Artur London

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Artur London, né le 1er février 1915 à Ostrava et mort le à Paris, est une personnalité politique communiste tchèque.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille juive, il entre à 14 ans aux Jeunesses communistes, rejoint les Brigades internationales en Espagne, et devient l'un des responsable de la MOI.
Dès le début de l'occupation il s'engage dans la résistance sous les ordres d'Henri Rol-Tanguy.
Devenu l'un des principaux responsables nationaux[1] de la MOI et de sa branche armée, sous le pseudonyme de « Gérard », il est chargé à partir de l'été 1941 du « travail anti-allemand », c'est-à-dire de la propagande en direction de la Wehrmacht et de recueillir des renseignements. Arrêté le 12 août 1942, il est condamné en mai 1943 à 10 ans de travaux forcés et est déporté à Mauthausen.
Libéré des camps, il revient en France début 1945 avant de retourner en Tchécoslovaquie.

En 1949, il est nommé vice-ministre des Affaires étrangères de Tchécoslovaquie. Il est arrêté en 1951 et devient l'un des quatorze accusés du procès de Prague (1952), à qui l'on arrache sous la torture des aveux de « conspiration contre l’État », qui se révélèrent fabriqués par la suite. Artur London échappe à la peine de mort, mais il est condamné à la prison à perpétuité. Il est réhabilité en 1956.

En 1963, Artur London quitte la Tchécoslovaquie et s'installe en France. Il y publie Espagne…, ouvrage consacré à la guerre civile, ce qui est pour lui une façon de réhabiliter les anciens des Brigades internationales emprisonnés ou exécutés à l'issue des procès de Prague, Budapest et Sofia, puis en 1968, L'Aveu, adapté au cinéma par Costa-Gavras sous le même titre en 1970. La publication de ce livre et la réalisation du film qui en est tiré, provoquent une violente polémique en France, qui accroît l'isolement du PCF vis-à-vis des intellectuels. Mais en 1980, il est cité par Jean Ferrat dans sa chanson contre le stalinisme intitulée Le Bilan : « Vous aviez nom Kostov ou London ou Slánský ». Le Parti communiste français envoie une délégation à ses obsèques.

Sa femme Lise London, née Lise Ricol, était la belle-sœur du dirigeant du PCF Raymond Guyot. Elle est décédée en 2012.

Le réalisateur Chris Marker a présenté en 1971 son film sur Artur London: On vous parle de Prague: le deuxième procès d'Artur London.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

  1. Les autres sont Adam Rayski, Marino Mazetti, Louis Gronowski, Jacques Kaminski et Édouard Kowalski