Cenne-Monestiés

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cenne-Monestiés
Image illustrative de l'article Cenne-Monestiés
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Aude
Arrondissement Carcassonne
Canton Castelnaudary-Nord
Intercommunalité Communauté de communes Piège-Lauragais-Malepère
Maire
Mandat
Jean-Michel Monmège
2014-2020
Code postal 11170
Code commune 11089
Démographie
Population
municipale
381 hab. (2011)
Densité 49 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 19′ 58″ N 2° 07′ 06″ E / 43.3328, 2.118343° 19′ 58″ Nord 2° 07′ 06″ Est / 43.3328, 2.1183  
Altitude Min. 145 m – Max. 310 m
Superficie 7,76 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Aude

Voir sur la carte administrative de l'Aude
City locator 14.svg
Cenne-Monestiés

Géolocalisation sur la carte : Aude

Voir sur la carte topographique de l'Aude
City locator 14.svg
Cenne-Monestiés

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Cenne-Monestiés

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Cenne-Monestiés

Cenne-Monestiés est une commune française, située dans le département de l'Aude en région Languedoc-Roussillon.

Ses habitants sont appelés les Cennois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située dans le Lauragais près de la Montagne Noire et du parc naturel régional du Haut-Languedoc sur le Lampy.

Histoire[modifier | modifier le code]

Cenne-Monestiés est composée de deux communes : Cenne et Monestiés. Dès 950 on connaît Monestiés. La communauté est située sur la rive gauche du Lampy, elle est composée de plusieurs fermes. L’église, la résidence du camérier et le cimetière tiennent lieu de village, des moulins fariniers sont construits sur les rives du Lampy.

Vers 1150 commence la construction de la Bastide de Cenne sur la rive droite du Lampy au lieu dit Silva Rotunda. En 1355 la région est dévastée par le Prince Noir Édouard, Prince de Galles fils aîné du roi Édouard III roi d’Angleterre. Le 2 novembre 1355 l’avant-garde brûle et pille Alzonne pendant qu’une colonne brûle Villespy, Carlipa et Monestiés. Des moulins fariniers sont transformés en moulins foulons pour le travail de la laine. Des fabriques se construisent le long du Lampy (dont une datée de 1610 est toujours là). Cenne subit les guerres de religion, les luthériens (nom utilisé avant celui de Huguenot) de Revel et Saint Félix pillent et brûlent la bastide. Selon le chroniqueur de l’époque «de ce qui était une grande et belle ville avec des rues tirées au cordeau, il ne reste que quelques maisons ».

De 1600 à 1700 Cenne compte environ 1 400 habitants, les qualités physico-chimiques de l’eau du Lampy font sa renommée, les produits fabriqués sont d’excellente qualité et exportés en Italie, Suisse et Allemagne. Fait exceptionnel : en 1660 les habitants de Cenne ont la faculté de pêche et de chasse sans aucune licence d’un supérieur, pour 5 sols par an ils ont le droit de travailler des terres. Louis XIV octroie les armoiries à Cenne et Monestiés.

Pendant le siècle suivant l’industrie continuer à prospérer. En 1741, les élus cennois s’élèvent contre la construction du barrage du Lampy destiné à dévier les eaux de la montagne Noire vers le canal du Midi. Ils demandent au Roi la démolition de la partie construite car ils craignent que le débit de l’eau soit insuffisant.

En 1810 Napoléon Ier décrète que Cenne et Monestiés ne feront qu’une seule et même commune.

Le XIXe siècle voit Cenne-Monestiés se développer davantage encore. Plus de 1 000 ouvriers travaillent dans les usines. Le canal du Midi prend les eaux du Lampy qui servait à alimenter les machines de Cenne-Monestiès ce qui entraîne la mise au chômage des ouvriers durant 3 à 4 mois par an pendant les périodes de sécheresse en été et à l’automne. Un barrage communal est mis en eau en 1885 pour remédier à la fermeture des usines.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Cenne-Monestiés Blason
  • Cenne : barré d'or et de sable de quatre pièces
  • Monestiès : d'argent flanqué d'azur.''
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

En 1703 les armoiries sont : Monestiés : sont d’argent flanquées d’azur (armorial général Languedoc, généralité de Montpellier Carcassonne numéro 287 du registre bibliothèque impériale).

