Gilles Veinstein

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Gilles Veinstein, né le 18 juillet 1945 à Paris et mort le 5 février 2013 (à 67 ans)[1], est un historien français, spécialiste d'histoire turque et ottomane.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il fait ses études secondaires aux lycées Janson-de-Sailly et Louis-le-Grand. En 1966, il intègre l'École normale supérieure et obtient l'agrégation d'histoire en 1970. À sa sortie de l'ENS, il prépare sa thèse de troisième cycle comme chef de travaux à la VIe section de l'École pratique des hautes études, devenue en 1975 l'École des hautes études en sciences sociales. En 1977, il devient maître-assistant, puis maître de conférences, à l'EHESS. En 1986, désormais docteur d'État, il devient directeur d'études (professeur de rang magistral).

En décembre 1998, il est élu professeur au Collège de France, tout en continuant d'enseigner à l'EHESS, jusqu'à ce que la maladie l'en empêche, à la toute fin de sa vie[2].

Il appartienait au laboratoire Études turques et ottomanes (ESA 80 32), qui prend le relais des laboratoires d'Alexandre Benningsen et de Louis Bazin, et associe le Centre national de la recherche scientifique et l'EHESS. Il dirigeait le Centre d'histoire du domaine turc de cette école.

Jusqu'à sa mort, Gilles Veinstein a été codirecteur de la revue Turcica, avec Paul Dumont. Il fut membre du comité de rédaction des Cahiers du monde russe, de l'Academia Europaea, du comité des orientalismes du CNRS et du Conseil scientifique des instituts français d’Istanbul et de Tachkent.

Controverse relative à son élection au Collège de France[modifier | modifier le code]

Gilles Veinstein est élu professeur au Collège de France par 18 voix contre 15 (et 2 blancs), ce qui constitue un scrutin inhabituellement serré pour une élection au Collège de France[3]. Son élection fut précédée d'une polémique concernant la teneur de ses propos sur le génocide arménien dans un article commandé par la revue L'Histoire pour son dossier consacré à la déportation des Arméniens en 1915 (avril 1995). Gilles Veinstein a expliqué[3] que, bien que n'étant pas spécialiste de cet évènement, il avait accepté de participer au dossier de la revue L'Histoire «… uniquement à cause du contexte du procès Lewis » (Bernard Lewis avait relaxé deux fois au pénal mais condamné au franc symbolique au civil pour avoir évoqué dans Le Monde « la version arménienne de cette histoire »). Il rappelle dans cet article l'existence des massacres de Turcs perpétrés par les milices arméniennes et juge que le terme « génocide » ne saurait s'appliquer d'une façon incontestable aux massacres d'Arméniens perpétrés par les Turcs en 1915-1916.

Israel Charny, président de l'institut de recherche sur l'Holocauste[4],[5] qualifie l'article de Gilles Veinstein « d'exemple clair d'une nouvelle forme extrêmement dangereuse de négationnisme sophistiqué »[6]. Catherine Coquio[7], présidente de l'Association internationale de recherche sur les crimes contre l'humanité et les génocides[8] (AIRCRIGE)[6], parle de « la teneur négationniste des propos de Veinstein sur le génocide arménien » et de « perversité du positivisme négationniste ». Enfin Roger W. Smith, professeur américain spécialiste du négationnisme[9], soutient que les auteurs cités par Gilles Veinstein, comme le Turc Gurun, « ont fait carrière sur la négation du génocide arménien. ». « Il omet la plupart des preuves » et relativise l'importance des centaines de témoignages existant[3].

Gilles Veinstein a alors été défendu par de nombreux historiens et orientalistes, en particulier Robert Mantran, Louis Bazin et Maxime Rodinson, qui partagent son point de vue sur l'inopportunité du terme « génocide »[10], ou encore Michel Cahen[11], Pierre Chuvin[12], Alain-Gérard Slama[13] et Pierre Vidal-Naquet[14], qui considèrent que ses travaux relèvent de la discipline historique et donc de la discussion, contrairement à ceux des véritables négationnistes. Deux pétitions furent lancées pour soutenir Gilles Veinstein. L'une, rassemblant plus de quatre-vingts signatures et signée principalement par des enseignants-chercheurs de l'EHESS, dont est issu Veinstein[15], le désavouait toutefois quant à son refus d'employer le terme de génocide[16]. L'autre pétition fut signée par une vingtaine d'historiens appartenant à d'autres établissements, dont Jean-Pierre Vernant, professeur honoraire au Collège de France[17]. MM. Cahen et Vidal-Naquet ont indiqué que les arguments de M. Veinstein ne les convainquaient pas. Pierre Vidal-Naquet précise dans une autre intervention : « Il est évident que dans le cas du massacre des Arméniens, l’État turc est négationniste[18]. »

Pour le philosophe Pierre Tevanian, le refus de la qualification de « génocide » relève d'une perversion du discours, et participe ainsi à la construction de mythes comme « la question juive » ou « la question arménienne »[19]. Quant à Yves Ternon, auteur du livre Du négationnisme : mémoire et tabou, il estime, en s'appuyant sur les méthodes du comparatisme historique, qu'on est en droit d'appeler négationniste un auteur qui refuse aux massacres des Arméniens le qualificatif de génocide, sans pour autant l'assimiler aux négationnistes du génocide juif. Il analyse les techniques négationnistes à la lumière de l'affaire Veinstein[20]. Inversement, Norman Stone, professeur d'histoire à l'université d'Oxford de 1984 à 1997, puis à l'université Bilkent d'Ankara, a vivement recommandé l'article écrit par Gilles Veinstein dans L'Histoire : « un résumé admirablement impartial des données du débat[21]. »

Dans un entretien au Figaro du 17 mai 2006, Pierre Nora a indiqué :

« De la part des historiens auxquels vous faites allusion, que ce soit Gilles Veinstein ou Bernard Lewis, il n’y a jamais eu l’expression du moindre négationnisme. Aucun de ces éminents chercheurs n’a jamais nié l’immensité du massacre subi par les Arméniens. Lewis et Veinstein se sont engagés, tour à tour, dans une discussion critique dont l’enjeu n’était aucunement d’être affirmatifs ou définitifs - mais de mettre en perspective ce que l’on appelle, en termes juridiques, un “génocide”. »

En octobre 2008, Claude Lanzmann a déclaré dans Le Nouvel Observateur :

« J'approuve Pierre Nora lorsqu'il défend des historiens tels que Bernard Lewis ou Gilles Veinstein et dénonce le “terrorisme intellectuel” dont ils font l'objet[22]. »

Sa nécrologie parue dans Le Monde indique :

« La blessure de 1998, terrible, ne se referme pas. Déni intellectuel d'une flagrante injustice, le procès médiatique affecte physiquement Veinstein, qui, même lorsque le temps des menaces, des intimidations et du harcèlement s'estompe, reste sur le qui-vive, meurtri par une campagne qui semble ne jamais finir. Pierre Nora (2006) ou Claude Lanzmann (2008) ont beau apporter leur soutien, le savant est miné. La maladie le pousse à la retraite. »

Recherche récente[modifier | modifier le code]

Depuis son élection au Collège de France, Gilles Veinstein et ses collaborateurs ont choisi quatre « grands programmes » de recherche : langues et cultures des peuples turcophones ; sources et histoire des quatre premiers siècles ottomans (du XIVe au XVIIIe) ; la fin de l'empire ottoman et l'héritage légué par lui ; les fondements du monde turc contemporain. Ses cours au Collège portent notamment sur la diplomatie ottomane, et plus spécialement sur les relations avec l'Europe chrétienne. Il a rappelé à ce sujet, dans la revue L'Histoire (no 273, février 2003) que l'orientation des Turcs vers l'Europe remonte précisément aux premiers siècles de l'époque ottomane et se traduit, entre autres, par la diplomatie menée à cette époque.

Avec Nicolas Vatin, Gilles Veinstein a rédigé Le Sérail ébranlé, vaste histoire anthropologique et politique du pouvoir ottoman, du XIVe au XVIIIe siècle. Avec Insularités ottomanes, Gilles Veinstein s'intéresse à la politique maritime de la Sublime porte.

