Chiropratique

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Description des os du carpe dans un tableau du College of Chiropratic des États-Unis.

La chiropratique (du grec χείρ kheir « main », et πρᾶξις práxis « exécution, action » ; prononcer kiro-pratique) ou chiropraxie est une pratique manuelle[1] qui vise à la prévention, au diagnostic, au traitement des troubles de l’appareil locomoteur, de la colonne vertébrale, des membres inférieurs et supérieurs, et de leurs effets néfastes sur la santé humaine.

Une étude de l'INSERM publiée en 2011 conclut que « dans les lombalgies aiguës ou subaiguës, la chiropratique semble efficace, avec une efficacité d’un ordre de grandeur comparable à l’efficacité des traitements alternatifs (médicaments, chirurgies, kinésithérapie…). Dans les cervicalgies, l’efficacité n’apparaît également pas supérieure aux autres traitements possibles, avec un risque d’événement indésirable rare mais grave (accident vertébro-basilaire), l'extrême rareté de ce risque le rend difficile à évaluer[2]. Dans les autres indications les résultats sont peu interprétables[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Daniel David Palmer, fondateur de la chiropratique.

La chiropratique a été fondée en 1895, à Davenport, Iowa par Daniel David Palmer. Le premier ajustement chiropratique fut pratiqué sur le concierge de l'immeuble où Palmer travaillait, Harvey Lillard. Étant sourd, il aurait recouvré l'audition par un ajustement chiropratique[4]. D.D Palmer présenta cette méthode sous un éclairage religieux[5]. Il sera tout de même emprisonné pour exercice illégal de la médecine[6]. La méthode fut déclarée officiellement en 1897 avec la fondation de la Palmer School of Chiropractic. Il n'a pas publié d'études portant sur la chiropraxie[7].

Son fils, Bartlett Joshua Palmer, colonel de réserve dans la Garde Nationale, a poursuivi son travail en le développant techniquement et en l'adaptant aux connaissances scientifiques de l'époque, souvent en désaccord avec son père. Il fonda une école de chiropratique près de Chicago en 1902, école qui resta ouverte après les conclusions du Rapport Flexner de 1910, puisque conforme à la nouvelle norme moderne des écoles de santé aux États-Unis.

La Fédération mondiale de chiropratique (WFC) est membre de l'OMS depuis 1993[8]. La chiropratique est reconnue comme profession de santé complémentaire par le Comité international olympique depuis 1992[9],[10].

La chiropratique est officiellement la troisième profession de santé aux États-Unis[11] après la médecine générale et la chirurgie dentaire.

Étymologie[modifier | modifier le code]

La chiropratique est un mot qui a été créé en 1987 lors d’une conversation entre le fondateur de la FICS (Fédération internationale de chiropratique du sport) et le président du College of Chiropractic Sports Sciences (Canada) ; avant cette date, le nom n’existait qu’en anglais. Jaques Breton a dit : « nous avons une loi, ici au Canada, qui nous empêche de rejoindre le FICS à cause du nom. » Avant 1987, tout le monde francophone utilisait le mot en anglais pour la profession : « chiropractic ». Il était interdit au Canada d’employer le franglais dans le nom d’une organisation canadienne. Press a suggéré : « alors Chiropractique ? » Breton a refusé, et a dit : « C’est encore trop Franglais. » L’Américain a alors suggéré : « et… peut-être Chiropratique ? » Breton a dit : « Voilà. » Et le monde francophone adoptait « chiropratique »[12].

Principes généraux[modifier | modifier le code]

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Selon l'association française de chiropratique (AFC)[13] et la société franco-européenne de chiropratique (SOFEC)[14], la chiropratique consiste en la prévention, le diagnostic, et le traitement des pathologies mécaniques, réelles ou supposées, de l’appareil neuro-musculo-squelettique, en particulier du rachis, et de leurs conséquences. Les thérapeutiques sont conservatrices, principalement manuelles. La colonne vertébrale et le bassin sont au centre du diagnostic et de la thérapeutique.

Le chiropraticien est un praticien de premier contact ; les patients consultent directement. Dans les pays où la chiropratique est reconnue, le diplôme de docteur en chiropratique (DC) lui confère la possibilité de procéder au diagnostic et au traitement des pathologies et des différentes atteintes qui relèvent de sa compétence. À ce titre, il n'hésitera pas à pratiquer ou faire pratiquer des examens, à référer son patient pour avis ou pour traitement complémentaire vers un autre praticien selon les nécessités de l'état de santé du patient.

Liste des examens[modifier | modifier le code]

L’identification des perturbations fonctionnelles de l'unité fonctionnelle vertébrale est obtenue par différents moyens entrecroisés (liste non exhaustive) :

  • l’anamnèse ;
  • l’imagerie médicale ;
  • l’analyse de la posture et des déformations ;
  • la palpation statique des téguments, des muscles et des articulations ;
  • la palpation dynamique du mouvement ;
  • les tests musculaires (cotations) des mécanorécepteurs ;
  • les réflexes ostéotendineux ;
  • l’examen neurologique et orthopédique ;
  • l'examen fonctionnel écho assisté (échographie) ;
  • les analyses biologiques complémentaires ;
  • la thermographie infrarouge ;
  • EMG de surface.

