Brégnier-Cordon

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Cordon.
Brégnier-Cordon

Église de Brégnier-Cordon
Église de Brégnier-Cordon

Administration
Pays France
Région Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Belley
Canton Belley
Code Insee abr. 01058
Code postal 01300
Maire
Mandat en cours
Meriaudeau Robert
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes Rhône et Gland dite Terre d’eaux
Démographie
Population 671 hab. (2006)
Densité 58 hab./km²
Géographie
Coordonnées
géographiques
45° 39′ 00″ Nord
         5° 37′ 13″ Est
/ 45.65, 5.6203
Altitudes mini. 203 m — maxi. 460 m
Superficie 11,6 km²

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Brégnier-Cordon est une commune française, située dans le département de l'Ain et la région Rhône-Alpes.

Sommaire

[modifier] Géographie

La commune de Brégnier-Cordon est située à 20 km au sud de Belley, dans le département de l'Ain. Elle occupe l'intérieur du coude que dessine le Rhône et se trouve donc aux confins des départements de la Savoie (au sud-est) et de l'Isère (à l'ouest). Le pont de Cordon relie la commune à celle d'Aoste, dans l'Isère.

Son territoire s'étend principalement dans la plaine du Rhône, au pied des dernières hauteurs du massif du Jura (mont de Cordon). Il est bordé au nord par le Gland.

Le lac de Glandieu, situé près du hameau du même nom, est un lieu de baignade apprécié dans la région.

La commune regroupe plusieurs hameaux, dont les principaux sont Brégnier, La Bruyère, Glandieu et Cordon.

[modifier] Brégnier

Maisons du village de Brégnier, avec les traditionnels pignons à redents

Brégnier est le village principal de la commune de Brégnier-Cordon.

On y trouve notamment la mairie, l'église, l'école, la salle des fêtes, des terrains sportifs et quelques commerces (boucherie, salon de coiffure, matériel agricole).

[modifier] La Bruyère

La Bruyère est située à proximité de Brégnier, dont elle est notamment séparée par le cimetière de la commune.

On y trouve une zone artisanale, un fabriquant de pierres tombales, un camping et quelques commerces (boulangerie, épicerie).

La Bruyère était autrefois le siège d'une gendarmerie (reconvertie en logements) et d'une gare (reconvertie en boulangerie). La ligne de chemin de fer qui y passait a été définitivement démantelée vers 1980. C'est aussi à cette époque que le lac de Pluvis, situé au pied du hameau, a disparu lorsqu'a été creusé un canal de dérivation destiné à alimenter la centrale hydroélectrique de Brégnier-Cordon.

Il existait autrefois une usine de confiserie à La Bruyère. Le bâtiment a été réaménagé en 2004 pour accueillir le musée Escale Haut-Rhône [1].

[modifier] Histoire

[modifier] Découvertes archéologiques à Brégnier-Cordon

En 1884-1886[1], un tumulus datant de l'Âge du Bronze a été découvert sur le territoire de Brégnier-Cordon. Il contenait un squelette, deux bracelets en bronze, une épée et un porte-aiguille.

En 1985, des tessons de céramique protohistoriques atypiques ont été mis au jour au bord du lac de Pluvis, aujourd'hui disparu.

Deux statuettes en bronze, hautes de 7 cm, représentant des dieux gallo-romains, découvertes en 1864 dans une fissure de rocher à Cordon. Elles ont été datées des IIIe-IV siècles.

La construction d'une digue à Cordon, en 1862, a mené à la découverte d'une pirogue en chêne. Longtemps considérée comme un artefact de l'époque néolithique, la pirogue de Cordon a été datée par le carbone 14 au Ve siècle après Jésus-Christ. Elle est conservée au parc de la Tête d'Or, à Lyon.

Les fragments de tuiles et de céramiques de l'époque gallo-romaine sont très nombreux.

[modifier] Seigneurie de Cordon

Article détaillé : Maison de Cordon.

La Seigneurie de Cordon est une seigneurie médiévale originaire de la province du Bugey, dépendante des comtes de Savoie depuis le XIIIe siècle.

