Nulle part ailleurs

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Nulle part ailleurs
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Genre Talk-show
Réalisation Jean-Louis Cap
Gilles Daude
Bernard Gonner
Myriam Isker
Don Kent
Serge Khalfon
Nicolas & Bruno
Olivier Bressy
Christian Vidalie
Pascal Duchene
Alexis Bouriquet
Freddy Hauser
Bernard Faroux
Présentation Philippe Gildas
(sep.87 - juin 97)
Antoine de Caunes
(sep.87 - mai/95)
Jérôme Bonaldi
(sep.9? - mai 9?)
Valérie Payet
(sep.95 - mai 96)
Laurent Baffie
(sep.96 - juin 97)
Guillaume Durand
(sep.97 - mai 99)
Alexandre Devoise
(sep.97 - mai 00)
Philippe Vecchi
(sep.97 - mai 01)
Nagui
(sep.99 - mai 00)
Emmanuelle Gaume
(sep. - nov.00 )
Thierry Dugeon
(sep.00 - mai 01)
Isabelle Giordano
(?? - mai 01)
Philippe Vandel
(sep.00 - ??/01)
Jackie Berroyer
(nov.00 - ??/01)
Pays Drapeau de la France France
Langue Français
Production
Lieu de tournage Studios Rive Gauche (Paris XV)
Durée 120 minutes environ
Production Canal+
Diffusion
Diffusion Canal+
Date de première diffusion septembre 1987
Date de dernière diffusion juin 2001
Public conseillé Tout public

Nulle part ailleurs (NPA) est une émission de télévision créée par Alain de Greef et diffusée de 1987 à 2001 en direct sur la chaîne française Canal+, dans sa plage en clair de 18 h 30 à 20 h 30. C'est aussi le nom d'un restaurant à Marseille, tenu par l'emblématique présentateur de l'émission, Philippe Gildas.[réf. souhaitée]

Principe de l'émission[modifier | modifier le code]

Bien que sa forme ait souvent changé au fil du temps, NPA était avant tout un talk-show mélangeant information, musique et humour. Le principe de base à l'origine était que Philippe Gildas faisait une émission de type « talk-show » que Les Nuls étaient chargés de mettre en abyme. Des invités venus d'horizons divers (écrivains, chanteurs, acteurs, intellectuels…) étaient reçus afin d'être interviewés par l'animateur et parfois mis en boîte par différents intervenants et d'ainsi parler de leur actualité. Le tout était entrecoupé de séquences comme le JT (journal télévisé), la météo, les Nuls ou les Guignols, le Live musical ou le Zapping.

Le titre Nulle part ailleurs serait dû à Jérôme Bonaldi qui employait souvent cette expression dans l'émission Direct[1].

Présentateurs[modifier | modifier le code]

Philippe Gildas (1987-1997)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Philippe Gildas.

NPA est d'abord présentée par Philippe Gildas qui est resté l'animateur emblématique de l'émission, accompagné tour à tour par Antoine de Caunes, Valérie Payet, et enfin Laurent Baffie. Philippe Gildas lance la première le 31 août 1987 avec Alain Souchon comme premier invité[2]. La première partie de l'émission est présentée en 1994 par Jérôme Bonaldi et une équipe de chroniqueurs (parmi lesquels Valérie Payet, Frédéric Taddéï, Sophie Fontanel, Tania de Montaigne, David Gonner, Chloé Bartolleti ou Alix de Saint-André) avec des objets ou concepts tantôt loufoques, tantôt révolutionnaires. Désireux de passer à autre chose, Philippe Gildas quitte l'émission en juin 1997.

Guillaume Durand (1997-1999)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Guillaume Durand.

Guillaume Durand prend sa relève à partir septembre 1997 en assurant la deuxième partie de l'émission et le duo Alexandre Devoise / Philippe Vecchi la première. L'animateur y reste deux ans mais des tensions internes dans la chaîne le font quitter l'émission en juin 1999. Le duo Devoise / Vecchi, lui, reste un an de plus.

Nagui (1999-2000)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Nagui.

Nagui arrive dans l'émission pour présenter la deuxième partie en septembre 1999 afin de rajeunir l'audience. Il réussit à moitié son défi car il perd au passage les téléspectateurs plus âgés. Ne trouvant pas sa place dans la future formule de l'émission et estimant que son rôle serait en retrait, il quitte la chaîne en juin 2000.