La subluxation[modifier | modifier le code]

Les perturbations fonctionnelles du système locomoteur sont appelées « subluxations. » Elles seraient localisées en particulier sur la colonne vertébrale et le bassin. Par ailleurs, il existe plusieurs techniques pour les soins des extrémités (membres supérieurs et inférieurs).

Selon les principes chiropratiques, ces interférences nerveuses, conséquences neurologiques des subluxations, entraîneraient des états douloureux ou des perturbations fonctionnelles, voire organiques, qui affecteraient globalement la vitalité et a fortiori l'état de santé général[15],[16]. Ce principe théorique n'est pas scientifiquement étayé tout comme le concept de vitalisme sur lequel repose la technique[7].

Après avoir identifié les subluxations par une méthode diagnostique spécifique et l'analyse chiropratique, le chiropraticien entreprend alors la correction des subluxations (selon un protocole de soins) au moyen entre autres d'ajustements chiropratiques.

La méthode[modifier | modifier le code]

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L'ajustement chiropratique consiste en l'application, avec la main, d'une pression ponctuelle qui peut être forcée ou non, c’est-à-dire une impulsion précise, non traumatisante et codifiée, sur un segment ostéoarticulaire selon une technique dite HVLA : haute vélocité, faible amplitude. La différence entre l'ajustement chiropratique et d'autres formes de manipulations vertébrales est la très grande spécificité de la technique, c'est-à-dire que l'impulsion est appliquée sur un seul segment selon un vecteur donné. On dit alors qu'il s'agit d'une manipulation vertébrale à court bras de levier. La précision est sa première caractéristique.

[réf. nécessaire]

La majorité des chiropraticiens a également recours à des instruments pour réaliser leurs ajustements (ex. : la technique Activator, ou de la technique Petitbon) ou à des tables de manipulation multi-articulées (technique Thompson ou Chiropractic Biophysics). Les chiropraticiens pratiquant une technique dite de Flexion/Distraction segmentaire (COX) utilise une table très spécialisée, afin de traiter particulièrement la pathologie discale.

Le Docteur en chiropratique peut également utiliser[réf. souhaitée] des méthodes dites complémentaires comme les ultrasons, la cryothérapie, l'électrothérapie, etc.

Dans de nombreux cas, le chiropraticien prescrira des exercices[réf. souhaitée] qui aideront à faciliter le retour du patient à ses activités de la vie quotidienne.

La prise en charge du chiropraticien, ne se résume pas qu'à la pathologie vertébrale commune ou articulaire périphérique, mais également s'intéresse aux pathologies dites « de tissus mous » (ex. : tendinopathie de l'épaule, épicondylite, myoaponévrosite plantaire, etc.).

Aussi, plusieurs chiropraticiens utilisent également des formes de thérapies myofasciales telles qu'« Active release technique » (A.R.T), « Graston technique », points gâchettes ou d'autres formes de massage profond, associées à des exercices de réadaptation.

Il est de la philosophie de la chiropratique d'éduquer son patient à une meilleure hygiène de vie, tant pour ce qui concerne son alimentation que son mode de vie, plus précisément ses habitudes de sommeil et son activité physique. Ainsi, le chiropraticien s'assure d'avoir un effet global sur la santé de chacun de ses patients, et un effet bénéfique sur la santé publique.

C'est donc par tous ces moyens que le chiropraticien prétend optimiser la santé de ses patients et de prévenir les troubles neuro-musculo-squelettiques.

Certaines techniques sont spécialisées dans la chiropratique spécifique des cervicales supérieures.

Formation[modifier | modifier le code]

Palmer College of Chiropratic à Davenport en Iowa.

Les études de chiropratique sont des études supérieures en écoles privées de niveau universitaire, ou dans quelques universités, elles durent six années post bac, les élèves sont soumis à des contrôles constants[17],[18]. Ces études sont basées sur une seule norme officielle internationale et sanctionnées par un doctorat en chiropratique mondialement agréé[19]. Tout chiropraticien possède un diplôme de radiologie (théorique et pratique)[20].

Les établissements dispensant la formation chiropratique sont accrédités par des organismes d'accréditations regroupés :

The Councils on Chiropractic Education International[21].

Aux Etats-Unis Il s'agit du Council on Chiropractic Education reconnu depuis 1972 par The U.S. Commissioner of Education, Department of Health, Education and Welfare,

Au Canada[22] C'est La Fédération chiropratique canadienne des organismes de réglementation professionnelle et d'agrément des programmes d'enseignement (la Fédération) qui est une association d’organismes provinciaux et territoriaux de réglementation professionnelle de la chiropratique et d’agrément des programmes d’enseignement constituée en vertu de la Loi sur les Corporations canadiennes.

en Australie et Asie[23] il s'agit The Council on Chiropractic Education Australasia Inc

En Europe le ECCE[24] est membre du ENQA (the European Association for Quality Assurance in Higher Education)[25]. L'ENQA a pour membre représentant la France l'Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur AERES - etCTI - Commission des Titres d'Ingénieur.

Au Québec[modifier | modifier le code]

Les étudiants ont accès à un programme universitaire de doctorat de premier cycle en chiropratique délivré par l'UQTR. Voici une description tiré du site du programme : « la préparation à l'exercice de la chiropratique comporte trois axes d'apprentissage : une formation fondamentale en sciences biologiques et de la santé (anatomie, physiologie, histologie, sciences biochimiques et physiopathologiques, diagnostics clinique et radiologique, etc.), une formation spécialisée dans tous les aspects de la discipline chiropratique (études théoriques, pratique professionnelle, diagnostics et applications chiropratiques, etc.) et une formation clinique comprenant 1 530 heures de stages et d'internat. Le programme comprend 2 382 heures de formation théorique et 2 587 heures de formation pratique. Cette dernière fait appel aux laboratoires suivants : anatomie humaine, physiologie, histopathologie, diagnostic, radiologie, biomécanique et techniques chiropratiques. La formation clinique (stages et internat) s'effectue dans le cadre de la clinique universitaire installée dans le Pavillon de Chiropratique[26]. »

En France[modifier | modifier le code]

Il existe un unique établissement de formation, l'Institut Franco Européen de Chiropratique (IFEC)[27], accrédité selon les normes internationales, ce qui signifie que ses diplômés peuvent légalement exercer dans plus d'une quarantaine de pays[28]. Le diplôme français de chiropraticien est notamment accrédité par l’European Chiropractor's Union (ECU), qui regroupe 20 pays européens[29]. Cet établissement est situé à Ivry sur Seine près de Paris et possède une antenne à Toulouse[30]. Selon l'Académie de Médecine la formation dure 6 années pour 5 500 heures de cours (l’arrêté n’en exige que 3 520[réf. souhaitée]). L’objectif affiché de la formation est de permettre la prise en charge (diagnostic, traitement, prévention) des troubles neuro-musculo-squelettiques (en particulier de la colonne vertébrale). Le programme des études est très proche de celui des deux premiers cycles des études médicales, plus l’enseignement particulier de la chiropraxie. L’effectif des enseignants des deux sites est de 65, dont dix médecins[31]. Une collaboration entre le programme UFRSTAPS de l'Université de Paris-sud-Orsay et l'IFEC est mise en place[32].

Les docteurs en chiropratique (D.C.) peuvent, après leurs études, se spécialiser dans des techniques de soins chiropratiques (ex. : COX Flexion/Distraction[33]) ou acquérir des compétences particulières dans de véritables spécialités comme la Fédération internationale de chiropratique du sport[34] (FICS), la radiologie[35], l'orthopédie chiropratique[36], la chiropratique pédiatrique, la chiropratique animale, la neurologie chiropratique[37]. Pour les premiers, ils obtiendront des certifications post-doctorales dans les techniques ou compétences choisies, les seconds obtiendront des certificats de spécialisation post-doctorale dans les spécialités choisies.

Statut de la profession[modifier | modifier le code]

Il existe, aux États-Unis, en Angleterre, Suède, Japon, Australie, Afrique du Sud, Canada, etc. une vingtaine d'universités formant au titre de docteur en chiropratique. Ces diplômes sont reconnus officiellement dans la majorité des grands pays industrialisés comme les États-Unis, le Canada, la Suisse[38], le Royaume-Uni[39], le Danemark, l'Australie, la Nouvelle-Zélande. La chiropratique est aussi partenaire officiel de l'Organisation mondiale de la santé par le biais de la Fédération mondiale de chiropratique[40]. Par ailleurs, l'OMS a fait paraître ses « Directives pour l'enseignement et la sécurité en chiropratique »[41].

Au Québec[modifier | modifier le code]

Pendant très longtemps, de nombreux chiropraticiens ont fait des démarches répétées pour obtenir une loi québécoise établissant les conditions requises pour exercer la chiropratique. En 1973, la Loi sur la chiropratique (L.Q. 1973, ch. 56) fut adoptée par l’Assemblée nationale du Québec.

La loi sur la chiropratique établit les règles concernant l’exercice de la chiropratique au Québec, en décrit l’exercice et en précise les conditions. Elle institue aussi la création de l’Ordre des chiropraticiens du Québec[42].

Dans l’intérêt de la société, l’Ordre, régi par le Code des professions, édicte des normes de qualification et effectue le contrôle de l’acte professionnel. Tout chiropraticien exerçant légalement au Québec est obligatoirement membre de l’Ordre des chiropraticiens du Québec.

En France[modifier | modifier le code]

En France, les actes accomplis par les chiropraticiens ne sont pas conventionnés par l’Assurance Maladie, et à ce titre, ne sont donc pas remboursés par la Sécurité Sociale. L’intégralité des frais de consultations et de soins sont à la charge du patient. De plus en plus de mutuelles de santé complémentaires acceptent cependant une prise en charge partielle des traitements prodigués, selon leurs conditions contractuelles préalablement établies[43]. Les honoraires sont totalement libres et variables selon les praticiens : de 35 à 70 euros par séance en moyenne, très rarement à plus de 100 euros selon les praticiens et la nature de l’acte accompli.

L'activité de chiropraticien a été régulée par la loi Kouchner de mars 2002 (art. 75)[44], en même temps que celle d'ostéopathe, le décret d'application a été signé le 7 janvier[45] (décret no 2011-32 du 7 janvier 2011 relatif aux actes et aux conditions d’exercice de la chiropraxie).