Cenne : armoiries en 1703 de la communauté des habitants de Cenne « barrée d’or et de sable de 4 pièces » (armorial général Languedoc généralité de Toulouse numéro 286 du registre bibliothèque impériale) Nul ne sait pourquoi le blason de Monestiés a été tronqué pour ne garder que le flanc senestre du blason.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2014 Augustin Riu    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 381 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
529 558 752 773 896 936 1 008 1 018 953
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
866 804 859 953 942 868 740 708 604
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
648 718 729 631 611 550 555 468 439
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
362 332 322 309 285 310 314 381 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La commune est propriétaire d'un grand barrage qui retient les eaux depuis 1885.

Vers 1870 une étude est diligentée par les Ponts et Chaussées en vue de trouver un site sur lequel on puisse construire un barrage réservoir. Avec l’aide de l’État et du conseil général le barrage est construit et mis en eau en 1885.


  • Lavoir municipal : suite à la construction du barrage la mairie a décidé pour le bien de la communauté la création du lavoir municipal (date de construction : 1888).

Bâtiment de style néo classique qui s’inscrit dans le courant architectural du XIXe siècle. La façade principale est ouverte avec deux arcades en plein cintre héritée de l’architecture florentine de la renaissance. Le fronton néo classique repose sur une épaisse corniche en pierres taillées où figurent les noms des élus ayant présidé à la commande de l’édifice.

  • Église Sainte-Marie : patronne de Cenne-Monestiès est dédiée à la Vierge, fête de l’Assomption. Elle dépend actuellement de Saint-Papoul.

Les premiers textes connus concernant l'église de Cenne font référence à : "Baillivia nove bastide de Senna, 1287(C.R. 28439), puis en 1347 à la dénomination ecclésia parochialis de Cena quae vix sufficit ad victum rectorum (arch. Vat. Collect.). En 1781 elle est connue sous la dénomination de Céne (c ; dioc ; Carcassonne).

Monestiès (ancienne communauté et consulat) ancienne paroisse de Saint Martin, jusqu'au 5 septembre 1756, date de son annexion à la paroisse de Cenne, le bénéfice cure a été annexé à l’office de chambrier de l’abbaye de Montolieu, sénéchaussée de Carcassonne. En 1789 l'église de Monestiès (appelée Saint-Martin de Monestiès) est à usage de grange. Les premiers écrits concernant cette église remontent à l'an 950 sous le nom de Monasterium qui vocatur S. Martini (Mah. I, 78).

L’église Sainte Marie actuelle en pierres apparentes date de 1566. Elle a été réparée et presque remise à neuf en 1870. Le clocher carré, rappelant l’architecture d’un pigeonnier, présente la particularité d’être excentré par rapport à la nef. Un carillon de neuf cloches, encore existant, a été mis en place en 1854. À l’intérieur, on peut admirer une vierge antique en bois qui fut très vénérée. Elle fut offerte à Cenne par le cardinal Ponte Combo en 1660 (sources : Fondation du Patrimoine).

L’église Sainte-Marie se compose de deux parties distinctes. La plus ancienne qui correspond au chœur et peut être aux chapelles latérales, remonte probablement à la fin du XVIe siècle (l’édifice originel ayant été très endommagé durant les guerres de religion). La plus récente qui correspond à la nef, date du XIXe siècle (murs dressés selon un appareil en « blocage » renforcé par des éléments structurants soigneusement appareillés et travées couvertes de fausses voûtes à structure en lattis plâtrés sur armatures de bois (sources : Conseil d’architecture d’urbanisme et de l’environnement). Les fonds baptismaux en forme de coquille saint Jacques sont en marbre de Caunes - Minervois.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Paul Guiraud, Guiraud Marie Raymond Paul, historien (15/01/1850 – 25/02/1907)
  • Henri Daydé, ingénieur et industriel français.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Le village de Cenne-Monestiés est très attentif à la qualité de son environnement car le label Natura 2000 a été attribué à la commune. Le site "Vallée du Lampy" fait partie des Sites d'intérêt communautaire (dir. Habitat). Le Lampy est un cours d'eau de type méditerranéen abritant plusieurs espèces classées d'intérêt communautaire : lamproie de Planer, barbeau truité ou barbeau méridional, bouvière.

Afin de protéger le milieu naturel, le village s'est équipé en 2007 d'une station d'épuration lagunaire à plantes macrophages (purification par roseaux).

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

  • Depuis de nombreuses années des artistes peintres, sculpteurs et céramistes se sont installés à Cenne-Monestiès[3].

Article connexe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  3. Circuit découverte


Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :