Théorie des chemtrails

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Une thèse controversée veut voir dans certaines traînées aériennes, comme celles-ci aux États-Unis, la présence de produits chimiques (chemtrail) qui seraient dispersés volontairement dans le ciel pour des raisons malveillantes ou non.

La théorie des chemtrails [kemtrels] avance que certaines traînées blanches créées par le passage des avions en vol sont composées de produits chimiques délibérément répandus en haute-altitude par diverses agences gouvernementales pour des raisons dissimulées au grand public. Cette théorie est rejetée par la communauté scientifique[1] qui considère qu'il s'agit de simples traînées de condensation.

Le nom lui-même est un néologisme construit par la contraction de l'anglais « chemical trail », soit « traînée de produits chimiques », sur le modèle de, et par opposition à, « contrail », contraction de « condensation trail ». Le terme ne s’applique pas aux autres formes d'épandage aérien comme l'épandage agricole, l'ensemencement des nuages, l'écriture dans le ciel ou la lutte contre les incendies. Les partisans de cette théorie du complot avancent que ces dispersions de produits chimiques sont destinées à lutter contre le réchauffement climatique, à réguler la population, à modifier le temps, à effectuer des recherches militaires sur la guerre chimique et qu'elles sont la cause de maladies.

Origines

En 1994, un certain Dr Leonard Cole aurait déclaré devant le Sénat américain que le département de la Défense procédait à des expérimentations d’armes biologiques, de création de tremblements de terre et de modifications du climat, s’appuyant sur le témoignage de citoyens de la ville de Oakville en Californie qui, la même année, auraient vu des avions militaires disperser une substance gélatineuse au-dessus de leur ville à la suite de quoi des animaux domestiques seraient morts et des résidents tombés malades. Le Dr Cole prétendait alors avoir analysé cette substance et y avoir découvert des cellules sanguines humaines et des Pseudomonas fluorescens. Aucune preuve n’est venue corroborer ce témoignage[2].

Mais selon les tenants de cette théorie, le phénomène des chemtrails aurait vraiment été découvert à partir de 1996, date à laquelle les observations de traînées d'avion « anormalement persistantes » auraient commencé à se généraliser[3],[4]. D'après eux, elles auraient des caractéristiques distinctes dont le fait qu'elles disparaîtraient beaucoup plus lentement et ne se formeraient pas toujours à la « bonne » altitude pour être des traînées de condensation. Toujours d'après eux, les traînées d'avions seraient davantage persistantes depuis une quinzaine d'années, alors même que la persistance de simples traînées de condensation serait un phénomène plutôt occasionnel[5]. L'aspect du ciel aurait donc radicalement changé depuis leur présence[6]. Néanmoins, cette théorie n'a jamais trouvé aucune crédibilité dans la communauté scientifique, faute de preuves objectives. De plus, les organismes des gouvernements et les scientifiques ont à maintes reprises nié l'existence des chemtrails[7].

En 2001, un buzz politique aux États-Unis a contribué à la popularité de cette théorie, le terme « chemtrails » se retrouvait en effet dans un projet de loi nommé le Space Preservation Act, mentionné en tant qu'arme exotique. Ce projet présenté à l'origine devant le Congrès par l'homme politique Dennis Kucinich[8] fut rejeté, si bien que les références aux chemtrails furent supprimées dans les versions suivantes. Dans une interview de janvier 2002, Bob Fitrakis (en), du journal Columbus Alive (en), demanda à Kucinich pourquoi il voulait introduire le terme chemtrails dans un projet de loi alors que le gouvernement des États-Unis a sans cesse nié leur existence ; Kucinich lui répondit : « la vérité est qu'il y a un programme entier, au Département de la Défense, nommé Vision pour 2020, qui développe ces armes »[6]. Lors d'une audience publique à Santa Cruz (Californie), en juin 2003, Kucinich confirmait de nouveau l'existence et l'emploi effectif de l'arme climatique : « Les chemtrails sont une réalité ! »[réf. nécessaire]

Arguments des promoteurs de la théorie des chemtrails

Rôle supposé des chemtrails

Diverses hypothèses ont été émises par les partisans de la théorie des chemtrails concernant le rôle de ces hypothétiques traînées chimiques, si bien qu'aucun consensus n'existe parmi eux à ce sujet. Néanmoins, selon certains, ce qu'ils appellent « les épandages » auraient plusieurs objectifs simultanés[6].