Les chiropracteurs sont reconnus officiellement et leur pratique est encadrée par une loi depuis 2011[46]. Ils ont obtenu en outre le droit de manipuler les cervicales, pratique très controversée en France. La formation est aussi encadrée[47], un minimum de 3520h de cours théoriques et pratiques est requis pour prétendre au titre de chiropracteur. Il est à noter que la législation française est moins stricte que la norme que la profession chiropratique s'impose et respecte[48] de 5 années académiques à temps plein minimum, soit plus de 5 000 heures.

Au Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

Le titre est protégé depuis The Chiropractic Act de 1994[49]. La formation est universitaire[50]. Il existe la possibilité de prescrire des examens d'imagerie médicale et de posséder le matériel radiographique pour la réalisation des clichés radiographiques standards. Les chiropraticiens sont en voie d'intégration dans le parcours de soins pour la prise en charge des pathologies ostéoarticulaires.

En Suisse[modifier | modifier le code]

Le titre est protégé depuis 1974[51],[52]. La formation est universitaire de type médical[53]. Les chiropraticiens sont désormais officiellement reconnus comme une profession de type médical universitaire équivalent français du « livre I du code de la santé publique » au même titre que les médecins, dentistes et sage femmes[54]. Cette loi définit par la même occasion les collèges et universités reconnus susceptibles de former les chiropraticiens. L’institut Franco-Européen de Chiropratique (IFEC[30]) fait partie de cette liste d'institutions. Comme toute autre profession médicale, les chiropraticiens suisses sont habilités à poser un diagnostic, à recourir aux investigations de laboratoire, d’imagerie, voire à posséder leur propre installation radiologique. Les prises en charge sont remboursées par l’assurance maladie, y compris pour les prescriptions de certaines médications à visée antalgique et de contrôle de la douleur.

Il existe la possibilité de prescrire et d'effectuer les examens d’imagerie. Les chiropraticiens bénéficient de l'ensemble de la panoplie des traitements conservateurs y compris les médicaments pour lutter contre la douleur. La prise en charge s'effectue par l'assurance-maladie.

En Belgique[modifier | modifier le code]

  • le titre est reconnu[55] ;
  • la formation s'effectue à l'étranger dans les écoles reconnues sur le plan international ;
  • il existe une possibilité de prescription ;
  • les soins sont pris en charge par les organismes privés.

En Italie[modifier | modifier le code]

La profession est reconnue depuis le 21 décembre 2007 comme profession de santé de premier contact.

En Suède[modifier | modifier le code]

  • la profession de chiropraticien est reconnue et le titre est protégé depuis 1989[55] ;
  • les soins sont pris en charge par l'assurance-maladie ;
  • les praticiens travaillent en première intention et posent un diagnostic.

En Finlande[modifier | modifier le code]

  • le titre est protégé et reconnu depuis 1994[56],[57],[58] ;
  • la prise en charge est partielle par l'assurance-maladie et par les assurances privées ;
  • la prescription d'imagerie est possible mais n'est pas remboursée.

Aux Pays-Bas[modifier | modifier le code]

  • il existe une possibilité d'exercice[réf. nécessaire] ;
  • il n'y a pas de protection du titre ;
  • l'intégration n'est pas faite dans le système de santé nationale.

En Norvège[modifier | modifier le code]

  • la profession chiropratique bénéficie d'un statut d’une profession de type médical et protégé[59] ;
  • les chiropraticiens sont des praticiens de premier contact et posent leur diagnostic ;
  • ils ont un droit de prescription d'examens complémentaires, d'imagerie (radiographies, I.R.M., scanners, échographie et Doppler) ;
  • les chiropraticiens ont la possibilité de prescrire des arrêts de travail de moins de huit semaines ;
  • ils ont la possibilité de référer à un spécialiste dans le cadre du parcours de soins dont la prise en charge est assurée par l'assurance-maladie ;
  • ils ont la possibilité de prescrire des actes de kinésithérapie.

Au Danemark[modifier | modifier le code]

  • le statut est celui d'une profession médicale dont le titre est protégé depuis 1991[réf. nécessaire] ;
  • l'association des chiropraticiens a vocation ordinale et disciplinaire ;
  • les soins chiropratiques sont pris en charge par l'assurance-maladie ;
  • les chiropraticiens sont intégrés dans le système de santé national ;
  • les chiropraticiens sont habilités à faire des radiographies et à posséder leur propre matériel ;
  • ils travaillent aussi bien à l'hôpital qu'à l'université ;
  • ils ont la possibilité de référer vers un spécialiste dans le cadre du parcours des soins avec une prise en charge par l'assurance-maladie ;
  • la formation est universitaire.