Il a poursuivi son travail sur l'Empire ottoman et l'Europe avec son cours au Collège de France « Istanbul ottomane, carrefour diplomatique[23] » (2007-2008) puis le livre coécrit avec Henry Laurens et John Tolan sur L'Europe et l'Islam (2009)[24]. Le compte-rendu de la Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée estime :

« La partie médiane [écrite par G. Veinstein], sur l’époque moderne, et pour l’essentiel centrée sur l’empire ottoman, est peut-être la plus novatrice. Un substantiel rappel des événements très denses de la prise de Brousse (1326) au traité de Kütchük Kainardja (1774) rappelle que l’histoire ottomane est d’emblée foncièrement européenne[25]. »

Principales publications[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Mehmed Effendi. Le paradis des infidèles, Paris, Maspero, coll. « La Découverte », 1981.
  • L'Empire ottoman et les pays roumains. 1544-1545, Paris-Cambridge (Massachusetts), éd. de l'École des hautes études en sciences sociales et Harvard Ukrainian Research Institute, 1987.
  • État et société dans l'Empire ottoman. La terre, la guerre, les communautés, Londres, Variorum, 1994.
  • Leçon inaugurale, Paris, Collège de France, 1999.
  • Le Sérail ébranlé. Essai sur les morts, dépositions et avènements de sultans ottomans. XVe-XIXe siècles, Paris, Fayard, 2003.
  • L' Europe et l’Islam. Quinze siècles d’histoire, avec Henry Laurens et John Tolan, Paris, Odile Jacob, 2009.
  • Autoportrait du sultan ottoman en conquérant, Istanbul-Piscataway (New Jersey), Les éditions Isis/Gorgias Press, 2010.
  • Catalogue du fonds ottoman des archives du monastère de Saint-Jean à Patmos. Les vingt-deux premiers dossiers, Athènes, Fondation nationale de la recherche scientifique, 2011 (avec Nicolas Vatin et Elizabeth Zachariadou).

Direction d'ouvrages collectifs[modifier | modifier le code]

  • Passé turco-tatar, présent soviétique, Mélanges en l'honneur d'Alexandre Bennigsen (codirection avec Ch. Lemercier-Quelquejay, E. S. Wimbush), éditions Peeters et éditions de l'École des Hautes Études en Sciences Sociales, 1986
  • Les Ordres mystiques dans l'islam. Cheminement et situation actuelle, éd. de l'ÉHÉSS, 1986
  • En Asie centrale soviétique. Ethnies, Nations, États (codirection avec R. Dor), numéro spécial des Cahiers du monde russe et soviétique, XXII, janvier-mars 1991, éditions de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, Paris, 1991
  • Salonique, 1850-1918. La « ville des Juifs » et le réveil des Balkans, éd. Autrement, Paris, 1992.
  • Soliman le Magnifique et son temps. Actes des IXe rencontres de l’École du Louvre, (7-10 mars 1990), La Documentation française, Paris, 1992
  • Bektachiyya. Études sur l’ordre mystique des Bektachis et les groupes relevant de Hadji Bektach (codirection avec A. Popovic), éd. Isis, Istanbul, 1995, 476 p.
  • Les Ottomans et la mort. Permanences et mutations, éd. Brill, Leyde, 1996
  • Les Voies de la sainteté dans l’islam et le christianisme, numéro thématique de la Revue de l’histoire des religions, 215, 1, janvier-mars 1998, 186 p.
  • Histoire des hommes de Dieu dans l'islam et le christianisme (codirection avec Dominique Ionia-Prat), éd. Flammarion, 2003
  • Insularités ottomanes, Institut français d'études anatoliennes / éd. Maisonneuve et Larose, 2004
  • Syncrétisme et hérésies dans l'Orient seldjoukide et Ottoman. XIVe-XVIIIe siècle. Actes du colloque du Collège de France, octobre 2001, Paris-Louvain-Dudley (Massachusetts), Peeters, coll. Varia Turcica, 2005.
  • Merchants in the Ottoman Empire (codirection avec Suraiya Faroqhi), Paris-Louvain-Dudley (Massachusetts), Peeters, coll. Varia Turcica, 2008.