  • Le principal serait le contrôle du climat à des fins militaires, généralement avec des effets néfastes pour la population et l'écosystème, notamment par l'utilisation conjointe du système HAARP[9],[10]. Des expériences préliminaires auraient été menées en ce sens dans certains États des États-Unis dans les années 1990, et lors de la guerre du Golfe[réf. nécessaire]. Le contrôle du climat serait un des objectifs de recherche militaire de l'US Air Force depuis de nombreuses années[11]. Concernant la modification du climat à l'échelle mondiale, les techniques utilisées seraient celles de la géo-ingénierie qui fit son apparition dès les années 1950 et qui, selon les partisans de la théorie, serait appliquée à l'échelle mondiale depuis presque deux décennies. Cette méthode consiste à larguer des particules réfléchissantes dans l'atmosphère via des moyens aériens (ballons, avions ou fusées)[réf. nécessaire]. Selon les partisans de la théorie, les chemtrails seraient d'ailleurs en partie à l'origine de l'assombrissement global. En termes de modification climatique, les chemtrails poursuivraient deux objectifs contradictoires :
    • la lutte contre le réchauffement climatique : pour certains partisans de la théorie, les chemtrails seraient un moyen de créer une sorte de bouclier chimique qui filtrerait une partie des rayons du soleil et permettrait ainsi de diminuer l'indice UV. Néanmoins, d'après d'autres partisans de la théorie[12], cette raison officieuse serait de la désinformation. Dans le cas, par exemple, de l’interdiction de vol de trois jours qui a suivi les attentats du 11 septembre aux États-Unis, un écart de température moyenne de 1,35 °C par rapport aux prévisions météo aurait été noté[réf. nécessaire]. Ceci aurait confirmé que les contrails refroidissaient localement et provisoirement le climat[13] ;
    • la création d'un effet de serre artificiel : en revanche, pour d'autres partisans de la théorie, les chemtrails contribueraient au contraire à favoriser le réchauffement climatique, car les nuages artificiels provoqués par les épandages de nuit, majoritaires, bloqueraient les radiations infra-rouge dans l'atmosphère[14][réf. nécessaire].

Il existerait aussi [6] :

  • des objectifs économiques : le contrôle du climat permettrait de contrôler en partie l'économie d'une nation, au niveau social ou agricole, par exemple, en sabotant de façon silencieuse les récoltes d'un pays par l'augmentation des précipitations, des orages, des tornades, ou de canicules. (cf. HAARP) ;
  • une tentative de contrôle démographique. Dans ce dernier cas, les thèses les plus extrêmes du complot sur l'épandage de chemtrails y voient un moyen global discret pour affaiblir les défenses immunitaires de certaines zones de population[12] par la diffusion de virus et bactéries ;
  • une volonté de contrôler le climat à des fins militaires, conjointement avec HAARP : brouillage des communications, génération de perturbations atmosphériques.

Selon les partisans de la théorie, les commanditaires de ces épandages ne sont pas clairement identifiés. Les chemtrails prendraient place dans le cadre d'un programme d'aérosol global.

Théorie sur les « épandages »

Les blogs et sites associatifs des tenants de cette théorie spéculent que les épandages seraient réalisés par les avions militaires de l'OTAN ou par des avions civils au moyen d'un dispositif permettant le mélange des produits chimiques au kérosène, et ainsi le déversement en plein vol sans tuyères additionnelles sur l'appareil.

Ils prétendent également que les brevets concernant des méthodes d'épandages d'aérosols contenant des métaux lourds, et matières organiques (virus, bactéries) seraient nombreux[15],[16]. Une référence souvent citée parmi les partisans de l'existence des chemtrails est le brevet Welsbach[17] qui présente une méthode pour réduire l'effet de serre par le biais d'épandages à grande échelle de particules dans l'atmosphère.

Interprétations des partisans de la théorie

Différentes traînées au petit matin, décrits comme « chemtrails » par les partisans de leur existence, et comme « contrails » par ceux qui réfutent leur existence.

Les partisans de la théorie des chemtrails disent ne pas déceler de règle stricte et routinière de ce qu'ils disent être des épandages. Néanmoins, selon eux, une observation quotidienne et répétée du ciel par temps dégagé leur permettent de conclure intuitivement que les traînées observées proviendraient d'un trafic aérien civil « normal » et régulier utilisant des couloirs statiques. Les chemtrails seraient reconnaissables au fait qu'ils disparaîtraient beaucoup plus lentement que les traînées de condensation d'avions, resteraient plusieurs heures en forme de traînées en s'étendant progressivement pendant un long moment, pour enfin former un voile artificiel; durant ce temps, il est possible d'observer des volutes aux formes « inhabituelles » et très diverses[18],[4].