Critiques et controverses à propos de la chiropratique[modifier | modifier le code]

Critiques des principes théoriques[modifier | modifier le code]

La théorie de la subluxation, fondement historique de la chiropratique est rarement évoquée avec les patients. Les patients réguliers des chiropraticiens ne connaîtraient souvent pas ses bases historiques mystiques[60],[61]. Pour ses détracteurs, il s'agit donc d'une théorie peu étayée qui ne satisfait pas aux critères scientifiques. Suivant ce raisonnement, l'Académie de médecine française ne reconnaît pas la chiropratique et met en 2006 en garde contre une pratique non contrôlée et que n'importe qui pourrait exercer. Dans ce rapport, l’Académie souligne que « les méthodes manuelles à visée diagnostiques et thérapeutiques prônées par l’ostéopathie et la chiropraxie s’appuient, comme beaucoup d’autres d’ailleurs, sur des a priori conceptuels dénués de tout fondement scientifique. L’Académie sait très bien que ces méthodes sont, depuis toujours, pratiquées. Mais elle ne saurait les cautionner. » Le président de la commission chargée de la rédaction de ce rapport déclare lors d'un entretien : « Attention ! Les chiropracteurs utilisent aussi des techniques de manipulation mais ils veulent garder leur autonomie professionnelle par rapport à la médecine de soins et surtout vis-à-vis de l’ostéopathie. Ils se limitent à l’appareil locomoteur, à la lombalgie commune et à la cervicalgie courante. Leur souci majeur est d’éviter les accidents de manipulation et avant tout d’identifier les contre-indications possibles. Est-ce possible sans connaissances médicales et sans contact avec les médecins traitants ? Encore peu nombreux en France (450) ils sont très organisés aux États-Unis et surtout en Europe du Nord. Ils acceptent cependant de collaborer dans la recherche clinique et technique avec des médecins de médecine physique, des rhumatologues et des chirurgiens orthopédistes[62]. »

Le rapport entraîna des protestations officielles tant du Doyen Ludes[63] que des représentants de la chiropratique française et occasionna une réponse scientifique de la SOFEC (SOciété Franco-Européenne de Chiropratique)[64].

Selon le Pr Ludes : « ce rapport [de l'académie de médecine] est clairement opposé à l’attribution d’un titre d’ostéopathe ou de chiropracteur pour des personnes n’exerçant pas une profession de santé. Toutefois l’étude bibliographique citée aurait gagné en pertinence si elle avait été conduite selon les critères actuellement en cours, et conduite en prenant en compte les publications récentes dans les journaux anglo-saxons à comité de lecture en utilisant les principes du « reviewing » international employés dans les sociétés savantes. Nous produisons en annexe les réflexions de la Société franco-européenne de chiropraxie qui fait état de travaux publiés dans le « Journal of manipulative and physiological therapeutics » qui est une revue indexée par MEDLINE. De plus le descriptif des protocoles thérapeutiques utilisés dans les articles scientifiques cités dans ce rapport ne semble pas suffisamment analysé pour étayer les conclusions de ce dernier[63]. »

Dans son rapport de 2013 sur les thérapies complémentaires, l'Académie nationale de Médecine a considérablement évolué, faisant la distinction entre chiropraxie et l'ostéopathie, soulignant la rigueur de la formation chiropratique, regrettant, avec les chiropracteurs, que les études ne fassent pas toujours le distingo entre les différents professionnels [65]. Selon les détracteurs de la chiropratique[66], seule une minorité de praticiens est critique envers la théorie de la subluxation et travaille selon des méthodes s'éloignant d'une conception « mystique » de la chiropratique[67].

Critiques de l'efficacité et de l'innocuité de la chiropratique[modifier | modifier le code]

Quelques études mentionnent la chiropratique comme efficace, mais sans déterminer plus précisément son efficacité[68], ou concluent par ailleurs à l'inefficacité du type de manipulation vertébrale effectuée par des physiothérapeutes ou autres praticiens[69]. Des études indépendantes (par des assurances, des mutuelles, des chercheurs et des professeurs d'économie de la santé[70]) mais que certains détracteurs estiment impulsées par le lobby chiropratique[61] ont conclu que la chiropratique avait un effet au moins égal mais généralement supérieur aux traitements médicaux dans le cas de lombalgies chroniques ou aiguës[71], et que le rapport coût/efficacité était nettement et incontestablement (pour cette pathologie et pour les troubles musculo-tendineux en général) en faveur de la chiropratique[72],[73]. D'autres études démontrent l'intérêt de la chiropratique pour d'autres troubles de santé, notamment idiopathiques[74],[75],[76],[77],[78],[79].

On recense plusieurs cas d'accidents de manipulation dans le monde[80],[81], ayant pu nécessiter des interventions chirurgicales pour libérer la moelle dorsale ou le cône terminal ou une racine du sciatique comprimés par une hernie discale post-manipulatoire. Néanmoins, selon une étude publiée par le chercheur chiropraticien et expert australien Alan Terrett, professeur Associé à l’Université des Sciences de la Santé et expert près des tribunaux, ces accidents de manipulations sont le plus souvent attribués abusivement aux chiropraticiens alors qu'ils sont finalement, après enquête, déterminés comme étant le fait de divers manipulateurs (non-chiropraticiens) peu ou mal formés[82], constat et étude confirmés par Wenban en 2006[83].