Contributions à des ouvrages collectifs[modifier | modifier le code]

  • « La grande Horde Nogay et le commerce des steppes pontiques (fin XVe siècle-1560) », dans Türkiye'nin sosyal ve ekonomik tarihi (1071-1920), Actes du premier congrès international d'histoire économique et sociale de la Turquie, Ankara, 1980, p. 49-63 (en coll. avec A. Bennigsen).
  • « La population du Sud de la Crimée au début de la domination ottomane », dans Robert Mantran (dir.), Mémorial Ömer Lûtfi Barkan, Paris, Maisonneuve, 1980, p. 227-249.
  • « Continuité ou changement d'un paysage urbain ? Caffa génoise et ottomane », dans Le Paysage urbain au Moyen Âge, Actes du XIe Congrès des historiens médiévistes de l'enseignement supérieur, Lyon, Presses universitaires de Lyon, 1981, p. 79-131.
  • « Un achat français de blé dans l'Empire ottoman au milieu du XVIe siècle », dans Hâmit Batu et Jean-Louis Bacqué-Grammont (dir.), L'Empire ottoman, la République de Turquie et la France, Istanbul-Paris, Institut français d'études anatoliennes/ADET, 1986, p. 15-36.
  • Some Views on Provisioning in the Hungarian Campaigns of Suleyman the Magnificent ” dans H.C. Majer (dir.), Osmanistische Studien zur Wirtschafts -und Sozialgeschichte. In memoriam VanCo BoSkov, Wiesbaden, 1986, p. 177-185.
  • « L'occupation ottomane d'Ocakov et le problème de la frontière lithuano-tatare (1538-1542) », dans Ch. Lemercier-Quelquejay, Gilles Veinstein et E.S. Wimbush (dir.), Passé turco-tatar, présent soviétique, Mélanges en l'honneur d'Alexandre Bennigsen, Paris, Peeter/EHESS, 1986, p. 221-237.
  • « Du marché urbain au marché du camp : l’institution ottomane des orducu », dans A. Temimi (dir.), Mélanges Professeur Robert Mantran, Zaghouan, Centre d'études et de recherches ottomanes, morisques, de documentation et d'information, 1988, p. 299-327.
  • « Colonisation et régime foncier dans l’Empire ottoman : le cas des steppes du nord de la mer Noire au XVIe siècle », dans Michel Balard (dir.), État et colonisation au Moyen Âge et à la Renaissance, Lyon, La Manufacture, 1989, p. 425-439.
  • « L'Empire dans sa grandeur (XVIe siècle) » et « Les provinces balkaniques (1606-1774) » dans Robert Mantran (dir.), Histoire de l'Empire ottoman, Paris, Fayard, 1989, pp. 159-226 et 287-340.
  • « Élevage et pillages au nord de la mer Noire au milieu du XVIe siècle », dans V. Milletlerarası, Türkiye sosyal ve Iktisat tarihi Kongresi Tebligler, Ankara, 1990, p. 849-857.
  • « On the Çiftlik Debate », dans Çagler Keyder et Faruk Tabak (dir.), Landholding and Commercial Agriculture in the Middle East, Albany (New York), State University of New York Press, 1991, p. 35-53.
  • « La voix du maître à travers les firmans de Soliman le Magnifique » dans Gilles Veinstein (dir.), Soliman le Magnifique et son temps. Actes des IXe rencontres de l’École du Louvre, Paris, La Documentation française, 1992.
  • « Ahkam qa’ıdı. Ordres originaux et Mühimme Defteri », dans Mélanges offerts à Louis Bazin par ses disciples, collègues et amis, Paris, L'Harmattan, 1992, pp. 257–274.
  • « À propos des ehl-i hiref et du devsirme », dans C. Ewood et C. Imber (dir.), Studies in Ottoman History in Honour of Professor V.L. Ménage, Istanbul, The Isis Press, 1994, p. 351-367.
  • « L’Empire ottoman et les prémices du problème cosaque (1545-1555) », dans Michel Cadot et Émile Kruba, Les Cosaques de l’Ukraine : rôle historique, représentations littéraires et artistiques, Paris, Presses de la Sorbonne nouvelle, 1995, p. 35-41.
  • « Note sur les transferts technologiques des Séfarades dans l’Empire ottoman », dans André Ducellier et M. Balard (dir.), Coloniser au Moyen Âge, Paris, Armand Colin, 1995, pp. 268–273.
  • « Histoires parallèles d’un empire défunt », dans Martine Godet (dir.), De Russie et d’ailleurs. Feux croisés sur l’histoire. Pour Marc Ferro, Paris, Institut d’études slaves, 1995, pp. 343-352.
  • « La mort de Mehmed II (1481) », et « Les obsèques des sultans ottomans de Mehmed II à Ahmed Ier (1481-1616) », dans Gilles Veinstein et Nicolas Vatin (dir.), Les Ottomans et la Mort. Permanences et mutations, Leyde, Brill, 1996, p. 187-206 et 207-243.
