ieng Sary », sur Center for Southeast Asia Studies, Northern Illinois University,‎ 27 octobre 2003 (consulté le 12 juin 2010)
  11. a et b (fr) « Sary Ieng - Frère numéro 3, Van - faits », Trial Watch Profils - Cambodge, sur Trial Watch (consulté le 9 juin 2010)
  12. (en) Milton E. Osborne, Sihanouk : prince of light, prince of darkness, University of Hawaii Press,‎ mai 1994, 283 p. (ISBN 9780824816384)
  13. (fr) Christine Chaumeau et Sylvaine Pasquier, « Le Cambodge en attente de justice », L'Express,‎ 14 février 2002 (lire en ligne)
  14. (fr) Ong Thong Hoeung, J'ai cru aux Khmers rouges : retour sur une illusion, Buchet Chastel,‎ 5 septembre 2003, 271 p. (ISBN 9782283019368)
  15. (fr) « Cambodge, les Khmers rouges face à leurs juges », Les 5 accusés, sur TV5 Monde (consulté le 11 juin 2010)
  16. (fr) Marcel Lemonde et Jean Reynaud, un juge face aux khmers rouges, Seuil,‎ 2 janvier 2013, 250 p. (ISBN 978-2021055740, présentation en ligne), p. 74
  17. a, b et c (fr) Stéphanie Gée et Chheang Bopha, « Ieng Sary, ancien chef de la diplomatie khmère rouge : portrait d'un opportuniste sanguinaire », Ka-set,‎ 25 juin 2008 (lire en ligne)
  18. a, b et c (fr) Philip Short (trad. Odile Demange), Pol Pot : Anatomie d'un cauchemar [« Pol Pot, anatomy of a nightmare »], Denoël éditions,‎ avril 2007, 604 p. (ISBN 9782207257692)
  19. (fr) Long Panhavuth, « La justice mise à l’épreuve », Courrier International - Phnom Penh Post,‎ 1er avril 2004 (lire en ligne)
  20. (fr) « Sary Ieng - Frère numéro 3, Van - procédure légale », Trial Watch Profils - Cambodge, sur Trial Watch (consulté le 9 juin 2010)
  21. (fr) Raoul-Marc Jennar, « Justice tardive et sélective au Cambodge », Le Monde diplomatique,‎ octobre 2006 (ISSN 0026-9395, lire en ligne)
  22. (fr) « Le Far West de Pailin », Le Point,‎ 25 janvier 2007 (ISSN 0242-6005, lire en ligne)
  23. a, b et c (fr) Alain Lebas, « Règlement de comptes chez les Khmers rouges - Les proches de l'ancien numéro deux Ieng Sary appellent à la réconciliation nationale. », Libération,‎ 28 août 1996 (lire en ligne)
  24. (en) David Chandler, « Ieng Sary », Online Encyclopedia of Mass Violence, série Who were they - Cambodia,‎ 3 février 2008 (ISSN 1961-9898, lire en ligne)
  25. (fr) Christophe Peschoux, Les "nouveaux" Khmers rouges: enquête, 1979-1990 : reconstruction du mouvement et reconquête des villages, Éditions L'Harmattan,‎ 1992, 303 p. (ISBN 9782738414465)
  26. a et b (fr) Sylvaine Pasquier, « Les Khmers rouges se déchirent », L'express,‎ 15 août 1996 (lire en ligne)
  27. (en) Preah Bat Norodom Sihanouk Varman, King of Cambodia, « Royal Decree »,‎ 14 septembre 1996 (consulté le 11 juin 2010)
  28. (en) « Key Khmer Rouge figures charged », BBC News,‎ 12 novembre 2007 (lire en ligne)
  29. (fr) « TKR : Ieng Sary et Nuon Chea inculpés de «génocide» », Cambodge soir,‎ 17 décembre 2009 (lire en ligne)
  30. Cambodge. La mort d’un ancien haut responsable khmer rouge souligne la nécessité de juger les cas de génocide au plus vite Amnesty International, 14 mai 2013
  31. (fr) Elizabeth Becker (trad. Jacques Martinache), Les larmes du Cambodge : histoire d'un auto-génocide [« When the war was over, Cambodia and the Khmer rouge revolution »], Presses de la Cité,‎ 1er mai 1988, 458 p. (ISBN 9782258021624)
  32. a, b et c (en) Gunnar Bergström, Hedvig Ekerwald et Youk Chhang, Living hell : democratic Kampuchea, August 1978, Documentation Center of Cambodia,‎ 2008, 106 p. (ISBN 9789995060152)
  33. a, b et c (fr) Laurence Picq, Au-delà du ciel : cinq ans chez les Khmers rouges, Bernard Barrault,‎ 8 janvier 1992, 211 p. (ISBN 9782736000141)
  34. (fr) « Un ancien ministre khmer rouge est arrêté », Le Devoir,‎ 13 novembre 2007 (ISSN 0319-0722, lire en ligne)
  35. a et b (en) Ieng Sary's regime : A Diary of the Khmer Rouge Foreign Ministry, 1976-79 (trad. Phat Kosal, Ben Kiernan, Sorya Sim), New Haven, Connecticut, Yale Center for International and Area Studies,‎ septembre 1998, 152 p. (lire en ligne)
  36. (en) Stephen R. Heder et Judy. Ledgerwood, Propaganda, politics, and violence in Cambodia : democratic transition under United Nations peace-keeping, M.E. Sharpe, coll. « East Gate Books »,‎ octobre 1995, 298 p. (ISBN 9781563246654)

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Lien externe[modifier | modifier le code]