Une méta-analyse, publiée en 2000 par la Collaboration Cochrane, à laquelle contribuent activement des chiropraticiens[84] conclut que la manipulation spinale a l'avantage sur le placebo en termes de soins et ne semble pas apporter d'amélioration par rapport aux soins prodigués par un généraliste ou aux exercices de réhabilitation[85]. Une méta-analyse effectuée par l'École de Chiropratique et de Science des Sports de l'Université Murdoch en Australie, publiée en 2010 par la Collaboration Cochrane conclut que les traitements chiropratiques apportent une amélioration légère en termes de douleur à court et moyen termes et possiblement (toutes les étudies contribuant à ce résultat avaient selon les auteurs un risque élevé de biais) également à court terme en termes d'invalidité par rapport aux autres traitements dans le cas de lombalgies aigues et sub-aigues mais ne relève pas de différences sur le long terme[86].

Dans les cervicalgies, l’efficacité n’apparaît également pas supérieure aux autres traitements possibles, avec un risque d’évènement indésirable rare mais grave (accident vertébro-basilaire), l'extrême rareté de ce risque le rend difficile à évaluer[2].

Offensive de l'AMA (1962-1987)[modifier | modifier le code]

En novembre 1962, le docteur Robert Throckmorton, secrétaire de l'Iowa Medical Society présente son plan pour « contrôler et éliminer » les chiropraticiens de l'Iowa[87].

L'American Medical Association nomme Throckmorton conseiller spécial de l'AMA en septembre 1963 pour mettre son plan en action au niveau national et lui annonce que « la chambre des délégués » et la commission juridique de l'A.M.A ont décidé que « leur objectif était, principalement, l'élimination complète de la chiropratique [88]. »

Le 2 novembre 1963, le Comité sur la chiropratique est rebaptisé « comité sur le charlatanisme » pour « éviter de donner une quelconque légitimité à la chiropratique ». Il effectuera des actions d'« information » jusqu'en 1968, mais le Congrès revient sur cette décision en 1972.

En 1968, chaque médecin est invité à placer dans sa salle d’attente un exemplaire de la brochure d'informationde l’AMA « chiropractic, the unscientific cult » (chiropratique, la secte non scientifique). Plus de 10 000 brochures sont distribuées dans les lycées pour « informer » les futurs étudiants en chiropratique et leurs futurs clients. En 1969, un journaliste publie en partenariat avec l’A.M.A un livre : « À vos risques et périls ! ».

En 1971, ce « comité sur le charlatanisme » passe un accord avec la commission d’accréditation des hôpitaux afin de faire perdre leurs privilèges hospitaliers aux médecins « profitant du cadre de l'hôpital pour mettre en avant des pratiques charlatanesques », dont la chiropratique.

En 1975, un chiropraticien, Chester Wilk DC, et quatre de ses confrères de Chicago, portent plainte devant la cour fédérale, pour violation de la Loi anti-trust. Après un premier procès en 1981 la cour d’appel ordonne un second procès qui débute en juin 1987.

En septembre 1987, le juge Getzendanner déclare l’AMA, l’American College of Radiology, l’American College of Surgeons et l’American College of Orthopedic Surgeons coupables de conspiration illégale en vue de « contenir et d'éliminer la profession chiropratique, en désorganisant l’éducation chiropratique, le remboursement par les assurances, les relations avec les médias et le gouvernement, les relations interprofessionnelles, et d’autres activités de boycott en violation du Sherman Antitrust Act », jugement définitivement confirmé par la cour suprême des États-Unis en 1990[89].

Le jugement de 1987 a considéré que l’AMA n’avait pas respecté les critères (b) ou (d) de la défense fondée sur les soins aux patients » Wilk et al. V. American medical Association (1987) Judgement (Northern district of Illinois, Eastern division No.76 C3777.)[90].

Dès le milieu du procès, l’American Hospital Association affirmait « L’American Hospital Association désavoue spécifiquement tout effort illégal d’un quelconque groupe privé, concurrent pour « contenir », « éliminer » ou bien saper la confiance du public dans la profession chiropratique »[91].

Cependant, cette page de l'histoire semble être tournée, en effet avec le développement de la chiropratique universitaire, les chiropraticiens ont une place de plus en plus importante parmi les experts scientifiques de la pathologie vertébrale commune. Récemment dans le cadre de la Joint and Bone decade (2000-2010), les chiropraticiens ont participé en nombre, mais aussi dirigé la Neck Pain Task Force[92].

Article dans The Guardian[modifier | modifier le code]

Le 19 avril 2008, le journaliste scientifique Simon Singh publie un article dans le quotidien britannique The Guardian critiquant la chiropratique[93],[94]. En réponse, l'association britannique de chiropratique (British Chiropractic Association) l'attaque en justice pour diffamation. À cette annonce, le Guardian décide de soutenir son journaliste et de prendre à sa charge les frais de conseil juridique ainsi que de payer les frais légaux du BCA dans le cas où Singh choisirait de régler l'affaire à l'amiable[95].