Recherches controversées sur la composition des chemtrails

Un citoyen américain, informaticien, nommé Clifford Carnicom, président d'une association à but non lucratif baptisé Institut Carnicom, prétend avoir analysé des échantillons d'air prélevés au niveau du sol suite à des supposées opérations d'épandage [19]. Ses analyses auraient surtout révélé des métaux lourds, dont de l'aluminium et du baryum, voire des minéraux comme du calcium, du magnésium, et d'autres éléments comme du titane, des fibres de polymères microscopiques dans des zones supposées avoir été exposées au chemtrails [20],[21],[22]. Carnicom n'a jamais mis à la disposition des institutions ces échantillons et n'a pas dévoilé les méthodes par lesquelles il arrivait à ces conclusions.

Luigina Marchese, étudiante en bhakti yoga et auteurs d'ouvrages sur Rudolf Steiner et sur les chemtrails, a constitué un dossier sur les hypothétiques épandages chimiques publié dans le no 3 de la revue italienne X Times. Ses conclusions confirmeraient l'étude de Carnicom, indiquant un lien entre des épandages chimiques aériens non agricoles et des traces de baryum et d'aluminium dans des produits biologiques[23],[24].

Un groupe de citoyens nommé Arizona Sky Watch[25] a contrôlé l'air, l'eau et le sol en Arizona et a récemment rendu plusieurs rapports relayés par d'autres groupes dans le pays. De nombreux sites en Arizona et spécialement Phoenix ont été évalués pendant plusieurs années et les résultats auraient montré la présence de taux élevés de produits chimiques toxiques (notamment de l'aluminium)[26]. Ces résultats ont été utilisés par les tenants de la théorie comme preuve de l'existence nocive des chemtrails.

Effets supposés des chemtrails

Santé et environnement

Les partisans de la théorie soutiennent que les chemtrails peuvent provoquer des problèmes respiratoires, voire seraient dans certains cas à l'origine de la maladie d'Alzheimer en raison de la présence supposée d'aluminium dans ces traînées[27]. Ces spéculations ont été alimentées par diverses interventions médiatisées, telle que celle du 18 novembre 1998, lorsque le porte-parole du parti d'opposition canadien Gordon Earle (en) produisit une pétition au Parlement au nom des habitants de la ville d'Espanola au Canada. S'exprimant au nom du Nouveau Parti démocratique du Canada, Earle déclara : « Plus de 500 résidents de la région d'Espanola ont signé une pétition rapportant leurs préoccupations sur la participation possible du gouvernement dans ce qui semble être des avions dispersant des aérosols. Ils ont trouvé des traces élevées de particules d'aluminium et de quartz dans des échantillons d'eau de pluie. Ces préoccupations et les troubles respiratoires associés, ont conduit ces Canadiens à agir et chercher des réponses claires[27]. »

Certaines nouvelles maladies, notamment l'hypothétique maladie des Morgellons présente dans certains États américains, sont présentées par certains tenants de la théorie comme étant causée par les épandages[28]. Dans le cas de la maladie des Morgellons, les malades présentent des lésions cutanées d'aspect fibreux.

Un test amateur et artisanal de contamination aux chemtrails[29],[30] prétend même mettre en évidence la présence de fibres de polymère microscopiques dans le corps.

Selon Georg Ritschl, par ailleurs promoteur de la théorie de l'Orgone, les chemtrails agiraient comme un dessiccateur et assécheraient les sols[12].

Associations sur les chemtrails

Des associations de citoyens se sont créées. En France, l'Association Citoyenne pour le Suivi, l'Étude et l'Information sur les Programmes d'Intervention Climatique et Atmosphérique (ACSEIPICA)[31] déclare vouloir informer le public au sujet des supposés épandages.

Aux États-Unis l'association California Skywatch a lancé une pétition[32]. Une autre association, Citizens Against Chemtrails U.S. (CACTUS), dédie son action à stopper les supposés épandages.

Selon certains partisans de leur existence, un des moyens de lutter directement contre les chemtrails, serait l'utilisation d'« orgone », et notamment l'usage de « chembusters »[12].