  • « Le modèle ottoman », dans Nicole Grandin et Marc Gaborieau (dir.), Madrasa. La transmission du savoir dans le monde musulman. Actes de la table ronde, Centre international d'études pédagogiques, Sèvres, 14-16 décembre 1992, Éditions Argument, Paris, 1997, pp. 73–83.
  • « Commercial relations between India and the Ottoman Empire (late fifteenth to late eighteenth centuries): a few notes and hypotheses », dans S. Chaudhury et Marc Morineau (dir.), Merchants, Companies and Trade. Europe and Asia in the Early Modern Era, Paris-Cambridge, Maison des sciences de l’Homme/ Cambridge University press, 1999, p. 95-115.
  • « L’étude urbaine dans l’espace ottoman. Nouveaux apports et perspectives », dans R. Motika, Christ. Herzzog, M. Ursinus (dir.), Studies in Ottoman Social and Economic Life. Studien zur Wirtschaft und Gesellschaft im Osmanischen Reich, Heidelberg, Heidelberger Orientverlag, 1999, pp. 81–98.
  • « Les Ottomans. Variations sur une idendité » dans Christian Décobert (dir.), Valeur et distance. Idendités et sociétés en Égypte, Maisonneuve et Larose/Maison méditerranéenne des sciences de l’homme, Paris, 2000, pp. 105–119.
  • « La société ottomane au temps de la jeunesse de Coray », dans R. Andréani, H. Michel et E. Pélaquie (dir.), Hellénisme et Hippocratisme dans l’Europe méditerranéenne : autour de D. Coray, Montpellier, Université Paul-Valéry, 2000, p. 7-19.
  • « La fauconnerie dans l’Empire ottoman au milieu du XVIe siècle : une institution en péril », dans Daniel Balland (dir.), Hommes et terres d’Islam. Mélanges offerts à Xavier de Planhol, Institut français de recherche en Iran, Téhéran, 2000, p. 343-359.
  • « Pauvres et riches sous le regard du sultan ottoman », dans Jean-Pierre Pascual (dir.), Pauvreté et richesse dans le monde musulman méditerranéen, Paris, Maisonneuve et Larose , 2003, pp. 199–216.
  • « Les privilèges du drogman de Venise à Alep au début du XVIIe siècle », dans Walid Arbid, Jean-David Mizrahi, Salgur Kançal et Samir Saul (dir.), Méditerranée, Moyen-Orient : deux siècles de relations internationales. Recherches en hommage à Jacques Thobie, Paris, L’Harmattan, 2003, pp. 25–41.
  • « L'Empire ottoman », dans Michel Wieviorka (dir.), L'Empire américain ?, Paris, Balland, 2004, pp. 35–46.
  • « La question du califat ottoman » dans Pierre-Jean Luizard (dir.), Le Choc colonial et l’islam. Les politiques religieuses des puissances coloniales en terre d’islam, Paris, La Découverte, 2006, p. 451-468.
  • « Une nouvelle toile de fonds : l’avancée ottomane en Europe » ; « Les ambiguïtés de l’alliance franco-ottomane » ; « Le mythe des capitulations de 1536 » ; « L’introduction du religieux dans les capitulations de 1673 » dans Mohammed Arkoun (dir.), Histoire de l’islam et des musulmans en France du Moyen Age à nos jours, Paris, Albin Michel, 2006, p. 311-355.
  • « Le statut de musta’min entre droit et politique » dans Eugenia Kermeli et Oktay Özel (dir.) The Ottoman Empire. Myths, Realities and ‘Balck Holes’. Contributions in Honour of Colin Imber, The Isis Press, Istanbul, 2006, p. 189-201.
  • « Les marchands étrangers dans l’Empire ottoman (XVIe-XVIIIe siècles siècles). Questions de prix » dans S. Faroqhi et Gilles veinstein, (dir.), Merchants in the Ottoman Empire, Paris-Louvain, Peeters, 2008, p. 47-61.
  • « The Ottoman Town » dans S. K. jayyusi, R. Holod, A. Petruccioli et A. raymond (dir.), The City in the Islamic World, Leyde-Boston, Brill, 2008, tome I, p. 205-217.
  • « L’établissement des juifs d’Espagne dans l’Empire ottoman (fin XVe-XVIIe siècle) : une migration » dans C. Moatti, Wolfgang Kaiser et Christophe Pébarthe, (dir.), * Le Monde de l’itinérance en Méditerranée de l’Antiquité à l’époque moderne. Procédures de contrôle et d’identification, Bordeaux, Ausonius, 2009, p. 667-683.
  • « L’Europe ottomane à l’époque moderne. Essai de définition » dans Association des Historiens modernistes des universités françaises, Turcs et turqueries (XVIe-XVIIIe siècles), Paris, Presses de l’Université Paris-Sorbonne, 2009, p. 9-24.
  • « La turcologie avant Jean Deny. La place des drogmans », dans Güneş Işıksel et Emmanuel Szurek (dir.), Turcs et Français. Une histoire culturelle, 1860-1960, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2014, pp. 309-316 (posthume).