L'enquête préliminaire a eu lieu le jeudi 7 mai 2009 devant le juge Sir David Eady. Ce dernier a conclu que l'expression « happily promotes bogus treatments » (fait joyeusement la promotion de traitements bidon) dans l'article de M. Singh signifiait que le BCA avait délibérément menti dans la promotion de ses activités[95]. Simon Singh a donc demandé le droit de faire appel à cette déclaration par le juge Eady. Le juge John Laws lui a accordé ce droit de faire appel le 14 octobre 2009[96]. Le 1er avril 2010, la cour d'appel a déclaré que le juge Eady a commis une erreur dans son jugement et que les expressions écrites par Singh dans son article tombaient sous la définition légale de « fair comment » (commentaire loyal)[97]. Le 15 avril 2010, le BCA a retiré son procès contre Singh[98]. Simon Singh s'était appuyé sur les travaux du Pr Ernst qui a publié de nombreux articles s'attaquant aux médecines alternatives. Une étude de la Foundation for Chiropractic Education and Research, démontre dans « The Journal of alternative and complementary medicine », journal indexé par MEDLINE que les articles publiés par le Pr Ernst sur la chiropratique font suite à une mauvaise utilisation des données scientifiques de sa part [99].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Site de l'Association Française de Chiropratique (AFC)
  2. a et b (en) M. J. Haynes, K. Vincent, C. Fischhoff, A. P. Bremner, O. Lanlo, G. J. Hankey, « Assessing the risk of stroke from neck manipulation: a systematic review », International Journal of Clinical Practice, vol. 66, no 10,‎ 19 septembre 2012, p. 940–947 (ISSN 1742-1241, PMID 22994328, DOI 10.1111/j.1742-1241.2012.03004.x, lire en ligne)
  3. 1 « Évaluation de l’efficacité de la pratique de la chiropratique » Caroline Barry, Isabelle Dufaure, Bruno Falissard, avec l’expertise critique d'Olivier Gagey et Philippe Ravaud, p. 2
  4. ­(en)Palmer D.D., The Science, Art and Philosophy of Chiropractic. Portland, Oregon: Portland Printing House Company, 1910.
  5. La religion de la chiropractie
  6. (en) Ernst, E. « Chiropractic: a critical evaluation » Journal of pain and symptom management 2008;35(5):544–62. DOI:10.1016/j.jpainsymman.2007.07.004
  7. a et b R Monvoisin et N Pinsault, Tout ce que vous n’avez jamais voulu savoir sur les thérapies manuelles, février 2014, PUG.
  8. Sur le site de l'APHA
  9. http://www.fics-sport.org/portal/index.php?option=com_content&task=view&id=14&Itemid=28 Site de la Fédération Internationale de Chiropratique du Sport (FICS)
  10. Sponsors de la FICS
  11. « National Institute of Health » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-25
  12. (en) Press, Stephen J. History of Sports Chiropractic, New Jersey, C.I.S Commercial Finance Grp., Ltd., p. 241-2, http://www.historyofchiropractic.org/books, 2013, ISBN 9781105536830
  13. Sur chiropratique.org
  14. Sur Vertebre.com
  15. (en) « Effects of spinal manipulation »
  16. http://www.chiroandosteo.com/content/16/1/5
  17. (en) site du National Board of Chiropractic Examiners
  18. Depuis la page 42 du dossier Ifec [PDF]
  19. (en) Anglo European College of Chiropractic
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  21. Site internet de The Councils on Chiropractic Education International
  22. http://www.chirofed.ca/french/
  23. http://www.ccea.com.au/
  24. ECCE
  25. http://www.enqa.eu/projectitem.lasso?id=307&cont=Proj]
  26. https://oraprdnt.uqtr.uquebec.ca/pls/public/pgmw001d?owa_cd_pgm=7025#ACTV
  27. Site Internet de l'Institut Franco Européen de Chiropratique (IFEC)
  28. Chiropraticien IFEC agréé par l'association européenne des chiropracteurs
  29. Site de l'ECU
  30. a et b Site de l'IFEC
  31. http://destinationsante.com/wp-content/uploads/2013/03/rapports-therapies-complementaires-acad-medecine.pdf
  32. collaboration entre le programme UFRSTAPS de l'Université de Paris-sud-Orsay et l'IFEC
  33. Cox Flexion/Distraction
  34. site officiel de la FICS.
  35. (en) Site de American Chiropractic Board of Radiology
  36. (en) Site de American Board of Chiropractic Orthopedics (ABCO)
  37. carrickinstitute.org
  38. diplôme de chiropratique en Suisse
  39. Regulation of chiropractic
  40. http://www.who.int/civilsociety/documents/NGOs-in-Official-Relations-with-WHO-2011_16-Mar-2011.pdf
  41. [PDF] Principes directeurs de l’OMS pour la formation de base et la sécurité en chiropratique sur le site de l'OMS
  42. L'ordre des chiropraticiens du Québec
  43. [1]
  44. En France : selon la loi 2002 - 303, Titre III, chapitre III, article 75 sur legifrance.gouv.fr, « pour les personnes titulaires d'un diplôme sanctionnant une formation spécifique à l'ostéopathie ou à la chiropraxie délivrée par un établissement de formation agréé par le ministre chargé de la santé (…) Ces praticiens ne peuvent exercer leur profession que s'ils sont inscrits sur une liste dressée par le directeur général de l'agence régionale de santé de leur résidence professionnelle, qui enregistre leurs diplômes, certificats, titres ou autorisations »
  45. Liens vers l'extrait du décret no 2011-32 du 7 janvier 2011 relatif aux actes et aux conditions d’exercice de la chiropraxie
