Léon Goldberg

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Léon (Lejb) Goldberg dit Julien (14 février 1924 à Łódź (Pologne) - fusillé au fort du mont Valérien le 21 février 1944) est un Juif polonais, combattant du mouvement français de résistance intérieure (FTP-MOI / Groupe Manouchian).

Jeunesse[modifier | modifier le code]

En 1928, son père Samuel Goldberg (né en 1901) s’expatrie en France, et fait venir sa femme, Riwka Gelemer et son fils en 1929. Ils demeurent à Paris où voient le jour Henry en 1931 et Max en 1934.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Lors de la rafle du Vélodrome d'Hiver le 16 juillet 1942, les parents de Léon l’envoient se cacher chez une voisine, tandis qu'ils restent chez eux avec ses deux jeunes frères.

Le 16 juillet 1942, ils sont arrêtés. Son père est interné à Beaune-la -Rolande et Compiègne avant d’être déporté vers Auschwitz le 31 juillet 1942. Sa mère et ses deux frères (Henry 11 ans et Max 8 ans) sont internés à Pithiviers et Drancy avant d’être déportés pour Auschwitz le 19 août 1942.

Dans la Résistance, il est connu sous le pseudonyme de Julien, ses faux papiers mentionnent qu’il s’appelle Gérard Charton.

Le 23 septembre 1943, Léon Goldberg, Joseph Boczov et deux autres combattants de la MOI prennent un train à destination de Brie-Comte-Robert. De là, ils se rendent à Coubert où ils effectuent un sabotage sur la voie ferrée. Le lendemain il reprennent le train à Lieusaint pour rentrer à Paris.

Le 21 octobre 1943, Léon Goldberg, Joseph Boczov, Mosze Fingercweig, Jonas Geduldig dit Martiniuk, Thomas Elek et un sixième résistant, tous de la MOI, partent en mission pour faire stopper un convoi allemand sur la ligne Paris - Troyes, à Grandpuits près de Mormant.

Dans la nuit du 24 au 25 octobre, ils attaquent un train se composant de 51 wagons dont 27 seront détruits et obstrueront les deux voies en occasionnant la destruction de blé, de bois, de divers colis et de moteurs d’avions. Deux convoyeurs militaires allemands sont tués et le chef de train est légèrement blessé.

Mais ils n'ont pas repéré qu'ils étaient filés par la BS2. Trois résistants sont faits prisonniers et les trois autres s'enfuient mais sont repérés.

Léon Goldberg est arrêté à Mormant, jugé le 15 février, condamné à mort et fusillé au fort du mont Valérien le 21 février 1944 avec 23 membres du groupe Manouchian[1].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Note et référence[modifier | modifier le code]

  1. http://www.des-gens.net/Leon-GOLDBERG (consulté le 14 décembre 2013)