Critiques de la théorie

Malgré l'absence de preuves scientifiques supportant la théorie des chemtrails et les démentis répétés des gouvernements et organismes mondiaux, en Italie et en Europe, le phénomène a fait l'objet de questions de plusieurs parlementaires[33]. Les différentes interrogations ont reçu comme réponse un démenti de la part des gouvernements interpellés[34],[35].

Les détracteurs de la théorie des chemtrails, comme le Committee for the Scientific Investigation of Claims of the Paranormal (CSICOP), argumentent que les traînées de condensation ont, par nature, une durée de visibilité très variable et une large variation d'apparence. De plus, même par ciel dégagé, l'apport d'humidité venant de la combustion des réacteurs d'avions est suffisant pour saturer l'atmosphère de haute altitude derrière un jet. Quant au quadrillage, il est explicable par les corridors aériens dans lesquels circulent les avions de ligne. Les photos de chemtrails ne seraient donc, selon eux, que des traînées normales[36],[37].

Le site internet de l'US Air Force a réfuté[4] le « canular des chemtrails accusant l'Air Force d'être impliquée dans l'épandage au-dessus de la population américaine » avec des substances mystérieuses. Il est dit : « plusieurs auteurs citent un dossier de recherche de l'Université de l'Air intitulé : Le climat comme un multiplicateur de force : posséder le temps en 2025 qui suggère que l'US Air Force procède à des expérimentations de modification du climat. Le sujet de ce dossier faisait partie d'une thèse donnant un aperçu d'une stratégie pour l'utilisation d'un système futur de modification du climat pour atteindre des objectifs militaires et il ne reflète pas la politique, les pratiques et les capacités militaires actuelles. L'Air Force ne procède à aucune expérimentation ou programme de modification du climat et n'a pas de projets pour le faire dans le futur. »

Patrick Minnis, un scientifique des études atmosphériques du Langley Research Center de la NASA à Hampton, en Virginie, cité par le quotidien USA Today, affirme que la logique n'est pas exactement le point fort de la plupart des partisans de la théorie des chemtrails, il dit : « Si vous contrariez ces gens et essayez de réfuter des choses, alors c'est que vous faites juste partie de la conspiration[38]. »

D'autre part, les objections suivantes sont relevées par les critiques de la théorie des chemtrails :

  • la coopération de centaines de milliers d'employés, militaires, scientifiques, météorologistes, etc. serait nécessaire partout autour du monde et il est peu vraisemblable qu'un projet d'une telle ampleur puisse exister sans la mise au jour de preuves ou l'aveu de participants. Certaines autorités officielles ont uniformément dénié l'existence de ces épandages[39] ;
  • la thèse selon laquelle des produits chimiques toxiques seraient relâchés à plus de 10 000 m (32 000 pieds) alors qu'ils seraient ainsi immédiatement dispersés d'une façon imprévisible par les vents de haute altitude n'est pas cohérente avec les objectifs allégués ;
  • une volonté d'empoisonner la population serait plus facilement mise en œuvre et beaucoup plus économique en polluant l'eau potable plutôt que via les chemtrails extrêmement coûteux ;
  • les traînées en question étant dispersées par temps secs et pas ou très peu ventés, il est tout aussi rationnel de les relier à un phénomène météorologique aujourd'hui inconnu, apparaissant justement par temps sec et pas ou très peu venté ;
  • les traînées en question si elles sont répandues en quadrillage, ne le sont pas d'est en ouest, il est de plus inconcevable que la couverture d'une surface soit plus efficace d'est en ouest que d'ouest en est, du nord au sud ou du sud au nord. Par ailleurs, un quadrillage est inefficace puisqu'on couvre sur certaines parties, deux fois la même zone ;
  • la dispersion des traînées en question au-dessus des villes a été expliquée par le fait que les aéroports se situent généralement près des villes, et donc à des carrefours de circulation aérienne. Le phénomène est apparu avec l'augmentation du trafic aérien ;
  • des citoyens observant le ciel remarquant des avions inconnus alors qu'aucun contrôleur du ciel n'en a jamais fait mention est une thèse improbable, un avion ne passant pas facilement inaperçu au radar. Alors que les promoteurs d'une certaine théorie pensent avoir décelé une horde d'avions furtifs militaires aux apparences d'avions de ligne arpentant le ciel des villes en vue d'empêcher le rayonnement UV de les atteindre ;
  • les couloirs aériens ne sont pas des lignes droites, des virages de grande envergure arrivent fréquemment. Lorsqu'une piste est bloquée il est courant qu'un avion tourne autour d'un aéroport en attendant l'autorisation d'atterrir. Il est donc difficile pour un observateur ne connaissant pas les directives du pilote de juger des trajectoires de l'appareil. Dans certains cas, les appareils conventionnels ne produisent pas non plus de traînées visibles : au décollage par exemple, à faible vitesse…
  • l'explication la plus plausible des chembows est celle des parhélies provoquées par des cristaux de glace, phénomène connu et rare. Un autre argument donné est qu'un phénomène peut être inconnu et naturel ;
  • les traînées peuvent avoir une vie de plusieurs heures et même se transformer en nuage quand les conditions d'humidité et de stabilité sont favorables[40].