  46. « Décret no 2011-32 du 7 janvier 2011 relatif aux actes et aux conditions d'exercice de la chiropraxie »
  47. « Arrêté du 20 septembre 2011 relatif à la formation des chiropracteurs et à l'agrément des établissements de formation en chiropraxie »
  48. http://www.cceintl.org/uploads/2010-04-26_CCEI_International_Chiropractic_Accreditation_Standards_vfd_5_09.pdf
  49. http://www.gcc-uk.org/page.cfm
  50. http://hesas.glam.ac.uk/subjects/chiropractic/awards/
  51. Site officiel
  52. http://www.crus.ch/information-programmes/reconnaissance-swiss-enic/professions-reglementees/domaine-de-la-sante.html?L=1#chiro
  53. RS 811.11 Art. 2 Professions médicales universitaires (Loi fédérale sur les professions médicales universitaires*)
  54. http://www.oaq.ch/pub/fr/documents/MedBG_fr.pdf
  55. a et b Lois européennes sur les médecines non conventionnelles sur le site de la Haute Autorité de la Santé
  56. (fi) Valvira.fi: Etuliite "koulutettu" poistuu kiropraktikon, naprapaatin ja osteopaatin ammattinimikkeestä
  57. « Terveydenhuollon oikeusturvakeskus » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 25 mars 2013
  58. Laki terveydenhuollon ammattihenkilöistä
  59. (no) http://www.behandler.no/helsepersonell.php#48
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  65. Rapport de l'académie de Médecine sur les thérapies complémentaires.
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  81. http://www.chiroaccess.com/Articles/Death-After-Chiropractic-Support-for-the-Safety-of-Cervical-Manipulation.aspx?id=0000193
  82. (en) AG. Terrett. « Misuse of the literature by medical authors in discussing spinal manipulative therapy injury » J Manipulative Physiol Ther. 1995 May;18(4):203-10. PMID 7636409
  83. http://www.chiroandosteo.com/content/pdf/1746-1340-14-16.pdf
  84. http://www.jcca-online.org/ecms.ashx/PDF/2003/2003-1/Evidence-basedchiropracticcare.pdf
  85. Les auteurs résument leurs résultats ainsi : « Thirty-nine RCTs were identified. Meta-regression models were developed for acute or chronic pain and short-term and long-term pain and function. For patients with acute low-back pain, spinal manipulative therapy was superior only to sham therapy (10-mm difference [95% CI, 2 to 17 mm] on a 100-mm visual analogue scale) or therapies judged to be ineffective or even harmful. Spinal manipulative therapy had no statistically or clinically significant advantage over general practitioner care, analgesics, physical therapy, exercises, or back school. Results for patients with chronic low-back pain were similar. Radiation of pain, study quality, profession of manipulator, and use of manipulation alone or in combination with other therapies did not affect these results »
  86. (en) Walker BF, French SD, Grant W, Green S. « Combined chiropractic interventions for low-back pain » Cochrane Database Syst Rev. 2010;(4):CD005427. PMID 20393942 DOI:10.1002/14651858.CD005427.pub2
  87. « La menace de la chiropratique selon Throckmorton » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-25
  88. « élimination de la chiropratique par l'AMA » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 25 mars 2013
  89. (en) Archives du New York Times
  90. « page 100 et 101 » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 25 mars 2013
  91. « Enhancing Beneficial Competition in the Health Professions » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 25 mars 2013(pages 100 &101)
  92. Neck Pain Task Force
  93. « Beware the spinal trap » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 25 mars 2013
  94. « Comment is Free », The Guardian
  95. a et b Sarah Boseley, « Science writer accused of libel may take fight to European court », The Guardian (UK),‎ Thursday 14 May 2009 (consulté le 2009-05-19)
  96. Daniel Cressey, « Simon Singh vs the British Chiropractic Association, a new development », Nature,‎ Friday 16 October 2009 (consulté le 2010-09-27)
  97. Michael Holden, « Science writer wins "fair comment" libel appeal », Reuters,‎ Thursday 1 April 2010 (consulté le 2010-09-27)
  98. Mark Henderson, « Science writer Simon Singh wins bitter libel battle », TheTimes,‎ Friday 16 April 2010 (consulté le 2010-09-27)
  99. A case study of misrepresentation of the scientific literature: recent reviews of chiropractic.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Blanchard, En santé avec la chiropratique, Éditions Whiteson, 2002
  • Roger Besançon-Matil, La Chiropractie, Éditions Équilibres Aujourd'hui
  • Pierre-Louis Gaucher-Peslherbe et Sylvain Parny, La Chiropratique et vos vertèbres, Éditions Encre, 1985
  • Benoit Rouy, La Chiropratique Histoire d'un combat, Éditions Multifidus
  • Jean-Philippe Monvoisin, Soignez-vous par la Chiropraxie, Éditions Marabout, 1992
  • Nicolas Pinsault, Richard Monvoisin, Tout ce que vous n'avez jamais voulu savoir sur les thérapies manuelles, Presses Universitaires de Grenoble, 2014 (ISBN 978-2-7061-1858-6)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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