Thierry Dugeon (2000-2001)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Thierry Dugeon.

Pour animer la nouvelle formule de NPA, Alain de Greef fait appel à un inconnu du public : Thierry Dugeon, correspondant cinéma de la chaîne aux États-Unis, pour animer la partie information de l'émission qui se déroule sur deux plateaux différents. La partie humour et musique se trouvant sur le plateau normal est confiée à Philippe Vandel et Emmanuelle Gaume. NPA fut aussi décliné sous plusieurs formes, NPA matin (présenté par Alexandre Devoise, du lundi au vendredi à 7 h 15), NPA Midi (avec le retour de Philippe Gildas à la présentation avec Anne Depetrini), Mon NPA puis NPA week end le samedi avec Bruce Toussaint.

La nouvelle formule de NPA du soir ne tient que deux mois jusqu'en novembre 2000. Thierry Dugeon devient l'unique animateur, ce qui provoque la mise à l'écart d'Emmanuelle Gaume. Philippe Vandel se voit confier avec Jackie Berroyer la première partie de l'émission dédiée à la musique nommée NPA Musique. Les premiers invités de Thierry Dugeon sont Bernard Tapie et Madonna. Cette formule tient jusqu'à la fin définitive de l'émission en juin 2001 mis à part NPA Musique qui est remplacée par NPA Cinéma présentée par Isabelle Giordano et Philippe Vecchi.

Séquences[modifier | modifier le code]

L'émission est le berceau de plusieurs séquences et contribua à lancer la carrière de plusieurs humoristes et chroniqueurs :

Les rubriques sur le plateau de l'émission[modifier | modifier le code]

  • Antoine de Caunes s'y illustre longtemps comme second rôle. Grâce aux textes d'Albert Algoud, Laurent Chalumeau et lui, il présente et taquine les invités. En fin d'émission, il se déguise pour clore la session sur une note burlesque. Parmi ses personnages, on compte le scout Ouin-Ouin, surnommé Pine d'huître par ses camarades, le loubard Didier l'Embrouille fan de Dick Rivers, le Toub' une caricature de Christian Spitz (connu comme le Doc sur Fun Radio). Il fut régulièrement rejoint par des comparses comme José Garcia et Albert Algoud. Ces sketches sont d'ailleurs à l'origine de quelques-uns des moments les plus marquants de l'émission, au nombre desquels la destruction du décor.
  • Jérôme Bonaldi présente en fin d'émission des objets et des inventions insolites, sur un ton enjoué. Ces démonstrations provoquent tantôt le rire sceptique, tantôt l'admiration de l'assistance (quand les inventions « fonctionnent »; car Bonaldi est parfois atteint de la « malédiction du direct ». Lors des répétitions, tout va bien, mais une fois en direct, certains objets ne produisent pas l'effet escompté. Cette malchance est nommée par la suite « l'effet Bonaldi »).
  • Albert Algoud, membre de l'équipe de Karl Zéro, joue avec lui des « Dommage Éliane », sketches où ils incarnent deux légionnaires, puis a l'occasion pendant une ou deux saisons[précision nécessaire] de prononcer l'éloge funèbre par avance de l'invité en fin d'émission.
  • Philippe Vandel explore pendant plusieurs saisons les paradoxes de la société française. Il en écrit un humoristique Dico français-français des différents argots professionnels et culturels. Sur TF1, il anime une émission de quelques minutes : Les pourquoi ? (Il écrit d'ailleurs aussi un livre sur le même sujet).
  • Jackie Berroyer intervient, pendant plusieurs saisons, au fil de l'émission dans le rôle d'un standardiste relayant les appels fictifs de spectateurs.
  • Agnès Michaux, également chroniqueuse à La Grande Famille et présentatrice de l'émission cinéphile Bande(s) à part, y interviewe de prestigieux invités tels que David Bowie, Charlton Heston, Abel Ferrara, John Fante... et même Alain Delon ! Pour Canal+, elle est également l'auteure de deux documentaires sur le cinéma : À la recherche de Stanley Kubrick (1998) et Sur les traces de Terrence Malick (2000).
  • Un mini-journal télévisé a lieu au cours de l'émission, dont le sérieux du ton est respecté par les présentateurs et les invités. Annie Lemoine (présentatrice de ce journal de 1987 à 1994) est cependant coupée un jour par un rot non-intentionnel de l'acteur Jean-Claude Van Damme, invité ce jour-ci.
  • Alexandra Kazan, Mademoiselle Agnès, Cécile Siméone, Églantine Éméyé, Axelle Laffont et Tania Young (les derniers mois de l’émission) sont les présentatrices du bulletin météo.
  • Thierry Samitier intervient entre 1999 et 2001, en tant que faux spectateur posant des questions décalées.