Dans la culture populaire

  • En 2007, le cinéaste québécois Claude Bérubé réalisa L'incroyable histoire des machines à pluie[41], une « Enquête-comédie sur le mystère entourant les machines à pluie et les légendes qui l’entourent. Depuis toujours, la fabrication de la pluie fascine. Les danses de la pluie auxquelles s'adonnaient les sorciers amérindiens ont toujours intrigué même les plus sceptiques. Au Saguenay–Lac-Saint-Jean, ces machines alimentent les conversations quotidiennes. Certains nient leur existence et se moquent de ceux qui y croient. D'autres ont des théories toutes plus originales les unes que les autres[41]. »
  • En 2008, le musicien americain Beck a chanté une chanson appelée Chemtrails (en) dans son album Modern Guilt.
  • Le 27 avril 2009, l'artiste musical Prince mentionna les chemtrails dans un interview avec Tavis Smiley (en), animateur de talk show à PBS. Dans cet interview, Prince aborde un commentaire du comédien et activiste Dick Gregory (en) à propos d'un sujet « qui nous touche de près » et que Prince appelle « le phénomène des chemtrails ». Prince continue en disant qu'il y a une augmentation des traînées d'avion qui coïncide avec l'augmentation inexplicable de conflits et de volonté d'argumenter à ce sujet dans son quartier[42],[43].
  • Le 3 mars 2009, la télévision australienne a diffusé un film intitulé Toxic Skies, dirigé par Andrew Erin (en) mettant en scène Anne Heche, dans lequel Heche joue un médecin qui enquête sur une série de maladies mystérieuses. Dans le film, le personnage de Heche attribue la maladie aux chemtrails — des substances chimiques toxiques introduites dans le carburant des avions et dispersées sur la population par l'intermédiaire d'un système d'échappement[44],[45].

Dans les médias

Dans quelques pays, des médias ont consacré des reportages à la théorie des chemtrails[46].

  • En Allemagne, en juillet 2004, Monika Griefahn (en), ancienne ministre de l'Environnement de Basse-Saxe (1990-1998) et actuellement députée SPD au Bundestag, écrivait, dans une lettre aux activistes anti-chemtrails : « Je partage votre inquiétude quant à l'emploi d'alliages d'aluminium ou de baryum, qui ont des potentialités toxiques. Toutefois, à ma connaissance, ils n'ont été utilisés jusqu'à présent qu'à une échelle très limitée[47]. »
  • En décembre 2007, lors d'un reportage d'un journal télévisé de la chaine RTL[48], des météorologues allemands, dont Karsten Brandt, ont affirmé l'existence de ces aérosols qui seraient en lien avec des tests militaires de manipulation du climat. Selon Karsten Brandt, ayant observé la formation de nuages dans certaines zones, « Nous pouvons affirmer avec une certitude de 97 % que nous avons entre nos mains des traînées chimiques (chemtrails) composées de poussières fines de polymères et de métaux [...] L'armée fédérale manipule les cartes météorologiques ». Johannes Remmel (de), le représentant du parti des Verts en Allemagne, déclare : « Le gouvernement doit fournir des explications à la population. Quand les radars détectent un avion suspect, les militaires allemands utilisent alors des images satellites contrefaites pour masquer leurs opérations. »
  • Le 20 avril 2009, lors d'un chat sur le site du Nouvel Observateur, à la question d'un internaute : « Que pensez-vous des traînées blanches persistantes et qui confluent, laissées par les avions : est-ce une procédure anti-réchauffement par confection d'un voile microparticulaire et sur laquelle on maintient le silence, et pour cause ? », Corinne Lepage, ex-ministre de l'environnement répond : « joker[49] ! » Cette réponse a été interprétée par les promoteurs de la théorie comme une confirmation que le problème existe[réf. nécessaire].
  • Toni Thayer, Directeur exécutif de Blue Skies International, une organisation américaine aujourd'hui disparue qui dénonçait les chemtrails[50], sur le site de Jeff Rense (en), théoricien des théories du complot, animateur d'une émission de radio et d'un site web sur les « mystères de ce monde », avance que « les chemtrails ressemblent de prime abord aux contrails, mais sont plus denses et s'étendent dans le ciel en divers motifs formant des X, des quadrillages pleins ou hachurés, ou des lignes parallèles. Au lieu de se dissiper rapidement, ils se répandent. Si bien qu'en moins de 30 minutes, les différentes traînées s'assemblent pour former un mince voile de « faux nuages » de type cirrus qui persistent pendant des heures[51]. »
  • Le 12 février 2013, lors du Ellen Show sur NBC, à la question d'Ellen DeGeneres « Il existe une rumeur, je ne sais pas si c'est vrai ou pas, selon laquelle certains scientifiques tentent d'imaginer une façon de bloquer les rayons du soleil pour ralentir le réchauffement climatique », l'ancien vice-président Al Gore répond « Et bien, quelques-uns le proposent sérieusement, et je pense que c'est complètement dingue [rires][52]. »

