Rue Daguerre
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Rue Daguerre
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| Situation | |||
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| Arrondissement | 14e | ||
| Quartier(s) | Petit-Montrouge, Plaisance | ||
| Début | Avenue du Général-Leclerc | ||
| Fin | Avenue du Maine | ||
| Morphologie | |||
| Longueur | 630 m | ||
| Largeur | 15 m | ||
| Historique | |||
| Création | 1863 | ||
| Géocodification | |||
| Ville de Paris | 2505 | ||
| DGI | 2513 | ||
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Géolocalisation sur la carte : Paris |
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La rue Daguerre est une voie publique du 14e arrondissement de Paris, en France, qui commence à l'Avenue du Général-Leclerc et finit à l'Avenue du Maine. Elle est piétonne entre son commencement et la rue Boulard.
Son nom perpétue depuis 1867 le souvenir de Louis Daguerre, l'inventeur du daguerréotype, ancêtre de l'appareil-photo.
Histoire [modifier]
Cette voie existait en 1730, à l'état de chemin, dans l'ancienne commune de Montrouge, plus précisément dans sa partie nord, annexée à Paris en 1860 (actuels quartiers du Petit-Montrouge et de Plaisance). Elle était, en 1840, désignée sous le nom de rue de la Pépinière en raison de l'importante exploitation horticole de l'établissement Cels Frères appartenant à deux petits-fils du botaniste Jacques Philippe Martin Cels et qui s'étendait alors dans la partie occidentale de la rue, du côté de la rue Neuve de la Pépinière (actuelle rue Fermat) jusqu'à la rue du Champ-d'Asile (actuelle rue Froidevaux). La rue Daguerre ne prit son nom actuel qu'après l'annexion de 1860.
Dans la partie actuellement piétonne, il y avait autrefois un marché couvert, détruit dans le cadre d'une opération immobilière au début des années 1990.
C'est une rue très animée, de jour pour ses nombreux commerces de proximité, comme en soirée pour ses cafés et restaurants. La rue Daguerre est l'une des principales artères commerçantes d'un quartier qui, initialement populaire, s'est embourgeoisé à partir des années 1980[1]. Elle a donc évolué au gré des transformations sociales du quartier, comme en témoignent les commerces plus haut de gamme et les créateurs qui y sont aujourd'hui installés.
Personnalités liées [modifier]
La rue Daguerre et les rues adjacentes ont été et sont toujours habitées par de nombreux artistes :
- César avait un atelier rue Roger.
- au 7, à partir de 1910, les ateliers des sculpteurs Richard Guino puis Michel Guino, son fils
- au 30, Créateurs de bijoux et artistes de l'orfèvrerie s'y sont installés.
- au 63, Armand Langlois avait son atelier de 1972 à 1976, et Takis avait son atelier de 1967 à 1992.
- au 83, la salle de montage-boutique de Ciné-Tamaris.
- Marc Jolivet
- Agnès Varda, riveraine depuis les années 1950, a filmé la rue et ses commerçants à plusieurs reprises : en 1975, pour un documentaire intitulé Daguerréotypes et en 2008 pour le film autobiographique Les Plages d'Agnès.
Ambroise Croizat, secrétaire général de la Fédération CGT de la Métallurgie, Ministre du Travail de novembre 1945 à mai 1947, "inventeur" de la Sécurité Sociale, vécut au 79 jusqu'à sa mort en 1951 (plaque commémorative).
Stéphane Hessel, autre habitant du quartier, est un amoureux de très longue date du 14e arrondissement et de la rue Daguerre[2].
En 1933, l'Etoile Nord Africaine se dotait d'un siège social au numéro 19[3].
Notes et références [modifier]
- Sabine Chalvon-Demersay, Le triangle du XIVe, éditions de la MSH, 1984.
- Emission Thé ou café de 16 janvier 2010
- Messali Hadj, Mémoires 1898-1938, Ed. ANEP, Alger 2006