Articles[modifier | modifier le code]

Gilles Veinstein a contribué dans de nombreuses publications spécialisées en histoire. Une liste de ces articles est présente sur le site du Collège de France. Outre les textes présentant l'état de ses recherches, il a également publié des articles de vulgarisation dans la revue L'Histoire.

Sur Gilles Veinstein[modifier | modifier le code]

  • « In memoriam Gilles Veinstein », Turcica, n° 44, 2013, pp. 1-6.
  • (en) Alan Fischer, « Obituary: In Memoriam-Gilles Veinstein (1945 - 2013) », International Journal of Turkish Studies, XIX-1/2, 2013.
  • (tr) Güneş Işıksel, « Gilles Veinstein (1945-2013) », Osmanlı Araştırmaları/The Journal of Ottoman Studies, 42, second semestre 2013, pp. 453-456.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Décès de l’historien Gilles Veinstein », sur histoire-pour-tous.fr,‎ 7 février 2013 (consulté le 7 février 2013)
  2. « Gilles Veinstein, historien, spécialiste de l'Empire ottoman », Le Monde, 13 février 2013.
  3. a, b et c Soupçons de négationnisme au Collège de France in Le Figaro du 1er décembre 1998
  4. (en) Étude psychologique des négationnistes non extrémistes
  5. (en) présentation d'Israel Charny
  6. a et b Confusionnisme au Collège de France Catherine Coquio dans Libération du 28 décembre 1998
  7. Notice biographique de C.Coquio
  8. Association internationale de recherche sur les crimes contre l'humanité et les génocides
  9. (en) la publication de Roger W. Smith la plus célèbre porte sur le négationnisme du génocide arménien par l'État turc
  10. Le Monde du 27 janvier 1999
  11. Michel Cahen dans Libération du 31 décembre 1998
  12. Pierre Chuvin dans Libération, édition du 6 janvier 1999
  13. Alain-Gérard Slama dans Le Figaro du 1er février 1999
  14. Sur le négationnisme imaginaire de Gilles Veinstein, Pierre Vidal-Naquet dans Le Monde du 3 février 1999
  15. EHESS : Page d'accueil
  16. « Pétitions favorables à Gilles Veinstein », Le Monde, 3 février 1999, « Les campagnes de ce genre sèment la confusion au lieu de clarifier les faits et ne servent en rien la mémoire des victimes du génocide ».
  17. « Pétitions favorables à Gilles Veinstein », Le Monde, 3 février 1999
  18. Actualités en temps réel - Forums en archive
  19. Le génocide arménien et l’enjeu de sa qualification diffusé sur le site associatif Les mots sont importants
  20. Du négationnisme : mémoire et tabou compte rendu de lecture dans L'Humanité
  21. « Armenia and Turkey », Times Literary Supplement, 15 octobre 2004.
  22. « Pourquoi légiférer sur l'histoire ? », Le Nouvel Observateur, 8 octobre 2008.
  23. http://www.college-de-france.fr/site/gilles-veinstein/#%7Cm=course%7Cq=/site/gilles-veinstein/course-2007-2008.htm%7C
  24. http://www.canalacademie.com/ida4281-L-Europe-et-l-islam-quinze-siecles-d-histoire-entretien-avec-les-auteurs.html
  25. http://remmm.revues.org/6339

Liens externes[modifier | modifier le code]