Notes et références

  1. Scientific community debunks chemtrail conspiracy theory
  2. (en) Conspiracy Encyclopedia par Thom Burnett, Franz Steiner Verlag, 2006, p. 128, chapitre « Chemtrails »
  3. (en) Video montrant des traînées d'avions « hachées » et persistantes
  4. a, b et c Markus K. Dalton, « Les chemtrails sont au-dessus de Las Vegas - Partie 1 », Tribune Media Group,‎ 19 août 2005
  5. (en) Siegfried Fred Singer, The changing global environnement, Springer,‎ 1975 (ISBN 978-9-0277-0402-3)
  6. a, b, c et d (en) Jerry E. Smith, Weather Warfare, Adventures Unlimited Press,‎ 2006 (ISBN 1-9318-8260-6, lire en ligne)
  7. Voir par exemple :
  8. (en) Dennis Kucinich, « Space Preservation Act - H. R. 2977 »,‎ 2 octobre 2001
  9. Marc Filterman, « Catastrophes Naturelles ou Guerre Climatique ? » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-04-07 (article montrant un lien entre le système HAARP et les chemtrails)
  10. (en) James DeMeo (PhD en climatologie), Discussion critique sur les chemtrails et le chembuster, janvier 2003
  11. cf. le rapport « Le climat comme un multiplicateur de force : maitriser le temps en 2025 »(en) Weather as a Force Multiplier: Owning the Weather in 2025 - août 1996 [PDF]
  12. a, b, c et d (en) G. Ritschl, Operation Paradise, Lulu.com,‎ 2008, 339 p. (ISBN 1-8479-9369-9, 978-1-8479-9369-4)
  13. « Suite aux attentats du 11 septembre 2001 à New York, tout survol du territoire des États-Unis fut interdit durant trois jours. En raison de l'intense trafic aérien sur la côte est des États-Unis et l'apport d'humidité venant de la mer, cette région est connue pour présenter énormément de contrails. Sur certaines photos satellites les contrails couvrent parfois 75 % du ciel ! Durant la période où tous les vols furent interdits, le ciel s'est subitement éclairci, vidé de ses contrails. Les climatologues étudiant les variations de la température et l'évolution des extrema ont fait une étonnante découverte. Lorsque le trafic aérien est normal au-dessus des États-Unis, c'est-à-dire très dense, en moyenne on constate une baisse de la température de l'ordre de 0,25 °C. Durant les 3 jours d'arrêt du trafic aérien et donc en l'absence de contrails, la température moyenne a augmenté de 1,10 °C, la différence atteint 1,35 °C » http://www.astrosurf.com/luxorion/meteo-contrails.htm Météorologie élémentaire : Les traînées de condensation]
  14. (en) TankerEnemy, Observations de nuit de chemtrails - YouTube [vidéo]
  15. Les brevets sur la modification du climat et l'épandage de matériaux dans l'atmosphère - Chemtrails-France.com
  16. (en) Chemtrails - The List of Patents For Stratosperic Arial Spraying Programs! - The Sovereign Independent, 3 novembre 2010
  17. (en) Stratospheric Welsbach seeding for reduction of global warming : US Patent 5003186 - FreePatentsOnline.com, 23 avril 1990
  18. Conditions d'apparation des contrails selon le taux d'humidité et de pression
  19. (en) Ray Hope America Sold Out, Xulon Press, 2003, p. 151
  20. Bernard Béka, Fantasmes ou vérités cachées, Editions Publibook,‎ 11 décembre 2008 (ISBN 2748345479, 9782748345476)