Les séquences[modifier | modifier le code]

NPA à Cannes[modifier | modifier le code]

Plateau de NPA à Cannes

Depuis sa création, NPA déménage à Cannes à l'occasion du Festival International du Film sur un plateau en plein air installé sur la plage de l'Hôtel Martinez provoquant ainsi d'immenses embouteillages sur la Croisette à cause du public.

Lors des drastiques économies imposées à la chaîne par la direction générale du groupe Canal+, NPA reste à Paris pour les éditions 2001 à 2003 du festival et n'envoie qu'une équipe réduite notamment pour l'émission NPA Cinéma qui est installée sur la terrasse du Martinez.

En 2004 et 2005, le plateau revient à Cannes au Noga Hilton.

Il faudra attendre 2006 pour que Canal+ y réinstalle un plateau sur la plage de l'Hôtel Martinez, pour cette fois-ci l'émission Le Grand Journal de Michel Denisot.

L'après NPA[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Le grand journal.

Le départ d'Alain de Greef de la direction des programmes précipite la fin de l'émission. Son remplaçant, Alexandre Drubigny, ne veut plus de NPA, le jugeant usé. L'émission est stoppée avant même la fin de la saison début juin 2001. Le reste du mois est comblé par des « best of ».

À la rentrée de septembre 2001, une nouvelle grille est mise en place. Deux émissions sont chargées de remplacer NPA : « + de cinéma », produit en interne et animé par Isabelle Giordano et Philippe Vecchi, et Burger Quiz, produit et animé par Alain Chabat. Les Guignols, rescapés, sont programmés entre les deux. Mais l'audience ne suit pas : + de cinéma est reformaté et programmé à une heure plus confidentielle, et remplacé par un épisode des Simpson. Burger Quiz ne rencontre pour sa part qu'un succès d'estime, mais finit la saison.

Les saisons suivantes, d'autres émissions tentent de faire oublier NPA sans grand succès : Hypershow avec Frédéric Beigbeder, Maurad contre le reste du monde produite par Nagui, Le journal des bonnes nouvelles produite par Karl Zéro, Merci pour l'info avec Emmanuel Chain. Il faut attendre septembre 2003 avec 20h10 pétantes présentée par Stéphane Bern pour que la chaîne retrouve le succès d'antan.

Canal+ semble avoir désormais trouvé avec Le Grand journal son nouveau NPA. Produit et animé par Michel Denisot de septembre 2004, cette émission est beaucoup plus consensuelle, et réalise des scores d'audiences égaux, voire supérieurs à son ancêtre et modèle. Après neuf ans, Michel Denisot décide de se retirer à la fin de la saison 2012-2013. En juin 2013, Canal+ annonce qu'Antoine de Caunes animera à la rentrée 2013 un Grand Journal nouveau, dans une formule plus écrite et plus resserrée, qui rappelle le premier Nulle part ailleurs de Philippe Gildas, avec Antoine de Caunes[3].

Musiques[modifier | modifier le code]

Les musiques ont été composées par Philippe Chany, puis Lol qui habille l'émission en Live tous les soirs avec son groupe "Lol et le Groupe". Depuis, Lol continue une carrière solo avec des textes de Sébastien Ripari et réalise de nombreuses expositions de peintures avec ses toiles.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Julien Lepers, émission Questions pour un champion, 13 février 2012, 26 min 13 s.
  2. François Roche, « Lescure : « Au début de Canal+, nous faisions rire le Tout-Paris » », sur lexpansion.lexpress.fr,‎ 17 décembre 1998.
  3. Un "Grand Journal" à l'américaine ?, Le Monde Télévision daté du 23 aout 2013 [lire en ligne].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]