[modifier] Brégnier-Cordon, point de départ d’un roman de Stendhal

En 1826, Antoine Berthet, jeune séminariste ambitieux est engagé par le comte de Cordon au château de la Barre à Brégnier-Cordon. Il avait été auparavant précepteur des enfants du maire de Brangues, M. Michoud de la Tour, et était devenu l’amant de la mère de ses élèves. Quelques mois après son arrivée à Brégnier-Cordon, il est congédié.

Persuadé de devoir sa disgrâce à Mme Michoud, il se rend à Brangues où, dans l’église, pendant un office, il tire sur son ancienne maîtresse. Son procès se déroule à Grenoble en décembre 1827. Il est condamné à mort et exécuté en février 1828. Cette affaire avait fait grand bruit à l’époque. On avait raconté qu’il avait séduit Melle Henriette de Cordon et que c’était la raison de son renvoi par M. de Cordon.

Stendhal était un lecteur assidu de la Gazette des Tribunaux qui avait longuement relaté cette affaire et l’on pense qu’il s’est inspiré d’Antoine Berthet, du comte de Cordon et de sa fille Henriette pour créer les personnages de Julien Sorel, du marquis de la Mole et de sa fille Mathilde, les héros de son roman le plus célèbre, Le Rouge et le Noir.

[modifier] Administration

Mairie - Groupe Scolaire - Poste - Centre de Secours - Bureaux de la Communauté de communes Rhône et Gland

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
mars 2001 réélu mars 2008 Robert Meriaudeau[2]

[modifier] Démographie

Évolution démographique
(Source : INSEE[3] et Cassini[4])
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
514 551 566 703 706 676 759 890 885
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
838 712 794 758 867 876 863 834 893
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
905 859 771 680 673 717 690 672 595
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 - -
582 502 442 502 511 566 671 - -

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes


Brégnier-Cordon : Vue du Château de la Barre, du mont de Cordon et de la montagne de St-Benoit (chaîne du Bugey) depuis le carrefour entre la D19 et la D992

[modifier] Économie

Brégnier-Cordon a été un centre de scierie du marbre. Une usine est restée en activité au pied de la cascade de Glandieu jusqu'aux années 1970.

L'usine hydro-électrique de Brégnier-Cordon construite sur un canal de dérivation du Rhône en 1981 génère des taxes professionnelles mais très peu d'emplois.

L'agriculture locale est dominée par la culture du maïs et du tabac.

L'activité commerciale comprend un bar, une boucherie (une autre a fermé au début des années 1990), une boulangerie (installée dans l'ancienne gare PLM de La Bruyère), une épicerie et un salon de coiffure.

Zone Artisanale encore en développement

  • Câblage électrique
  • Démoustiquation
  • Signalétique sur panneau de bois
  • Fioul domestique

Hors Zone Artisanale:

  • Exploitation de gravière du Rhône
  • Confiserie
  • BTP assainissement
  • Marbrerie
  • Réalisation de tennis.
  • Tracteurs, matériel agricole

[modifier] Lieux et Monuments

  • Grotte de Liévrin
icône monument classé
La grotte préhistorique de Liévrin fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis 13 juin 1913[5].
  • Grotte de la Bonne Femme
icône monument classé
La grotte préhistorique de la Bonne Femme fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis 13 juin 1913[6].

Cavité naturelle creusée dans le flanc nord du mont de Cordon, au-dessus du niveau de l'ancien lac de Pluvis, elle fut occupée au Magdalénien (Paléolithique supérieur).

Vue panoramique des ruines du Château de Cordon

[modifier] Curiosités

[modifier] Personnalités liées à la commune

  • Auguste Billiemaz (1903-1983), né et décédé à Brégnier-Cordon, entrepreneur (confiserie) et sénateur de l'Ain de 1955 à 1980.

[modifier] Notes et références

  1. Carte archéologique de la Gaule. L'Ain, André Buisson, Éd. MSH, 1990
  2. [pdf] Liste des maires de l'Ain au 16 avril 2008 sur le site internet de la préfecture de l'Ain
  3. Brégnier-Cordon sur le site de l'INSEE
  4. Brégnier-Cordon sur le site de Cassini
  5. La grotte préhistorique de Liévrin sur la Base Mérimée
  6. La grotte préhistorique de la Bonne Femme sur la Base Mérimée

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

Créer un livre