  21. (en) Analyses de retombées.
  22. (en) Jeff Ferrell / KSLA news, « Chemtrails: Is U.S. Gov't. Secretly Testing Americans 'Again'? »,‎ Dec 21, 2007 (consulté le 28 juillet 2009)
  23. Recherche de Luigina Marchese référencée sur le site de l'ACSEIPICA
  24. (it) Di Maurizio Baiata, « Quello che leggeremo sul numero 3 di « X TIMES » », n°3, DNA Magazine,‎ 30 décembre 2008
  25. (en) Site d'Arizona Sky Watch
  26. Résultats 2009 des analyses d'air à Phoenix, Arizona
  27. a et b (en) Thomas, William, « Stolen Skies: The Chemtrail Mystery » Earth Island Journal, 1er juillet 2002
  28. (en) Morgellons et chemtrails, observations de Carnicom
  29. Test de contamination aux chemtrails
  30. (en) Carnicom, Morgellons : Wine-Peroxyde test, 15 mars 2008
  31. Blog de l'Association Citoyenne pour le Suivi, l'Étude et l'Information sur les Programmes d'Intervention Climatique et Atmosphérique (ACSEIPICA)
  32. (en) Petition to Stop Experimental Atmospheric Testing & Weather Modification - California Skywatch
  33. Questions au Parlement européen du 10 mai 2007 (MEP Erik Meijer)
  34. (it) Question au gouvernement italien du 5 juin 2008 (MP Sandro Brandolini)
  35. (it) Question au gouvernement italien 4-01044 septembre 17, 2008 (MP Antonio Di Pietro)
  36. (en) Ian Wickson « A Pilot's View (on Chemtrails) » New Mexicans for Science and Reason
  37. (en) Ian Williams Goddard « Contrails / Chemtrails Analysis »
  38. (en) Conspiracy theories find menace in contrails - Traci Watson, USA Today, 3 juillet 2001
  39. (en) Voir cette lettre du représentant Charles H. Taylor, du 29 mars 2000 et le courrier de Michael K. Gibson, Lt. Col. de l'USAF, du 23 août 2000
  40. La Terre vue de l'Espace : Trainées de condensation - ESA Informations locales, Agence spatiale européenne, 12 septembre 2008 (voir archive)
  41. a et b L'incroyable histoire des machines à pluie, par Claude Bérubé - ONF, 52 min [vidéo]
  42. (en) « Tavis Smiley show transcript », Pbs.org,‎ 27 avril 2009 (consulté le 24 juillet 2009)
  43. (en) Daniel Kreps, « Rolling Stone article about Prince interview », Rollingstone.com,‎ 2009 (consulté le 24 juillet 2009)
  44. (en) « Anne Heche Stars in Chemtrail Story Toxic Skies...or Does She? », Dreadcentral.com (consulté le 24 juillet 2009)
  45. (en) Crocker Web Design, « Johnson Groups film Page », Johnsonproductiongroup.com (consulté le 24 juillet 2009)
  46. Les Chemtrails dans les médias - EvolutionQuebec.com
  47. Franz Weber, « Le chemtrailing, vous connaissez ? », Journal de Franz Weber,‎ septembre 2004 [PDF]
  48. (de) (en) Chemtrail Proof - German Military Exposed - JT allemand (sous-titré en anglais) sur RTL rapportant la supposée réalité des épandages, décembre 2007
  49. Chat Vivre autrement : Corinne Lepage - Le Nouvel Observateur, 20 avril 2009
  50. (en) Blue Skies International
  51. (en) Chemtrails - Frequently Asked Questions - Toni Thayer, site de Jeff Rense, 14 octobre 2000
  52. (en) Al Gore Talks About Chemtrails on Ellen Show - Alex Jones's Infowars, 14 février 2012

Bibliographie

Annexes

Articles connexes

Lien externe