Défense nationale

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Cet article présente une évolution historique de la défense nationale.

pour la Défense nationale française, voir : Défense nationale (France).
pour la Défense nationale canadienne, voir : Défense nationale (Canada).

Depuis la naissance des premiers hommes, le destin les a toujours conduit à se créer des rivalités. Ces rivalités, parallèlement aux évolutions sociales, se sont traduites par des vendettas, des batailles, des guerres opposants plusieurs groupes d’individus, plusieurs clans. Mais au fil du temps, ces groupes se sont organisés en différentes nations, en différentes armées.

L’Antiquité[modifier | modifier le code]

Ni la Préhistoire ni le début de l'ère chrétienne ne connurent d'armées organisées. Ainsi, dans l’antiquité, pour la plus grande partie du monde, la défense consistait en une simple défense tribale de sa communauté primitive et de ses terres de chasse et de pâturage face aux autres tribus voisines dont l'humeur et la menace variait en fonction des duretés naturelles. Les combats étaient isolés. Les soldats étaient les chasseurs.
L'emploi de citoyens-soldats commença avec la montée de la sédentarisation, notamment dans la Perse, le long de la vallée du Tigre et de l'Euphrate, et le long du Nil. C’est en Mésopotamie, vers 3200 av. J.-C., qu’apparurent les premières armées permanentes, munies d'arcs et de lances, puis, aux environs de 2500 av. J.-C., elles virent l'introduction de la cavalerie.
Au Ve avant J-C, face aux assauts chaotiques des barbares, les cités grecques opposèrent une union organisée de leurs milices respective, formant ainsi une seule et grande armée usant, pour première fois, de stratégie.
Au IVe Alexandre le Grand, qui détruisit l'Empire perse, organisa le premier système d'approvisionnement militaire, et mit en place l'infanterie légère, qui faisait le lien entre les fantassins lourds et la cavalerie. L'utilisation d'archers, de catapultes légères, de toutes les pièces de siège, l'émission de fumée et de signaux sonores à des fins tactiques, l'établissement d'un service de soins furent aussi des améliorations apportées à l'organisation militaire grecque.
Aux alentours de 200 av. J.-C., Rome institua pour la première fois un système de conscription, concernant tous les hommes bons pour le service, âgés de 17 à 60 ans. Les Romains furent aussi les premiers à saisir l’importance de la rapidité de déploiement longue distance en développant l’idée du génie militaire, facilitant par leurs diverses constructions la progression des troupes (armées uniquement).
La bataille d'Andrinople (378), qui permit à la coalition des Huns, des Alains, des Goths et des Spartiates de vaincre les Romains, démontra clairement la supériorité de la cavalerie sur l'infanterie.
Les Mongols, en 1190, utilisèrent les premiers des « armes spéciales » incluant des missiles lancés, le feu et les explosifs.

La chute de Rome au Ve siècle, suivie par l'invasion des peuples d'Europe du Nord, jeta les bases sur lesquelles se développa le système féodal, qui vit la disparition, plusieurs siècles durant, des grandes armées permanentes d'Europe.

Les armées au Moyen Âge[modifier | modifier le code]


Le système féodal reposait sur le principe de défense locale : chaque seigneur ou propriétaire disposait librement de ses propres forces. En contrepartie, le monarque pouvait, pour la défense de la patrie, en allier les forces dispersées. Ainsi, des armées nationales commencèrent à se constituer. Malgré le changement de la nature de la guerre causé par l'apparition de la poudre à canon, l'usage des arbalètes et d'autres armes nouvelles, c'est l'ambition du chevalier (le poussant à s'engager individuellement et hâtivement dans des combats d'épée à mort) qui diminua l'utilisation effective d’une armée organisée.
Lorsque les armes à feu firent leur apparition au XIVe siècle, on vit surtout se développer des armées de mercenaires présentant l’avantage de s’autodétruire lors de l’usage (les mercenaires n’étant pas des plus contrôlable, ils pillaient souvent le/les paysans locaux).

Les armées modernes (XVIe au XVIIIe siècle)[modifier | modifier le code]


L'Espagne est le premier pays européen moderne à établir une armée permanente.
Louis XIV, roi très ambitieux et orgueilleux s’empressa donc de copier l’innovation espagnole. En 1678, les effectifs permanents de l'armée française dépassaient 250 000 soldats. Ils étaient pour la première fois recensés dans un registre contenant une « carte d'identité » du soldat (corpulence, signes distinctifs), à l'origine pour éviter les « passes-volants », soldats fantômes présents au moment du comptage.
Dès lors, la défense nationale française fut assurée par cette armée régulière pouvant, si nécessaire, faire appel à une large masse de « réservistes », formés, pendant une période variant selon les époques, aux rudiments du combat. Toutefois, le nombre de soldats est incontrôlable (400 000 pour la Guerre de Succession d'Espagne), on enregistre 20 % de désertion ; en temps de paix, celle-ci fait de nombreux ravages en se payant sur les habitants.
L'armée est ici un outil de la défense du territoire, mais surtout un outil de la puissance royale, et auparavant du seigneur. Son rôle n'est pas de défendre le peuple, mais d'être un instrument du pouvoir. Il n'y a pas ici de défense nationale à proprement parler.

Son rôle[modifier | modifier le code]

L’armée nationale régulière a été créé pour posséder une quantité suffisamment imposante et constamment déployable de militaires performants car professionnels dans le but de défendre un territoire.

Elle a aussi pour mission d’assurer la sécurité de la population et la souveraineté de ce territoire ainsi que de participer à la défense, rapprochée ou lointaine, des intérêts de celui-ci. Cette mission générale implique qu’elle soit en mesure de détruire (ou de rejeter hors du territoire national) tout ennemi menaçant.

Aujourd'hui, le rôle et les moyens de la défense nationale évoluent radicalement sous l'influence des technologies de l'information. La défense nationale doit en particulier assurer la sécurité des systèmes d'information d'une façon globale sur un territoire, vis-à-vis des menaces de toutes sortes.

Articles connexes[modifier | modifier le code]